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Traduire en anglais  (10 points)A l'aéroport international de New York, c'est la "galère". Quel bus prendre ? Il faut absolument qu'il serende au Penn Terminal Hotel. Premier contact avec un policier américain : pas de dialogue possible. Il abeau essayer son meilleur accent, le policier ne comprend rien. C'est gai ! Pourtant, quinze jours avant departir, Marc s'était précipité chez le libraire pour acheter une méthode de langues afin d'essayer derattraper en deux semaines plus de dix ans de paresse dans ses études d'anglais ! Il songe avec regret queson père voulait lui faire prendre des cours particuliers quand il avait dix-sept ans. Quel gâchis ! C. Heumez   Dessine moi un ingénieur.Traduire en allemand le texte suivant (10 points)En me réveillant, j'ai compris pourquoi mon patron avait l'air mécontent quand je lui ai demandé mesdeux jours de congé : c' est aujourd'hui samedi. Je l’avais pour ainsi dire oublié, mais en me levant, cetteidée m'est venue. Mon patron, tout naturellement, a pensé que j'aurais ainsi quatre jours de vacances avecmon dimanche et cela ne pouvait pas lui faire plaisir. Mais d'une part, ce n'est pas ma faute si on a enterrémaman hier au lieu d'aujourd'hui et d'autre part, j'aurais eu mon samedi et mon dimanche de toute façon.Bien entendu, cela ne m'empêche pas de comprendre tout de même mon patron.Albert Camus, L' Etranger (1942).Traduire en espagnol (10 points) Paradis ?   Notre planète n’est pas avare de coins invivables : ...
Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Traduire en anglais
(10 points)
A l'aéroport international de New York, c'est la "galère". Quel bus prendre ? Il faut absolument qu'il se
rende au Penn Terminal Hotel. Premier contact avec un policier américain : pas de dialogue possible. Il a
beau essayer son meilleur accent, le policier ne comprend rien. C'est gai ! Pourtant, quinze jours avant de
partir, Marc s'était précipité chez le libraire pour acheter une méthode de langues afin d'essayer de
rattraper en deux semaines plus de dix ans de paresse dans ses études d'anglais ! Il songe avec regret que
son père voulait lui faire prendre des cours particuliers quand il avait dix-sept ans. Quel gâchis !
C. Heumez
Dessine moi un ingénieur.
Traduire en allemand le texte suivant (10 points)
En me réveillant, j'ai compris pourquoi mon patron avait l'air mécontent quand je lui ai demandé mes
deux jours de congé : c' est aujourd'hui samedi. Je l’avais pour ainsi dire oublié, mais en me levant, cette
idée m'est venue. Mon patron, tout naturellement, a pensé que j'aurais ainsi quatre jours de vacances avec
mon dimanche et cela ne pouvait pas lui faire plaisir. Mais d'une part, ce n'est pas ma faute si on a enterré
maman hier au lieu d'aujourd'hui et d'autre part, j'aurais eu mon samedi et mon dimanche de toute façon.
Bien entendu, cela ne m'empêche pas de comprendre tout de même mon patron.
Albert Camus, L' Etranger (1942).
Traduire en espagnol (10 points)
Paradis ?
Notre planète n’est pas avare de coins invivables : les hauts plateaux des Andes... Pourtant, des hommes
et des femmes s’y accrochent.
Seuls les vastes projets politiques engendrent l’exil. Tous les bâtisseurs d’idéal sont d’abord des
constructeurs de clôtures destinées à empêcher de sortir du Paradis.
Autrefois, le Malecón était la plus joyeuse des promenades au bord d’un océan. Aujourd’hui, les façades
décrépies ont vue sur un cimetière.
Ils se seront croisés...Les balseros
[1]
fuient l’île, les mafieux de tous poils y arrivent. Les premiers
étouffaient trop dans le Paradis manqué. Les seconds d’avance se pourlèchent les babines : l’échec d’une
société est leur meilleur terreau
[2]
.
Orsenna/ Matussière
; Mésaventure du Paradis, Mélodie cubaine,
Paris Seuil 1996.
[1]
Cubanos que huyen de la isla embarcándose sobre balsas (radeau de fortune) para ir a EE UU
[2]
Tierra abonada.
