Propriétés électriques et optiques de quelques semi-conducteurs : Oxyde de zinc — sulfure de zinc — sélénium

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806
PROPRIÉTÉS
ÉLECTRIQUES
ET
OPTIQUES
DE
QUELQUES
SEMI-CONDUCTEURS :
OXYDE
DE
ZINC 2014
SULFURE
DE
ZINC 2014
SÉLÉNIUM
Par
M.
R.
FREYMANN,
en
collaboration
avec
M.
Y.
BALCOU,
Mlle
M.-L.
BLANCHARD,
M.
H.
CORNETEAU,
Mme
M.
FREYMANN,
M.
B.
HAGÈNE,
Mlle
M.
HAGÈNE,
Mlle
M.
LEPAGE,
M.
J.
MEINNEL
et
M.
R.
ROHMER,
Faculté
des
Sciences
de
Rennes.
Summary. -
I.
Optical,
photodielectrical
and
electrical
summarized
properties
of
the
various
types
of
ZnO.
II.
Study
of
the
dipolar
Debye
absorption
of
several
samples
of
ZnO
in
terms
of
frequency
and
temperature.
The
activation
energies
found
by
that
method
and
by
conductivity
and
thermo-
luminescence
methods
are
in
good
agreement.
III.
Two
types
of
photodielectric
effect
are
proposed :
photoconductivity
(free
carriers)
and
photodipolar
effect
(bound
carriers).
Impure
selenium
shows
the
2nd
one,
but
the
activation
energy
decreases
under
irradiation.
ZnS(Cu)
shows
absorption
bands
only
under
irradiation.
For
ZnO,
the
phenomena
are
intricate.
LE
JOURNAL
DE
PHYSIQUE
ET
LE
RADIUM
TOME
17,
AOUT-SEPTEMBRE
1956,
PAGE
806.
I.
-
Relations
entre
diverses
propriétés
phy-
siques
et
les
trois
aspects
du
problème
de
l’oxyde
de
zinc.
--
Le
Tableau
1
résume
quelques
recherches
effectuées
sur
l’oxyde
de
zinc,
d’une
part
par
divers
auteurs,
d’autre
part
à
Rennes
[20].
Ce
tableau
(très
incomplet)
a
surtout
pour
but
de
servir
de
base
de
discussion
et
de
bien
distinguer
divers
effets
physiques
propres
à :
A)
Cas
les
défauts
du
réseau
n’interviennent
vraisemblablement
pas.
B)
Cas
ZnO(X?) :
Oxyde
non
traité
(ou
traité
à
moins
de
5000
C
environ) ;
il
renferme
des
vacances
VA
et
VC
par
paires ;
enfin
il
peut,
ou
non,
renfer-
mer
une
impureté
chimique
X.
C)
Cas
ZnO1-8
(X?) :
L’oxyde
a
été
traité
à
plus
de,l 0000
C
et
a
donc.perdu
des
ions
d’oxy-
gène
(VA) ;
il
peut,
ou
non,
renfermer
une
impu-
reté
chimique
X.
II.
Absorption
Debye
dipolaire
par
porteurs
liés
des
oxydes
de
zinc
non
éclairés
(A.
D.
D.).
-
1.
MÉTHODES. -
Nous
avons
montré
la
nécessité
de
mesurer
la
constante
diélectrique
réelle
E’
et
surtout
l’absorption
s’
(s*
=
s’
-
e,1!)
à
la
fois
dans
l’ensemble
du
spectre
hertzien
(0,1
kHz
à
10
000
MHz)
et
en
fonction
de
la
température
(de
4
oR
à
400
oK
environ
(1).
Il
y
a
deux
phénomènes
distincts :
L’absorp-
tion
par
porteurs
libres,
c’est
la
conductivité
clas-
sique
(due
aux
électrons
ou
ions
libres) ;
la
for-
mule
classique
6
=
6o
exp(-
U /kT )
permet
de
calculer
U
[7,
11, 12, 16].
20
L’absorption
dipolaire
Debye
(A.
D.
D.)
par
porteurs
liés,
découverte
récemment
[5,
6,
20] ;
elle
se
traduit
par
des
bandes
d’absorption
résultant
de
la
liaison
de
deux
por-
teurs
+ et- qui
constituent
un
dipôle.
(Voir§
I I. 2).
