Les métiers de la production développement animal

Publié par

CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES JUILLET 2002 Famille Professionnelle Production/Expérimentation/développement animal Les notes de l'observatoire des métiers

  • responsables d'animaleries

  • expérimentation assistant

  • elevage

  • difficultés de gestion

  • développement animal

  • cadre du développement des recherches concernant le génome


Publié le : lundi 1 juillet 2002
Lecture(s) : 30
Source : dgdr.cnrs.fr
Nombre de pages : 6
Voir plus Voir moins
Les notes de lÕobservatoire des mÈtiers
DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES JUILLET 2002
Famille Professionnelle Production/ExpÈrimentation/dÈveloppement animal
CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
BAP A Production/expérimentation/développement animal Etude réalisée à partir des données de l'identification des personnels. Année 2001.
Délimitation du champ de la famille professionnelle Production/expérimentation/ Effectifs La famille professionnelledéveloppement animal "production/expérimentation/développement animal"est organiséeIngénieur en expérimentation animale IR 15 et déveloemen autour de8 emploistypes. Ingén eur en gest on'é evage Elle répond à deux grands domaines d'activités :IE 11 ex érimental  mise en oeuvre de techniques et de méthodes pour des Ingénieur en techniques IE 35 expérimentations conduites sur l'animal ;d'ex érimentationanimale et dévl Assistant en gestion d'élevage  développement et contrôle dela productiond'élevage dans le AI 3 expérimental/expérimentation cadre d'un protocole établi. Assistant en techniques AI27 d'ex érimentationanimale Technicien en gestion d'élevage T21 ex érimental Particularités T Technicienen expérimentation animale 64 Animalier 1 Les emplois de cette filière représentent13% de la BAP A,AJT61 Sciences du vivant.Les effectifsrelèvent des emplois CNRSet 237 Total ne comprennent pas les agents des unités mixtes affectésà d'autres 1856 Total BAP A organismes. Ils dépendent uniquement du département des sciences de la vie.
2 Pour assurer la protection sanitaire des personnels et des animaux, la réglementation impose des conditions très strictes d'hébergement, d'élevage, de manipulations des animaux et de formation des personnels. Aussi, les personnels doiventils osséde deshabilitations pour exercer leurs activités. Il existe trois niveaux d'habilitations : iveau 1 : procurant l'autorisation nominative d'expérimenter sur l'animal pour les personnels assurant la responsabilité des expérimentations ; iveau II : permettant aux personnels de participer directement aux expériences ; iveau III : autorisantles personnels animaliers àassurer l'hébergement, l'entretien et le soin aux animaux.
3 Ces emplois sont soumis à des contraintes particulières :  travail en zone protégé selon les niveaux de classement de l'animalerie et de l'évaluation des risques (A1 à A4).  permanencescertains weekend.
Présentation de la communauté professionnelle
La communauté professionnelle de ce domaine est composée de 237 personnes, d’une structure assez semblable pour l'ensemble des corps. L'âge moyen est de 48 ans et 5 mois mais avec une très nette sous représentation de la tranche "3550 ans".
Pyramide des âges
Répartition par corps Adjoints techniques 26%
36%
Techniciens
47 50 45 37 40 33 31 35 30 21 25 19 18 18 20 13 15 10 5 0 2024 2529 3034 3539 4044 4549 5054 5559 >=60 Répartition par département scientifiqueRépartition par sexe
Sciences de la vie
100%
59%
Femmes
41%
Hommes
Ingénieurs 38%
La population de cette famille professionnelle est assezbien équilibrée : 59% des agents sont des femmes et 41% des hommes ; 37% sont localisés en Île de France et 29% en région sudEst.
Répartition géographique
37,4% 15,9% Nord OuestIDF
10,6%
Sud Ouest
7,0% Nord Est
29,1%
Sud Est
Recrutements et départs en retraite
Si des départs importants à la retraite  concernantles "ingénieurs en expérimentation animale et développement (IR)", personnels en général chargés de la supervision vétérinaire des élevages sur le plan sanitaire et génétique, et des "ingénieurs en techniques d'expérimentation animale (IE)" sont prévisibles et peuvent conduire à un assèchement du potentiel, nous devons souligner la difficulté constante à assurer un recrutement correspondant aux besoins de la recherche, en particulier pour les emplois de vétérinaires mais également d'animaliers. Ces difficultés sont liées en partie seulement à l’écartEffectifs/départs retraite existant entre le niveau moyen de rémunération de l’établissement et le niveau des salaires sur le marché du 64 61 travail . D'autres éléments doivent être soulignés : 35  la restructuration des animaleries (suppression des petites 27 26 28 21 animaleries) supposele maintien des emplois 15 11 12 11 9 3 correspondants aux différents niveaux de responsabilité. Il 1 1 5 s’agit d’une double nécessité : celle liée aux différents rotocoles de recherche, celle liée au respect des règles de sécurité, d’hygiène et d’expérimentation (habilitations).  de plus, les astreintes inhérentes à ces activités Effectifs d’animaliers  renforcées par la réduction du temps de travail – conduisent à une gestion difficile des effectifs,Départs en retraite amplifiée par les difficultés régulières de recrutement (variable des salaires). Pour assurer une continuité et une grande qualité dans le 93 départs prévisibles sur les 9 ans à venir, fonctionnement des animaleries, nous pourrions envisager la tranche d’âge concernée est celle des 50 et plus, la mise en place d’une opération de qualification des « ce qui représente 39% et la proportion de l’effectif actuel réparateurs en biologie » . Ceci permettrait à des ersonnels, moyennant un programme de formation et d’incitation adéquat, de pouvoir postuler surles métiers d’animaliers.
