Pollution & santé publique

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Ecole: IUT SAINT-ETIENNE
Niveau: BAC + 1
Ce dossier se veut être un bref bilan de la réalité alarmante qui nous entoure...En 3 parties nous exposons brièvement les sources de la pollution, ses conséquences et nous attardons sur la catastrophe de Tchernobyl.
Publié le : mercredi 23 février 2005
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BONNEFOND Marie lyne
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Pollution & santé publique
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01.02.2005 23.02.2005 BAC + 1
           
 
 
 
       1èreannée groupe B
 
 
 
2004-2005
 
 
 
 
  Introduction ......................................................................................................................... p.2   I ERE  PRAITE : LES SOURCES DE POLLUTION              1/ Pollution des eaux ............................................................................................. p.4                         a) eaux de boissons....................................................................................... p.4  b) eaux de baignade...................................................................................... p.6              2/ Pollution atmosphérique .................................................................................... p.7  a) Pollution de l’air extérieur ..................................................................... p.7 b) Pollution de l’air intérieur...................................................................... p.9              3/ Pollution des sols................................................................................................. p.10   4/ Pollution physique............................................................................................... p.12   a) les ondes .................................................................................................... p.12  b) le bruit ....................................................................................................... p.14  2EME   EITRAP: LES CONSEQUENCES SUR LA SANTE PUBLIQUE  1/ Quelques chiffres .............................................................................................. p.17   2/ Les cancers ........................................................................................................ p.17   3/ Asthme, allergies et autres maladies respiratoires .............................................. p.18   4/ Des conséquences inattendues ............................................................................ p.19  3EME  PARTIE : UXE NRENCTPLEMCOE , TCHERNOBYL  1/ Le nuage radioactif ............................................................................................ p.22  2/ Les conséquences .............................................................................................. p.23  a) les maladies de la thyroïde ....................................................................... p.23  b) les autres maladies.................................................................................... p.26  3/ Témoignages ...................................................................................................... p.27   Conclusion .......................................................................................................................... p.29  Lexique................................................................................................................................ p.30  Bibliographie ...................................................................................................................... p.31  Annexes .............................................................................................................................. p.32  
 
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          L'environnement devient un sujet de plus en plus préoccupant peutêtre parce que l'on se rend compte de l'apparition d'éventuels liens avec l'arrivée de nouvelles maladies comme les cancers notamment…L'homme prendraitil conscience que la pollution qu'il inflige à l'environnement a des conséquences néfastes sur sa santé ? Nous montrerons au cours de ce dossier comment se pollueton la vie ; comment pollueton d'une part la biosphère, la nature et d'autre part notre vie c'est à dire notre moral, notre santé.                 N.B : les mots suivis d’une astérisque (*) renvoient à leur définition en fin de dossier, dans la partie « lexique ».
 
