Min is tè re de l 'Éducat ion nat iona le de l 'Ense ignement supér ieur e t de la Recherche

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Niveau: Secondaire, Lycée
les dossiers Min is tè re de l 'Éducat ion nat iona le , de l 'Ense ignement supér ieur e t de la Recherche Direct ion de l 'éva lua t ion et de la prospect ive

  • origine sociale de l'élève

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Publié le : mardi 19 juin 2012
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Source : la-revanche-des-ses.fr
Nombre de pages : 203
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M i n i s t è r e d e l ’ É d u c a t i o n n a t i o n a l e , d e l ’ E n s e i g n e m e n t s u p é r i e u r e t d e l a R e c h e r c h e D i r e c t i o n d e l ’ é v a l u a t i o n e t d e l a p r o s p e c t i v e
Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Direction de l’évaluation et de la prospective 6165 rue Dutot 75732 Paris Cedex 15
Directeur de publication :Claudine PERETTI
les dossiers
Responsables de ce numéro :Delphine PERELMUTER etMagda TOMASINI
DEP – Bureau de l’édition Service ventes 6165 rue Dutot 75732 Paris Cedex 15 Téléphone : 01 55 55 72 04
Prix : 15 euros
Centre de documentation de la DEP Téléphone : 01 55 55 73 58 01 55 55 73 61
Étude docimologique du baccalauréat de la session 2003
D e l p h i n e P E R E L M U T E R e t M a g d a T O M A S I N I
Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Direction de l’évaluation et de la prospective
Avantpropos
Le poids relatif de chacune des épreuves du baccalauréat est un sujet de préoccupation aussi bien pour les élèves qui développent toutes sortes de stratégies en vue d’assurer leur réussite que pour les enseignants qui évaluent souvent l’importance de leur discipline à l’aune du coefficient qui lui est attribué à l’examen.
Il est donc apparu intéressant de mesurer par des méthodes statistiques l’impact réel de chacune des épreuves dans la réussite finale.
L’étude qui est présentée dans ce dossier porte sur les épreuves du premier groupe du baccalauréat général et du baccalauréat technologique dans les séries et les spécialités qui comptent le plus de candidats.
Aux termes de cette étude, il apparaît que, si les disciplines à fort coefficient se situent systématiquement parmi les trois matières les plus discriminantes, le classement des matières, de la moins discriminante à la plus discriminante, ne correspond pas exactement à celui des coefficients. De plus, la situation des matières peut différer, à coefficient égal, selon les spécialités. Cette étude met aussi en évidence la matière qu’il ne faut pas « rater ».
Une analyse complémentaire centrée sur le seul baccalauréat scientifique et publiée en note d’information montre aussi que l’impact de certaines matières peut varier en fonction du sexe, de l’âge ou de l’origine sociale de l’élève.
La directrice de l’évaluation et de la prospective
Claudine Peretti
Introduction .............................................................................................................................................. 7Des notes distribuées différemment selon les matières et les séries ..................................................... 9Des taux de réussite au premier groupe très variables ....................................................................... 9Des distributions de notes différentes selon les matières ................................................................. 10Etude de la corrélation des notes à la réussite au premier groupe....................................................... 13Première analyse graphique .............................................................................................................. 13Mesure de la corrélation entre les notes et la réussite ...................................................................... 15Des corrélations significatives dans la réussite aux matières à fort coefficient .................................... 19Les spécialités de la série ES : indépendance entre les notes en langues vivantes et les autres.... 19Série S : matières scientifiques versus matières littéraires ............................................................... 21Baccalauréat L : forte corrélation entre les notes obtenues aux épreuves anticipées de français et l’épreuve terminale de littérature ....................................................................................................... 23La filière technologique : .................................................................................................................... 25Conclusion ......................................................................................................................................... 28Quelles matières sont les plus prédictives de la réussite au baccalauréat ?........................................ 29Quelle épreuve compte dans les succès ou dans l’echec ? ................................................................. 33ANNEXES.............................................................................................................................................. 37
