Macroéconomie Financière - Licence Sciences économiques L3 (2008/2009)

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Macroéconomie Financière - Licence Sciences économiques L3 (2008/2009)

Publié le : mardi 5 juillet 2011
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LICENCE ES SCIENCES ECONOMIQUES * L3
Année 2008-2009
1
er
Semestre
1ère Session
Macroéconomie Financière
I - QCM
1 – Selon l’École monétariste
A – Le taux de chômage peut être réduit temporairement par une politique monétaire
expansionniste
B – Une politique monétaire expansionniste réduit le taux de chômage parce qu’elle provoque une
hausse de prix qui n’est pas anticipée par les salariés
C - Une politique monétaire expansionniste réduit le taux de chômage parce qu’elle provoque une
hausse de prix anticipée par les entrepreneurs
D – À court terme la hausse de prix est le seul effet d’une croissance de la masse monétaire.
Une seule réponse est fausse. Laquelle ?
2 – Selon la théorie keynésienne, le taux d’intérêt est
A – déterminé sur le marché de l’épargne
B – le prix de la renonciation à la consommation
C – le déterminant de l’épargne
D –le déterminant de la demande de monnaie spéculative
Quelle est la réponse juste ?
3 – Selon la théorie keynésienne
A – l’investissement précède l’épargne
B – c’est la variation du revenu qui égalise l’épargne et l’investissement
C – la croissance de l’investissement provoque l’augmentation de la demande de monnaie à des
fins de transaction
D – les réponses A, B et C sont justes
Quelle est la bonne réponse ?
4 – D’après la loi de Pillips-Samuelson-Solow
A- Le taux de salaire dépend du taux de chômage
B- Pour que le taux de chômage diminue il faut que les salaires décroissent
C- Le taux de croissance du salaire monétaire dépend du taux de chômage
D- Une augmentation des prix induit une baisse du taux de chômage
Quelle est la réponse juste ?
5 – D’après la théorie du circuit
A – La quantité de monnaie en circulation a pour co-déterminant les besoins des agents
économiques
B – Les banques décident seules de la quantité de monnaie à créer
C – La théorie du multiplicateur est incompatible avec l’hypothèse de monnaie endogène
D – Le taux d’intérêt est déterminé sur le marché de la monnaie
Quelle est la réponse juste ?
REPONSES
COMBINAISON
Placez cette feuille dans la feuille-examen. Dans la case "jury" de la feuille-examen et sur la feuille-réponse
inscrivez une COMBINAISON de quatre chiffres et deux lettres (que vous choisirez).
Pour répondre à une question, cochez la case située à l'intersection de la ligne correspondant à la question
et de la colonne portant le numéro de la réponse que vous jugerez juste .Vous ne devez utiliser le cadre II
que si vous avez commis une erreur irréparable dans le cadre I. Il vous est conseillé d'utiliser le crayon
pour cocher les cases et de ne repasser les marques avec de l'encre qu'au dernier moment.
CADRE I
CADRE II
QUESTION
S
A
B
C
D
REPONSES
A
B
C
D
QUESTIONS
1
X
1
2
X
2
3
X
3
4
X
4
5
X
5
II - QUESTION APPELANT UNE RÉDACTION
Comparez les voies par lesquelles une croissance de la masse monétaire induit une réduction du
taux de chômage selon les théories keynésienne et monétariste.
Dans le cadre de la théorie keynésienne, la croissance de la masse monétaire a pour effet de
provoquer une diminution du taux d’intérêt dont le marché de la monnaie est le lieu de
détermination. Le taux d’intérêt étant le co-déterminant de l’investissement, il devrait s’ensuivre
une croissance de ce dernier et donc de la valeur de la production puisque cette dernière est liée à
l’investissement par la relation de multiplication ; d’où une réduction du taux de chômage.
Le processus keynésien ne fait donc intervenir à aucun moment la variation des prix alors que cette
dernière est un élément crucial de la chaîne qui conduit de la croissance de la masse monétaire à la
diminution du taux de chômage d’après la théorie monétariste.
D’après la thèse de l’École monétariste, c’est parce que la croissance de la masse monétaire
provoque une hausse des prix différemment anticipée par les agents économiques que le taux de
chômage diminue (à court terme).
Au contraire des salariés, les entrepreneurs seraient en mesure d’anticiper la croissance des prix
consécutive à celle de la masse monétaire. Les salariés, n’anticipant pas la croissance des prix donc
la diminution de leur salaire réel, ne revendiquent pas d’augmentation de leurs salaires nominaux. Il
en résulte une baisse du salaire réel qui a été anticipée par les entrepreneurs puisqu’ils avaient prévu
la hausse des prix. Comme l’École de Chicago, reprenant la thèse néo-classique traditionnelle,
considère que la demande de travail des entrepreneurs est fonction décroissante du salaire réel, il
doit s’ensuivre une réduction du taux de chômage.
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