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         Des substances rejetées volontairement ou qui aboutissent accidentellement dans l'eau à la suite d'erreurs humaines perturbent la vie des plantes et des animaux ainsi que la nôtre. L'eau des rivières ou de la mer est naturellement capable d'éliminer certaines pollutions. Cette "autoépuration" de l'eau est due aux bactéries qui dégradent  la matière organique. Si la pollution n'est pas trop forte, l'environnement est modifié localement mais redevient normal à une certaine distance du point de rejet. Ces mécanismes d'autoépuration sont rapidement saturés en cas de pollution accidentelle ou de forte pollution chronique.         Le cocktail chimique de la pollution aérienne, disséminé par le vent et la pluie, retombe notamment sur les terres agricoles où il se mêle aux pesticides, aux nitrates, aux métaux lourds et à tous les polluants qui souillent déjà les sols et les récoltes. Au fil des décennies, ces substances s'infiltrent jusqu'aux nappes phréatiques et reviennent finalement vers l'homme, notamment dans l'eau destinée à la consommation. En effet, malgré les coûteuses opérations de purification (qui alourdissent nos factures mais fort peu celles des principaux pollueurs qui obtiennent souvent cette eau à des tarifs dérisoires) les traces de cette pollution restent souvent importantes. Dans certaines localités, les stations chargées de traiter l'eau ne parviennent même pas à ramener ces substances sous les limites réglementaires. L'alimentation des populations en eau de bonne qualité nécessite son acheminement jusqu'au robinet du consommateur par un réseau de distribution constitué de plusieurs maillons successifs:  la zone d'alimentation (nappes phréatiques, cours d'eau…)  la prise d'eau (pompage ou captage)  les canalisations d'adduction amenant l'eau à proximité des zones de distribution  les installations de traitement  les installations de stockage  le réseau de distribution   Chaque élément d'un réseau présente des risques de contamination. Chaque année en France six milliards de mètres cubes d'eau sont prélevées dans la nature pour l'alimentation en eau potable. Les risques de pollution de cette eau et de ce fait d'atteinte à la santé publique sont essentiellement chimiques et microbiologiques. Les principaux risques en terme d'impacts sanitaires sont les maladies infectieuses d'origine hydrique causées par les bactéries, virus ou parasites.  1. Le risque microbiologique   L'eau de distribution publique peut constituer une source redoutable de contamination puisqu'elle peut toucher un grand nombre de personnes, parfois des milliers. La pollution de l'eau peut avoir lieu à la source avant traitement ou dans le réseau de canalisations. L'eau en bouteille non gazeuse peut être aussi contaminée mais c'est plus rare. Les voies possibles d'exposition par l'eau d'usage domestique sont l'ingestion, le contact cutané et l'inhalation. Ce serait dû à des contaminants fécaux* tels que des bactéries, des virus ou des parasites (protozoaires).  
 
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    Ce sont des agents de grandes épidémies historiques liées à l'eau comme le choléra, la fièvre typhoïde…Ces deux espèces de bactéries entériques* constituent toujours un gros problème de santé publique dans les pays en voie de développement. Elles sont généralement infectieuses uniquement pour l'homme. Mais dans les pays industrialisés les bactéries pathogènes fécales transmissibles par l'eau sont moins virulentes que par le passé et non propres à l'homme.      Il s'agit d'un très vaste ensemble dont l'importance en pathologie humaine ne cesse de croître alors que s'estompe la menace bactérienne historique. De nombreux virus (virus de l'hépatite A, les entérovirus dont le virus de la polio) sont responsables de gastro entérites aiguës.     Une eau potable d'origine naturelle n'est pas une eau stérile. Des germes non pathogènes y sont présents qui sont sans danger. Les parasites sont devenus les causes principales des épidémies de pathologies infectieuses d'origine connue. Les parasites en cause sont de la famille des protozoaires (germe monocellulaire), il ne s'agit plus d'amibes*, connue depuis longtemps.  2. Le risque chimique   Les eaux naturelles ou destinées à la consommation humaine contiennent aussi de nombreuses substances chimiques. Certaines sont nécessaires, voire indispensables en quantité limitée à l'organisme, comme le calcium, le potassium, l'iode. C'est en général l'excès de certains de ces éléments qui peut induire des effets néfastes sur la santé. D'autres molécules présentes dans l'eau sont toxiques, même à faible dose, et totalement inutiles pour le corps humain: les pesticides, par exemple, et certains métaux lourds. Si leur quantité excède certains niveaux, il faut alors traiter l'eau ou renoncer à cette ressource, impropre à produire de l'eau de boisson. Le risque induit résulte fréquemment d'une intoxication lente s'étalant sur des mois, des années, voire des décennies, dues à la consommation régulière de l'eau contaminée. Les effets se font sentir beaucoup plus tard. Ils peuvent se limiter à un inconfort sans effets sur la santé. Par exemple, le fer, non toxique aux doses habituellement observées dans les eaux d'alimentation, donne un goût et une coloration désagréables, ce qui oblige à en limiter la concentration. Au rang des grandes inquiétudes populaires, il y a le plomb ! Le calcul de la dose acceptable donne une concentration maximale de dix microgrammes par litre. Mais pour respecter cette limite, il faudrait pratiquement supprimer l'ensemble des canalisations en plomb, ce qui est impossible dans certaines villes européennes souvent anciennes. En France, près de quatre millions de branchements du réseau public étaient encore en plomb en 1999, et dix millions de logements comportaient du plomb dans le réseau intérieur. On estime à dixhuit milliards d’euros (cent vingt milliards de francs) le coût de remplacement des seules canalisations au plomb françaises. Afin de limiter les risques les nourrissons ne doivent pas boire l'eau du robinet si celleci est amenée par des tuyaux contenant du plomb, il faut laisser s'écouler l'eau au robinet (ne jamais boire les premiers jets, surtout au retour d'une longue absence) et il apparaît une amélioration des caractéristiques chimiques de l'eau par traitement au niveau des stations de potabilisation. En effet, moins l'eau est minéralisée, plus on y trouve de plomb. Car ce type d'eau facilite la dissolution du métal des canalisations. En France, trois millions de personnes sont concernées par ce phénomène. Une des solutions consiste à installer des
 
