LES ORIENTATIONS DES DEPARTEMENTS SCIENTIFIQUES

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LES ORIENTATIONS DES DEPARTEMENTS SCIENTIFIQUES 2004

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  • action de formation

  • orientations du département scientifique

  • développement durable

  • projet de création de l'institut national de recherche en santé publique

  • besoin de formation permanente

  • département des sciences de l'homme et de la société


Publié le : mardi 19 juin 2012
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Source : dgdr.cnrs.fr
Nombre de pages : 27
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LES O
 
RIENTATIONSD SE
 DEPARTEMENTS SCIENTIFIQUES   2004 
SOMMAIRE  
   ¾ Orientations du département scientifique SHS   ¾ Orientations du département scientifique SDUE   ¾ Orientations du département scientifique STIC   ¾ Orientations du département scientifique SDV   ¾ Orientations du département scientifique IN2P3   ¾ Orientations du département scientifique SPI   ¾ Orientations du département scientifique SC   ¾ Orientations du département scientifique SPM         
 
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Orientations scientifiques de la formation Département des sciences de l’Homme et de la Société       Au delà du soutien apporté aux thématiques mises en œuvre dans les disciplines traditionnelles des sciences humaines et sociales, le département des sciences de l’Homme et de la Société souhaite : 1) Participer à l’exploration de certains des secteurs interdisciplinaires identifiés par le CNRS dans le grands cadre de son Contrat d’action pluriannuel, s’appuyant sur l’ensemble des départements scientifiques et correspondant à des domaines en émergence ou en mutation ; 2) compléter ce renforcement de l’interdisciplinarité en privilégiant des thématiques impliquant des approches scientifiques intégrées ; 3) développer des plates-formes technologiques en vue d’améliorer la qualité de la collecte, du stockage et du traitement des données en sciences humaines et sociales ; 4) améliorer l’organisation du travail scientifique dans les laboratoires afin de les rendre aptes à mettre en œuvre ces orientations prioritaires. Chacune de ces actions entraîne un besoin de formation permanente destinée à accompagner les évolutions nécessaires.  1) Participation aux grands secteurs interdisciplinaires identifiés par le CNRS  Le Contrat d’action pluriannuel entre le CNRS et l’Etat a identifié un certain nombre de grands secteurs au travers desquels construire l’interdisciplinarité au niveau de l’établissement. Les sciences de l’Homme et de la Société sont, à des degrés divers, concernés par trois de ces secteurs : - Le vivant et ses enjeux sociaux ; - Information, communication et connaissance ; - Environnement, énergie et développement durable.  1.1. Le vivant et ses enjeux sociaux  Le département des sciences de l’Homme et de la Société participe pleinement à cet axe prioritaire. Cette participation s’exprime en particulier à travers : -  » qui privilégie en étroitele programme interdisciplinaire « Sciences biomédicales, santé et société collaboration avec le département des sciences de la Vie trois grands domaines d’investigations : les transformations du vivant et ses conséquences, les risques pour la santé, leurs modalités d’identification et de gestion, les transformations des prises en charge, pratiques et usages des soins. Par ailleurs, le département des sciences de l’Homme et de la Société est partie prenante du projet de création de l’Institut national de recherche en santé publique, piloté par l’INSERM. Un des thèmes susceptibles d’être accompagné par des actions de formation est donc celui de la santé publique. -  » qui promeut le Origine de l’homme, du langage et des languesle programme interdisciplinaire « développement de recherches sur quatre thématiques : langues et gènes, langage et archéologie/paléoanthropologie, langage et esprit/cerveau, langage et groupes sociaux. Il s’agit ici, en croisant les données recueillies et analysées en sciences de l’Homme et de la Société (linguistique, anthropologie biologique, paléoanthropologie, archéologie) et en sciences de la Vie (neurosciences, génétique moléculaire, génétique des populations), de mieux connaître l’ancrage biologique d’Homo sapiens et l’apparition de la faculté humaine de langage. Les actions de formation devraient porter, d’une part, sur une meilleure maîtrise des instruments techniques de recueil et d’analyse des données, d’autre part, sur un dialogue mieux nourri entre spécialistes des sciences humaines et des sciences biologiques.       
 