La
formule
vc
= A
exp
(-U/kT)
donne
l’énergie
d’activation
des
défauts
de
réseau
U.
(Voir
(1)
et
fig.
2b.)
2.
DE
NOMBREUX
FACTEURS
PHYSIQUES
ET
CHI-
MIQUES
INFLUENCENT
L’ABSORPTION
DIPOLAIRE
DEBYE
(A.
D,
D.).-
A)
L’oxyde
de
zinc
non
traité
ZnO
ne
semble
pas
présenter
d’A.
D.
D.
intense ;
par
contre
l’A.
D.
D.
est
importante
dans
l’oxyde
de
zinc
ZnO-8
(traité
6
heures
à 1
100° C) ;
deux
schémas
(2)
peuvent
rendre
compte
de
la
relation
entre
vacances
d’anion
et
existence
d’un
dipôle :
B)
L’A.
D.
D. de
ZnO1-a
dépend
de
nombreux
facteurs
physiques
[5,
6,
20] :
Température,
durée,
caractère
oxydant
ou
réducteur
du
traitement
thermique ;
technique
de
la
trempe,
etc...
Les
bandes
Debye
sont
donc
plus
ou
moins nombreuses
(une,
2
ou
3)
plus
ou
moins
intenses,
plus
ou
moins
déplacées.
Mlle
M.
Hagène
a
montré,
en
outre,
que
le
broyage
prolongé
ou
la
pression
(30
tonnes)
modifient
les
bandes
Debye
de
ZnOi-e
(3).
(1)
Se
reporter
aux
figures
dans
Physica,1954,
20,
1115
et
Bull.
Soc.
Chim., 1955,
no
2,165
[21].
(2)
Mlle
BLANCHARD
et
J.
LE
BoT
recherchent
actuel-
lement
si
la
résonance
paramagnétique
électronique
con-
firme
l’existence
de
l’électron
piégé.
D’autre
part,
comme
nous
l’a
fait
remarquer
H.
FRÔIILICII
(communication
verbale),
il
ne
saurait
être
question
de
localiser
les
charge
sur
un
Zn
particulier
mais
sur
l’ensemble
de
tous
les
Zn++
voisins
de
la
vacance
(pointillé) ;
nous
désignerons
ce
mécanisme
par
«
dipôle
de
FRÖHLICH
».
(:1)
Se
reporter
aux
figures
dans
les
Cahiers
de
Physique,
1956
paraître).
Article published online by
EDP Sciences
and available at
http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01956001708-9080600
807
C)
Les
impuretés
chimiques
(X)
introduites
dans
ZnO1-a
modifient
aussi
l’A.
D.
D.
C’est
ainsi
que
Rohmer
et
Mme
Tiennot
[21]
ont
observé
que
les
courbes
r.’(T)
sont
très
âiff érentes
selon
la
méthode
de
préparation
de
l’oxyde
de
zinc,
chlo-
rure,
sulfate
etc
(voir
[21],
fig. 1,
pages
234
et
164);
il
est
probable
que
cela
est
aux
traces
d’impu-
retés
(anions)
laissées
involontairement.
Signalons
que
l’oxyde
provenant
de
l’oxalate
donne
les
résultats
les
plus
reproductibles
[20].
FIG.
1.
-
Effet
d’une
introduction
de
sur
l’absorp-
tion
Debye
de
ZnO
(obscurité).
1
%
mol
=
0,662
g
Al
pour
100
g.
Introduisant
systématiquement
des
quantités
croissantes
d’ions
Al+++
(ou
Li+)
dans
ZnOi-g,
Mile
Blanchard
[20]
a
observé
des
modifications
d’intensité
et
de
position
des
bandes;
l’effet
maxi-
mum
se
produit
pour
0,3
%
mol
environ
(fig.
1).
On
rapprochera
cette
étude
de
celles
sur
la
conductivité
(porteurs
libres),
la
luminescence
et
la
catalyse
[1,
10].
3.
NIVEAUX
D’ÉNERGIE
DE
ZnO1-e.
-
Le
Tableau
II
résume
les
données
de
3
méthodes ;
les
résultats
de
l’A.
D.
D.
(qui
proviennent
de
cen-
taines
d’expériences)
varient
sensiblement
d’un
échantillon
à
l’autre ;
une,
deux
ou
trois
bandes
apparaissent,
plus
ou
moins
intenses
plus
ou
moins
enchevêtrées
selon
l’origine
du
produit.
