Histoire Géographie 1999 Scientifique Baccalauréat général

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Examen du Secondaire Baccalauréat général. Sujet de Histoire Géographie 1999. Retrouvez le corrigé Histoire Géographie 1999 sur Bankexam.fr.
Publié le : jeudi 27 mars 2008
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Histoire Géographie, Bac 1999
HISTOIRE : épreuve " longue "
Sujet numéro un : COMPOSITION
Le modèle américain et son influence dans le monde depuis 1945.
Le candidat appuie sa réflexion sur quelques aspects significatifs de son choix.
Sujet numéro deux : COMPOSITION
La France, puissance européenne et mondiale ; les grandes orientations de la politique
extérieure française de 1945 à nos jours.
CHRONOLOGIE INDICATIVE :
1945
: Attribution à la France d'un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU.
1947
: La France accepte le plan Marshall.
1949
: La France adhère à l'Alliance atlantique.
1957
: Traités de Rome.
1960
: Première bombe atomique française.
1963
: Traité de l'Élysée (coopération franco-allemande).
1966
: Retrait de la France du commandement intégré de l'OTAN.
1989
: Sommet de la francophonie à Dakar.
1992
: Référendum approuvant le traité de Maastricht.
Sujet numéro trois : ÉTUDE DE DOCUMENTS
Comment caractériser le régime de Vichy :
Liste des documents :
* Document n°1
: Texte lu par le maréchal Pétain, vice-président du Conseil, au Conseil des
ministres, 13 juin 1940.
* Document no 2
: Maréchal Pétain, chef de l'État français -. discours radiodiffusé le 30
octobre 1940.
* Document no
3
: Vichy vu par le général de Gaulle.
* Document no 4
: Note au sujet de la déportation des Juifs de la zone non occupée, 4
septembre 1942.
* Document no 5
: Affiche de propagande " La Révolution nationale ", 1942.
Questions
1. : Présenter les documents.
2. : En fonction du sujet, sélectionner, classer et confronter les informations tirées de
l'ensemble des documents et les regrouper par thèmes.
1. : Rédiger, de façon synthétique (environ 300 mots , une réponse argumentée à la
problématique définie par le sujet, en faisant appel, y compris de manière critique, à
l'ensemble des informations tirées des documents.
Document n° 1 :
Texte lu par le maréchal Pétain, vice-président du Conseil,
au Conseil des ministres, 13 Juin 1940.(')
Nous reconnaissons tous que la situation militaire est aujourd'hui très grave. Il faut bien
examiner les conséquences qui résulteraient de la continuation de la lutte. Si l'on admet l'idée
de persévérer grâce à la constitution d'un réduit national, on doit reconnaître que la défense de
ce réduit ne pourrait être organisée par les troupes françaises en débandade, mais par des
troupes anglaises fraîches. Mais si ce réduit, établi dans une région maritime, pouvait être
organisé, il ne constituerait pas, à mon avis, une garantie de sécurité et exposerait à la
tentation d'abandonner ce refuge incertain.
Or il est impossible au gouvernement, sans émigrer, sans déserter, d'abandonner le territoire
français. Le devoir du gouvernement est, quoi qu'il arrive, de rester dans le pays sous peine de
n'être plus reconnu pour tel. Priver la France de ses défenseurs naturels dans une période de
désarroi général, c'est la livrer à l'ennemi.
Le renouveau français, il faut l'attendre en restant sur place, plutôt que d'une conquête de
notre territoire par des canons alliés dans des conditions et un délai impossibles à prévoir.
Je suis donc d'avis de ne pas abandonner le sol français et d'accepter la souffrance qui sera
imposée à la patrie et à ses fils. La renaissance française sera le fruit de cette souffrance.
Ainsi la question qui se pose en ce moment n'est pas de savoir si le gouvernement demande
l'armistice, mais s'il accepte de quitter le sol métropolitain.
Je déclare, en ce qui me concerne, que hors du Gouvernement s'il le faut, je me refuserai à
quitter le sol métropolitain, je resterai parmi le peuple français pour partager ses peines et ses
misères.
L'armistice est à mes yeux la condition nécessaire de la pérennité de la France éternelle.
Cité par Marc Ferro dans : Pétain, Fayard, 1987.
(1) : Au château de Cangé (Indre-et-Loire) où le président de la République A. Lebrun a établi
sa résidence provisoire de repli.
Document n° 2
Maréchal Pétain, chef de l'État français,
message radiodiffusé le 30 octobre 1940.
Français,
J'ai rencontré, jeudi dernier, le chancelier du Reich.(')
Cette rencontre a suscité des espérances et provoqué des inquiétudes.
Je vous dois à ce sujet quelques explications.
Une telle entrevue n'a été possible, quatre mois après la défaite de nos armes, que grâce à la
dignité des Français devant l'épreuve [...] La France s'est ressaisie. Cette première rencontre
entre le vainqueur et le vaincu marque le premier redressement de notre pays.
