DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES

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DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES PLAN D'ACTION 2004 ?

  • développement des compétences pour la réus

  • travail avec les communautés professionnelles

  • formations scientifiques des pfu

  • points d'amélioration augmenter

  • gestion prévisionnelle des emplois et des compétences

  • action collective


Publié le : mardi 19 juin 2012
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Source : dgdr.cnrs.fr
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PLAN DIRECTION DES
RESSOURCES HUMAINES D’ACTION 2004
"PLAN D’ACTION 2004 - 1
SOMMAIRE
INTRODUCTION 3
BILAN DES ACQUIS PRECEDENTS 5
LES OBJECTIFS REGIONAUX ET
INDICATEURS 7
DISPOSITIONS POUR AMELIORER
LA QUALITE DE LA FORMATION 9
LES DIFFERENTS PROJETS D’ACTION
SELON LES AXES 11
AXE 1 - Développer les compétences et répondre aux enjeux du CNRS 11
AXE 2 - Développer les compétences pour renforcer l’action collective 19
AXE 3 - Développer les compétences pour la réussite du parcours
professionnel 25
TABLEAU DES OBJECTIFS RÉGIONAUX 29
LES MOYENS 43PLAN D’ACTION 2004 - 3
INTRODUCTION
Le recours à la formation est désormais parfaitement La formation est un des leviers importants de la politique
ancré dans les pratiques du CNRS, dans les laboratoires des ressources humaines.
comme dans les services administratifs. La professionnali- Elle doit permettre par le soutien actif à une politique de
sation accrue des acteurs de la formation et la logique de Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences
rapprochement avec les laboratoires par l’élaboration de de faire face au défi de conserver et d’accroître les com-
plans de formation d’unité, dont l’importance a été réaf- pétences, mais également de contribuer à l’intégration
firmée au fil des années, ont permis de mettre en œuvre des nouveaux recrutés.
une démarche au plus proche des besoins afin d’accom-
pagner la politique scientifique. Elaboré à partir des plans régionaux de formation et des
demandes d’actions nationales, le plan d’action national
Le premier Contrat d’Action pluriannuel (CAP) a été signé offre une vision non exhaustive des déclinaisons régiona-
entre l’Etat et le CNRS le 21 mars 2002, définissant les les qui s’imbriquent dans les objectifs nationaux, il s’agit
priorités et domaines d’actions de l’établissement. Un d’un instantané qualitatif des innovations les plus repré-
plan pluriannuel de formation a été alors mis en chantier sentatives, par la forme ou le contenu, de l’activité
au travers le travail de six ateliers. Des préconisations ont concrète de la formation dans les délégations.
été dégagées pour accompagner la réalisation des objec-
tifs énoncés dans le CAP.
Ce plan pluriannuel baptisé CAP Formation peut se décli-
ner en orientations annuelles. Ont été retenues pour 2004 :
- Développement des compétences et réponse
aux enjeux du CNRS,
- Développement des compétences pour ren-
forcer l’action collective,
- Développement des compétences pour la réus-
site du parcours professionnel.PLAN D’ACTION 2004 - 5
BILAN DES ACQUIS
PRECEDENTS
PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DES
ACQUIS PRECEDENTS
POINTS FORTS POINTS D’AMÉLIORATION
Intégration de la formation comme levier dans la mise Evaluation permettant de mesurer l’impact de la forma-
en œuvre de la GPEC au sein des unités (Paris A, tion (Paris A, Ile de France Ouest et Nord, Nord Est,
Provence, Midi-Pyrénées, Côté d’Azur) Normandie)
Accueil entrants (Ile de France Est, Midi-Pyrénées) Reconnaissance de Paris A comme pôle régional de for-
mation (Paris A)
Identification et accompagnement des périodes clefs du Mettre en place une politique de formation commune
parcours professionnel (dispositif entrants, sortants, avec les partenaires (Paris A)
PIF/CIF) (Paris A, Centre Auvergne Limousin, Provence,
Bretagne Pays de Loire, Normadie, Côte d’Azur)
Conseil individualisé auprès des Directeurs d’Unité (éla- Renforcer la collaboration avec les CMDS pour le suivi
boration et mise en place PFU) (Paris A, Côte d’Azur) des formations scientifiques des PFU (Nord Est)
Mise en place d’ateliers thématiques pour les Directeurs Définir la place de la formation dans l’accompagnement