III.
Les
effets
photo diélectriques
de
Se,ZnS(
Cu),
Zn0(X2). -
Malgré
de
nombreux
et
beaux
tra-
vaux
[8,
9,
23...]
l’action
de
la
lumière
et
des
rayons
X
sur
les
propriétés
diélectriques
semblaient
encore
mal
connues ;
c’est
ce
qui
nous
a
oonduit
à
entreprendre
(4)
une
étude
systématique
des
effet
photodiélectriques
pour
E’
et
z",
à
la
fois
en
fonction
de la
fréquence
et
de
la
température
de
mesure
(et
non
( 4 )
Nous
sommes
heureux
de
pouvoir
remercier
ici
MM.
M.
et
D.
CURIE,
MM.
ARPIARIAN,
GRILLOT,
Roux,
SADDY
de
fructueuses
discussions
et
du
prêt
de
divers
produits.
,
de
l’un
de
ces
facteurs
seulement).
En
outre,
nous
avons
adopté
comme
hypothèse
de
travail l’exis-
tence
de
2
effets
photodiélectriques :
a)
L’effet
de
photoconductivité par
porteurs
libres.
b)
L’effet
photodipolaire
par
porteurs
liés
(+
et
-).
FiG.
2a.
-
Courbes
d’absorption
c"(T)
ponr
ZnS(Cu)
à
l’obscurité
(pas
de
bandes
d’absorption)
et
sous
irra-
diation
3
650
A
(variation
des
bandes
avec
la
fré-
quence).
On
a
aussi
figuré
une
courbe
s-(T).
FIG.
2b.
-
Détermination
par
la
formule
Vc
= A
exp
(-
U
/kT )
de
l’énergie
d’activation
de
ZnS(Cu)
éclairé.
FIG.
2c.
-
Apparition
de
l’effet
photodipolaire
sous
exci-
tation
et
déclin
après
fin
de
l’excitation
(Instant
zéro ==
fin
de
l’excitation).
FIG.
2.
-
Absorption
dipolaire
Debye
dans
ZnS(Cu)
éclairé
(Cu
5.10-4).
808
TABLEAU
1
TABLEAU
II
1.
EFFET
PHOTODIPOLAIRE
DU
SÉLÉNIUM. -
Meinnel
[15,
20]
avait
découvert
l’existence
d’une
absorption
Debye
dipolaire
(par
porteurs
liés)
pour
le
sélénium
impur,
dans
l’obscurité.
Meinnel,
Mme
Meinnel
et
Balcou
[15,
20]
ont
montré
que
l’irradiation
du
sélénium
par
la
lumière
modifie
cet
effet :
Sous
éclairage
(en
lumière
blanche
non
filtrée
de
l’arc
au
charbon)
on
note
un
déplacement
des
bandes
vers
les
fréquences
élevées ;
en
même
temps
l’énergie
d’activation
diminue (5).
Des
expériences
(5)
A
paraître :
MEINNEL
(J.),
MEINNEL
(Y.)
et
BALCOU
(Y.),
J.
Physique
Rad.,
1956.
qui
se
poursuivent
actuellement
ont
montré
que
cet
effet :
a)
dépend
des
impuretés
renfermées
dans
le
sélénium,
traces
d’iode
notamment ;
b)
dépend
de
la
radiation
utilisée
(infra-rouge
ou
U. V.) ;
;
c)
l’effet
varie
assez
lentement
avec
le
temps,
après
l’extinction
(notamment
à
80
°K).
2.
EFFET
PHOTODIPOLAIRE
DE
ZnS(Cu). -
a)
Mlle
Le
Page
[20]
a
étudié
des
échantillons
de
ZnS(Cu)
à
5.10-4
et
2.10-4
préparés
par
M.
Grillot.
809
Contrairement
à
ce
qui
se
passait
pour
le
sélénium
(dans
les
limites
de
T
et v
utilisées
’dans
les
expé-
riences
préliminaires)
aucune
bande
ne
se
manifeste
dans
l’obscurité.
Mais,
par
irradiation
à
l’arc
au
mercure
filtré
(3
650
ou
4
047
mais
non
5
460
À),
une
bande
intense
d’A.
D.