8 7 6 5 4 3 2 2 1 1 1 1 0
Recrutements 8
4
1
1998 1999 2000 2001 2002
Observations
Les discussions et interrogations autour des emploistypes de la BAP "expérimentation et développement animal " font apparaître :
1. Une réglementation qui évolue, des responsabilités grandissantes…
Le passage par l'expérimentation animale est une étape nécessaire dans de nombreuses recherches de la biologie. Aujourd'hui, dans le cadre du développement des recherches concernant le génome, la production d’animaux transgéniques s'est considérablement développée alourdissant fortement le travail des ersonnels dans les animaleries, aussi bien qualitativement que quantitativement et ce, à tous les niveaux de qualifications (du responsable de l'animalerie à l'animalier).
L'homme a des devoirs envers l'animal, qui se traduisent a uneréglementation très stricte visant à protéger les animaux, aussi bien leur hébergement et leur utilisation, que la formation et l'intégrité morales des personnes amenées à les manipuler. Aussi, les responsables d'animaleries sont conduit à mettre en œuvre des contrôles et des suivisplus fréquentset de manière de plus en plus rigoureuse selon les risques de contamination. Á ce sujet, a été évoqué le problème du suivi des autorisations d’expérimentation qui représente arfois une lourde charge de travail : les personnels de recherche n’ ont pas toujoursle soucide contrôler la mise à jour de leurs habilitationset en laissentla gestion aux responsables d'animaleries.
Il est donc noté que la réglementation en hygiène et sécurité évoluant rapidement, cela nécessite une veille réglementaire constante. De plus, les manipulations génétiques et les manipulations du prion, qui ne font qu’accroître cet encadrement, entraînent bien évidemment de nouvelles précautions à prendre de la part des manipulateurs.
Il est nécessaire de mettre en place des formations spécifiques régulièrement.
2. Des activités moins étanches
La tendance est à la "perméabilité" des frontières entre les activités de gestion d’élevage et celles d’expérimentation animale du fait que les chercheurs attendent de plus en lus de la part des animaliersun « produit fini », ce qui modifie la façon de travailler des personnels de l’animalerie et entraîne également une charge supplémentaire de travail.
Ces nouvelles exigences tendent à modifier le niveau de qualification des personnels entraînant des décalages entre le poste occupé (souvent de niveau technicien), les tâches effectuées et le statut des personnes (niveau adjoint). Dans le même temps, une réflexion portant sur les tâches quotidiennes élémentaires telles que les activités de nettoyage, de vidage des déchets… est engagée posant la question d’une éventuelle sous traitance de ces activités.
Les réponses apportées à ces questions d'organisation du travail peuvent amener à reconsidérer les niveaux de recrutement : on aura besoin soit de personnels adjoints techniques pour les tâches courantes, soit de techniciens our gérer des animaleries mais aussi pour réaliser des croisements entre lignées ou des transformations génétiques.
3.Une organisation délicate, des difficultés de gestion
Un certain nombre de points ont été soulevés dans les modalités d'organisation des animaleries. Il est apparu que des difficultés sont souvent dues à un manque de concertation entre les demandeurs (chercheurs) et les responsables d'animaleries et sont à l’origine de beaucoup de dysfonctionnements.
Ces difficultés sont de diverses natures :
 certaines commandes d'animaux sont faites sans en référer à l’animalerie, ce qui signifie par conséquent que les animaux arrivent dans l’animalerie sans contrôle réalables des possibilités et conditions d’hébergement.
 le constat (souvent observé) de l’existence d’animaux « non utilisés » pose le problème du coût de leur prise en charge pour les animaleries. Afin de remédier à cette situation, une orientation pourrait être la prise en charge du (sur)coût de l’animalerie par le chercheur afin de le responsabiliser. Á ce sujet, la notion de pénalités a été évoquée.
 le fait de travailler pour différentes unités complexifie l’organisation.
Ces constats obligent les responsables d'animaleries à trouver des modes de suivi qui permettent une meilleure traçabilité ainsi qu’un meilleur suivi des opérations.
Une gestion de personnes d’horizons divers (d’universités, d’EPST ou autres) avec des statuts différents, une façon de fonctionner et un nombre de jours de congés inégal, tout ceci amplifié par la RTT font que les animaleries se retrouvent la plupart du temps en sous effectifs chroniques avec tout ce que cela implique au niveau organisationnel (surcharge de travail, personnels insuffisamment formés our les tâches effectuées…). Un management d’équipe difficile à gérer et une gestion des carrières très complexe.
Conclusion Les métiers en "développement et expérimentation animale" s’orientent vers un renforcement des connaissances nécessaires en réglementations, particulièrement en raison de l’accroissement des manipulations génétiques. Cette connaissance semble se répercuter à tous les niveaux de la hiérarchie. On doit également noter que, même si les activités essentielles restent les mêmes (préparation des animaux, manipulations, expérimentation, gestion…), le métier tend à se complexifier avec davantage de contrôles, de responsabilités et de management. Des ‘démarches qualité’ et une traçabilité plus rigoureuse, indispensables au bon fonctionnement des animaleries, demanderont la mise en place de nouvelles modalités de fonctionnement, qui ne pourront se faire que par l’établissement de procédures établies et codifiées au réalable en concertation avec les chercheurs.
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.