Projet scientifique et culturel Pavillon de la ville Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine

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Projet scientifique et culturel Pavillon de la ville – Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine 2009 1 POINTE-A-PITRE, VILLE D'ART ET D'HISTOIRE Projet scientifique et culturel du Pavillon de la ville Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine

  • véritable outil de politique du patrimoine et d'aménagement du territoire

  • centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine

  • objectifs de développement

  • culturel pavillon de la ville

  • véritable équipement culturel de proximité

  • ville d'art et d'histoire

  • projet scientifique


Publié le : mardi 19 juin 2012
Lecture(s) : 49
Source : pedagogie.ac-guadeloupe.fr
Nombre de pages : 48
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Projet scientifique et culturel   duPavillon de la ville  Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine
Projet scientifique et culturel 1 Pavillon de la ville – Centre dinterprétation de larchitecture et du patrimoine 2009
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
SOMMAIRE   Préambule   Bilan de l’existant  Rappel historique  Environnement géographique, économique, social et culturel  Le choix du bâtiment  La dénomination de Pavillon de la ville Les collections Le service du patrimoine  Le concept et les besoins  CIAP et Villes d’art et d’histoire  Les espaces Le pôle documentaire Le pôle pédagogique La programmation La politique des publics   Activités projetées et perspectives  Des espaces pluriels  L’approche muséographique  Le service éducatif ou pôle pédagogique  Le centre de documentation ou pôle documentaire La programmation Partenaires et réseaux   Le fonctionnement et les moyens  Le fonctionnement Le personnel   Annexes  Projet scientifique et culturel Pavillon de la ville – Centre dinterprétation de larchitecture et du patrimoine 2009
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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PREAMBULE
Qu’est-ce qu’un projet scientifique et culturel ?  Le projet scientifique et culturel (PSC) est la première étape d’un projet de création ou de rénovation d’un musée ou d’un centre d’interprétation. Il définit les objectifs de développement de ce dernier. Pour être opérationnel, il doit s’accompagner d’une programmation scientifique de l’exposition (ou programmation des collections lorsqu’il en existe) qui précise la présentation des contenus (ou des collections) dans les salles. Ces deux étapes préalables, qui relèvent des compétences du maître d’ouvrage, assisté d’un comité de pilotage scientifique, sont indispensables pour permettre la finalisation de l’étude de programmation architecturale et muséographique, et impératives pour cadrer les propositions du maître d’œuvre et de son équipe.  Ce projet scientifique et culturel est une vision pour le Pavillon de la ville, Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine. Il présente les différents concepts qui font son originalité et détaille les principales activités qui seront mises en œuvre dans le bâtiment.
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Le Pavillon de la ville, Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine : entrée principale donnant sur le jardin.  
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BILAN DE L’EXISTANT
  A. Rappel historique  La ville de Pointe-à-Pitre labellisée ville d’art et d’histoire, le 14 novembre 2002 par le conseil national des Villes et Pays d’art et d’histoire, a contractualisé son engagement avec l’État (ministère de la Culture et de la Communication) le 3 mars 2003 en signant la convention « Pointe-à-Pitre, Ville d’art et d’histoire ».  Le label « Ville d’art et d’histoire» ou « Pays d’art et d’histoire », né en 1985, a été créé dans un contexte de renouvellement des politiques patrimoniales. Décerné par le ministère de la Culture et de la Communication, il est attribué aux collectivités locales qui souhaitent valoriser leur patrimoine, favoriser la création architecturale et promouvoir la qualité dans les espaces bâtis ou aménagés. Véritable outil de politique du patrimoine et d’aménagement du territoire, le label Villes et Pays d’art et d’histoire (VPAH) s’accompagne d’objectifs précis (finalités, objectifs opérationnels, moyens humains et financiers) adaptés au territoire concerné.  