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maîtrise, Supérieur, Maîtrise (bac+4)
  • exposé
  • exposé - matière potentielle : généraux
Cayenne 14-18 décembre 2011 Avant programme version provisoire pouvant être soumise à modifications L'architecture conceptuelle et l'organisation discursive des EGM-OM se sont bâties au fur et à mesure des réunions du Conseil d'orientation, qui se sont tenues à Paris depuis le mois de mars 2011, et grâce à un réseau informel constitué de chercheurs, de représentants de la société civile et de l'administration, travaillant dans les territoires d'outre-mer.
  • traités de philosophie - universalisables par la traduction
  • langues d'outre-mer
  • relation aux usagers dans les services publics
  • abord dans la production d'œuvres de l'esprit
  • expression de la diversité linguistique dans les contes
  • traduction automatique
  • production audiovisuelle
  • productions audiovisuelles
  • conte
  • contes
  • langue
  • langues
Publié le : lundi 26 mars 2012
Lecture(s) : 29
Source : dglf.culture.gouv.fr
Nombre de pages : 7
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Délégation générale à la langue française et aux langues de France
Cayenne 14-18 décembre 2011
Avant programme version provisoire pouvant être soumise à modifications
L’architecture conceptuelle et l'organisation discursive des EGM-OM se sont bâties au fur et à mesure des réunions du Conseil d’orientation, qui se sont tenues à Paris depuis le mois de mars2011, et grâce à un réseau informel constitué de chercheurs, de représentants de la société civile et de l'administration, travaillant dans les territoires d'outre-mer.
L’architecture conceptuelle
L’objectif d’une politique linguistique propre aux Outre-mer (comme d’ailleurs de toute politique linguistique) doit être depermettre à des citoyens qui n’ont pas nécessairement le français pour langue maternelle, mais qui seront appelés à exercer des droits en français, et à évoluer dans un environnement professionnel francophone, d’être «bien dans leur(s) langue(s)» et de conjuguer leurs identités culturelles au pluriel.
Aussi paraît-il essentiel - dans la définition des thèmes abordés, comme dans la conduite desdébats - de nepas mettre en opposition la nécessaire maîtrise du français, langue véhiculaire, commune ou partagée - langue de la République et langue de scolarisation - etla non moins nécessaireprise en comptelangues des régionales, autochtones ou «maternelles »(étant entendu que chacun de ces qualificatifs reste problématique): c’esten termes de complémentarités qu’il importe de concevoir leurs places respectives dans la vie sociale, l’enseignement, les pratiques culturelles, etc.
Quelques-uns des enjeux des EGM-OM peuvent être caractérisés par cet extrait de l'intervention de Bruno Maurer (Conseil d'orientation du 16 mars 2011 : « les esprits et les cœurs ne sont pas gagnésd'entrée à l'utilisation des langues nationales [en Afrique]: il y a, au niveau des représentations du français et des langues
nationales, desesprits à convaincre, chez les parents d'élèves et chez les décideurs politiques eux-mêmes. Il y a donc desargumentaires à produire, sur la base de faits, car les acteurs sont des acteurs rationnels, et si on ne leur prouve pas que ça marche mieux, ils n'iront pas dans ces systèmes... ».
Dans cette perspective, les EGM-OM devront faire alternerdes argumentaires fondés sur un savoir scientifique, d’une part, et des «retours d’expériences», d’autre part : des exposés généraux et des présentations de « bonnes pratiques ». Dans la mesure du possible,on évitera de creuser le hiatus entre la théorie et la pratique, l’expression de «bonnes intentions» et leur remise en cause par une (pourtant nécessaire) confrontation avec la « rugueuse réalité ».
Les EGM-OM ne sont pas pour autant conçus comme un colloque scientifique: organisés par les pouvoirs publics afin de rendre plus efficaces les politiques mises en œuvre, ils doiventaboutir à un ensemble de préconisations adossées à des principes, qui pourront prendre la forme d’une charte ou d’une liste de recommandations. Autrement dit, ils ne visent pas à approfondir ou à diffuser un savoir sur les « langues de l’outre-mer » (qui sera néanmoins convoqué en tant que de besoin), mais àconstruire un avenir possible pour ces langues au côté du français, à «organiser leur coexistence». Leur vertu pédagogique ne doit pas être sous-estimée :il s’agira aussi de fournir des outils conceptuels aux décideurs ou aux praticiens de ces politiques (animateurs associatifs, responsables du système éducatif, représentants des collectivités territoriales, etc.).
