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SCEAUX LIVRES PRÉSENTATION DE ROMANS Samedi 8 octobre 2011 à 16h (Salle de l'Heure du conte, niveau-1)
  • belles pages sur la montagne
  • léna
  • amateur de hard rock, de jardinage et de tee-shirts de mauvais goût
  • jeune fille aux prises
  • découverte découverte
  • découvertes en découvertes
  • découverte en découverte
  • paisible vie de nouvelle
  • vie
  • vies
Publié le : mercredi 28 mars 2012
Lecture(s) : 56
Source : bibliotheque.sceaux.fr
Nombre de pages : 24
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SCEAUX LIVRES











PRÉSENTATION DE ROMANS



Samedi 8 octobre 2011 à 16h


(Salle de l’Heure du conte, niveau-1)







654 romans,
littérature étrangère ou française,
premier roman ou auteur à succès ?

Chaque année, au mois de septembre, les rayons
des librairies ploient sous les nouveautés.

Vos bibliothécaires préférés ont sélectionné une
vingtaine de romans.

Rendez-vous le samedi 8 octobre à 16h pour en
discuter plus amplement ensemble.

Bonne lecture !
Nous avons lu :
R ARD
ARDITI, Metin. Le Turquetto. Actes Sud.
À Constantinople, au début du XVIe siècle, Elie Soriano est un jeune juif
qui grandit en terre musulmane et ne pense qu’à s’échapper de cet
univers où la représentation est interdite. Après le décès de son père, il
décide de fuir à Venise et de vivre enfin de sa passion : la peinture. Mais
pour cela il doit endosser une nouvelle identité et cacher ses origines.
Ce roman raconte la destinée d’un grand peintre de la Renaissance,
époque où la religion commande dans tous les domaines. L’art, la
religion et le pouvoir y sont savamment imbriqués et le lecteur se laisse
embarquer avec plaisir dans ce récit d’une vie. On y lit l’ambition, la
révolte et surtout l’humilité d’Elie, surnommé « Turquetto » par Titien lui-
même…
Prix Pages des libraires 2011 dans la catégorie « Roman français » et
Prix des libraires de Nancy et des journalises Le Point.

R BUR
BURNSIDE, John. Scintillation. Métailié.
Nous sommes plongés dans l'univers d'Intraville, une presqu'île avec
une usine chimique désaffectée et interdite, des parents qui après avoir
travaillé dans cette usine tombent gravement malades, et des enfants
livrés à eux-mêmes, qui disparaissent ou sont retrouvés morts... Après
un début de récit avec le personnage de Morrison, un des policiers de la
ville, qui a d’ailleurs retrouvé un des adolescents pendu, on passe à
Léonard, un ado passionné de lecture, qui vit seul avec son père,
mourant, après que sa mère les ait abandonnés. Léonard passe le plus
clair de son temps à la bibliothèque d’Intraville, où il a sympathisé avec
le nouveau bibliothécaire, John, qui lui conseille des nombreux livres de
littérature classique. Léonard entame une relation avec Elspeth,
complètement nymphomane, l’ex de Jimmy, le chef de la bande du
lycée. Par défi avec Jimmy, Léonard se retrouve au sein de la bande qui
passe son temps à « chasser », c'est-à-dire capturer des rats, des
chats, et autres petits mammifères que personne ne connaît (serait-ce
des animaux hybrides nés des produits chimiques rejetés par l’usine ?)
pour ensuite brûler ces animaux. Léonard se rapproche très vite d’Eddie,
seule fille de la bande, avec qui il a une relation cette fois-ci amoureuse
contrairement à celle qu’il a avec Elspeth. En dehors de cela, il passe du
temps avec « l’Homme papillon », homme solitaire qui campe près de
l’usine, et qui lui fait boire un thé « planant » … Alors que les disparitions
d’ados continuent, la bande de Jimmy décide en impliquant Léonard de
trouver elle-même le responsable et va commettre l’irréparable…


Une très belle écriture, du suspens, un profond attachement pour le
personnage de Léonard, une description réaliste et glauque de la misère
sociale, de l’abandon des autorités face à la pollution, du chômage, de la
maladie et des difficultés liées à l’adolescence. Une fin inattendue,
étrange voire incomprise, il semblerait que Burnside laisse le choix aux
lecteurs de conclure eux-mêmes l’enquête sur les disparitions d’ados.
Prix Lire/Virgin 2011.