D.
apparaît
comme
le
montre
la
figure
2a.
b)
Le
déplacement
de
la
bande
avec v
et
T
per-
met,
par
la
représentation
Log
Va
(1
IT)
(fig.2b)
de
déterminer
l’énergie
d’activation
U
=
0,22
eV.
La
bande
étant
large,
il
n’est
pas
exclu
que
plu-
sieurs
maxima
d’absorption
soient
superposés,
correspondant
à
plusieurs
niveaux
de
pièges
(voir
figures).
c)
Les
courbes
d’apparition
et
de
déclin
de
l’effet
photodipolaire
sont
données
par
la
figure
2c ;
les
durées
sont
beaucoup
plus
faibles
que
pour
Se
(quelques
minutes
au
lieu
de
quelques
heures).
De
telles
expériences
faites
de
10
en
100,
en
fonction
de
T
et
v,
apporteront
d’utiles
données
sur
le
rem-
plissage
et
le
vidage
des
pièges.
d)
Nous
pensons
qu’il
s’agit
d’un
effet
dipolaire
(et
non
de
photoconductibilité)
car
les
courbes
E’(T,
v)
et
s’(T,
v)
ont
l’allure
classique
de
la
théorie
de
Debye.
Bien
entendu,
il
ne
s’agit
pas
de
«
frot-
tement
visqueux »
de
dipôles,
mais
de
l’existence
de
dipôles
créés
par
un
mécanisme
analogue
à
celui
invoqué
aux §
II.
2.
A.
Nous
ne
croyons
pas
que
l’on
puisse
ici
inter-
préter
les
résultats
par
un
effet
Maxwell-Wagner
entre
grains :
-
La
photoconductivité
doit
être
faible
à
ces
basses
températures ;
,
-
Des
préparations
distinctes
donnent
des
résul-
tats
comparables,
ainsi
que
des
tassages
distincts
de
la
poudre.
Enfin,
bien
que
l’origine
des
phénomènes
soit
commune
(pièges),
il
nous
semble
contre-indiqué
de
comparer,
comme
il
a
été
fait
[8],
les
courbes
de
thermoluminescence
et
les
courbes
d’absorption
des
diélectriques
éclairés
(en
fonction
de
la
tempéra,-
ture) :
D’une
part
c’est
s’
et
non de’,
qu’il
faut
porter
en
fonction
de
la
température
-
or
la
courbe
F,(T)
a
bien
l’allure
Debye
classique
(fig.
2a)
et
non
pas
un
maximum ;
d’autre
part, le
maximum
de
s"
dépend
beaucoup
de
la
fréquence
et la
coïncidence
avec
le
maximum
de
thermolumi-
nescence
([8],
p.
138)
est
très
probablement
fortuite.
3.
EFFETS
PHOTODIELECTRIQUES
DES
OXYDES
DE
zINC.
-
Développant
le
travail
de
Roux
[23],
B.
Hagène
et
Corneteau
[20]
viennent
d’aborder
l’étude
en
fonction
de
T
et
de
v,
des
effets
photo-
diélectriques
de
ZnO(X?)
et
ZnO1-8.
Les
effets
sont
très
complexes
et
différents
de
ceux
signalés
plus
haut
pour
ZnS(Cu).
Les
maxima
ne
sont
pas
toujours
du
type
Debye.
COMPLÉMENTS
I.
Relations
entre
diverses
propriétés
physiques
et
les
trois
aspects
du
problème
de
l’oxyde
de
zinc.
-
Nous
avons
continué
l’étude
de
ces
deux
groupes
de
problèmes
distincts :
Oxyde
de
zinc
non
dopé
ZnO
ZnO1-8
Oxyde
de
zinc
dopé
ZnO(X)
ZnO1-a(X)
Mlle
Blanchard,
Corneteau
et
B.
Hagène
ont
mis
au
point
latechnique
suivante
permettant
d’obtenir
à
volonté,
soit
ZnOl--8
soit
le
produit
dopé :
L’oxyde
de
zinc
ZnO
pur,
préparé
par
Zn
+
0
(donc
pouvant
renfermer
Zn
métal
en
excès)
est
imbibé
d’eau
ou,
pour
le
dopage,
d’une
solution
aqueuse
de
CuC12,
ZnCl2
ou
AICI3
de
concentration
connue.
Après
séchage
à
100
OC,
broyage,
séchage
à
150
OC,
le
produit
est
traité
4
heures
au
four
à
850
OC.
