Espagne - Histoire/Economie

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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Espagne
Superficie : environ 500 000 km²
Population : environ 46 million d’hab. (dont 6M dans Madrid et 4,5M dans Barcelone)
Densité : environ 90/km²
Bref rappel historique :
La France occupa sous Napoléon Ier l'Espagne au début du XIXe siècle, et cette présence
étrangère entraîna des conflits et révoltes particulièrement sanglants dans le pays. Du fait de
ces affaiblissements, l'Espagne perdit la plupart de ses colonies au XIXe siècle, surtout à
partir des années 1820.
Une Première République espagnole se mit en place brièvement en 1873 et 1874.
Les dernières colonies (Cuba, les Philippines, Porto Rico, Guam) se séparèrent de la couronne
en 1898 après la guerre qui opposa l'Espagne aux États-Unis.
Quelque peu isolée du reste de l'Europe, l'Espagne stagna dans un état de relative arriération
économique et politique.
La Seconde République espagnole chassa la monarchie des Bourbons en 1931. Mais, après la
victoire du Front populaire espagnol en 1936, l'extrême-droite (carlistes et phalangistes) se
souleva. L'Espagne fut alors soumise, après une tragique guerre civile qui dura de 1936 à
1939, à la dictature du général Franco. Celui-ci, originellement monarchiste, décida de
conserver le pouvoir, et de ne faire rétablir la monarchie qu'après sa mort.
Après son décès, en 1975, la royauté fut effectivement restaurée. Mais Juan Carlos Ier, le
nouveau roi, rétablit rapidement la démocratie, et le pays intégra en 1986 l'Union européenne.
La nouvelle constitution, très libérale, rompt avec le centralisme très poussé de l'époque
franquiste, et met en place une très large décentralisation. De nombreux partis nationalistes
locaux sont à nouveau légalisés, en particulier dans les provinces périphériques, où subsistent
des langues régionales différentes du castillan (Galice, Pays basque, Catalogne). Certains
revendiquent plus d'autonomie, d'autres parlent d'indépendance (en particulier au Pays basque
et en Catalogne).L'indépendantisme le plus radical et le plus violent sera celui de l'ETA
basque, organisation terroriste prônant et pratiquant la lutte armée.
La réussite économique de l'Espagne des trente dernières années qui la distingue de sa soeur
ibérique, induit l'idée d'un miracle économique espagnol pour en décrire son évolution
contemporaine.
Economie :
L'économie de l'Espagne est la cinquième de l'Union européenne et est en termes absolus dans
les dix premières mondiales (9
ème
en 2005). (PIB en 2007 = environ 1000 milliards de $)
Son taux de croissance actuel (4%), bien que modéré, dépasse celui de ses voisins et
partenaires européens.
2
PIB par habitant (2005) : 25 100 dollars
Produit par secteur (2004) : agriculture (3,4%), industrie (28,7%), services (67,9%)
Taux de chômage (début 2007) 8,5%
Balance commerciale déficitaire
Dette publique environ 50% du PIB
Principaux partenaires commerciaux : Allemagne (pour l’importation), France (pour
l’exportation)
Pendant le régime du général Francisco Franco :
En 1939, à la fin de la guerre civile, l'Espagne était un pays ruiné, ses industries détruites et sa
réserve d'or partie en direction de l'URSS.
L'Espagne a hérité d'une économie corporatiste du régime du général Franco, caractérisée par
un manque de liberté économique par rapport aux autres nations d'Europe.
Les échanges internationaux furent limités à cause de l'ostracisme des nations alliés par
rapport à un pays ayant soutenu l'Axe Rome-Berlin.
À partir de la libéralisation économique de 1959, le pays eut le plus fort taux de croissance
des pays occidentaux notamment grâce au tourisme.
En 1975, le PIB individuel moyen dépassait 77% de la moyenne des pays du Marché
Commun et l'Espagne était la neuvième puissance industrielle du monde.
1982-1996 (Gouvernement de Felipe González) :
L'entrée de l'Espagne dans la Communauté économique européenne (CEE) - ancêtre de
l'Union européenne actuelle - le 1er janvier 1986 a nécessité l'ouverture de l'économie du
pays, la modernisation de son industrie, l'amélioration de son infrastructure et la révision de sa
législation économique pour suivre les directives de l'UE. Grâce à ceci, l'Espagne a accéléré la
croissance de son PIB, réduit la dette publique et le taux de chômage de 23% à 15% en trois
ans ainsi que l'inflation sous les 3%.
Les défis les plus importants pour l'économie espagnole incluent la réduction du déficit
public, une réduction plus importante du taux de chômage, la réforme du code du travail, la
réduction de l'inflation et l'augmentation du PIB par habitant.
Cependant, après le pic de croissance vers la fin des années 1980, l'économie espagnole est
entrée en récession à partir de mi-1992. Le taux de chômage atteint 23,90 % en 1994.
1996-2004 (Gouvernement de José María Aznar) :
(Le ministre de l'économie est Rodrigo Rato)
L'économie espagnole a connu une reprise durant la première administration Aznar (1996-
2000) grâce à un retour de la confiance des consommateurs et l'accroissement de la
consommation privée, bien que la croissance ait ralenti récemment. Le taux de chômage reste
un problème à 11,7% (2003), mais ceci représente néanmoins une amélioration importante par
rapport à ce qu'à connu l'Espagne dans le passé.