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 unités de minéralisation dans les usines de potabilisation. L'opération est en principe facile à réaliser : on ajoute à l'eau du carbonate de calcium par exemple ; cela reviendrait beaucoup moins cher que de poser des canalisations neuves. Les nitrates font également partie des éléments redoutés par les consommateurs. A ce titre, ils sont souvent présents naturellement dans les eaux superficielles et souterraines à de faibles concentrations, car l'azote est un composé naturel de la dégradation de toute matière organique. L'augmentation massive et généralisée de ses teneurs dans les eaux, observée depuis un demisiècle, est essentiellement due au développement des pratiques agricoles intensives, culture et élevage. Trop de déjections animales, trop d'engrais chimiques… Les excès de ces nutriments non absorbés par les végétaux sont lessivés par les pluies, entraînés vers les nappes et les rivières, et contribuent ainsi à la pollution. En France, selon la Direction Générale de la Santé, environ un million cinq cents mille habitants seraient alimentés par une eau ne respectant pas en permanence la limite de cinquante milligrammes par litre. Et à certaines périodes de l'année, il arrive que des gens reçoivent au robinet une eau dépassant les cent milligrammes ! De plus en plus d'experts tirent la sonnette d'alarme en dénonçant la dérive lente mais constante vers la dégradation de la qualité des ressources aquifères profondes. Les eaux de surface connaissent aussi cette altération.   La seule voie possible est la modification généralisée des pratiques agricoles. Au rang des ennemis publics, il y a aussi les pesticides. L'utilisation des produits phytosanitaires* a considérablement augmenté depuis plusieurs décennies. Ils regroupent différentes familles de produits naturels ou synthétiques, tels que les insecticides, les herbicides et les fongicides*. Ils sont principalement utilisés en agriculture, mais aussi par les particuliers qui jardinent. En fonction du type de danger, l'OMS a fixé une valeur limite pour une trentaine de molécules allant de trente nano grammes par litre pour les plus toxiques à vingt voire cent microgrammes pour les moins dangereuses. Beaucoup moins connus des consommateurs, quoique fort problématiques, sont les sousproduits de désinfection. L'eau brute destinée à la fabrication d'eau de boisson contient dans la plupart des cas des microorganismes la rendant impropre, telle quelle, aux usages sanitaires. Elle doit donc être désinfectée avant distribution. La désinfection reste l'étape la plus importante du traitement de l'eau de distribution. Elle a permis la quasi disparition des grandes maladies infectieuses d'origine hydrique dans notre pays. L'OMS, sans doute à juste titre, considère que l'on doit toujours privilégier la suppression d'un risque à court terme (risque infectieux) par rapport à un risque qui reste hypothétique à long terme (risque de cancer par exemple)         Se baigner à la campagne ou à la mer, nager dans les lacs, les torrents, les rivières, patauger sur les plages…voilà des activités saines et agréables. Saines, vraiment ? Il vaut mieux savoir où l'on plonge, car cette eau peut parfois constituer une exposition à un risque infectieux. La pollution microbiologique peut être d'origine fécale, humaine ou animale. Une commune voisine aura rejeté ses eaux usées sans traitement. Ou bien les toilettes d'un chalet de montagne auront contaminé le torrent. Il pourra aussi s'agir de paisibles moutons en transhumance dont les fèces auront suinté vers le lac d'altitude. La pollution pourra aussi être constitués de microorganismes pathogènes aquatiques autochtones. La transmission au baigneur des germes pathogènes de l'eau se fait par ingestion, par contact ou par inhalation. Le volume d'eau ingéré à l'occasion d'un bain est beaucoup moins important que le volume d'eau de boisson consommé quotidiennement. Mais une eau de surface est généralement beaucoup plus contaminée qu'une eau destinée à la consommation. Les microorganismes responsables des affections peuvent être apportés par les baigneurs euxmêmes ou par des eaux usées.
 