Le développement du label s’est accompagné de la création de nouveaux espaces patrimoniaux : les « CIAP », centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine. Ces CIAP amènent un renouvellement des logiques et des représentations liées aux différents types de publics. Ils ont pour vocation d’inscrire de manière dynamique les patrimoines dans les projets urbains ou territoriaux. De même, ils matérialisent, par la présence physique d’un équipement dédié, le rôle qu’entend jouer le patrimoine par rapport aux autres services et équipements d’une collectivité (musée, bibliothèque…).  Ce centre d’interprétation doit être un véritable équipement culturel de proximité, centre de ressources et de débats sur la présentation de la ville, sur un plan historique et patrimonial, mais aussi dans une dynamique permettant aux visiteurs de comprendre l’évolution urbaine et/ou paysagère. Il doit également être un instrument de pédagogie montrant l’enrichissement et l’évolution continue de la notion de patrimoine.  
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À ce sujet, il est à noter que le patrimoine ne se limite plus à sa définition « académique », définie il y a une trentaine d’année en même temps que l’émergence de cette notion. Initialement centrée sur le monument, la notion de patrimoine a considérablement progressé. Ainsi, aux objets patrimoniaux « traditionnels » (le patrimoine bâti, monumental) s’ajoutent désormais le patrimoine naturel, le patrimoine industriel, le savoir-faire, les questions mémorielles, l’architecture du XXe siècle… sont donc des patrimoines que défendent les Ce Villes et Pays d’art et d’histoire.  Le projet de création de ce centre d’interprétation, esquissé dès 1999 au moment de la signature d’une convention de développement culturel entre la ville de Pointe-à-Pitre et l’État (DRAC Guadeloupe), est aujourd’hui à finaliser afin de préparer l’ouverture au public de ce centre d’interprétation, baptisé Pavillon de la ville, de finaliser le projet d’aménagement, de tester, approfondir et mettre en œuvre ses différentes activités, et enfin de mieux connaître les publics auxquels il souhaite s’adresser.  B. Environnement géographique, économique, social et culturel  Pointe-à-Pitre est située en Grande-Terre, à la jonction des deux îles qui forment la Guadeloupe, au centre d’une agglomération qui compte quelque 140 000 personnes. Elle est paradoxalement la plus petite commune de la Guadeloupe en terme de superficie (270 hectares) mais regroupe près de 18 000 habitants. Pointe-à-Pitre est un important centre administratif. Chef-lieu d’arrondissement de la Guadeloupe, la ville est le siège de la sous-préfecture, d’un tribunal, du Rectorat, de l’université des Antilles et de la Guyane et de nombreuses autres administrations.  Capitale économique de la Guadeloupe, la ville de Pointe à Pitre, avec ses nombreuses boutiques et commerces, possède un certain dynamisme. L’activité économique emploie essentiellement des ouvriers, des professions intermédiaires et des employés. Ces trois catégories socioprofessionnelles rassemblent à elles seules plus des trois quarts des actifs. La ville dispose sur son territoire d’une zone industrielle dans le quartier de Bergevin. Mais les principales industries se retrouvent en périphérie, à proximité des installations du port autonome de la Guadeloupe, dans la zone industrielle de Jarry (commune de Baie-Mahault). Enfin, le secteur du commerce est celui qui occupe le plus d’actifs. En effet, les services
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marchands occupent presque la moitié des actifs. L’activité commerciale s’est essentiellement développée dans le centre ville dans les artères principales que sont les rues Frébault, Schoelcher et Nozières. La création d’une Zone France Urbaine a permis l’arrivée de nombreux commerces et autres professions libérales. Enfin, la ville de Pointe-à-Pitre forme avec la commune des Abymes la Communauté d’agglomération « Cap Excellence » depuis février 2009.  La ville possède des équipement culturels performants : centre des arts et de la culture (salles de spectacles, ateliers), centre des métiers d’art (centre de formation et d’éduction artistique), un réseau de bibliothèques (une médiathèque et 5 bibliothèques spécialisées), deux musées (musée municipal Saint-John Perse et musée départemental Schoelcher), deux salles d’exposition (centre Rémy Nainsouta, espace culturel « Château Laugier ») et une salle de conférence (salle George Tarer) ; autant d’équipements qui font de Pointe-à-Pitre une ville phare en matière de culture.  