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  • congrégation de la mère de dieu pour l'enseignement des jeunes filles
  • baronne sickt
  • ia légion d'honneur
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  • mère de lézeau
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  • éducation
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  • éducations
Publié le : mercredi 28 mars 2012
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Source : dea.unideb.hu
Nombre de pages : 669
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Profils Hongrois
Silhouettes Germaniques
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190 9 Duc de la S£LLE DE ROCUSKAURS
à la Sprce
Profils Hongrois
Silhouettes Germaniques
AURILLAG
IMPRIMERI E MODERNE
6 Rue Guy de Veyre, 6 t
190 9 I
WURTEMBERG — BAVIÈRE
SALZBOtRG WURTEMBERG
Vne dame d'Honneur de la Reine Olga. — Sentimenta­
lisme et nourriture. — Le Palais Royal de Stutt­
gart. — Origines de la Maison Régnante. — Le vieux
château. — L'ancien et le nouveau Stuttgart. — Le
Catholicisme en Wurtemherg; contrôle royal sur
l'Eglise, loyalisme du Clergé Romain. — L'instruction
Publique, sa diffusion. — Constitution politique du
royaume. — Le citoyen Wurtembergeois. — Garnis-
•tatt et ses sources thermales. — Une évocation de
FAlhambra. — Les ifs-canons. — La Souabe à vol
d'oiseau.
« La voie ferrée est enfin inaugurée jus-
« qu'à Stuttgart, on y vient fort commodé-
« nient de Strasbourg. Ily a même des con-
«• vois accélérés qui ne s'arrêtent qu'aux
< grandes gares et écourtent sensiblement
« ainsi, la durée du trajet. Décidez-vous, 6 DU DANUBE A LA SPREE
(( ma clière amie, à venir faire un séjour
<( dans notre belle capitale. Vous y trouve-
« rez jusqu'à des eaux thermales, dont quel-
ce qu'une pourra sûrement vous convenir.
(( Ma chère Reine Olga, à qui j'ai bien sou-
<( vent parlé de vous, vous accueillera avec
« une parfaite bonté. Quelle joie de se re-
« voir, de reprendre nos bonnes causeries,
« comme au temps où Mère de Lézeau (1)
« nous gardait auprès d'elle, nous ren-
(1) La Vénérable Mère Marie-Marguerite de la
Motte-Ango d* Lézeau (1755-1838), religieuse Visitan-
dine avant la Révolution, fonda après le Concordat la
Congrégation de la Mère de Dieu pour l'enseignement
des jeunes filles, qui prit très vite une grande exten­
ersion. Lorsque Napoléon I créa l'Institution des
Maisons de la Légion d'Honneur pour l'éducation des
me
filles de ses légionnaires, il confia à M Gampan la
Maison de St-Denis et à la Mère de Lézeau celles de
la rue Barbette, plus tard transférée à Ecouen, et des
Loges St Germain.
Marie de Poliaiion de Glavenas (1820-1885), plus
tard comtesse de la Salle de Rocoemaure, fit toute
son éducation à la rue Barbette (183M8&0), où elle
était l'élève privilégiée de la Mère de Lézeau et la
compagne de la baronne Sickt, DU DANUBE A LA SPREE 7
« voyant seulement quand arrivait Mgr de
« Quélen (1). Venez bien vite, ma chère
« Maria... »
Ce fragment d'une lettre adressée à ma
mère, vers 1855 ou 1860, j'imagine, par son
ancienne amie de pension, la Baronne Sickt,
me revient en mémoire devant le Palais Eo-
yal de Stuttgart. Et, j'évoque l'imposante
silhouette de cette plantureuse Baronne Al­
erlemande, fille d'un Général du I Empire
et d'une Wurtembergeoise, élevée avec ma
mère à la Légion d'Honneur (2), mariée à
un Chambellan de la Cour de Stuttgart,
Dame d'Honneur elle-même de la Reine
Olga, dont elle était la confidente la plus
Intime.
(1) Mgr de Quélen, archevêque de Paris de 1821 à
1839, grand ami de ia Mère de Lézeau, qu'il venait
fréquemment visiter, rue Barbette.