R CAR
CARRERE, Emmanuel. Limonov. POL.
L’histoire d’Edouard Limonov est fascinante à plusieurs égards : jeune
dandy et poète russe fasciné par le crime et la possibilité de commettre
un meurtre, il n’aura de cesse de chercher à s’élever dans la société du
déclassement sans classes… Or, pour lui, le seul moyen est de devenir
un grand du crime !
Il sera loin d’y parvenir mais son épopée l’entraînera à New York, à
Paris, dans les milieux branchés du début des années 1980 pour trouver
une sorte d’apothéose sur les champs de bataille serbes et croates,
Limonov laissant l’image culte d’un écrivain de talent mitraillant la ville de
Sarajevo aux côtés des serbes. La suite le mènera en Russie où il
créera le parti national bolchevique, acte qui lui valut plus de célébrité
que ses productions littéraires.
Au-delà de la vie de ce « Barry Lyndon soviétique », il nous est donné à
voir l’effondrement et les décombres du bloc soviétique jusqu’aux
périodes récentes des présidences Eltsine et Poutine. Limonov semble
un microcosme inversé de la Russie et de ses satellites, plante tenace et
épineuse s'épanouissant sur les ruines de son monde défunt et regretté.
Ce « roman » français n'évite pas les caractéristiques du genre (auto-
fiction, introspection...) mais parvient à en élever l’esprit jusqu’à un récit
qui englobe une part essentielle de l'histoire contemporaine et, ce qui
mérite d’être souligné, cherche à en dire quelque chose de signifiant
sans être jamais pédant ou démonstratif.
Le style est agréable, allant du rappel de souvenirs et de réflexions
personnelles au road-récit sans effets stylistiques ou littéraires. L’écriture
est sans apprêt et tend parfois vers les univers de Charles Bukowski et
Henri Miller, tant la vie de Limonov n’est économe ni d’alcool, ni de sexe,
ni de rock’n’roll.
Prix de la Langue française 2011.



R CHO
CHOPLIN, Antoine. Le Héron de Guernica. Editions du Rouergue.
Antoine Choplin revient à nouveau sur une évocation de l’art en temps
de guerre.
1937, à Guernica, Basilio, adolescent aime peindre. Il s’installe auprès
de l’étang et il peint des hérons. L’ouvrage commence et se termine à
Paris où Basilio est venu rencontrer Picasso, celui qui expose à
l’occasion de l’exposition universelle, un tableau nommé « Guernica »
sans y être allé.
Ce roman est beau dans ce qu’il dit : des gens modestes, avec une vie
simple et surtout dans ce qu’il ne dit pas mais sous-entend : une
population opprimée, martyrisée.

R DAR
DARRIEUSSECQ, Marie. Clèves. POL.
Un roman fragmentaire et ambitieux malgré un sujet banal : la vie d’une
adolescente de province, découvrant sa sexualité au milieu d’un village
du pays Basque au début des années 1980.
Le portait de la famille de la jeune héroïne est sans concession : le père
censément pilote d’avion est peut-être finalement steward,
exhibitionniste et volage ; la mère, démissionnaire, confie au quotidien
l’éducation de sa fille à un voisin, l’étrange M. Bihotz, amateur de hard
rock, de jardinage et de tee-shirts de mauvais goût. Les amis et voisins
sont dépeints sous des traits crus, parfois cruels. C’est dans ce contexte
que la jeune Solange découvre le plaisir sexuel, seule tout d’abord, puis
en compagnie des copines à qui il faut absolument laisser croire qu’on
l’a déjà fait. Puis avec les garçons, immatures et prédateurs, se
débattant avec l’obligation de virilité que les regards des copains font
peser sur eux.
Le style ne nous fait pas entrer dans l’esprit de Solange mais il place le
lecteur dans le rôle d’un voyeur contraint de suivre les pensées et les
actes d’une jeune fille aux prises avec une histoire, la sienne, qu’elle ne
maîtrise pas, tant ses pulsions et son immaturité sont puissantes.
Ce récit se laisse lire avec plaisir, parsemé de scènes crues,
sexuellement très explicites, que le narrateur ou la narratrice nous
dévoile au fil des pages. Le grand intérêt du texte est de souligner le rôle
du contexte qui, à travers les tensions, passions et sentiments d’une
bande d’adolescents, décrit comment les trajectoires de ces jeunes sont
déterminées par leur capital social, culturel et familial.
Un témoignage fictionnel dont le réalisme ne passe pas tant par la
pornographie de certaines scènes que par cet arrière-plan sociologique
qui englobe du début à la fin les quelques jeunes années de ces vies
parallèles qui nous sont données à lire.

