Alcool obésité et syndrome métabolique

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04/01/2011 1 Alcool, obésité et syndrome métabolique H D di Ri l. onna eu- go e Médecine Interne E et Addictologie Montpellier 16 Décembre 2010 Plan o Définitions, épidémiologie (SM puis alcool) o Conséquences de la consommation d'alcool sur le SM o Existe-t-il une « addiction alimentaire »? o Conclusion Obésité et Syndrome Métabolique (SM)

  • alcool

  • consommation moyenne d'alcool pur par habitant

  • diminution de l'athérogénèse et des complications

  • service d'hépato-gastroentérologie

  • consommation

  • relation inverse entre la consommation d'alcool

  • cm chez la femme


Publié le : mercredi 1 décembre 2010
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Alcool, obésité et syndrome métabolique
. onna eu go e Médecine Interne E et Addictologie Montpellier 16 Décembre 2010
Plan
o Définitions, épidémiologie (SM puis alcool)
o Consé uences de la consommation d’alcool sur le SM
o Existetil une « addiction alimentaire »?
o Conclusion
Obésité et Syndrome Métaboli ue SM
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Généralités
L'obésité estla première maladie non infectieuse de l'Histoire(Priorité OMS)
Sur 6 milliards d'individus, 3 milliards sont sousalimentés et les autres sont en train de devenir obèses
50 % des américains sont en surpoids et 25 % franchement obèses
Généralités
L'obésité est unfacteur de risque majeur associé aux maladies suivantes :  Hypertension artérielle  Maladies cardiaques  Risques accru pour certains cancers (Sein, intestin…)  Autres : cholestérol, apnée du sommeil, arthrose, infertilité, insuffisance veineuse, RGO, incontinence urinaire….
Épidémiologie
o L'Europe compte30 % d'adultes en surpoidset le nombre d'enfants obèses a doublé en cinq ans
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o En France 8 millions d'obèses, de 100 000 à 200 000 obésités morbides (IMC > 40)
o La prévalence de l'obésité a augmenté d'environ 45 % entre 1987 et 1996
Définition : Le SM
o Périmètre abdominal : > à 88cm chez la femme et > 102cm chez l'homme
o Au moins 3 des 4 critères suivants: HTA>130/85 mmHg Glycémie> ou = à 1,10g/l et / ou intolérance au glucose Triglycérides >1,5g/l HDL< 0,40 pour les femmes et <0,50 pour les hommes (Alberti et al. 2005)
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Le SM
o En France, la prévalence est plus faible que celle observée aux États Unis 17% des hommes et 10% des femmes) Etude DESIR(The European group for the study of insulino resistance)
o Elle augmente avec l'age pour toucher environ 40% de la population à partir de 60 ans
Définition : L’alcool
oUsage
oUsage nocif
oDépendance(Critères du DSM IV)
o o o o o o
o o o
L’alcool
Définition : DSM IV
Besoin de quantités plus importantes pour même effet Effet diminué pour quantités équivalentes Syndrome de sevrage caractéristique Alcool pris pour soulager les symptômes de sevrage A coo pris en quantit p us importante que pr vue Désirs persistants et ou infructueux pour diminuer la consommation Beaucoup de temps est passé à obtenir, consommer de l’alcool Des activités importantes sont abandonnées Consommation poursuivie bien que les effets délétères soient connus
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USAGE AVEC DEPENDANCE
USAGE A RISQUE
USAGE
Epidémiologie
o Abus: 5 à 6 millions
D
n
n
: 1 2 milli n
INSEE
Epidémiologie
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o France = première place dans le monde pour la consommation moyenne d’alcool pur par habitant
o 1993 = 11,5 l d’alcool pur par an et par habitant (63 l de vin,40 l de bière, 2,5 l de spiritueux)
o Augmentation chez les jeunes SNFGE,2001
Epidémiologie
o 13% des malades hospitalisés souffrent d’un mésusage (40% dans les services d’hépato gastroentérologie)
o 20% des consultations chez le généraliste
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Epidémiologie
o Sur 85000 décès prématurés en France (avant 65 ans) 42000 sont liés