Ce
procédé
offre
l’avantage
d’éviter
le
traitement
à
1 200
OC
(donc
l’attaque
probable
du
creuset)
pour
créer
les
lacunes
ou
pour
diffuser
l’impureté
X.
II.
A.
D.
D.
par
porteurs
liés
des
oxydes
de
zinc
non
éclairés.
--
L’oxyde
de
zinc
non
traité
ZnO
ne
présente
pas
d’absorption
de
2500
à
4
OK.
Pour
ZnO1-.a
de
nouveaux
résultats
ont
été
obtenus
par
son
étude
de
2500
à
4
OK,
à
l’aide
du
liqué-
facteur
d’hélium
mis
en
route
par
MM.
Le
Bot
et
Porée
(J.
Physique,
Lettre
à
la
Rédaction,
sous
presse).
On
trouve
deux
groupes
de
bandes
pour
ZnO1-a :
a)
Aux
très
basses
températures,
une
bande
double
U
=
0,043
et
0,059
eV
environ.
C’est
peut-
être
pure
coïncidence
que
ces
faibles
énergies
d’activation
correspondent
aux
valeurs
0,046
et
0,056
eV
(29
et
22
mg)
trouvées
dans
l’infra-rouge
par
Parodi
(vibrations
du
réseau).
Cette
bande
disparaît
par
dopage
avec
10-5
Cu
mais
persiste
avec
10-5
Zn.
b)
A
côté
de
la
bande
précédente,
on
en
trouve
une
à
U
=
0,21
eV,
vraisemblablement
liée
aux
états
de
surface
(elle
disparaît
par
un
broyage
prolongé,
tandis
que
la
luminescence
passe
du
jaune
au
brun).
Les
impuretés
X
dans
ZnOl-8(X)
ou
ZnO(X)
modifient
considérablement
l’absorption
Debye.
a)
X
=
Cuivre.
Mile
Blanchard,
Corneteau
et
B.
Hagène
ont
montré
que
des
traces
aussi
faibles
que
10-5
Cu
provoquent
l’apparition
des
bandes
très
intenses.
Le
tableau
III
montre
que
pour
10-7
et
10-6
Cu,
on
observe
encore
les
bandes
voisines
de
0,05
eV
liées
à
ZnO1-.8.
Pour
i.0-5
Cu,
un
brusque
changement
se
produit :
U
=
0,15
et
0,18
eV
et
l’intensité
de
la
bande
est
très
grande.
Les
mécanismes
ZnO1-a(Cu)
et
ZnO(Cu)
doivent
810
alors
apparaître
analogues
aux
mécanismes
Koch-
Wagner,
Lidiard
d’une
part,
Verwey-Selwood
d’autre
part
(voir
KRÕGER
et
VINK,
Physica,
1954,
20, 950).
TABLEAU
III
b)
X
=
Zinc.
Pour
10-4
Zn
la
bande
U
=
0,05
eV
apparaît
toujours ;
elle
disparaît
pour
10-3
Zn.
Ici
encore,
un
nouveau
mécanisme
se
manifeste
à
partir
de
10-4
(bandes
U~
0,20
eV).
III.
Les
effets
photodiélectriques
de
Se ;
ZnS(Cu) ;
ZnO(X).
1)
Effet
photodipolaire
du
sélénium.
-
Meinnel
a
montré
que
cet
effet
de
l’irradiation
est
produit
essentiellement
par
la
partie
I.
R.
du
spectre.
2)
Effet
photodipolaire
de
ZnS(Cu).
-
Les
expé-
riences
indiquées
dans
le
texte
ont
été
poursuivies
par
Mle
Le
Page
qui
a
mesuré
l’absorption
de
10
en
10°,
en
fonction
du
temps
d’illumination
et
du
temps
de
déclin,
pour
l’échantillon
5.10-4
Cu
de
M.
Grillot.
On
observe
une
variation
de
U
au
cours
du
temps
de
déclin
(existence
d’au
moins
deux
niveaux).
Utilisant
la
même
technique,
nous
avons
commencé
avec
Mlle
Hagène
l’étude
d’une
dizaine
de
phosphores
préparés
par
M.
Grillot.
Nous
avons
donné
quelques
résultats
préliminaires
lors
du
Colloque.
On
notera
ce
fait
important :
ZnO(Cu)
non
éclairé
montre
des
bandes
Debye.