Enfin, Pointe-à-Pitre dispose d’une plate-forme d’accueil touristique de premier choix. Située à la croisée de la Grande-Terre et de la Basse-Terre, ouverte sur une rade exceptionnelle, c’est un centre géographique où se nouent toutes les liaisons terrestres, maritimes et aériennes de l’archipel grâce à des infrastructures performantes. Pointe-à-Pitre est ainsi un port de croisière qui voit passer l’essentiel du trafic passager de la Guadeloupe mais aussi un lieu de passage pour les touristes résidant dans l’île. Enfin, l’aéroport constitue l’un des points d’appui majeurs du réseau aérien Caraïbe et des liaisons avec l’Europe et l’Amérique (États-Unis, Canada).  C. Le choix du bâtiment  Construit vers 1847, le presbytère de Pointe-à-Pitre a succédé à un premier édifice édifié à cet emplacement vers 1806. Le bâtiment, entièrement en bois mais recouvert d’un revêtement en briques, a fait l’objet de plusieurs transformations dans la seconde moitié du XIXesiècle et au début du XXe siècle, à l’image de la galerie métallique de remploi qui ceinture trois de ses côtés (rajoutée à la fin du XIXe années Dans les 1980, l’état de vétusté de l’édifice siècle). entraîna sa fermeture. Endommagé par le terrible cyclone Hugo (1989), l’édifice fut ensuite classé au titre des monuments historiques en 1992. Projet scientifique et culturel 7 Pavillon de la ville – Centre dinterprétation de larchitecture et du patrimoine 2009
 L’ancien presbytère de Pointe-à-Pitre accueillera le centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine, baptisé depuis janvier 2006 en Pavillon de la ville. L’hypothèse de retenir ce lieu a vu le jour dès les premières réflexions, au moment de la candidature à l’obtention du label. Le bâtiment connaissait alors sa première phase de restauration (façade principale).  Le choix s’est définitivement porté sur le bâtiment en 2001, lors du lancement des phases finales de restauration, anticipant ainsi certains travaux dans la structure. Le choix était alors entériné lors de la signature de la convention « Pointe-à-Pitre, Ville d’art et d’histoire » en 2003.  Les surfaces suivantes sont disponibles et peuvent être affectées ainsi1:  
Espace Surface utile Proposition Rez-de-chaussée 174 m2 Accueil Exposition temporaire Premier étage 213 m2 Exposition permanente Exposition du « trésor » Galerie en U 96 m2 Supports d’interprétation Loggia 12 m2 Supports d’interprétation Étage de comble 109 m2 Administration Pôle documentaire Jardin300 m2 Frise temporelle Supports d’interprétation Annexe 160 m2 Pôle pédagogique Annexe 2 12 m2 Stockage / réserves
  Cet emplacement offre l’avantage d’être situé dans un monument emblématique de la ville de Pointe-à-Pitre, en raison de son statut de monument historique, de son rayonnement et de son style architectural ; autant d’éléments qui font du Pavillon de la ville un lieu prestigieux. Il est                                                  1 Les propositions faites sont issues d’une étude de pré-programmation, réalisée en avril 2004 par le cabinet ATHEGRAM.Ce pré-programme n’a pas vocation à être définitif.  Projet scientifique et culturel 8 Pavillon de la ville – Centre dinterprétation de larchitecture et du patrimoine 2009
en outre situé en plein cœur du centre ancien, à la jonction de deux espaces publics majeurs : la place de la Victoire et la place Gourbeyre[Annexe 1. Implantation du Pavillon de la ville]il permettra de construire tout à la fois un projet pédagogique, touristique et. Enfin, « muséal » d’envergure, dans des locaux entièrement restaurés et bénéficiant de surfaces au sol adaptées au concept : des lieux d’exposition, un centre de documentation, des activités de recherche, de pédagogie et d’édition ; sans oublier des espaces de rencontre.  Depuis la fin des travaux de restauration (janvier 2006), le Pavillon de la ville est accessible au public pour des visites guidées, sur rendez-vous. À l’intérieur, quatre grands panneaux de présentation annoncent le bâtiment et préfigure le futur centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine de Pointe-à-Pitre.  D. La dénomination de Pavillon de la ville  Le choix porté sur le bâtiment étant acquis, une réflexion a été engagée sur sa dénomination, étant entendu que le titre de « Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine » devait refléter une identité et l’appartenance de Pointe-à-Pitre à un réseau national. Le concept de Maison (« Maison du patrimoine ») semblait également porter à confusion eu égard à la multitude de « Maisons » déjà existantes dans l’île (Maison du café, Maison de la banane…) et à l’existence d’une Maison du patrimoine à Basse-Terre, l’autre Ville d’art et d’histoire du Département.   