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1.2. Information, communication et connaissance   Le département est partie prenante de cet axe prioritaire du CNRS principalement au travers du programme « Société de l’information. Archivage et patrimoine documentaire, apports des sciences de l’information et de la cognition ». Ce programme, conduit en étroite collaboration avec le département des Sciences et techniques de l’information et de la communication, vise à mettre en évidence les incidences des sciences et techniques de l’information (établissement, conservation, distribution, mise en relation par techniques hypertextes utilisant le Web, l’accès et l’interprétation des documents sous forme électronique) sur le patrimoine documentaire et l’archivage en faisant porter l’attention sur trois types d’archives : les archives culturelles et juridiques, les archives scientifiques et les archives archéologiques. Les actions de formation devraient porter sur la diffusion, dans le milieu des sciences humaines, des techniques de pointe élaborées en STIC.  1.3. Environnement, énergie et développement durable  Le département des sciences de l’Homme et de la Société participe à cet axe prioritaire notamment au travers : -  histoire etde sa coopération au programme interdisciplinaire « Environnement et climat du passé : évolution » (ECLIPSE) dans un de ses quatre axes : l’étude des conséquences des changements de l’environnement sur les sociétés humaines (dynamique des populations, implications des changements de l’environnement et du climat sur les déplacements/migrations des hominidés et développement des sociétés humaines) ; - de sa coopération au programme interdisciplinaire « Energie » dans l’un de ses quatre axes : développement de la socio-économie de l’énergie (évaluation des filières technologiques, analyse des déterminants de la demande, études prospectives). - du programme interdisciplinaire « Développement urbain durable » organisé avec la coopération requise des sciences de la Vie, de l’Univers et des sciences pour l’Ingénieur, autour de trois grands thèmes : l’évolution des différenciations sociales et économiques dans les villes, les processus d’organisation territoriale des villes, les nouvelles négociations des choix publics entre acteurs urbains. Les actions de formation, dans le domaine de l’environnement, de l’énergie et du développement durable, devraient s’inscrire dans les différentes dimensions des compétences scientifiques et techniques demandées pour organiser la collaboration entre les différents spécialistes dans ce domaine.     2. Thématiques prioritaires impliquant la mise en œuvre d’approches scientifiques intégrées  Dans le cadre du Contrat d’action pluriannuel, le département des sciences de l’Homme et de la Société a indiqué vouloir apporter une aide ciblée à : - certains champs de savoir (sciences historiques, sciences du langage, histoire et philosophie des sciences, nouvelles sciences de la communication) ; - certaines approches scientifiques intégrées (la cognition en sciences humaines et sociales, la modélisation en sciences de l’homme et de la société, l’étude des formes de gouvernance et de citoyenneté, la connaissance des aires culturelles dans la grande Europe et hors d’Europe).  La tenue, en septembre 2003, du premier Colloque de prospective en sciences humaines et sociales a permis de dégager un certain nombre de thématiques émergentes dont le développement sera prioritaire. Ces thématiques reprennent à la fois : - certaines des problématiques mises en œuvre dans le cadre de la participation du département des sciences de l’Homme et de la Société aux grands secteurs de construction de l’interdisciplinarité identifiés par le CNRS ; - les priorités mises en avant par le département dans le cadre du CAP. L’intitulé de ces thématiques a pour objet de signaler à l’attention des domaines de recherches nécessairement pluridisciplinaires et suffisamment larges pour appeler la mise en œuvre d’approches scientifiques intégrées.      
 