o 66000 décès par an = deuxième cause de décès évitables
Conséquences de la consommation d’alcool sur le SM
o Existence d'une relation inverse entre la consommation d'alcool et le risque de ' . entre la quantité d'alcool et l'incidence du diabète se fait selon une courbe en j (1988)
o Au delà des normes OMS, la consommation d’alcool n'a plus d'effet protecteur (Carlsson et al. 2005)
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Conséquences de la consommation d’alcool sur le SM
Conséquences
o Dans la population générale, la consommation modérée de boissons alcoolisées est associée à une réduction de la morbimortalité attribuée à une diminution de l'athérogénèse et des complications coronar enne (van de Wiel et al; 2001)
o A l'exception de la population de soignants il semblerait que ces données ne soient valables que pour la bière et le vin (Wannamethee et al. 2002)
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Conséquences
o Une étude récente indique qu'une
un niveau scolaire supérieur diminue la prévalence du SM (Romaguera et al. 2010)
Conséquences
o Une autre étude suggère qu’audelà de 2 verres pour les hommes et 1 verre our les femmes ar our l’alcool augmenterait le risque de SM
o Problème de seuil +++
(Fan et al. 2008)
Conséquences
o Une « rare » étude tend à démontrer l'absence de corrélation entre la consommation d’alcool et le SM chez la femme (Buja et al. 2010)
« Food Addiction »
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« Food Addiction »
Problème de définition Binge eating desorder = BED = hyperphagie Boulimie = Bulimia nervosa = BN
 « » 1)Absorption en une période limitée d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que des gens absorberaient dans la même période et les mêmes circonstances 2)sentiment d’une perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise B / Comportements compensatoires inappropriés et récurrents visant à prévenir la prise de poids (vomissements, laxatifs, diurétiques…) C / Au moins 2 fois par semaine pendant 3 mois D / Estime de soi influencée par le poids et la forme corporelle E / ne survient pas exclusivement pendant des périodes d’anorexie (Purging type et Nonpurging type)
Food Addiction
Autres arguments  Alimentation riche en sucres et en graisses
Avenaet al. 2008  Phénomène de tolérance avec les aliments sucrés
 Après une restriction, ré augmentation rapide de l’ingestion des crises de boulimie (expérimental chez le rat)
(Avenaet al. 2003)
Food addiction
Lien étroit entre les « BED » et l’obésité Bean etal. 2008
Mais, le BED est il une Addiction?
On en revient à la notion de dépendance
1) Craving = oui 2) Dépendance physique = oui 3) Tolérance = oui 4) Impossibilité d ‘arrêter même en cas de conséquences médicales (obésité, HTA,….) sociales et familiales Pelchat etal.The Journal of nutrition2009
Food Addiction
o Nombreux épisodes de « rechutes » avec perte et reprise de poids notamment chez les patients ayant recours au binge eating
Petroniet al. Journal of Nutrition; 2007
oPersonnalités impulsives, gestion des émotions et de l’anticipation positive compliquée Nederkoonet al. Etnology and sociobiology; 2006
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Neurobiologie commune ?
Dopamine
Opiacés endogènes
Dysrégulation (en imagerie cérébrale fonctionnelle) dans le cortex préfrontal retrouvé dans le BED et l’abus de drogues Spinellaet al.International journal of Neuroscience; 2004
Conclusion
o Un nouveau « French paradox » pourrait être l’association entre SM et consommation d’alcool
o La consommation d’alcool rotè e à etite dose du SM et le favorise au delà d’une certaine quantité
o Le seuil entre l’effet bénéfique et l’effet délétère n’est pas encore scientifiquement défini
Attention au message incitant à boire de l’alcool
CONCLUSION
Les obèses ayant un Trouble du Comportement Alimentaire (TCA) sont potentiellement des personnes pen an es
= Etats des lieux de leurs habitudes alimentaires et utilisation de produits psycho actifs
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