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Publié le : lundi 26 mars 2012
Lecture(s) : 56
Source : maisonimage.eu
Nombre de pages : 117
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Document à consulter sur place

H H HITLER À HOLLYWOOD
FRÉDÉRIC SOJCHER
PAYS :FRANCE, BELGIQUE
ANNÉE DE PRODUCTION :2010
DATE DE SORTIE :04 MAI 2011
GENRE :DRAME
 DURÉE :85 MIN
REALISATEUR : FRÉDÉRIC SOJCHER
ACTEURS :MARIA DE MEDEIROS, MI-
CHELINE PRESLE, WIM WILLAERT,
HANS MEYER, EDOUARD BAER
DISTRIBUTEUR :EUROZOOM
FORMAT DE TOURNAGE : 35 MM

SYNOPSIS :
RESUME
Lorsque Marie de Medeiros entre-
prend le tournage de son documentai-
re consacré à l'actrice Micheline Pre-
sle, elle retrouve la trace d'un cinéaste
mystérieusement disparu en 1946,
Luis Aramcheck. En mettant à jour un
complot fomenté par Hollywood pour
tuer dans l'oeuf la production cinéma-
tographique européenne d'après guer-
re, elle n'imagine pas que cette quête
mettra sa vie en danger .


://www.lemonde.fr/

"HH, Hitler à Hollywood" : égarements
entre fiction, histoire et documentaire


Feignons d'y croire. La comédienne Maria de Medeiros entreprend le tournage d'un
documentaire consacré à l'actrice Micheline Presle, et découvre qu'en 1939, celle-ci aurait
tourné un film qui ne serait jamais sorti, Je ne vous aime pas. Son auteur, , aurait
mystérieusement disparu en 1946.
Maria de Medeiros se lance dans une enquête sur cette page inconnue de l'Histoire du cinéma,
tombe à la émathèque de Belgique sur des documents laissant entrevoir des rapports entre Hitler et un
certain McBridge, sommité des studios hollywoodiens.
Elle interroge l'historien , retrouve la fille du producteur d'Aramcheck, puis le collectionneur
Jacques Le Sourd. Des bobines de films jamais divulguées s'apprêtent à être vendues à
Drouot. Les témoins meurent, d'autres se cachent. Une menace pèse...
Ce docu-fiction mêlant images d'archives, reportages de style bande-dessinée et interviews
(de öndorff à en passant par édéric éi, ou , via des irruptions dans divers festivals), affiche deux
ambitions : faire prendre comme argent comptant une mystification - Aramcheck, et Je ne
vous aime pas étant sortis de l'imagination de l'auteur ; et user de cette supercherie ludique
pour livrer un message militant.
En se basant sur une déclaration impérialiste authentique du président Roosevelt qui affichait
ses stratégies commerciales ("Envoyez les films, les produits suivront"), Frédéric Sojcher part
1
en guerre contre la suprématie du cinéma hollywoodien et élabore deux scénarios fictifs :
qu'Hollywood ait créé une cellule secrète pour empêcher les autres cinémas du monde
d'exister, et qu'Hitler ait de son côté tenté d'adopter la même politique que Roosevelt pour
propager son idéologie via les écrans.
Le juif Aramcheck aurait, lui, tenté une contre-offensive en faisant construire à Malte des
studios qui auraient permis de créer un Hollywood européen et de contrer le monopole
américain.
Frédéric Sojcher a signé il y a quelques années Cinéastes à tout prix, attachant documentaire
sur des réalisateurs travaillant en dehors des systèmes de production habituels, et récusant à
leur propos la notion d'amateurisme ou la comparaison avec des peintres du dimanche.
HH, Hitler à Hollywood semble avoir été conçu dans cet esprit, avec un sens certain de
l'autodérision. On aurait aimé être complices de cette récréation, réalisée dans un esprit
potache qui peine à faire croire (ou à faire mine de vouloir nous faire croire) à sa véracité.
Cette parodie de film-enquête (co-écrite avec la romancière ) rate sa cible.
Jean-Luc Douin