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Il s’agit des domaines suivants :  1) évolution et spécificité des capacités cognitives humaines ; 2) et impact des nouveaux savoirs ;production, transmission 3) reconstruction du passé aux modèles prospectifs ;environnement, Homme et Société : de la 4) les aires culturelles dans les sciences de l’homme ; 5) mobilité : transformation des espaces, échelles spatiales ; 6) au collectif : émergence de structures ;de l’individuel 7) normativité ; 8) santé, maladie et société ; 9) risque et société.  Comme on le voit aisément, le domaine (1) recoupe la priorité donnée à la participation des sciences humaines et sociales au réseau des sciences cognitives ; le domaine (2) est en phase avec la participation du département à l’axe prioritaire du CNRS « Information, communication et connaissance » ; le domaine (3) est également relié à la participation du département à l’axe prioritaire « Environnement, énergie et développement durable » ; le domaine (4) renvoie à la priorité du département portant sur les sociétés de la grande Europe et sur les sociétés non européennes ; le domaine (5) doit mettre en relation diverses disciplines des sciences sociales et mobiliser assez largement les procédures de modélisation ; le domaine (6) conjoint rapprochement entre sciences cognitives et sciences sociales (notamment au travers de l’économie cognitive) et utilisation de la modélisation ; le domaine (7) vise à désenclaver les recherches juridiques en rapprochant le droit d’autres disciplines ; le domaine (8) est en phase avec la participation du département à l’axe prioritaire du CNRS « Le vivant et ses enjeux sociaux » et le programme interdisciplinaire « Sciences biomédicales, santé, société » ; le domaine (9) fait référence à de nouveaux objets de recherche pour les sciences humaines et sociales, largement suggérés par des attentes de la société civile à l’égard de la science.  Les actions de formation destinées à accompagner ces thématiques prioritaires doivent donc s’inscrire dans ces grands champs scientifiques (cognition, information et communication, environnement et société, connaissance des sociétés et des cultures non européennes, dimension spatiale du fait social, problème de l’émergence de structures collectives, les systèmes normatifs, la santé publique, le risque comme problème de société) et promouvoir et contribuer à développer la maîtrise des diverses procédures de modélisation mises en œuvre pour répondre aux problèmes que se posent les disciplines.  3. Développement de plates-formes technologiques en sciences humaines et sociales  Le département des sciences de l’Homme et de la Société a inscrit parmi ses priorités le développement de plates-formes technologiques destinées à améliorer la qualité de la collecte, du stockage et du traitement des données dans l’ensemble des sciences humaines et sociales. Au delà des outils de plus en plus sophistiqués utilisés dans le domaine de la documentation et de la construction de bases de données, il s’agit, par exemple, de développer des instruments d’imagerie performants, susceptibles d’aboutir à des reconstructions réalistes à partir de données originales dégradées (fossiles, artefacts, éléments architecturés, etc.), ou encore d’utiliser les techniques d’imagerie cérébrale pour évaluer les diverses hypothèses concernant le fonctionnement du langage.  Les actions de formation doivent assurer un niveau d’excellence technique aux divers personnels placés au service des projets scientifiques rendus possibles par ces instruments de travail partagés.  4. Amélioration de l’organisation du travail scientifique dans les laboratoires  Le département a engagé une politique de réorganisation du dispositif des unités de recherche en sciences de l’Homme et de la Société reposant en grande partie sur le rôle central du laboratoire dans la production de connaissances. Le succès de cette politique dépend de l’implication de chaque membre du laboratoire, du directeur de l’unité jusqu’à chaque agent concerné, dans la bonne marche de l'équipe au service d’un programme scientifique.  Il convient, par conséquent, que la formation permanente contribue fortement à la diffusion d’une culture de responsabilité et d’une culture de projet, appuyée sur la maîtrise de la compétence dans des métiers de la recherche en évolution constante.  Un élément essentiel pour l'acquisition de cette culture commune est l'organisation de journées des entrants. La première session s'est tenue en novembre 2002. Ces journées des entrants regroupent, pour deux jours et demi,
 
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ITA et chercheurs recrutés une même année. On développe ainsi de façon concrète le sens d'une appartenance à un projet scientifique commun au sein d'un même organisme. La prochaine session aura lieu au premier semestre 2004.  Dans cette perspective de réorganisation des laboratoires, il est souhaité que la formation permanente initie des personnels des unités à la mise en place et à l'amélioration de sites web par la maîtrise de logiciels adéquats de type "dream weaver".                                              
 