d’Unité (Paris A) des réseaux, le rôle des différents acteurs (Nord Est)
Augmentation du nombre de PFU (Ile de France Est, Ile Sensibiliser l’encadrement intermédiaire à la formation
de France Sud, Alsace, Aquitaine Poitou Charentes) et (Nord Est)
qualité meilleure prise en compte des besoins (Nord Pas
De Calais, Normandie)
Augmentation des accompagnements individualisés de Rendre plus lisibles les plans de formation pour les
service, d’équipe ou d’individu, Renforcement de l’ac- responsables formation des établissements partenaires
compagnement des unités ayant des PFU (Nord Est,
Vallée du Rhône, Alpes, Normandie)
Travail en commun SPRH, correspondants formation pour Réduire les écarts entre le PFU tel que prévu à l’année N-
l’élaboration et la mise en œuvre du PFR (Ile de France 1 et le PFU réellement mis en œuvre à la fin de l’année N
Ouest et Nord) (Alsace)
Suivi de la mise en œuvre des PFU (Nord Est) Meilleure coordination avec le national pour la mise en
œuvre des actions nationales (Languedoc Roussilon)PLAN D’ACTION 2004 - 6
POINTS FORTS POINTS D’AMÉLIORATION
Travail avec les communautés professionnelles locales et Augmenter les formations liées à la gestion de la recher-
sur la prospective métier (Nord Est, Alpes, Centre che pour les personnels administratifs (Languedoc
Auvergne Limousin, Provence, Midi-Pyrénées, Bretagne Roussillon)
et Pays de la Loire, Côte d’Azur)
Amélioration de l’offre de formation pour encadrement Sensibiliser les agents et la hiérarchie à la politique de
intermédiaire (Nord Est) formation (Languedoc Roussilon)
Redéfinition des utilisations du PIF et du CIF et
augmentation de la qualité
Démarche qualité diffusée lentement mais
régulièrement (Alpes, Provence)
Renforcement du partenariat avec les universités
et EPST (Alpes, Centre Auvergne Limousin,
Bretagne et Pays de la Loire, Nord Pas de Calais)
Sensibilisation des chercheurs aux outils et
démarches du 6ème PCRDT (Alsace)
Accompagnement des scientifiques
(Provence, Bretagne Pays de la Loire, Côte d’Azur)
Optimisation de la communication sur la
formation ( Br
Rôle de conseil des gestionnaires de laboratoire,
professionnalisation des gestionnaires
de laboratoire (Côte d’Azur)PLAN D’ACTION 2004 - 7
LES OBJECTIFS
LES OBJECTIFS REGIONAUX
ET INDICATEURS
Le tableau de l’annexe 1 recense les objectifs régionaux Ensuite, quelques actions concernent un nombre moindre
que les délégations se sont définis ainsi que les actions de des délégations du CNRS :
formations prévues et les indicateurs qui leurs sont asso- •V alorisation et Europe, orientée ou non selon les
ciés. Le domaine le plus fréquemment cité concerne le objectifs scientifiques les plus représentés dans les
dispositif nouveaux entrants (12 délégations sur 20) : une laboratoires de la délégation.
délégation a prévu d’y consacrer ses moyens de manière • Gestion prévisionnelle des emplois et des compé-
totalement prioritaire et de répondre à la totalité des tences / gestion des ressources humaines pour les
demandes exprimées dans ce sens par les agents. personnels des unités ;
• Réseaux métiers, nationaux ou régionaux ;
Les deux actions importantes suivantes (8 délégations sur •T ransfert des savoir-faire en anticipation des départs
20) portent sur : massifs en retraite (Nord-est, Centre Auvergne
• l’accroissement du nombre des PFU (amélioration Limousin, Aquitaine Poitou Charente, Normandie) ;
qualitative par le recrutement et la formation des •Professionnalisation des agents des services du
correspondants formation des unités et l’animation personnel et des ressources humaines des déléga-
de ce réseau) et le développement quantitatif, y tions (Paris A, Ile de France sud, Midi-Pyrénées).
compris pour les unités installées à l’étranger
(Paris A) ;
• l’accompagnement du directeur d’unité en appui
de la formation nationale à la prise de fonction, à
travers notamment la maîtrise d’outils de gestion
des ressources humaines et la connaissance de sa
responsabilité administrative, pénale et civile.PLAN D’ACTION 2004 - 9
LES DISPOSITIONS
DISPOSITIONS POUR AMELIORER
LA QUALITE DE LA FORMATION
L’élaboration des plans de formation est l’occasion pour qu’avec une collaboration avec les divers organismes pré-
les services du personnel et des ressources humaines de sents dans l’unité. C’est pourquoi une des pistes d’amé-