ZnS(Cu)
non
éclairé
ne
montre
pas
de
bandes
Debye ;
mais
elles
apparaissent
par
irradiation.
On
peut
en
donner
cette
interprétation :
ZnO
serait
ionique
alors
que
ZnS
serait
covalent.
DISCUSSION
1.
Dr
F. E.
Williams
(Schenectady).
-
Je
pro-
pose
d’admettre,
dans
le
cas
de
ZnO
et
de
ZnS
contenant
l’accepteur
de
l’autoactivateur
type,
le
donneur
de
l’autocoactivateur
type,
que
le
dépla-
cement
des
atomes
situés
près
des
lacunes
contribue
à
l’absorption
dipolaire.
C’est-à-dire
que
la
lacune
saute
au
site
le
plus
proche
du
même
type,
et
le
dipôle
atomique
tourne.
Par
exemple,
dans
le
cas
de
l’autoactivation,
l’accepteur
est
une
lacune
de
Zn
avec
un
coactivateur
tel
que
CI
substitué
au
S
le
plus
proche.
L’absorption
dipolaire
entraîne
le
déplacement
du
Zn
le
plus
proche
vers
la
lacune.
Dans
le
cas
des
phosphores
contenant
des
impu-
retés
comme
activateur
et
comme
coactivateur,
une
température
plus
élevé
est
nécessaire
pour
que
le
dipôle
atomique
puisse
tourner,
par
suite
de
l’absence
de
lacune
près
du
dipôle.
2.
Dr
E.
Grillot
(Paris).
-
Des
expériences,
qui
nécessiteront
encore
de
nombreuses
mesures,
sont
actuellement
en
cours
en
collaboration
avec
R.
Freymann
et
miies
Le
Page,
et
Hagène.
Il
est
donc
aujourd’hui
prématuré
de
conclure.
Voici
seu-
811
lement
quelques
réflexions
concernant
des
obser-
vations
toutes
récentes
sur
ZnS.
A
l’encontre
de
ce
qui
se
passe
pour
ZnO1-,&,
des
dipôles
permanents
ne
semblent
pas
exister
dans
ZnS
pur
ou
diversement
activé :
l’A.
D. D.
n’a
lieu
que
sous
l’effet
de
l’excitation
optique.
Des
études
systématiques
ont
été
entreprises
dans
le
but
notamment
d’obtenir
des
rensei-
,
gnements
sur
les
centres
luminogènes.
L’influence
de
la
concentration
de
l’activateur
dans
ZnS(Cu)
semble
très
remarquable :
l’A.
D.
D.
est
10
fois
plus
grande
pour
5 .10-5
Cu
que
pour
5.10-4
Cu ;
elle
paraît
donc
due
à’des
défauts
de
réseau
excités.
Les
recherches
sur
ZnS(Ag)
et
ZnS(Au)
sont
entre-
prises
pour
savoir
si
l’A.
D.
D.
est
caractéristique
de
la
nature
chimique
de
l’activateur
et
permet-
tront
peut-être
de
préciser
s’il
existe
ou
non
des
dipôles
du
type
activateur-coactivateur
associés
(ou
activateur-lacune).
Cependant,
la
persistance
de
l’A.
D.
D.
après
l’arrêt
de
l’excitation
et
sa
décroissance
selon
une
loi
qui
rappelle
un
déclin
de
phosphorescence
nous
inclinent
maintenant
à
penser
qu’elle
est
plutôt
le
fait
des
pièges
que
des
centres.
Les
énergies
d’activation,
c’est-à-dire
de
retournement
du
dipôle,
mesurées
dans
le
cas
de
divers
ZnS(Cu)
sont
d’ailleurs
très
voisines
des
valeurs
des
énergies
de
dépiégeage
des
électrons
obtenues
par
la
thermo-
luminescence.
Comme
on
le
sait,
les
renseignements
fournis
par
les
glow-curves
correspondent
à
un
effet
dyna-
mique
d’électrons
éjectés
de
leur
piège
puis
donnant
lieu
à
la
recombinaison
dans
les
centres.
On
peut
envisager
maintenant
que
l’absorption
dipolaire
Debye
devienne
,une
technique
complémentaire
de
la
thermoluminescence,
permettant
l’étude,
en
quelque
sorte
statique,
des
pièges
remplis
et
peut-
être
celle
du
repiégeage.
3.
Dr
J. Roux
(Paris).