R DEL
DELOFFRE, Virginie. Léna. Albin Michel.
Années 1988 à 1992 en Union soviétique. Léna jeune femme d’origine
nénétse est mariée à Vassili, officier de l’armée de l’air qui rêve de
conquête spatiale et dont le héros est Youri Gagarine. Vassia est
souvent en mission, Léna l’attend, dans l’immobilité, elle écrit à ses
parents adoptifs restés en Sibérie, leur décrit son quotidien entre vie
communautaire et attente chez les commerçants.
À travers les lettres de Léna, Dimitri et Varvara, on assiste à
l’effondrement de l’Union soviétique : constat de l’échec d’un projet
collectif auquel chacun a participé. Mais c’est un constat sans nostalgie
car il ouvre sur de nouvelles perspectives.

R DON
DONOGHUE, Emma. Room. Stock.
Jack a cinq ans, il vit avec sa maman dans « la Chambre ». Son monde
se limite à cette chambre avec ses objets : Monsieur Lit, Monsieur Evier,
Madame Table, Madame Télé, Madame Commande… « Maman »
l’occupe toute la journée : faire des tours de Mini Piste, danser, lire,
chanter, crier, regarder Madame Télé. En réalité, ils sont enfermés dans
une chambre, détenus par un homme « Grand Méchant Nick » qui a
kidnappé la jeune femme sept ans plus tôt. Jack est le fruit de viols
répétés. Il vient leur apporter à manger tous les soirs à 21h, assouvi
certains besoins et repart.
Pour protéger son fils, Maman le couche dans « Petit Dressing » qu’elle
a aménagé pour lui, elle lui assure que la Chambre est le monde réel,
dans Madame Télé ce ne sont que des personnages, personne n’existe
en vrai, ni les arbres, ni les humains, ni les animaux…
Jusqu’au jour où, n’y tenant plus, elle décide de les faire s’échapper…
Jack découvrira qu’il existe un « Dehors », des feuilles, du soleil, des
autres enfants. Il ne supporte pas le contact provenant d’autres
personnes que sa mère, il veut seulement retrouver son espace unique,
la « Chambre ». La famille de sa maman a du mal à l’accepter car il est
en quelque sorte une partie du ravisseur.
Ce texte est la vision d’un petit enfant, précoce pour son âge, qui connaît
déjà beaucoup de mots. Les constructions de phrases sont les siennes,
la perception du monde également… très touchant.
http://www.roomthebook.com/inside/ : Découvrez grâce à ce lien
l’intérieur de La Chambre avec remarques et interviews de l’auteur. (en
anglais).


R ERN
ERNESTAM, Maria. Les Oreilles de Buster. Gaïa.
Eva a 56 ans et une passion pour ses rosiers. Elle partage sa vie entre
Sven, ses deux enfants, ses petits-enfants et une voisine âgée. Le soir,
elle rédige son journal intime, « ses mémoires ». Elle se remémore des
passages douloureux de sa vie mais aussi sa cruauté à elle, ses
différentes vengeances : envers le chien des voisins, envers un collègue
de sa mère, envers sa mère elle-même, tyrannique, qui ne l’aimait
pas…Mais aussi un amour de jeunesse perdu : un beau marin anglais
auprès de qui elle a vécu quelques mois d’amour passionnel et qui a fini
par la quitter. De tout cela, découle un secret entre elle et Sven que les
habitants du village ont fini par accepter.
Un roman où pour une fois le personnage, une petit fille, quand on est
dans les passages où Eva se remémore son enfance, est cruelle,
perverse mais également totalement innocente et tellement abandonnée
par sa famille.
Prix Page des Libraires dans la catégorie « Littérature européenne ».