cadrer les évolutions souhaitées de l’activité de formation lioration envisagée est la validation des PFU par les prin-
permanente. cipales tutelles présentes dans les laboratoires.
D’autres pistes de progrès énoncées visent plus particu-
La préoccupation centrale des délégations est d’adapter lièrement le développement d’objectifs et la mise en
la réponse formation au plus près des besoins des labo- place d’indicateurs pour une meilleure évaluation des
ratoires et de développer des pratiques innovantes. plans.
Cette analyse s’appuie notamment sur les constats dres-
sés lors des bilans précédents et sur les attentes expri- La contribution du correspondant formation d’unité à
mées par les laboratoires. l’élaboration du PFU est importante. L’ attention particu-
lière que la plupart des délégations ont porté à leur
La structuration de l’ensemble de l’activité formation accompagnement par la formation, depuis plusieurs
régionale passe par les unités. Les principales dispositions années, est réaffirmée. Les nouveaux correspondants
d’amélioration de la qualité de la formation portent donc comme les correspondant en fonction seront formés afin
sur la croissance qualitative comme quantitative des Plans de les doter des outils et des méthodologies nécessaires
de Formation d’Unité (PFU). à leur mission. Leur implication et leur compréhension des
problématiques de la formation devraient se développer
L’ensemble des délégations confirme sa volonté de soute- avec leur intégration dans la mise en place de formations
nir cette démarche. Après avoir porté les années passées inter-laboratoires. Des ateliers sont programmés par la
une attention sur le nombre de PFU qui se mettaient en plupart des délégations à leur intention, parfois conjointe-
place, l’effort amorcé depuis maintenant 3 à 4 ans porte ment avec leurs homologues de l’université. Organisés
principalement sur le développement de leur qualité. Le autour d’un thème fédérateur, ils peuvent regrouper les
PFU est élaboré afin d’apporter une réponse qualitative correspondants formation des unités d’un même départe-
aux écarts constatés entre les besoins et les compétences ment scientifique et être l’occasion d’associer le chargé
existantes. De plus en plus les délégations l’adossent à de mission formation du département concerné (CMDS).
une démarche de Gestion Prévisionnelle des Emplois et Ce contact constitue un moment privilégié car il permet
des Compétences qui objective les besoins. une identification des besoins de formation communs aux
La qualité d’un plan se traduit également par sa cohérence. membres d’un même département scientifique.
Or celle-ci ne peut être réellement obtenue dans les UMRPLAN D’ACTION 2004 - 10
Plusieurs délégations projettent de solliciter plus forte- délégations envisagent en 2004, la refonte de la partie
ment l’action des chargés de mission formation des formation de leurs sites web.
départements scientifiques, en tant qu’expert scientifique
et représentant du département scientifique, en particu- Nombre de formations bénéficient du concours de forma-
lier en amont du dépôt de projets d’écoles thématiques teurs internes. Plusieurs délégations envisagent d’opti-
et des actions nationales à gestion déconcentrée dont les miser la qualité de leur intervention en développant des
départements scientifiques sont commanditaires. Il est formations de formateurs destinées à leur apporter des
important que Les CMDS participent activement à l’éta- notions de base en pédagogie et en animation.
blissement du cahier des charges des actions nationales
qu’ils ont impulsées et dont la conception et la mise en L’amélioration de la qualité de la formation a conduit plu-
œuvre leur ont été confiées par la direction des ressour- sieurs délégations à accentuer l’effort vers le e-learning
ces humaines. Dans un cadre plus général que les seules qui présente l’avantage d’offrir une grande souplesse d’u-
actions scientifiques, le bureau national de la formation tilisation et une individualisation de parcours de formation
s’est donné, comme un de ses axes d’amélioration, un pour le public concerné. C’est dans le domaine de la
suivi plus appuyé des actions nationales à gestion décon- bureautique que cette méthode pédagogique est le plus