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Orientations de la formation dans une perspective pluriannuelle (2004-2006) Département des Sciences de l Univers   Les actions prioritaires de formation du Département s’inscrivent, pour les trois années à venir, dans la démarche générale initiée par le CNRS, visant à décliner de manière opérationnelle les grandes lignes de son projet d’établissement. La réflexion est en cours, notamment avec les correspondants de formation des sections du comité national et dans le cadre d’opérations spécifiques, par exemple pour le renouvellement des chefs de projets. Si les priorités nationales servent de cadre général en particulier pour contribuer aux évolutions de la recherche et aux évolutions des métiers, pour former l’encadrement et pour accompagner les parcours de carrières, les priorités du Département SDU devraient permettent :   d’accompagner la politique scientifique du Département;   d’orienter les connaissances ou les compétences complémentaires à acquérir par les personnels;   de développer des actions interdisciplinaires;   d’améliorer la communication à propos de la recherche.  Les lignes qui suivent explicitent chacun de ces axes.  1/ La formation, un des moyens d'accompagnement de la politique scientifique.  La formation intervient comme levier de l'évolution scientifique par des actions spécifiques définies en étroite synergie entre le Département (principalement les DSA) et les directeurs d’Unités (via les Délégations régionales).  Les priorités scientifiques sont définies au terme d’un processus collectif de réflexion conduit dans des séminaires spécifiques (dits de prospective) organisés par chaque division. A titre d’exemple, l’exercice pour les Sciences de la Terre a eu lieu en Septembre 2002, tandis que celui de l’Astronomie s’est tenu en mars 2003. Sous réserve de modifications qui pourront être apportées, les priorités scientifiques pour les trois prochaines années (2004-2006) sont articulées autour de :  En matière d’astronomie : Cosmologie et astroparticules Planétologie, planètes extrasolaires et exobiologie  Formation et évolution des galaxies  Formation et évolution stellaire  Métrologie du temps et de l’espace  Soleil et son interaction avec la Terre  En matière de recherches dans le domaine atmosphère/océan/climat : Variabilité naturelle du climat et prévision du changement climatique Interactions aérosols, nuages et rayonnement Qualité de l’air et évolution de la couche d’ozone stratosphérique Rôle de l’océan dans le climat et cycles biogéochimiques, rôle de la biologie dans les océans Développement de l’océanographie opérationnelle Evolution des zones côtières et de leurs écosystèmes en réponse aux variabilités naturelles et anthropiques Surfaces et interfaces continentales Ressources en eau, hydrosystèmes, sol et biosphère   En matière de recherches sur la Terre solide : Etude du système Terre dans sa globalité, interactions et couplages
 
