Les cités étrusques et le monde grec à la période classique, topographie et institutions

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Sous la direction de Agnès Rouveret, Giuseppe Sassatelli
Thèse soutenue le 27 novembre 2010: Université de Bologne, Paris 10
Le recensement des données archéologiques et des textes littéraires grecs, du milieu du vie au milieu du ive siècle av. J.-C., a permis d’étudier l’architecture des cités étrusques : le maillage urbain, les monuments et le rapport de la cité avec son territoire ont été comparés aux connaissances du monde grec voisin souvent pris comme modèle dans les interprétations actuelles, comparaison analysée et parfois contestée. L’absence de grande place et de structures adaptées aux rassemblements s’explique par des besoins institutionnels différents : un bilan sur les magistratures et sur la structure de la société étrusque permet d’identifier ces besoins tels que l’accueil des clients ou le respect de règles religieuses strictes. Une étude du rôle des trompettes, au sein des insignes du pouvoir, permet également de mesurer le statut militaire de l’autorité des magistrats et confirme une cohésion sociale de la cité. La distinction entre les lieux publics, indicateurs de la conscience des communautés urbaines à former un tout unitaire, et l’espace public, où s’exprime le politique, tend à conclure à un éclatement des lieux de pouvoir. Des espaces alternatifs comme les cours des maisons ou les espaces vides dans les sanctuaires peuvent se doter d’une certaine fonction politique.
-Archéologie
The architecture of Etruscan city-states is investigated by reviewing existing archeological data and Greek literary sources ranging from the the mid-6th to the mid-4th century B.C. We then proceed to compare Etruscan and Greek city-states in terms of urban network, monumental construction or the relation between cities and their surrounding territories. Since recent interpretations tend to rely on a comparison with Greek city-states, a discussion and critical examination of this model is provided. It is argued that the absence in Etruscan city-states of urban squares and structures capable of hosting large gatherings can be explained by differing institutional needs and requirements, such as the adherence to strict religious rules, or the reception of clients by patrons. These distinctive factors are identified by assessing the structure of Etruscan society and by examining Etruscan magistracies. An examination of the role of trumpets among symbols of power is also developed in order to ascertain the military nature of the authority bestowed on Etruscan magistrates, as well as the strong social fabric of Etruscan city-states.By drawing on the distinction between urban public places, indicative of the consciousness of a urban community of forming a unitary whole, and urban public space, of a more specifically political significance, we arrive at the conclusion that a fragmentation of the latter into multiple places of power can be observed in Etruscan city-states. Finally, it is shown that such alternative spaces as the inner courts of private houses or the free spaces in sanctuaries can also be given a certain political status.
Source: http://www.theses.fr/2010PA100144/document
Publié le : lundi 31 octobre 2011
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Università di Bologna – Scuola Dottorale di Archeologia
Université de Paris Ouest-Nanterre-La Défense – École doctorale 395 « Milieux,
Cultures et Sociétés du Passé et du Présent »


Thèse pour obtenir les grades de
Docteur de l’Université de Paris Ouest-Nanterre-La Défense
(Histoire et archéologie des mondes anciens) et Dottore di ricerca in Archeologia


soutenue par
Claire JONCHERAY

le 27 Novembre 2010


Les cités étrusques et le monde grec à la période classique
Topographie et institutions

Vol. 2 – Commentaire des sources


Sous la direction conjointe de
Madame le Professeur Agnès Rouveret (Université de Paris Ouest-Nanterre-La
Défense) et de Monsieur le Professeur Giuseppe Sassatelli (Università di Bologna)


devant un jury composé des directeurs et de
Monsieur le Professeur Olivier de Cazanove (Université de Paris I – Sorbonne)
Madame le Professeur Angela Pontrandolfo (Università di Salerno - Italie)


Università di Bologna – Scuola Dottorale di Archeologia
Université de Paris Ouest-Nanterre-La Défense – École doctorale 395 « Milieux,
Cultures et Sociétés du Passé et du Présent »


Thèse pour obtenir les grades de
Docteur de l’Université de Paris Ouest-Nanterre-La Défense
(Histoire et archéologie des mondes anciens) et Dottore di ricerca in Archeologia


soutenue par
Claire JONCHERAY

le 27 Novembre 2010


Les cités étrusques et le monde grec à la période classique
Topographie et institutions

Vol. 2 – Commentaire des sources


Sous la direction conjointe de
Madame le Professeur Agnès Rouveret (Université de Paris Ouest-Nanterre-La
Défense) et de Monsieur le Professeur Giuseppe Sassatelli (Università di Bologna)


devant un jury composé des directeurs et de
Monsieur le Professeur Olivier de Cazanove (Université de Paris I – Sorbonne)
Madame le Professeur Angela Pontrandolfo (Università di Salerno - Italie)

Remerciements


Cette thèse a bénéficié d’une double tutelle, française et italienne, sous la
direction conjointe de Madame le Professeur Agnès Rouveret et de Monsieur le
Professeur Giuseppe Sassatelli qui m’ont accordé leur confiance. Mes deux directeurs
ont accepté de suivre un sujet « difficile » et une doctorante aux forts besoins de liberté
dont il était nécessaire de canaliser les idées et qu’il fallait aider à exploiter au mieux
son travail. Mme Agnès Rouveret, qui m’accompagne depuis le DEA, a participé
activement à la maturation de cette thèse. Les nombreuses discussions que nous avons
eues ont été fructueuses et la patience qu’elle a démontrée dans les corrections de la
thèse ont abouti à son achèvement. M. Giuseppe Sassatelli, dont la rapidité des lectures
et les remarques enrichissantes m’ont été fortement utiles, a fait preuve d’une constante
disponibilité lors de mes séjours à Bologne. Sa profonde connaissance des recherches
les plus avancées en Étruscologie et ses conseils, conceptuels et bibliographiques, ont
considérablement enrichi toutes les problématiques de mon sujet de recherche.
L’importance de ses recherches de terrain a compté tant par son apport scientifique que
par la possibilité qu’il m’a généreusement offert d’y participer.