://www.lemonde.fr/
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://www.lexpress.fr/culture/

HH, Hitler à Hollywood, c'est quoi, ce film?
l faut le dire : HH, Hitler à Hollywood est un des trucs les plus étranges vus depuis
longtemps. La preuve.
L'idée. L'actrice Maria de Medeiros réalise un documentaire sur Micheline Presle et, de film en
aiguille, découvre la bande-annonce d'un long-métrage inédit, Hitler à Hollywood, qui met en lumière
un vaste complot américain au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Le concept. Il s'agit d'un vrai-faux documentaire. Si Medeiros et Presle jouent leur propre rôle, ainsi
qu'Edouard Baer, Marisa Berenson, Frédéric Taddeï, Denis Lavant, Wim Wenders et une multitude
d'autres, Hitler à Hollywood est une oeuvre inventée. En revanche, la conjuration visant à détruire le
cinéma européen a bel et bien existé, illustrée ici par des images d'archives et les propos de l'historien
Marc Ferro.
Le résultat. Réjouissant et instructif. Parce qu'imaginé par Frédéric Sojcher, réalisateur et cinéphile,
adepte des sujets atypiques ( éastes à tout prix, 2005), qui aime transmettre en s'amusant.


» la fiche
://www.lexpress.fr/culture/
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Revue de presse
http://www.hitlerahollywood.com/revue-de-presse/
Frederic Sojcher