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Planétologie et origine des planètes telluriques Grands cycles chimiques sur la Terre Aléas et risques volcaniques, sismiques, glissements granulaires Energie, Stockage, Géomatériaux, Valorisation Géobiologie : compréhension des limites physico-chimiques de la vie sur Terre  Mises en place de réseaux technologiques (cf. & 3.3)  En matière de recherches sur l’Environnement et les Surfaces continentales » :  Ressource et qualité de l’eau et des sols Biosphère continentale, climat et grands cycles Ecodynamique des contaminants et écotoxicologie Flux de matières et d’énergie dans les écosystèmes  Il est donc particulièrement recommandé aux délégations régionales de veiller à aider au montage de  toutes actions de formations proposées par les directeurs d’unités, qui sous-tendent ces priorités scientifiques.  2/ Développement des connaissances ou des compétences complémentaires à acquérir par les personnels.  2.1. Le dispositif adéquat est lePlan de Formation d’Unité (PFU). Celui-ci doit être évalué en même temps que le laboratoire : des dispositions en ce sens commencent à être prises par certaines sections, qu’il conviendrait d’étendre à l’ensemble du Comité national. Le PFU doit permettre aux agents de trouver les formations qui assurent le renouvellement continu de leurs connaissances afin que chacun reste au plus haut niveau de la recherche et de son évolution. Articulés autour des projets scientifiques des Unités, le plan doit recenser les besoins en compétence à court et moyen terme pour faire face aux besoins exprimés et validés par les instances scientifiques adéquates : DS, GdR, sections du CN. A cet égard, on ne peut que se féliciter du rôle accru que joue le correspondant de formation de section. Sa participation en tant qu'invité aux sessions de la Commission Régionale de Formation de son lieu d’origine ne peut être que bénéfique pour cette instance en DR.  Le Département continuera à avoir un rôle incitatif vis-à-vis des responsables d'Unités pour veiller à enrichir les Plans de Formation d'Unités, tant sur le plan qualitatif que quantitatif. Au delà du simple effet numérique (augmentation du nombre de PFU, augmentation d’agents formés), c’est une véritabledémarche qualitéqui doit être visée tant sur le plan des actions de formation à entreprendre que sur l’amélioration des rapports entre la politique scientifique du laboratoire et celles d’autres unités sur des thématiques communes ou croisées.  L’analyse des PFU des laboratoiresavec les correspondants formation, permet le cas échéant, de faire ressortir de nouveaux besoins pour lesquels une solution peut être proposée au niveau national. Enfin lesoffres de formationde laboratoires constituent des pistes à creuser en région (exemple de Géosciences Rennes).  2.2. Directeurs de formations et des chefs de projets (surtout pour les projets internationaux).Formation des  2.2.1. Préparer de « jeunes » scientifiques auxfonctions de management; former en temps utile les directeurs d’Unités, tant au niveau de la prise de fonction qu’au niveau de la stratégie scientifique. Plus généralement, individus à la démarche de prise de responsabilitépréparer les , de manière à disposer d'un vivier dans lequel se repéreront les éléments disponibles. Cette démarche d'éveil se situe à tous les niveaux: direction d'unités, direction d'équipe, pilotage de contrats, etc.  
2.2.2. Bien que n’apparaissant pas dans le répertoire des emplois-types ITA, le métier dechef de projetexiste dans les faits. C’est d’ailleurs le développement de cet « emploi-type » qui conduit aujourd’hui à envisager une intégration dans le répertoire. Du fait du perfectionnement de la qualité, le chef de projet est soumis à des règles de plus en plus rigoureuses et de plus en plus complexes. Compte tenu de la conjoncture de départs importants en retraite, il semble nécessaire que le CNRS (SDU, IN2P3, sans doute SDV,…) aille dans une structuration de ces emplois afin de développer un référentiel de compétences et de formation en mesure d’aider aux recrutements. 2.2.3. Par ailleurs, les projets scientifiques deviennent de plus en plus transversaux malgré des organisations structurelles « verticales » qui ne sont pas aussi souples que le nécessite une gestion saine de ces programmes. Tel est le cas desréseaux européensdont le développement est prévisible dans les années à
 