-
Il
paraît
difficile
d’appliquer
au
ZnS(Cu)
les
modèles
de
dipôles
proposés
par
le
pr
Freymann.
On
se
heurte
en
effet
à
la
difficulté
suivante :
d’après
des
oalculs
faits
antérieurement
[1],
les
effets
dont
ces
dipôles
sont
responsables
entraînent
un
produit
Nb2
(N
nombre
de
dipôles
par
cm3,
b
distance
entre
les
deux
sites
voisins
occupés
par
l’électron
piégé)
de
l’ordre
de
105
sous
excitation ;
ou
bien
ce
sont
les
modèles
proposés- par
le
Pr
Freymann
qui
sont
valables,
et
le
nombre
de
pièges
garnis
intervenant
dans
l’effet
photodipolaire
doit
être
d’envi-
ron
1019
/cm3 ;
ou
bien
on
adopte
le
nombre
d’électrons
piégés
fourni
par
l’étude
de
la
phos-
phorescrence,
qui
ne
dépasse
pas
1018
/CM3,
et
la
distance
b
doit
être
de
l’ordre
de
30
A.
En
réponse
au
Dr
Williams,
il
ne
me
paraît
pas
impossible
que
les
atomes
aussi
se
déplacent,
étant
données
les
grandes
valeurs
trouvées
pour
les
temps
de
relaxation
des
dipôles
[21].
Prof. R.
Freymann.
-
Il
est
important,
dans
l’étude
des
effets
photodiélectriques,
de
mesurer
s’
et
e"
’dans
la
plus
large
gamme
possible
de
fré-
quences
(50
Hz - 10
000
MHz)
et
de
tempé-
ratures
(4°
-
400
OK) :
A
haute
température
l’effet
de
photoconductibilité
prédomine
(effets
de
2e
et
3e
espèce) ;
à
basse
température
l’effet
phot-
dipolaire
est
prépondérant
(effet
de
1re
espèce).
Dans
ces
phénomènes,
ce
sont
les
électrons
plutôt
que
les
ions
qui
interviennent ;
le
dipôle
provient
du
voisinage
d’un
excès
de
charges
+
et
de
charges
-,
comme
il
est
indiqué
dans
le
texte.
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Rennes
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:
Publications
à
tirage
limité
(Diplômes
d’Études
Supérieures)
ou
travaux
non
publiés :
BALCOU
(1955,
Se) ;
Mme
BAUDOUIN
(1955,
ZnO) ;
BAUDOUIN
(1955,
ZnO) ;
BEAULIEU
(1954,
ZnO) ;
Mme
BERNARD-ROLLAND
(1951,
UOx) ;
Mlle
BLAN-
812
CHARD
(1955,
mesures
inédites) ;
CELLERIN
(1953,
ZnO) ;
Mlle
CLOUARD
(1954,
ZnO) ;
COLIN
(1955,
Cu2O) ;
CORNETEAU
(1955,
ZnO
travail
en
cours) ;
DANIEL
(1953,
Cu2O) ;
Mme
FREYMANN
(travaux
inédits
sur
luminescence) ;
FREYMANN
(1955,
exposé
d’ensemble ;
Unions
Industries
Chimiques,
publi-
cation
tirage
limité) ;
B.
HAGENE
(J.
Physique
Rad.,
1954,
15,
583
et
1953,
14,
130,
FeOx) ;
Mlle
M.
HAGENE
(1955,
ZnO) ;
Mlle
LANGEVIN
(1952,
UOx) ;
Mlle
LE
PAGE
(1955,
travail
en
cours
ZnS) ;
Mme
TIENNOT
(1953,
ZnO) ;
WALDMAN
(1955,
TiO2
et
SiO2.
Thèse,
Rennes,
1955).
[21]
ROHMER
(R.)
et
TIENNOT
(Mme
M.),
C.
R.
Acad.
Sc.,
1954,
238,
234
et
Bull.
Soc.
Chim., 1955,
2, 159.
[22]
ROSE
(A.),
Phys.
Rev.,
1955,
97,
322
et
nombreuses
publications.
[23]
Roux
(J.),
J.
Physique
Rad.,
1954,
15, 176
et
Thèse,
Paris,
1955.
[24]
THOMSEN,
J.
Chem.
Phys.,
1950,
18,
770.
[31]
Roux
(J.),
Ann.
Physique,
1956.
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