centrée. souvent citée.
Après les acteurs et les structures, l’évaluation demeure Au plan national, l’année 2004 sera à la fois l’année de la
l’une des préoccupations les plus fortes d’amélioration de diffusion et de la communication du nouveau cadre plu-
la part des délégations. Elles constatent la difficulté à riannuel de formation et celle des premières mises en
mesurer la valeur ajoutée d’une action de formation dans œuvre. La direction des ressources humaines mettra en
l’évolution des pratiques professionnelles et déplorent place plusieurs groupes de travail sur des thèmes de for-
l’absence de réalisation d’évaluation ou d’analyse des mation correspondants aux orientations prioritaires et sur
résultats faute de temps. Les délégations souhaitent por- des thèmes correspondants aux axes de progrès pour
ter leur effort sur une augmentation quantitative du nom- améliorer la qualité du dispositif de formation
bre d’actions évaluées sur le plan de l’impact. Dans ce
sens, des outils seront développés pour mesurer les Enfin, dans plusieurs plans de formation, il est fait men-
acquis de compétences des laboratoires. tion d’échanges sur les pratiques professionnelles à l’inté-
rieur même des équipes en charge des Ressources
Globalement, les délégations souhaitent renforcer leurs Humaines. Des propositions en ce domaines seront faites
contacts avec les laboratoires et développer la sensibili- dans le cadre de l’animation du réseau R.H. qui incombe
sation du directeur d’unité à la formation. C’est égale- à la DRH.
ment dans un souci d’information accrue que plusieursPLAN D’ACTION 2004 - 11
DIFFERENTS PROJETS
LES DIFFERENTS PROJETS D’ACTION
SELON LES AXES
L’objectif de cette école est de faire le point sur un sujetAXE 1 - DÉVELOPPER LES
interdisciplinaire, avec d’importantes avancées tant enCOMPÉTENCES ET RÉPON-
physique qu’en sciences de l’information. Le sujet émer-DRE AUX ENJEUX DU CNRS
geant de l’information quantique vise d’une part l’adapta-
Le CNRS ne peut répondre aux enjeux auxquels il est
tion de la théorie de l’information au comportement
confronté sans l’implication de ses personnels. Le déve-
quantique des objets nanoscopiques et d’autre part l’ex-
loppement des compétences individuelles et collectives
ploitation de phénomènes quantiques tels que la super-
de l’ensemble des personnels est la clé de son adaptation
position ou l’intrication pour un traitement de l’informa-
au changement et la condition de sa capacité à y appor-
tion parallèle et extrêmement efficace.
ter une réponse efficace et de qualité.
La formation dispensée au travers de cette école devrait
permettre de faciliter la diffusion de l’information quan-1.1 METTRE EN PLACE LES OUTILS DE
tique au sein de diverses communautés.L’INTERDISCIPLINARITÉ
Couvrant un vaste ensemble de disciplines scientifiques,
La délégation Normandie présente l’École d’Eté
le CNRS peut développer de manière privilégiée les colla-
Linguistique de Corpus (ELC). Elle s’adresse aux cher-
borations entre chercheurs de domaines variés. La démar-
cheurs et aux enseignants en linguistique théorique et
che de l’interdisciplinarité existe au CNRS depuis plu-
appliquée. Cette école, qui implique les départements
sieurs années, comme en témoignent les mécanismes mis
Scientifiques SHS et STIC, propose la présentation et la
en place afin de favoriser les Programmes
manipulation de méthodes et d’outils qui permettent la
Interdisciplinaire de Recherche (PIR). L’interdisciplinarité a
recherche et l’analyse critique de données linguistiques
été réaffirmée dans le CAP avec la mise en place d’outils
tant à l’oral qu’à l’écrit avec l’aide des technologies de
au niveau des agents comme au niveau des structures. La
l’information.
formation soutient cette priorité en l’inscrivant régulière-
ment dans ses orientations. Cet enjeu est largement inté- Le développement de la linguistique de corpus ne cesse
gré par les délégations qui présentent toutes des actions de croître depuis les années 1990. Cette croissance induit
regroupant des chercheurs d’horizon divers sur des thé- des ressources linguistiques informatisées de plus en plus
matiques communes. volumineuses. En réponse à la nécessité d’un dialogue
accrue entre informaticiens, concepteurs de systèmes, et