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venir. Une formation, centrée sur la problématique« Comment organiser un espace européen de l’astronomie »de prospective de la Colle sur Loup en mars 2003, pourrait être, demandé lors du colloque organisée au cours de l’année 2004. Cette formation aurait pour objectif, d’abord de donner aux scientifiques impliqués (responsables de programmes, de GdR, membres de sections du CN, etc…) une vision stratégique pertinente et cohérente de ce qui peut être obtenu au niveau européen, et ensuite, de mettre sur pied une ébauche de plan d’actions pour des actions majeures à mener à un horizon de plusieurs années.  2.3. Les actions en direction des entrants. 
Au vu du succès rencontré par les opérationsEOLE2001 et 2002 (Journées d’accueil pour les entrants chercheurs et ITA de SDU), l’initiative sera reconduite sur des bases légèrement différentes, visant moins à une présentation institutionnelle ex-cathedra et plus sur le bien-fondé scientifique des actions menées en SdU et dans les programmes de l’INSUE. Ces journées favorisent la création de liens plus étroits autour les différentes communautés réunies et avec l’ensemble de l’équipe de direction du SDU.  3/ Développer des axes disciplinaires et interdisciplinaires.  3.1. La modalité » Thématiques« Ecolesbien à cette préoccupation. La politique du département est  répond d’abord de viser à une juste répartition du nombre et du financement des Ecoles dans les différentes divisions. C’est pourquoi certaines propositions semblent volontaristes en regard de propositions de « la base ». En outre, la qualité scientifique reste le critère pertinent : les sections du CN accordent de plus en plus d’attention à cette modalité originale de formation, certaines propositions répondant à de véritables lacunes (exemple des mesures de pression en conditions extrêmes).  Il serait souhaitable de mieux pouvoirrepérer les axes interdisciplinairesde la panoplie des Ecoles proposées par les différents départements scientifiques. Le gisement est certainement très riche et la confrontation des idées de porteurs de projets peut faire naître de nouvelles thématiques. En tout état de cause, le département encourage les actions interdisciplinaires à la lumière des priorités scientifiques ci-dessus et de celles retenues dans le CAP. A titre d’exemple, on citera l’Ecole interdisciplinaire SDU, SDV et SC: “De Atomes Aux Planètes, Sur Les Chemins De s La Vie” (Ecole qui a lieu tous les deux ans) .  Certains couplages avec les Ecoles doctorales d’une part et les Ecoles de l’Union européenne devraient être étudiés au cours de l’année 2004.  Æ Ce dispositif“Ecoles thématiques” est un axe fort devant être maintenu au moins au niveau de financement actuel, et renforcé dans son aspect interdisciplinaire.   3.2. La modalité« ateliers » nationaux (permettantmonter rapidement des actions sur des thématiques de scientifiques précises, avec un nombre moindre de participants et un budget restreint) est de mieux en mieux exploitée. Il conviendrait de renforcer cette modalité sur deux points: état des lieux d’une discipline et réflexions sur une prospective particulière (exemple: quelle recherche et quel enseignement de la discipline solaire dans les années à venir”).  Des ateliers spécifiques pourraient être montés avec l’aide des autres Départements sur le thème« ateliers du savoir »,permettant de faire le point sur une discipline en émergence nécessitant les compétences d’acteurs émargeant à des communautés différentes, pour faire « sauter » des verrous scientifiques. Exemple de l’atelier du vivant :changements climatiques et impacts sur les organismes vivants" » (coopération SDU-SDV).  3.3. Enfin, le département accorde une grande importance aux “réseaux de compétences”, par exemple ceux constitués autour des mécaniciens, de l’optique ou du réseau itinérant « ISOTRACE ». Des réseaux similaires devraient être montés, de durée de vie 4 à 5 ans, portant sur :  L’expérimentation en Sciences de la Terre (Lyon-Toulouse)  La Géochronologie (Montpellier)     
 
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4/ Amélioration de la communication à propos de la recherche.  C’est un enjeu majeur pour les années à venir. De nombreuses actions sont proposées en ce sens en région, qu’il conviendrait d’étoffer. A titre d’exemple, on retiendra, pour l’année 2003 et s’inscrivant dans le cadre du CAP, l’Ecole d’Oléron « PROAM » qui a visé à associer les astronomes amateurs à des sujets scientifiques d’actualité proposés par des chercheurs (suivi spectroscopique des étoiles Be). Cette opération, menée conjointement avec la DIST, le BNF et SDU a eu aussi pour but d’associer les médias et le grand public aux retombées de la science sur la société (en l’occurrence ici, les retombées des capteurs CCD développés par les astronomes sur les appareils grand public). Cette Ecole se poursuit au sein d’un réseau international (ARAS) et sera amenée à avoir des prolongements sous forme d’un atelier, en 2005, à St Michel l’Observatoire (DR12).  D’une manière générale, des formations spécifiques visant à sensibiliser les chercheurs aux interrogations des politiques et de la société devraient être développé                                               
 