Le choix s’est donc porté sur la dénomination de « Pavillon » mais plutôt que d’y associer les termes « d’architecture » et de « patrimoine », nous avons souhaité traiter de la ville dans sa globalité. Le bâtiment sera lePavillon de la ville, Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine.  Le mot « Pavillon » possède de multiples acceptions. Il qualifie une « maison au milieu d’un jardin ». Il désigne aussi la partie évasée d’un instrument qui permet de faire porter sa sonorité. Enfin, il signifie aussi, le drapeau, la marque d’une identité. Ces différentes significations correspondent toutes au sens profond de l’équipement majeur que constituera bientôt ce centre, véritable carrefour de la connaissance et de la promotion de l’architecture et du patrimoine de la ville de Pointe-à-Pitre.
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 E. Les collections  Le Pavillon de la ville est conçu comme un centre d’interprétation et non un musée « classique ». Pour autant, il a été convenu d’y exposer une partie du « trésor » de l’église Saint-Pierre et Saint-Paul qu’il nous appartient d’inventorier, de classer, de restaurer pour mieux le diffuser auprès du public.  1. Inventaire des œuvres  Le « trésor » de l’église est actuellement conservé dans une salle de la sacristie de l’église Saint-Pierre et Saint-Paul. Il n’a fait l’objet d’aucun inventaire précis ni de conservation adéquate eu égard à la nature des œuvres (textiles, métaux).  Les collections, très éclectiques, sont réparties en plusieurs ensembles : - des textiles, - des métaux, - des objets liés au culte (croix, chandeliers, lustres…) et à sa célébration.   Un inventaire précis, suivant une démarche scientifique, vient de débuter pour connaître ses collections. Il est à noter que, parmi ces œuvres, figure un ostensoir du second quart du XIXe siècle protégé au titre des objets mobiliers.   Un inventaire exhaustif de ces collections est en cours en vue d’élaborer « la programmation des collections ».  La programmation des collections doit permettre au concepteur d’indiquer l’ensemble des données et contraintes liées à la présentation des collections, et en particulier : - désignation, photographie et description rapide de l’œuvre, - dimensions, - conditions de présentation, - texte du cartel, - contraintes éventuelles de conservation préventive. Projet scientifique et culturel 10 Pavillon de la ville – Centre dinterprétation de larchitecture et du patrimoine 2009
 L’inventaire détaillé est actuellement réalisé par une stagiaire sous la direction de l’animateur du patrimoine et de la responsable scientifique des collections du musée Saint-John Perse.  2. Classement et conservation préventive  La réalisation de l’inventaire sera l’occasion d’examiner chaque pièce du trésor, de constater son état de conservation et de mettre en place un système de rangement adapté (armoires, meubles…) car, à l’heure actuelle, ces collections ne présentent pas les conditions minimales de conservation requises.  La question de l’aménagement de réserves est également posée pour permettre d’assurer la pérennité des collections. La difficulté est liée à la variété des supports (textiles, métaux, bois) et à leur taille. Cette question est d’autant plus importante qu’elle engage la rotation des collections dans le centre d’interprétation car la présentation périodique se justifie par la nature des collections et par les conditions de conservations spécifiques qu’elles requièrent.  Les espaces disponibles dans le Pavillon de la ville ne permettant pas l’aménagement de réserves, on pourrait envisager l’aménagement d’une réserve dans la sacristie de l’église, récemment restaurée.  3. seRn urtaioat  Une partie des collections, en particulier les textiles, a été fragilisée. Il nous appartient de leur rendre leur intégrité initiale en les faisant restaurer par des spécialistes compétents.   Une programmation pluriannuelle de restauration est à entreprendre.  Ce programme tiendra compte de trois facteurs : - le caractère d’urgence de sauvegarde de certaines pièces en dehors de toute nécessité d’exposition au Pavillon de la ville ; - les restaurations liées à la future programmation des collections et à l’organisation de l’exposition permanente dans le centre.
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