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 C'est le cas de  (responsable d'abcès cutanés) et des Adenovirus humains (responsable de conjonctivites et pharyngites). Mais ces dernières infections, lorsqu'elles sont liées à la baignade, mettent plutôt en cause des microorganismes aquatiques autochtones c'estàdire parfaitement naturels ! Les cyanobactéries présentes naturellement dans l'eau, produisent à l'occasion de leurs efflorescences* dans les eaux douces ou marines, différentes toxines. Des amibes* autochtones, des schistosomes, parasites des animaux et des oiseaux, apportés dans les eaux à la saison chaude par leur fèces et leur urine, y sont présents. De même, en eau douce, le baigneur peut être infecté par des leptospires*: ce ne sont ni des bactéries intestinales, ni des bactéries aquatiques; elles sont apportées dans l'eau par l'urine des animaux infectés, domestiques ou sauvages. Les eaux de piscine étant désinfectées et désinfectantes, les contaminants microbiens sont apportés par les baigneurs. Les plages des piscines contribuent à la contamination des eaux de bassins. Voilà pourquoi les règlements intérieurs des établissements de bain sont stricts: les baigneurs sont priés d'être propres, et les abords sont bien entretenus. La qualité microbiologique des eaux de piscine est contrôlée, mais les staphylocoques dorés sont les seuls microorganismes pathogènes pris en compte pour le contrôle réglementaire des eaux de piscine. Ces germes se rencontrent communément et en grande quantité sur la peau, les pellicules de cheveux, le périnée*, et au niveau des voies nasales et des muqueuses pharyngées. Très résistants au chlore, les staphylocoques dorés constituent donc un excellent indicateur du nombre idéal de baigneurs dans un bassin. Il est vrai que les usagers des piscines n'ont pas accès à ce genre de données. Seule solution : faire confiance aux autorités compétentes !               Il existe trois niveaux de pollution : local, régional et continental.     est la pollution que l'on rencontre dans les tunnels routiers au voisinage immédiat des autoroutes, dans les rues des centres villes. C'est la voiture l'essentiel de la pollution atmosphérique locale, le droit de circuler s'est effacé devant le droit de respirer un air sain. Ces rues, souvent dénommées rues "canyon" sont le siège de pic de pollution largement indépendant du niveau général atteint par la ville. Cette pollution est fortement ressentie par la population : chacun y est sensible quand il est piéton. C'est pour cela qu'elle est souvent appelée "pollution de proximité". Elle concerne avant tout l'oxyde de carbone, les poussières, les hydrocarbures, les oxydes d'azote. Elle dépend des sources locales, de la topographie, et des conditions météorologiques locales, vent en particulier, mais également de réactions photochimiques. C'est l'absence d'homogénéisation (temps et espace) qui constitue le caractère spécifique de la pollution locale.      est celle des villes et de leurs banlieues mais aussi des régions qui entourent les agglomérations importantes. Elle concerne surtout les composés organiques volatiles, les oxydes d'azote et l'ozone. A la différence de la précédente, cette pollution est contrôlée non seulement par les espèces chimiques émises par les sources, mais par les réactions photochimiques ultérieures dans l'atmosphère. L'échelle des temps (épisode de pollution) est donc beaucoup plus longue et dépend
 