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Plan de Formation pluri-annuel du département STIC
2 octobre 2003     Ledépartement STICest très attaché à la formation et à son intégration en synergie avec le développement de sa politique scientifique. De ce fait, la formation représente un instrument important qui complète l’ensemble du dispositif actuel (RTP : Réseaux Thématiques, AS Actions Scientifiques, EPML Equipes Projets Multi-Laboratoires, GDR Groupements de Recherche). La formation pour les laboratoires relevant du département STIC est souvent une nécessité car il y a une accélération de la recherche aucœur de sa thématique et des interactions de plus en plus nombreuses àilretnecafavec les autres départements (SHS, SPM, SDV, SDU).  Le département STIC, s’appuie également sur les plans de formation des unités (PFU), qui affichent quelques grands axes à développer tant au niveau des moyens que des objets de formation : - Lesécoles thématiqueset leur insertion dans le dispositif de politique scientifique du département, - La réponse auxévolutions de l’environnementde la recherche (outils, administration, valorisation).  Dans la perspective d’élaborer un plan de formation pluri-annuel, le département STIC a définit cinq grandes orientations scientifiques prioritaires pour les années à venir : - Réseaux de Communication et systèmes de traitement, d’accès et de gestion d’informations (informatique, réseaux, automatique, signal, électronique, optique, composants) -  architecture, conception et fonctionnement :Systèmes complexes à dominante informationnelle (informatique, automatique, électronique, mathématique, physique) - Nanotechnologies pour le traitement de l’information, microsystèmes et intégration (procédés technologiques, physique, chimie, électronique, optique, électromagnétisme, électricité, mécanique, thermique) - Société de l’information de la communication et de la connaissance : contenus, interfaces et usages (IHM, signal, informatique, TAL, IA, linguistique, psychologie et ergonomie cognitives, sociologie, économie) - coopération (automatique, informatique, signal et image,Réalité virtuelle, robotique, interaction et électronique optique, mécanique, neurosciences intégratives et intelligence artificielle, IHM)  De même, un intérêt particulier est porté sur les programmes transversaux, dont certains émergent fortement aujourd’hui : - Vivant et santé, - Transport et énergie, - Environnement et spatial, - Défense.  L’ensemble de ces thèmes couvrent un périmètre très large mais suivant des cibles définies en raison des verrous attaqués mais aussi pour répondre au caractère très interdisciplinaire de ce domaine, qui suscite des actions de formation transverses. Les programmes transversaux mentionnés ci-dessus sont d’excellentes illustrations ou des initiatives de formations permettront d’encourager les travaux interdisciplinaires pour faire face aux nouveaux enjeux de la recherche. L’orientation spécifique pluri-annuelle qui sera donnée et les choix déterminés par le département se feront en étroite concertation avec les acteurs de la politique scientifique, à savoir les RTP et GDR. Un caractère récurrent sera recherché afin de s’assurer un impact réel en terme de formation.  Lesécoles thématiques un outil de formation important, à l’initiative des agents (laboratoires ou représentent GDR) ou du département afin d’assurer une formation continue des personnels. La cohérence et l’impact des écoles proposées seront renforcés par une consultation des RTP qui couvrent le périmètre scientifique de l’école. En particulier, cela est d’autant plus important lorsque nous observons une réelle demande dans des domaines en émergence, et qui réclament souvent d’établir des interactions entre disciplines (e-science, Grille, bioinformatique, informatique quantique, communication et société). A coté de ces nouvelles écoles, le département est sensible au renforcement des écoles récurrentes de qualité, qui jouent un rôle déterminant au niveau de la structuration des communautés au sein des GDR et du transfert des connaissances. Les besoins liés aux évolutions des thématiques peuvent, souvent, être traités par les écoles. Ainsi, les RTP et GDR doivent considérés cet outil comme faisant parti de leurs moyens d’action, visant l’élargissement et le renforcement de la culture scientifique.  
 
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