R FER
FERRIS, Joshua. Le Pied mécanique. Lattès.
Première critique : La maladie de Tim est annoncée comme ceci : sa
femme Jane reçoit un coup de fil de son mari qui lui dit seulement « ça
recommence ». Quelle est cette maladie qui touche Tim ? Quand
l’histoire commence, ce n’est pas la première crise que Tim subit. Jane,
leur fille Becka et lui pensaient que c’était derrière eux, mais non ça
revient. Alors que Tim a une brillante carrière d’avocat dans un cabinet
réputé où il est associé, sa maladie reprend. Problème : il est sur une
affaire très complexe, où un de leur important client, Hobbs, est accusé
d’avoir tué sa femme. La maladie de Tim se traduit ainsi, d’un seul coup
il se lève et part, quel que soit l’endroit où il est, et il marche jusqu’à
épuisement. Il s’endort malgré les lieux dangereux où il peut se trouver à
ce moment là, malgré le froid. La première fois, ça a duré des mois, sa
femme Jane avait fini par l’attacher pour l’empêcher de repartir. À la
suite de ça, elle aussi était tombée malade, dépression. Désormais, ils
sont préparés à cela, Tim a toujours avec lui un sac a dos avec des
vêtements chauds et un GPS, pour que Jane puisse le localiser et
vienne le chercher quand il disparaît. Ils ont pourtant consulté des
dizaines et des dizaines de médecins, de spécialistes, et personne ne
met un nom sur cette maladie. Tim refuse d’admettre que ce soit
psychologique, qu’il soit déclaré fou. Bataillant comme ils le peuvent
pour continuer à vivre normalement, ils sont finalement obligés
d’admettre que la maladie est de plus en plus présente, s’intensifie et va
détruire l’équilibre qu’ils avaient reconstruit.
Un roman remarquable, où l’on est happé par l’histoire, on tourne les
pages, impatient de savoir de quelle maladie Tim souffre, puis on se
rend à l’évidence, bien avant les personnages, une quasi évidence : Tim
est schizophrène. Pourtant attaché à cette famille, on refuse aussi de
l’admettre et on espère un retournement de situation, un rétablissement,
que Tim et sa famille s’en sortent. Un bémol tout de même dans le récit,
quelques longueurs et redondances, l’auteur aurait peut-être pu faire
l’impasse sur certains passages. Il ne nous fournit pas non plus les
réponses que l’on attendait concernant l’affaire Hobbs. Mais un roman
qui marque les esprits, qui continue de hanter nos pensées après
lecture.

Deuxième critique : C’est l’histoire d’un homme atteint d’une étrange
maladie qui l’oblige, lors des crises, à marcher sans pouvoir s’arrêter.
Il consulte des médecins puis des spécialistes en neurologie, essaye les
médecines douces, les guérisseurs, les charlatans, les psychiatres, un
interne parlera de schizophrénie. Personne ne connaît cette maladie car
il est le seul être sur terre à en être atteint.
Sa femme veille sur lui, en allant le chercher dans toute la ville voire la
périphérie. Afin de pouvoir dormir, elle l’attache la nuit, empêchant ainsi
ses jambes de cavaler.
Un jour, sans raison apparente, les crises cessent. La vie redevient
normale, cela dure plusieurs années puis les cavales reprennent, plus
fréquentes, plus lointaines, plus épuisantes.
Avocat, avec une belle situation, une femme très belle, une fille
adorable, le héros va connaître la solitude, la déchéance la plus
extrême. Lorsque le corps est prêt à céder, la cavale s’interrompt
comme si l’inconscient qui l’oblige à marcher voulait le garder en vie
pour pouvoir le faire souffrir encore et toujours. Chaque crise se déroule
de la même manière, avec les mêmes effets, ce qui pourrait être lassant
mais l’auteur s’ingénie à aller toujours plus loin dans la cruauté,
quelques petites touches suffisent pour que la situation soit très
légèrement différente et c’est ce qui fait de ce roman une œuvre
terrifiante et sublime.

R FON
FONTANEL, Sophie. L’Envie. Robert Laffont.
Sophie Fontanel, journaliste de profession et dans un journal ultra
féminin, avoue dans ce roman autobiographique «son inactivité
sexuelle » volontaire. À l’heure où tout est hypersexualisé,
particulièrement dans les médias, l’auteure prend le parti de décrire sa
vie intime et celle de ses amis pas forcément enviable avec leurs
mensonges et leurs ruptures.
Pas du tout abstinente pour autant, ni particulièrement croyante, elle
s’accorde une pause que son corps lui réclame depuis longtemps. Un
temps ressourçant pour elle mais incompréhensible pour ses proches.
Ce manque de désir, elle l’exprime joliment avec pudeur tout au long de
ce livre.
En attendant une nouvelle rencontre à l’origine d’un nouveau désir peut-
être…on reste un peu sur sa faim car la complexité de la sexualité
féminine et la peur de la rencontre avec l’Autre ne sont pas suffisamment
exploitées. Elle ne revendique rien d’autre dans ce livre que ne rien
vouloir ce qui ne peut être que l’apanage de ceux qui ont déjà tout ou qui
ne veulent plus prendre de risques. Un bon sujet cependant.