Traduire en italien (10 points)
Rome
Palazzo Farnese. Jour de juillet. Assise devant la fenêtre, je regarde le jour s'écouler. En face, le dôme de
SaintPierre, d'une blancheur éclatante, majestueuse, défie l'immensité de la voûte : plus haut que
l'horizon, il rompt le bleu du ciel de sa belle courbe parfaite. Tout le jour j'observe les changements de
lumière sur les toits, les cimes des arbres, et la victoire progressive de l'ombre, jusqu'à ce que le dôme lui
méme devienne une ombre, une sombre sphère, aussi grosse que le globe qui se couche lentement. Le
soleil descend peu à peu et laisse à sa place un halo : une lumière jaune sur les toits, puis un rose très
pâle, autour de la coupole, et, partout ailleurs, le bleu profond du soir.
ROMA
Claudia Moatti
II Contractez le texte suivant en 100/120 mots dans la langue choisie (10 points).
Le temps des nomades ne fait que commencer
L'époque a la bougeotte. Et le mouvement perpétuel n'est pas près de se figer. La mobilité n'est pas une
parenthèse dans la vie des gens, mais un véritable mode de vie. Les chiffres parlent d'euxmêmes. Les
gens passent en moyenne neuf heures par jour hors de leur domicile. Les déplacements ont augmenté de
40 % en trente ans. Le trajet moyen a été multiplié par cinq. Résultat : les entreprises doivent apprendre à
gérer les nouvelles temporalités.
Le sociologue Bruno Marzloff parle de la chronomobilité comme une nouvelle approche du temps et de
l'espace qu'engendre la mobilité. Il faut créer des produits qui accompagnent les déplacements tout au
long des lieux de transit. Les marques qui s'aventurent dans le territoire du horsdomicile ne regrettent
pas le voyage. En un an, Vittel a vendu plus de 20 millions de petites bouteilles d'eau, équipées d'un
bouchon sport. Le succès a dépassé les espérances au point d'entraîner des ruptures de stock. Mais le
champion toutes catégories de la mobilité reste le téléphone, avec 163 millions d'unités vendues dans le
monde en 1998.
Thomson Multimédia a pris conscience des enjeux de la portabilité en observant la hausse des ventes de
produits nomades électroniques. Avec une progression de 30 % en 1998 et un budget moyen par foyer de
900 francs, l'offre nomade génère de la croissance.
La segmentation nomade de l'offre ne fait que commencer. L'arrivée de nouvelles technologies, comme
la norme de compression MP3, augmentera les capacités de communicabilité et de portabilité des
produits de salon. Doté d'une télécommande qui résiste aux eaux de vaisselle, le modèle Kitchen TV a
déjà migré du salon vers la cuisine
De nouveaux segments de marché emboîtent le pas. Au Japon, le secteur de l'hygiènebeauté déborde
d'imagination pour offrir des solutions nomades aux "dames" des bureaux Des formes commodes,
comme la lingette ou les monodoses, encouragent une consommation hors de la salle de bains. Plus
besoin d'eau pour le shampoing. Une lingette imprégnée de produit permet d'avoir les cheveux propres à
tous moments de la journée en se frottant la tête. Toutes sortes d'articles miniformats sont vendus sous
blister à un prix supérieur à la version sédentaire.
Les produits de consommation ne sont pas les seuls à subir l'im-pact de la vie nomade. La mobi-lité va
aussi remodeler les lieux de transit et exiger la mise en place d'escales, ces haltes qui per-mettront de
valoriser les temps de déplacement. La RATP annonce ainsi l'ouverture, pour l'automne 2000, à La
Défense, d 'un "Village Service" offrant à la fois des ser-vices administratifs comme un bu-reau de poste,
de Sécurité sociale,
une antenne des impôts et des boutiques.
Le temps du transport ne peut plus être un temps inutile. L'étape devient un temps fort du voyage qui
facilite la vie du nomade. Les gares et les aéroports ont déjà commencé à se transformer en véritables
lieux de consommation. Par exemple les gares parisiennes vont devenir de gigantesques centres
commerciaux bénéficiant d'une fré-quentation exceptionnelle. Tous les jours, 100 000 voyageurs pas-sent
dans la gare du Nord alors que la fréquentation moyenne -d'un hypermarché est de 8 000 clients par jour.
Un
spécialiste de prospective imagine aussi une gare de banlieue avec une épi-cerie où l'on pourrait
déposer le matin une liste de courses à récu-pérer le soir, une laverie qui se chargerait de la blanchisserie
pendant la journée et une location de vidéos.
Reste qu'aux frontières de l'Europe, loin des préoccupations mobiles, l'actualité confirme
une vision plus
pessimiste. L'histoire déplace, contre leur gré, les nomades de misère qui de-vront errer, leur vie durant,
pour survivre. Une transhumance ethnique qui pourrait bien annoncer le temps des barbares.
d'après "L'usine Nouvelle"
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