Réalisateur

Quel est le point commun entre Cinéastes à tout prix et Hitler à
Hollywood ?
Je vois plusieurs points communs entre les deux films. Cinéastes à tout prix était un
documentaire sur trois autodidactes qui réalisent des longs métrages sans aucun
moyen, en réinventant les règles et en arrivant à fidéliser une équipe – parfois
pendant trente ans ! – autour de cette « croyance » dans le cinéma. Le cinéma est
pour eux la « vraie vie » ; celle qu’on rêve. Leurs parcours sont romanesques, la
réalité dépasse la fiction. Hitler à Hollywood est une autre manière de parler de la
passion et du pouvoir du cinéma. De l’importance de l’imaginaire. Et cela, je l’espère,
de manière ludique.
Comment est née cette histoire ?
Le cinéaste André Delvaux, qui a été mon professeur de cinéma, m’a parlé de
l’importance du cinéma européen, et cela m’a beaucoup marqué. J’ai réalisé des films,
mais aussi écrit des livres sur le cinéma. En 1996, le premier ouvrage que j’ai
coordonné s’intitulait Cinéma européen et identités culturelles. Quand deux
scénaristes, Renaud Andris et Lionel Samain, sont venus me proposer un thriller sur
le cinéma européen, j’ai tout de suite été enthousiaste. Nous avons réécrit le scénario
ensemble, puis avec Catherine Rihoit, une romancière et scénariste que j’admire. Les
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producteurs ont suivi ces étapes d’écriture, et il était essentiel d’avoir cette « même
envie » de film, entre nous.
Comment s’est passé le tournage ?
Le tournage s’est déroulé sur six semaines, avec plusieurs interruptions, à cause des
nombreux changements de pays. J’ai pris un immense plaisir à travailler avec une
équipe réduite, inventive, enthousiaste. Hitler à Hollywood est un road movie
européen, l’action nous emmène de Paris à Cannes, en passant par Berlin, Londres,
Venise, Malte… Sans la complicité avec l’assistant réalisateur, Arnout André de la
Porte, le film n’aurait tout simplement pas été possible : car il fallait transformer nos
faiblesses (un petit budget) en atouts pour le film, et le plan de tournage a un lien
direct avec ce qu’il y a de plus créatif dans la mise en scène.
A sa manière, Hitler à Hollywood participe au combat pour l’exception
culturelle. En tant que spectateur et cinéaste, quel regard portez-vous sur
le cinéma hollywoodien ?
J’aime beaucoup de nombreux films hollywoodiens, et un nombre plus important
encore de films issus du cinéma américain indépendant. Le cinéma indépendant, par
son existence, stimule l’innovation et l’inventivité des studios. Grâce à ces deux
composantes, le cinéma américain est le meilleur du monde ! Si seulement les
cinémas européens pouvaient avoir les mêmes moyens, économiques, de marketing
et de diffusion ! Il ne s’agit pas d’être anti-américain, mais de ne pas accepter que le
cinéma américain soit le seul à dominer culturellement le monde.
Pourquoi ce titre, Hitler à Hollywood ?
Hitler est le pire des dictateurs du 20ème siècle ; Hollywood est le symbole de
l’industrie du cinéma. Le film traite précisément de ce lien, entre l’industrie du
divertissement et la dictature qu’elle exerce sur l’imaginaire ! Le titre est aussi une
manière de ne pas se prendre au sérieux – comme quand Mel Brooks, dans son film
Les Producteurs, évoque un projet de comédie musicale, Springtime for Hitler !
Quel personnage du film est le plus proche de vous ?
Je me sens proche de tous les personnages âgés du film. Je trouve un vrai charme
dans les octogénaires, qui gardent une dextérité d’esprit et une forme d’insoumission.
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Micheline Presle, à 88 ans, est d’une jeunesse plus grande que nombre de personnes
de ma génération, qui ont déjà renoncé à tout ! Elle continue à vivre, par et pour le
cinéma ! A titre privé, je me sens plus proche de mon père, qui dans le film joue le
rôle d’un collectionneur sourd. Je laisse aux psychanalystes la libre interprétation de
ce choix.
A quel genre cinématographique appartient le film ?
Le film commence comme un documentaire, le mystère apparaît et nous voilà
entraînés dans un thriller. Dans Hitler à Hollywood, il y a des scènes de comédie et
aussi un côté bande-dessinée. Maria de Medeiros, c’est Tintin au pays du cinéma !
Hitler à Hollywood mélange de vrais événements historiques et des situations
purement inventées. Je souhaite que le spectateur ne sache pas ce qui appartient au
domaine du réel et à la fiction et prenne plaisir à entrer dans l’intrigue, comme dans
un jeu de piste.
Avec Hitler à Hollywood, à quel public vous adressez-vous ?
Mon rêve de cinéaste est de faire des films qui parlent au plus grand nombre. Il n’est
pas nécessaire d’être cinéphile pour entrer dans l’intrigue. Mais il faut par contre être
prêt à « jouer » avec le film, à ne pas être un spectateur passif. A vivre une autre
expérience de cinéma qu’en voyant un « blockbuster » ! A prendre du plaisir à se
poser des questions. A être curieux.




://www.hitlerahollywood.com/revue-de-presse/
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://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/EXCLU- ...

EXCLU : Interview de Frederic Sojcher
réalisateur de HH, Hitler à Hollywood


Rencontre avec Frédéric Sojcher, réalisateur du film HH, Hitler à Hollywood
Et si Hollywood avait tenté d’écraser la production européenne pendant la
seconde guerre mondiale ? C’est l’une des thèses d’Hitler à Hollywood, le
faux-documentaire de Frederic Sojcher , où Maria de Medeiros court à la
manière d’un Tintin en jupons sur les traces d’un film perdu. Revisite
enjouée du film de complot, Hitler à Hollywood ouvre le livre à double-fonds
d’une histoire méconnue du cinéma, entre franc délire et faits avérés …