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 étroitement des phénomènes météorologiques : flux atmosphérique (vent et pluie) et flux lumineux (soleil). L'homogénéisation au niveau du sol est bien meilleure que pour le cas précédent : les épisodes de pollution durent plusieurs jours et s'étendent à plus de 100 km d'une agglomération comme Paris. Le terme de "pollution de fond" est souvent employé pour décrire ces phénomènes. Par exemple, au Japon, la pollution de l'air est devenue si insupportable que des appareils délivrant un air purifié sont disponibles sur certaines avenues. L'engin doté d'un masque individuel vous permet de respirer de nouveau normalement pendant quelques instants. En France différents projets ont été envisagés : pause de ventilation géante sur certains immeubles pour renouveler l'air de la capitale, l'alternance de la circulation des automobiles immatriculées en chiffres paires et impairs, …  Autre exemple : l'incinération des déchets*. L'incinération des déchets consiste en une décomposition thermiques à haute température (500 à 1 200 degrés) elle permet une réduction de 70 à 80 % du volume des déchets. En contre partie, les polluants non détruits sont très concentrés. L'incinération permet aussi si les usines sont modernes de récupérer la chaleur produite pour une valorisation énergétique, en chauffage urbain par exemple. Les résidus de ce processus sont constitués de mâchefers, de ferraille et de cendres volantes. En moyenne pour 1 000 kg de déchets ménagers non triés, on retrouve 280 kg de mâchefers et ferraille, 20 kg de cendres volantes. Les 700 kg restants sont partis en fumée, sous forme d'eau et de gaz carbonique principalement. C'est le devenir des déchets et surtout de la partie invisible de ce bilan que sont les polluants s'échappant, même en petites quantités, avec les fumées par la cheminée de l'incinérateur, qui constitue le principal objet de débat sur l'incinération des déchets du point de vue sanitaire. Si près de 99 % des émissions atmosphériques des incinérateurs sont constituées de vapeur d'eau, de CO2, d'azote et d'autres gaz inertes, le reste des émissions est composé de polluants dont certains sont nocifs. La liste est longue : les gaz acides (acide chlorhydrique, oxyde de souffre …) des métaux (cadmium, plomb, …) des Hydrocarbures Aromatiques, Polycycliques Chlorés (HAPC tels que les dioxines) ou non chlorés. Les concentrations de ces polluants à l'émission sont très variables ; elles dépendent de la composition des déchets incinérés, des conditions de la combustion, et de l'efficacité des systèmes d'épuration des gaz et des fumées. Les composés organochlorés sont souvent cités comme étant les plus toxiques parmi les contaminants émis par les incinérateurs.  L'étude des épisodes régionaux de pollution et de leur évolution à l'échelle d'un continent comme l'Europe a montré que les grandes métropoles s'influençaient l'une l'autre. Un épisode de pollution majeure s'analyse comme on analyse l'épisode météorologique auquel il est d'ailleurs lié. D'autre part la croissance à long terme (plusieurs décennies) de l'ozone est un phénomène que les climatologues commencent à étudier à l'échelle de la planète. Il s'agit dans ce cas de la croissance de taux moyens et non pas de pics de pollution. L'évolution au cours du siècle prochain peut simultanément mettre en danger la couche d'ozone stratosphérique en créant des trous d'ozone vers les pôles et conduire à des excès d'ozone troposphérique au niveau du sol. Lorsqu'ils étudient l'effet de sphère les climatologues sont donc amenés à prendre en compte, non seulement le CO2 mais des gaz comme l'ozone. Pour chacune des échelles qui viennent d'être décrite on cherchera à résoudre le même problème central, connaître le niveau de pollution, afin de construire des cartes de pollution, soit réelles soit prévisionnelles.  Pour cela, les lois sur la pollution atmosphérique sont de plus en plus sévères mais les variétés des produits rejetés dans l'air sont de plus en plus grandes. Cependant, il faut savoir que l'air que nous respirons à l'abri de nos murs est souvent plus pollué que celui de la rue.  
 