Les Universités de Paris Ouest-Nanterre-La Défense et de Bologne m’ont
accueillie dans des équipes où je me suis sentie à l’aise pour progresser dans mes
recherches et mûrir les problématiques de mon sujet d’étude. L’équipe ESPRI et l’UMR
7041 ArScAn, grâce à Mme Agnès Rouveret et à Mme Anne-Marie Guimier-Sorbets
leurs directrices respectives, m’ont offert un soutien financier régulier, un accès
indispensable à des ressources documentaires régulièrement actualisées, et une
ambiance de travail encourageante, au sein d’une équipe de jeunes doctorants à
l’enthousiasme et à l’amitié débordants. L’équipe d’Étruscologie de Bologne, sous la
direction de M. Giuseppe Sassatelli, m’a donné l’opportunité de me joindre, en 2006, à
une campagne de fouilles sur le site de Marzabotto pour me rendre compte du terrain.
J’ai été touchée par la sympathie des membres de son équipe et leur dynamisme.
7Les deux écoles doctorales ont effectué un suivi de mon travail que j’ai apprécié.
L’interdisciplinarité, notamment avec les géographes et les ethnologues, m’a permis de
prendre conscience des éléments nouveaux à introduire dans ma recherche, au sein de
l’ED Milieux Cultures et Sociétés du Passé et du Présent. Je remercie Mme Agnès
Rouveret directrice de 2006 à 2009, M. Philippe Gervais-Lambony actuel directeur et
Mme Laurence Caillet directrice adjointe. La Scuola dottorale di Archeologia m’a fait
progresser en m’obligeant à synthétiser, discuter et présenter les avancées de mon
travail. Je remercie donc M. Lorenzo Quilici actuel directeur et Mme Luisa Mazzeo
directrice adjointe.

Cette thèse a bénéficié des soutiens financiers de l’Université de Paris
Ouest-Nanterre-La Défense à travers une allocation de recherche, de l’Université
franco-italienne grâce à l’obtention de la bourse Vinci 2007, et de l’Université de
Bourgogne par un poste annuel d’ATER. Mme Agnès Rouveret et M. Olivier de
Cazanove ont rendu possible ces financements. Mme Delphine Labainville a été un
soutien actif dans la constitution et la gestion de ces dossiers.


Mon travail a été enrichi par de nombreuses rencontres et discussions
notamment auprès de Mme Elisabetta Govi, de M. Adriano Maggiani, M. Thierry Piel
et de M. Mario Torelli. J’ai pu bénéficier également des commentaires de M. Giovanni
Colonna qui a conduit ma visite sur le site de Pyrgi. La sensibilité archéologique et les
encouragements de M. Michel Bats, qui m’accueille depuis huit ans sur le site d’Olbia
de Provence, et les échanges amicaux avec M. Vincent Jolivet, qui a été le premier à
m’intégrer dans une équipe de fouilles sur un site étrusque, m’ont considérablement
aidée. M. Pierre Carlier m’a permis d’orienter le sujet de ma thèse lors de ma
soutenance du DEA. Mme Angela Pontrandolfo a contribué à enrichir mes connaissances
et ma bibliographie grâce à ses remarques avisées et ses séminaires à Paris. La
confiance dont M. Olivier de Cazanove m’a témoignée en me confiant une charge
d’enseignement, puis ses précieux conseils et ses discussions amicales m’ont apporté un
soutien indispensable. M. Gérard Capdeville, Mme Elisabeth Deniaux, M. Charles
Guittard et M. Stéphane Verger m’ont donné des conseils méthodologiques profitables.
8 L’ambiance de travail du Centre Jean Bérard, à travers l’accueil de Mme Priscilla
Munzi et de M. Jean-Pierre Brun, et la facilité d’accès aux bibliothèques des Ecoles
françaises, à Rome et à Athènes, m’ont également fait progresser rapidement.
M. Dominique Briquel, enfin, m’a incitée à continuer les recherches après la maîtrise. Il
m’a permis d’entrer en contact avec l’équipe d’étruscologie de l’UMR 8546 Aoroc et de
participer à l’ANR Epipoles dirigée par Mme Marie-Laurence Haack. Il a rendu
également possible mes séjours à la bibliothèque de l’Istituto di Studi Etruschi e Italici à
la richesse inestimable. Qu’ils en soient tous remerciés.

J’ai beaucoup estimé l’aide et les suggestions avisées, lors de la phase de
rédaction, de Mme Catherine Cousin, Mlle Dora D’Auria, M. Pierre de Fornel,
M. Frédéric Gaumont, M. Fabien Gélédan, Mlle Audrey Gouy, M. Antoine Morice,
Mme Alexa Piqueux, M. François Ploton-Nicollet, M. Airton Pollini, Mlle Marine
Revenu, M. Jean-Fabien Steck, et Mlle Caroline Zaitoun. Je voudrais enfin remercier
tout particulièrement mes Parents, pour leur patience quotidienne et leurs relectures
assidues, surtout pendant la dernière année de thèse, et ma Grand-Mère qui m’a toujours
fermement soutenue.



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