Propos recueillis par Alex Masson




Pourquoi le choix d’une fiction et non d’un documentaire sur un tel sujet ?
C’est tout le pari du film : s’adresser à des personnes qui ne sont pas
celles concernées par ce sujet. Et ça passait mieux par la fiction. Avec un
documentaire j’aurai rencontré deux obstacles : d’abord l’accès aux
sources, notamment américaines. Il n’est pas vraiment évident d’avoir des
réponses sur ce sujet qui tient du secret diplomatique. La fiction me
permettait de le contourner en inventant des choses à travers lesquelles
je pouvais laisser filtrer les faits. Et ensuite, un documentaire aurait été
moins ludique pour les gens qui ne connaissent pas l’histoire du cinéma ou
ne sont pas cinéphiles. Or je tenais à amener les spectateurs à se poser
des questions qu’ils ne se seraient pas posés devant un documentaire…

Avec le risque qu’il ne soit pris que pour une fiction…
Je sais. La réalité est déjà incroyable : tous les dictateurs ont eu un
rapport fort avec le cinéma, et beaucoup plus avec les films de fiction
qu’avec les documentaires ou les films de propagande. J’ai appris
récemment qu’au moment du débarquement en Normandie, quand les
allemands ont commencé à reculer, des avions partaient quotidiennement
de Berlin pour parachuter les derniers films de fiction faits à la UFA (NDR :
le grand studio allemand crée pour la propagande allemande à l’aube de la
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première guerre mondiale). C’était considéré comme une priorité de
guerre, au même titre que les armes ou le ravitaillement… Pour revenir à
la question, même si Hitler à Hollywood ne doit pas être perçu comme ça, je
crois que le pouvoir même de la fiction, amène obligatoirement à
s’interroger sur ce qui y est dit.


Hitler à Hollywood indique clairement qu’à cette période la culture était un
investissement crucial pour les gouvernements. Alors qu’aujourd’hui, on voit
que les institutions tentent de plus en plus de s’en retirer…

C’est une erreur historique de penser qu’en temps de crise, la culture
devient quelque chose de secondaire. Ca devient justement, à l’inverse,
quelque chose d’essentiel, y compris sur un plan économique. Jean-Pierre
Jeunet raconte souvent que des années après, il y a toujours autant de
touristes américains, japonais ou russes qui viennent à Paris voir
Montmartre à cause d’Amélie Poulain. Le Paris de son film n’a rien à voir
avec la réalité, mais il a eu un impact économique concret.


Hitler à Hollywood attire l’attention sur une imprécation américaine, mais
reprend à son compte un récit purement hollywoodien ; celui du film de
complot.
Malgré son propos mon film n’est pas anti-américain. J’adore les films de
complot, que je prends énormément de plaisir à voir. Je voulais le
transmettre aux autres. Sans compter que l’un des principes d’Hitler à
Hollywood reste le jeu sur ce qui est vrai ou faux – ne serait-ce que parce
que je demande aux acteurs de jouer leurs propres rôles.
J’ai toujours pensé qu’un film est réussi quand on croit à ce qu’il raconte,
même si son contexte est des plus improbables comme dans la science-
fiction ou l’épouvante. Ce besoin de se laisser porter par des histoires est
dans la nature humaine.
D’où l’importance que le cinéma le fasse à travers des cultures différentes,
et pas unique, ce qui formaterait la pensée. S’il n’existait que des films
américains, on serait face à un énorme problème. Y compris, à long
terme, pour l’Amérique : les mouvements sociaux et politiques que l’on
observe aujourd’hui, qui ne sont que des résurgences de nationalisme,
fascisme ou populisme viennent aussi du fait qu’on est dans une époque
de culture globalisée. Si chacun pouvait s’exprimer, émettre son point de
vue par la culture, on n’en serait peut-être pas là. L’échange culturel n’est
en rien un renoncement à sa propre culture.


Hollywood est basé sur ce principe : ses fondateurs et ses producteurs de
légende étaient des européens exilés aux USA…

Le problème d’Hollywood aujourd’hui, c’est que les nouveaux patrons de
studios sortent des écoles de commerce, sont beaucoup moins cinéphiles,
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