R GUI
GUIBOURGE, Stéphane. Le Nom de son père. Stock.
Trois personnages qui se croisent, se fuient, se cherchent.
Vincent, l’alpiniste, meurtri par le départ de son père alors qu’il avait 16
ans.
Anna, l’amoureuse de Vincent, restauratrice d’œuvres d’art, elle parcourt
le monde, elle ne vit que lorsque Vincent revient.
Mokhtar, ouvrier marocain exilé, père de Vincent, il a quitté la France
lorsque, son usine ayant fermé, il a senti l’hostilité de la population.
L’histoire, chronologique, de 1986 à nos jours, a pour personnage
central Vincent, celui qui fuit toujours en grimpant les sommets les plus
hauts. Sa fuite s’achèvera par la recherche de son père et son retour à
ses origines. Lui qui vit attaché à la montagne, en rappel, refuse
l’attachement aux personnes aimées. Abandonné par un père qu’il ne
comprend pas, il abandonne son amie, son travail, la vie.
De belles pages sur la montagne.


R HEN
HENRICH, Bertina. Le Jardin. Éditions du Cherche-midi.
Dans un petit village breton, Marthe vit sa paisible vie de nouvelle
retraitée, partagée entre son jardin et ses heures de bénévolat. Jusqu’au
jour où les projets du maire viennent bouleverser ce quotidien tranquille :
un parc de loisirs va être construit tout à côté du quartier des Pommiers.
Marthe et ses voisins vont alors se transformer en de solides résistants.
Une jolie histoire, des personnages simples et attachants, un cadre
splendide, voici les instruments déployés par Bertina Henrichs qui nous
offre un moment de lecture savoureux.


R HOF
HOFFMANN, Stéphane. Les Autos tamponneuses. Albin Michel.
Pierre Bailly président d’un important groupe industriel se décide à
prendre sa retraite. Mais il rencontre toute sorte de résistance : Tout
d’abord, sa femme, qui menait toute seule une vie paisible dans leur
résidence du golfe du Morbihan, qui s’y oppose farouchement, ensuite
les actionnaires, très satisfaits de la bonne marche de l’entreprise, ne
veulent en aucun cas le lâcher. Mais Pierre a pris sa décision, un
homme d’affaires tranche vite. Il se retrouve donc à coté d’Hélène un
peu désœuvré, essayant tant bien que mal de remplir le temps qui
passe. Elle, par contre, n’accepte pas du tout de continuer à mener sa
vie oisive à coté de son mari vieillissant. Les nouvelles règles sont à
inventer et de nouveaux ajustements s’imposent.
Dans ce roman incisif Stéphane Hoffmann aborde le sujet difficile du
vieillissement d’un couple. Le sujet très actuel vu que le nombre de
divorces en France explose. En examinant ces deux époux avec un
regard au vitriol, Hoffmann nous livre le portait grinçant de nos mœurs
contemporaines. Le personnage principal passe du ringard au
pathétique pour devenir enfin humain. Un roman où pessimisme et
gaieté vont de paire.
A lire absolument !

R LEN
LENOIR, Hélène. Pièce rapportée. Éditions de Minuit.
Elvire prend le train pour Paris dès qu’elle apprend l’accident de vélo de
Claire, sa fille aînée. Claire est dans le coma. À son chevet, Elvire
repense à sa vie passée, dominée par « le clan Bohlander », la famille
de son mari qui ne l’a jamais acceptée.
De petites phrases qui n’ont l’air de rien, des sous-entendus qui veulent
tout dire, des chapitres qui alternent : monologue d’Elvire, réminiscence
de dialogues passés, messages de répondeur téléphonique, dialogue de
pièce de théâtre… Elvire va de découverte en découverte, jusqu’au
malaise, les personnages changent : le mari violent devient prévenant, la
fille docile devient agressive…
Une écriture remarquable.

R LET
LE TELLIER, Hervé. Electrico W. Lattès.
Première critique : 25 ans après, le narrateur nous raconte un épisode
de sa vie, alors qu’il était reporter correspondant à Lisbonne. Il y retrouve
un photographe envoyé pour suivre le procès d’un tueur en série.
Antonio confie au narrateur, Vincent, un épisode de sa jeunesse. Vincent
s’efforce de réparer le passé…

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