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INTRODUCTION
L’objet de la présente étude est de mesurer l’importance des différentes matières dans la réussite au baccalauréat. Cette étude s’appuie sur les notes obtenues lors de la session 2003 du baccalauréat dans une quinzaine de spécialités : les dix principales spécialités de la filière générale en terme d’effectifs (trois spécialités dans chacune des séries « Littéraire », « Economique et sociale» et « Scientifique »), trois spécialités de la série « Sciences et technologies tertiaires » (STT), une spécialité de la série «Sciences et technologies industrielles » STI et la série « Sciences médico-sociales » (SMS). Chaque spécialité a été traitée de façon indépendante des autres spécialités de la même série pour prendre en compte les différentes matières dans chacune des spécialités. Néanmoins, on verra par la suite qu’il existe des tendances lourdes présentes pour toutes les spécialités d’une même série, voire pour toutes les séries considérées.
N’ont été retenus que les candidats présents à l’examen, originaires du scolaire public ou privé. Ont été en particulier exclus de l’analyse les candidats libres. Au total, ce sont 424 629 candidats pour lesquels on dispose des notes obtenues à chacune des épreuves du baccalauréat et des résultats à l’issue du premier groupe. Seuls ces résultats sont pris en considération dans l’analyse de l’influence des différentes matières. La prise en compte des résultats à l’issue du second groupe d’épreuves dans une modélisation s’avère trop complexe. En effet, le choix de repasser telle ou telle épreuve au second groupe dépend d’un certain nombre de critères, en particulier du différentiel de notes obtenues pendant l’année et au moment de l’examen. Or, on ne dispose pas des notes obtenues pendant toute l’année par le candidat, ce qui interdit toute modélisation préalable de la stratégie de choix de la matière à repasser au second groupe. Par ailleurs, seules les matières obligatoires sont prises en compte, toujours pour des questions de stratégie de choix d’option difficilement modélisable.
Sur le plan méthodologique, la démarche a été la suivante : une première analyse descriptive met en évidence les corrélations entre les notes obtenues aux différentes épreuves et le résultat à l’issue du premier groupe pour chacune des spécialités, ainsi que les corrélations entre les notes obtenues aux différentes matières. Dans un second temps, la réussite au baccalauréat a été modélisée avec pour variables prédictives les notes obtenues aux différentes épreuves.
7 7
8 8
59,9%
55,1%
64,0%
77,6%
DES NOTES DISTRIBUEES DIFFEREMMENT SELON LES MATIERES ET LES SERIES
9 9
Source : DEP - OCEAN
40% 45% 50% 55% 60% 65% 70% 75% 80%
Chaque série présente des spécificités propres : les matières obligatoires peuvent différer, ainsi que leur coefficient. Il existe en effet une épreuve obligatoire de Littérature pour les bacheliers L, qui n’existe pas pour les bacheliers ES ou S. A l’inverse, les bacheliers S passent des épreuves de physique – chimie ou de sciences de la vie et de la Terre alors que les bacheliers L ne passent pas d’épreuves terminales dans ces disciplines. Ensuite, aux matières communes à une même série vient se greffer une épreuve spécifique liée à la spécialité choisie par le candidat. Enfin, les coefficients varient d’une série à l’autre, ainsi qu’au sein d’une même série, d’une spécialité à l’autre. Au total, pour étudier l’impact d’une matière sur la réussite au baccalauréat, il est nécessaire de travailler spécialité par spécialité.
bac SMS
67,8%
68,2%
bac STT spécialité action communication administrative
bac STI spécialité électrotechnique
bac ES spécalité sciences économiques et sociales
bac STT spécialité action communication
bac ES spécialité complément de langue vivante 1
bac L spécialité arts
bac STT spécialité comptabilité et gestion
bac S spécialité sciences de la vie
bac ES spécialité mathématiques
bac L spécialité complément de langue vivante 1
bac L spécialité langue vivante 3
Bac S spécialité sciences de l'ingénieur
bac S spécialité mathématiques
bac S spécialité physique
68,4%
58,2%
58,8%
55,3%
57,5%
Taux de réussite à l'issue du premier groupe
Des taux de réussite au premier groupe très variables
Il existe d’importantes disparités en terme de réussite au premier groupe de la population considérée (graphique 1) : de 55,1 % dans la série SMS à 77,6 % dans la spécialité « Mathématiques » de la série S. Au sein d’une même série, les taux de réussite par spécialité varient également. Ainsi, la réussite au premier groupe dans la spécialité « Mathématiques » de la série ES s’élève à 68,6 % alors qu’elle n’est que de 55,3 % dans la spécialité « Sciences économiques et sociales ».
65,7%
68,6%
69,4%
Graphique 1 : taux dé réussite à l’issue du premier groupe des spécialités étudiées – session 2003
71,5%
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