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        Les polluants intérieurs sont les mêmes qu'à l'extérieur car l'air communique. Ainsi on trouve du dioxyde de soufre, des oxydes d'azote, des particules en suspension, de l’ozone mais il y a un phénomène de filtre donc le dioxyde de soufre et d'azote sont absorbés par cloisons et meubles. En plus de cette pollution provenant de l'extérieur il faut ajouter une pollution spécifiquement intérieure. En effet, l'air que nous respirons 14 heures par jour à notre domicile est un véritable bouillon de culture issu des matériaux de construction, revêtements muraux, chauffage, moquettes, peintures, colles, solvants, insecticides, fumée de tabac, produits ménagers, de toilette, de bricolage et d'entretien, linoléum, bois collé ou traité qui libèrent des résidus volatiles en vieillissant, acariens, bactéries, allergènes*, le benzène (présent dans de nombreux solvants, dans l'essence, et émis par les combustions)…  Depuis la crise de l'énergie, les constructeurs ont renforcé l'isolation au détriment de la ventilation. Des matériaux nouveaux sont apparus sur le marché. De nombreux citadins imaginent qu'ils sont moins exposés aux agressions chimiques au cœur de leur maison ou au bureau qu'à l'extérieur. C'est une erreur qui peut entraîner des comportements inutilement dangereux. Surtout l'hiver où l'on calfeutre, en hésitant à ouvrir les fenêtres pour garder la chaleur, certains habitants allant même jusqu'à obturer les bouches d'aération. Ainsi, on retrouve une pollution chimique (monoxyde de carbone, composés organiques volatiles, azote); une pollution biologique constituée de microorganismes vivants (virus, champignons microscopiques, bactéries) apportés par les humains, les animaux et les poussières. En France, une concentration inférieure à 1 000 bactéries par litre d'air n'entraîne pas de risques accrus. La dernière forme de pollution est une pollution microbiologique (bactérie, endotoxines, moisissures, allergènes de chats, chiens, acariens*). Les réservoirs d'allergènes acariens sont : poussières du matelas, tapis et moquettes, canapés, chaises capitonnées, fauteuils et vêtements… Quand on fait le ménage, les poussières sont en suspension et plus facilement inhalées. La teneur en acariens est plus faible dans les maisons en altitude, fraîches et sèches. 25 % de la population générale est sensibilisé à l'allergène du chat qui perdure dans la maison pendant six mois après évictions animales; une pollution physique (fibres minérales).   Les substances les plus présentes et dangereuses sont :  : il a été mesuré avec des concentrations de 50% supérieures à l'extérieur. Un logement sur deux présente des concentrations supérieures à 2Sg/m3 et 10 % présentent des valeurs supérieures à 5Sg/m3. Le dernier avis du Conseil Supérieur d'Hygiène de France recommandait une concentration inférieure à 10 Sg/m3 avec à terme une réduction à 2 Sg/m3.   irritant et odorant, c’est une substance volatile cancérogène se : dégageant des produits de construction et de décoration (certains meubles en bois aggloméré, de contreplaqués, textiles, résines, mousses isolantes injectées dans les murs, de produits lustrants pour les sols…), de l'ameublement, de la fumée de cigarette, des cosmétiques, des sources de combustion. L'air extérieur a une concentration en formaldéhydes entre 120 Sg/m3, alors que l'air intérieur sans fumeur a une concentration entre 3060 Sg/m3 et avec fumeur entre 50350 Sg/m3.  : elle est présente sous de nombreuses formes : plaques de fibrociment, chauffages électriques, dalles de sol, plâtre de type Progypsol, panneaux de faux plafond, plaques d'amiante cartonnées, joints de cuisinière, inserts de cheminée…On trouve même encore dans certaines maisons individuelles des flocages et des calorifugeages d'amiante.
 
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