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La dévaluation de la peseta durant les années 1990 a rendu les exportations espagnoles
compétitives, mais la force de l'euro depuis son adoption en 1999 a élevé des critiques selon
lesquelles les exportations espagnoles sont trop chères par rapport à la marge de manoeuvre
des acheteurs étrangers. Cependant, ceci a été masqué par la facilité accrue d'échange avec les
autres pays de la zone euro.
Durant la période Aznar, l'exécutif de centre-droit a poursuivi la privatisation d'entreprises
publiques. La situation économique et la qualité de vie se sont améliorées.
2004-actualité (Gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero) :
(Le ministre de l'économie est Pedro Solbes)
La politique économique reste sensiblement la même que celle du gouvernement d'Aznar.
L'économie est dans un bon moment avec croissance économique de plus du +3% à 2005 et à
quelques fois plus de +3,5%. Le chômage est en baisse rapide et le déficit public respecte les
limites de l'Union européenne.
L'année 2005 a été exceptionnelle pour l'Espagne en ce qui concerne le chômage. En effet,
celui-ci est passé de 10,56% à 8,7% entre fin 2004 et fin 2005. Il s'agit du plus bas taux de
chômage depuis 1978. De plus, on note une grande disparité entre les régions - certaines ayant
un taux de chômage inférieur à 6% (Communauté autonome de Madrid (5,92%), la Navarre
(5,95 %) et l'Aragon (6,65%)) alors que d'autres régions ont un taux de chômage supérieur à
13% (Estrémadure (15,31 %) et l'Andalousie (13,83 %)). Le marché du travail espagnol est
caractérisé par la forte prévalence des contrats à durée déterminée (31% des contrats).
L'inflation fin 2005 est élevée (3,7 %).
Communautés autonomes les plus riches :
Madrid, Pays basque, Catalogne, Navarre, Aragon, Baléares, Barcelone et La Rioja
Communautés autonomes les plus pauvres :
Andalousie, Estrémadure, Galice, Castille-La Manche, Région de Murcie et Asturies
Industrie :
En 2005 : 2
ème
rang mondial pour la production d’énergie éolienne
Les régions les plus industrielles sont la Catalogne, le Pays basque et Madrid.
Les principales richesses exploitées en Espagne sont le plomb, les pyrites de cuivre, le
mercure (1
er
producteur mondial : mine de Almadén) et le fer, qui est la base de l’industrie
lourde.
L’Espagne est au cinquième rang mondial dans les domaines de productions de machines-
outils (Pays basque), la construction navale (Galice) et de l’automobile (SEAT, FASA-
Renaud, Ford, Citroën).
9
ème
producteur mondial de machine-outil
Agriculture :
En 2006 : premier producteur mondial d'huile d'olive ;
4
ème
exportateur mondial d’agrumes
Second producteur européen de coton ;
4
Troisième producteur européen de tabac.
1
er
rang mondial en terme d’extension des vignobles
11
ème
producteur mondial d’OGM
9
ème
producteur mondial de bière
Tourisme :
Après la mort de Franco, l'Espagne développe son industrie touristique. Elle est actuellement
la deuxième destination touristique au monde après la France. D'après l'organisation mondiale
du tourisme, plus de 52 millions de touristes par an se rendent en Espagne.
Le tourisme en Espagne inclut les deux plus grandes villes que sont Madrid et Barcelone, et
d'autres endroits intéressants comme Vigo et Pontevedra en Galice, Cordoue, Séville,
Grenade, Málaga, Huelva, Cadix, Almería en Andalousie, Salamanque, Tolède et Ségovie.
D'autres endroits sont visités pour leurs plages comme Rías Baixas, Salou, Benidorm,
Majorque, Ibiza, Canaries, Valence, Catalogne et le Golfe de Gascogne au nord de l'Espagne.
L’Espagne en Amérique du Sud :
C'est la zone la plus importante pour les entreprises espagnoles, spécialement l'Argentine. Des
entreprises comme BBVA, BSCH, Telefónica, Repsol YPF (prospection pétrolière),
Movistar... sont très importantes (plus que les entreprises des États-Unis).
En Europe :
Aujourd'hui des entreprises comme le BBVA (Banco Bilbao Vizcaya Argentaria) et (BSCH
Banco Santander Central Hispano) sont importantes dans l'UE
Tourisme en Espagne
Principales entreprises espagnoles :
Agbar (eau)
Astra (armes)
Banco Bilbao Vizcaya Argentaria (BBVA) (banque)
Banco Popular (banque)
La Caixa (caisse d'épargne)
CAIXA CATALUNYA ( caisse d'épargne )
El Corte Inglés (grands magasins)
Endesa (électricité)
Festina (montres)
Freixenet (vins)
Gas Natural (énergie)
Iberia (compagnie aérienne)
Inditex (Zara) (textile)
Renfe (Chemin de fer)
Repsol YPF (pétrole)
Santander Central Hispano (banque) (=BSCH)
Seat (constructeur automobile)
Telefónica (télécommunications)
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