Parmi celle ci on retiendra plus particulièrement des éco- linguistes, utilisateurs, l’école proposée sera conduite
les telle “Quantum logic and communication” qui se dans un cadre interdisciplinaire, où se côtoieront principa-
déroulera sous l’égide de la délégation Ile-de-France Sud. lement informaticiens, ingénieurs, linguistes et juristes,PLAN D’ACTION 2004 - 12
ceci n’excluant pas, le cas échéant, d’autres domaines, en tements alimentaires, sur les structures sociales et l’ex-
sciences humaines (sociologues) et sciences de la vie pression culturelle au travers des pratiques funéraires
(psychologues) notamment. (identification des sexes, des liens de parenté), sur la mor-
talité différentielle (naturelle ou non) selon les sexes, etc.
Les conséquences attendues de cette école sont multi-
ples. Entre autres, elle doit permettre de développer une L’école Nanosciences et sondes locales dont l’organisa-
synergie en linguistique de corpus au sein des laboratoi- tion est prise en charge par la délégation Midi-Pyrénées
res des participants et permettre à des projets encore doit réunir des participants des départements scienti-
embryonnaires à l’université de Caen de prendre leur fiques SPM, SC et SDV.
essor. L’émergence des nanosciences dans le paysage scienti-
fique a amené un nombre croissant de laboratoires et d’é-
L’originalité de cette école est de permettre d’appliquer quipes de recherche à s’équiper de microscopes à champ
dans la même journée les compétences acquises lors des proche.
conférences. Il ressort donc qu’un besoin en nano-analyse fait partie
des préoccupations les plus vives de l’ensemble des com-
Après une évaluation a priori permettant de mieux cerner munautés utilisatrices (chimistes, physiciens et biologis-
les attentes, une évaluation à chaud viendra clôturer l’é- tes) qui trouvent dans la formule du forum un espace de
cole. Enfin, trois à six mois après le déroulement de cette communication privilégié et interdisciplinaire.
école, un questionnaire sera envoyé à tous les partici- Toutefois, la seule utilisation des microscopes à champ
pants. proche comme outil de visualisation à l’échelle du nano-
mètre ne correspond pas à l’usage majoritaire qui en est
La délégation Ile-de-France Est offre pour sa part “École fait. La manipulation, la modification et la caractérisation
Paléogénétique de l’Homme et de son environne- de matière atomique et moléculaire sont à présent des
ment”. Cette école interdisciplinaire, qui concerne les sujets d’études nombreuses et importantes. Cette utilisa-
départements SDV et SHS, est la concrétisation des tion active des sondes locales révèle un engagement cer-
conclusions tirées d’une journée organisée en 2002. Il s’a- tain dans les nanosciences.
gira de développer des liens entre chercheurs pour cons- Cependant, ces techniques de microscopie restent com-
truire une communauté scientifique autour de la paléogé- plexes et leur maîtrise totale apparaît souvent imparfaite,
nétique et pour déboucher concrètement sur l’élabora- selon les utilisateurs eux-mêmes. Cette école propose
tion d’une proposition de programme interdisciplinaire. non seulement d’aborder la physique sous-tendant les
Grâce à de récents progrès techniques, les études sur techniques de sondes locales, mais également, de faire le
l’ADN ancien et, plus généralement sur les molécules fos- point sur les développements les plus actuels dans l’utili-
siles, ont connu un rapide développement. Elles sont sus- sation des microscopies à champ proche, dans l’acception
ceptibles de fournir de multiples informations sur la dyna- la plus large du terme, au service des nanosciences. Le
mique des populations humaines (migration, sélection, souci de cette école sera également de coupler les
dérive), animales et végétales (domestication, transfert aspects instrumentaux des sondes locales et les nanos-
d’espèces, phylogéographie), sur les conditions épidé- ciences.
miologiques anciennes (grandes épidémies, maladies Cette école se doit de renforcer les compétences des
génétiques, maladies à helminthes, commensalisme et participants afin de conduire à une exploitation la plus
pathologie), sur la nature et les modifications des compor- efficace possible des machines disponibles dans les

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