C'est librement que je me suis rendu à l'invitation du Führer. Je n'ai subi, de sa part, aucun
diktat, aucune pression.
Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays. J'en ai accepté le principe. Les
modalités en seront discutées ultérieurement.
A tous ceux qui attendent aujourd'hui le salut de la France, je tiens à dire que ce salut est
d'abord entre nos mains.
À tous ceux que de nobles scrupules tiendraient éloignés de notre pensée, je tiens à dire que le
premier devoir de tous les Français est d'avoir confiance.
C'est dans l'honneur et pour maintenir l'unité française - une unité de dix siècles - dans le
cadre d'une activité constructive du nouvel ordre européen que j'entre, aujourd'hui, dans la
voie de la collaboration.
Ainsi, dans un avenir prochain, pourrait être allégé le poids des souffrances de notre pays,
amélioré le sort de nos prisonniers, atténuée la charge des frais d'occupation. Ainsi pourraient
être assouplie la ligne de démarcation et facilités l'administration et le ravitaillement du
territoire.
Cette collaboration doit être sincère. Elle doit être exclusive de toute pensée d'agression. Elle
doit comporter un effort patient et confiant.
L'armistice, au demeurant, n'est pas la paix. La France est tenue par des obligations
nombreuses vis-à-vis du vainqueur. Du moins reste-t-elle souveraine. Cette souveraineté lui
impose de défendre son sol, d'éteindre les divergences de l'opinion, de réduire les dissidences
de ses colonies.
Cette politique est la mienne. Les ministres ne sont responsables que devant moi.
C'est moi seul que l'Histoire jugera.
Je vous ai tenu jusqu'ici le langage d'un père. Je vous tiens aujourd'hui le langage du chef.
Suivez-moi. Gardez confiance en la France éternelle.
Pierre Milza,
Sources de la France du XXè, siècle, textes essentiels,
Larousse, 1997.
(1) : A Montoire.
Document n° 3
Vichy vu par le général de Gaulle(')
Pour moi, la faute capitale de Pétain et de son gouvernement c'était d'avoir conclu avec
l'ennemi, au nom de la France, le soi-disant "armistice". [... ] Par dessus tout, avoir soumis
l'Etat à la discrétion du Reich, c'est cela qu'il fallait condamner, de telle sorte que la France fût
dégagée de la flétrissure. Toutes les fautes que Vichy avait été amené à commettre ensuite :
collaboration avec les envahisseurs ; lutte menée contre les Français Libres ou contre les
alliés ; combats livrés à la résistance en liaison directe avec les polices et les troupes
allemandes ; remise à Hitler de prisonniers politiques français, de juifs, d'étrangers réfugiés
chez nous ; concours fourni, sous forme de main-d'oeuvre, de matières, de fabrications, de
propagande, à l'appareil guerrier de l'ennemi, découlaient infailliblement de cette source
empoisonnée.
Charles de Gaulle,
Mémoires de guerre. Le salut 1944-1946,
Plon, 1959.
(1) : Passage consacré au procès du Maréchal Pétain.
Document n° 4
Note au sujet de la déportation des Juifs de la zone non occupée.
Paris, le 4 septembre 1942.
Au cours de l'entretien qui a eu lieu le 29 entre Oberg(') et Laval, le Président a indique que
les diplomates étrangers lui ont, à plusieurs reprises, posé la question de savoir pour quelle
destination étaient acheminés les transports des Juifs livrés aux Autorités d'occupation. Il
répondait qu'en principe, on les emmenait dans la partie sud de la Pologne. Il demande
maintenant de lui indiquer la façon de répondre, afin d'éviter une divergence avec les
renseignements donnés par nous.
Il a été convenu que le Président Laval communique en réponse à de telles questions que les
Juifs transférés de la zone non occupée aux Autorités d'occupation sont transportés pour être
employés au travail dans le Gouvernement général.
Signé : Hagen, chef supérieur des SS et de la Police du Commandement Militaire en France.
Cité par Serge Klarsfeld dans
: Vichv - Auschwitz.Le rôle de Vichy, dans la solution finale de
la question juive en France, 1942,
Fayard, 1983.
(1) : Officier supérieur des SS en France.
Document n° 5
GEOGRAPHIE : épreuve " courte "
CROQUIS DE GÉOGRAPHIE
Le candidat choisit L'UN des deux sujets proposés.
Il réalise un croquis à partir du fond de carte fourni, accompagné d'une légende organisée et
expliquée en quelques phrases. La légende et son commentaire peuvent être réalisés sur une
feuille séparée.
Sujet numéro un :
Les foyers de la puissance économique allemande.
Sujet numéro deux :
Densités de population et grands foyers de développement en Union indienne et en Chine
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