(2) Le marquis H. de Poîlalion, baron de Glavenas,
colonel de Houzards, était officier de ia Légion
d'Honneur. C'est à ce titre que sa fille, la comtesse
de la Salle fut élevée rue Barbette. 8 DU DANUBE A LA SPREE
A mes yeux d'enfant, toute grande dame
d'Outre-Bhin devait être, ainsi que Fainie de
ma mère, venue un été en Auvergne, vers
l'époque de ma première communion, une
puissante et imposante personne, aux che­
veux couleur de chanvre roui, portant avec
majesté une immense crinoline, « la cage
Tomson » disait-on, je crois, qu'on voyait
s'aplatir aux chambranles des portes, pour
reprendre ensuite, le passage effectué, son
ampleur rebondie! — Et la caractéristique
de nos voisines de l'Est, était, à mon sens*,
d'absorber au petit déjeuner, voire même au
grand, d'énormes quantités de miel, puis de
s'aller promener à pas lents, plongées dans
une lecture qui tantôt fait pousser de gros
soupirs, tantôt fait scintiller une larme,
furtivement essuyée.
Je savais encore que Gœthe et Schiller,
étaient le bréviaire, le livre de chevet de la
sentimentale Baronne et qu'à son dire, sui­
vant sa disposition d'esprit, et le philoso­
phe et le poète de Weimar, lui procuraient 9 DU DANUBE A LA SPREE
infailliblement, à son gré, le rire on les lar­
mes!
Il ne vaut certes pas, à beaucoup près, ni
le Louvre, ni Versailles, le Palais Royal de
Stuttgart, comme Paffirraait avec un peu
trop de prétention, l'imposante Baronne
entrevue dans mon enfance. Elle a néan­
moins grande allure, cette immense cons­
truction très homogène, commencée au mi­
elieu du XVIII siècle, terminée seulement
après que Napoléon, ce faiseur de Rois, eut
erdonné, le 1 janvier 1806, une couronne
royale pour étrennes, au Duc-Electeur de
Wurtemberg !
Si sa royauté est de fraîche date, elle a en
revanche, les plus hautes prétentions à l'an­
tiquité de race, la maison de Wurtemberg et
réclame pour son premier auteur, le leude
Emeric, Maire du Palais de notre Roi Clo-
vis. Les ancêtres de ce guerrier auraient
même été déjà les chefs des « Allemani » ;
cette peuplade qui occupait la contrée, à
l'ère Romaine, repoussa maintes fois l'en-10 DU DANUBE A LA SPBÉE
vahisseur et ne cessa de lutter contre lui
jusqu'à ce que l'Empereur Maxence l'eût
eécrasée définitivement au IV siècle.
Il est beaucoup plus certain que les loin­
tains aïeux du Roi actuel, n'étaient que de
ersimples seigneurs, jusqu'à Ulric, 1 , qui se
proclama Comte <( par la grâce de Dieu »
quand le dernier Hohenstauffen, le malheu­
reux Conradin, périt sur l'échafaud Napoli­
tain, laissant en déshérence le Duché de
Souabe. L'ascension de cette race continue
edepuis lors, lente mais progressive; au XV ,
Eberhard se proclame Duc, au milieu des
troubles suscités par la Réforme qu'il avait
embrassée. Ses successeurs s'inféodent à
l'Autriche qu'ils servent dans sa lutte sécu­
laire contre la France. Possesseurs de la
Principauté Française de Montbéliard, où
eils résidaient même au XVIII , ils la cèdent,
en 1796, à la République, bénéficient de la
brillante campagne de Moreau en 1800,
obtiennent, en 1803, grâce à la France, des
accroissements de territoire et le titre DU DANUBE A LA SPREE 11
d'Electeur, et enfin, trois ans plus tard,
t'asseoient sur le trône royal que leur octroie
Napoléon.
La gratitude ne les gêna guère, en 18i4,
pour se ruer à la curée <( contre F Aigle
expirant », et lorsqu'éclata la guerre fran­
co-prussienne de 1870, le Roi de Wurtem­
berg fut le premier à mobiliser son armée,
le premier aussi à engager le Roi Guil­
laume à se proclamer à Versailles, Empe­
reur d'Allemagne.
Il voyait grand, le Duc, de Wurtemberg
qui donna pour cadre à son vaste palais,
l'immense place qui le précède et développa
sa façade latérale sur ce jardin superbe aux
eaux jaillissantes, qui se prolonge en parc
de haute futaie, trois kilomètres durant,
jusqu'à Cannstatt.
On se fatigue vraiment, à parcourir l'in­
terminable enfilade de pièces qu'offre le rez
de chaussée du Palais. Chambres et salons
se succèdent, dans une monotonie maussade,
uniformément décorés et meublés en Em-

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