L’organisation discursive
Les EGM-OM se dérouleront sur une période dedeux jours pleins (les15 et 16 décembre), précédés d’une séance officielle d’ouverture (le mercredi 14 décembre au soir), et suivis d’une journée de découverte du patrimoine culturel de la Guyane (le samedi 17 décembre).
A ce stade, la structuration des différentes séances, sur lesquatre demi-journées prévues (la dernière étant conçue comme une séance de restitution), reste ouverte (séances plénières, ateliers, autres...).
Des exposés ou des tables rondes « ex cathedra » devront alterner avec des « plages » de libre parole et de débats, pourpermettre à l’ensemble des participants de s’exprimer sur l’ensemble des thèmes abordés.
Pour chaque table ronde, il faudra veiller à donner la parole à des acteurs scientifiques mais aussi ) des acteurs de terrain, et proposer pour cela des modes originaux de prise de parole (sur la base de documents audiovisuels, à travers des lectures ou des interventions artistiques, autres...).
Afin dedonner toute leur place aux traditions oralesle conte est l'une des dont expressions les plus partagées, chaque thématique pourrait être introduite par un conte (ou l’expression d’une tradition orale) dans une des langues parlées dans les territoires d'Outre-mer, qu’il importe de faire entendre, fût-ce symboliquement.
L’architecture conceptuelle des EGM-OM s’efforçant d’éviter la présentation de problématiques propres à chaque territoire, il est proposé demettre à la disposition de chaque délégation un espacepermettant de présenter de la documentation lui (notamment, sous forme d’affiche, les données linguistiques propres à chaque territoire) et de disposer d'unespace de rencontre et de discussion.
La séance officielle d’ouverture pourrait donner lieu, en « lever de rideau» le 14 au soir, à uneune grande conférence(au cours de laquelle seraient présentés les témoignages de « grands témoins »).
Pour toute information complémentaire concernant la préparation des EGM-OM et les pré-inscriptions, contacter la DGLFLF :
Pour les intervenants Florence GENDRIER 01 40 15 35 08 ou 06 31 32 69 44 florence.gendrier@culture.gouv.fr
Pour les participants
Perrine POULAIN 01 40 15 34 82 perrine.poulain@culture.gouv.fr
> Vouspouvez suivre la préparation des «États généraux du multilinguisme» sur facebook !
1. L’emploides langues : plurilinguisme, pratiques individuelles et pratiques sociales
Un état des lieux despratiques langagières dans un environnement multilingue mérite d’être dressé, afin d’ajuster les politiques envisagées aux besoins ou à la demande des populations. Les langues sont en effet avant tout despratiques sociales, et c'est le plurilinguisme qui caractérise majoritairement aujourd'hui les pratiques langagières. Il importe donc d'interroger la façon dont les locuteurs vivent quotidiennementle contact des languesqui les entourent, et la façon dont ils organisent leurs propres pratiques langagières (qu'elles soient monolingues, bilingues ou plurilingues) en fonction des contextes qu'ils rencontrent (travail, accès aux soins, démarches administratives, etc.). C’est également en fonction de ces contextes que doivent être appréciées les situations dediglossie oude «polyglossie».
ATELIERS: 1.1. Inscriptiondes langues dans les territoires, histoire (s) et actualité 1.2. Légitimité,rapports de forces entre les langues et « marchés » linguistiques : statuts et valeurs symboliques. 1.3. Langues,savoirs scientifiques et savoirs traditionnels
2. «L’équipement » des langues : de l’oral à l’écrit, description et outillage linguistique
Pour pouvoir être enseignées, pour exister sur la toile (et tirer un plein bénéfice des techniques d’information et de communication),les langues doivent avoir fait l’objet au préalable d’un processus de grammatisation («par grammatisation, on doit entendre le processus qui conduit à décrire et à outiller une langue sur la base des deux technologies qui sont encore aujourd’hui les piliers de notre savoir 1 métalinguistique :la grammaire et le dictionnaire »). L'objectif est donc de s'interroger surles modalités actuelles de description des langues: codification graphique, conception de grammaires et de dictionnaires, production de supports didactiques. On pourra notamment se demander, par exemple, dans quelle mesure les grammaires didactiques conçues pour le français constituent un modèle adapté pour les outils didactiques à concevoir dans les langues non encore outillées de ce point de vue.
ATELIERS: 2.1. Lagraphie des langues : le passage du parlé à l'écrit 2.2. Lerôle de la description linguistique (grammaires, dictionnaires, dictionnaires visuels en langue des signes…) pour la sauvegarde des langues 2.3. Laproduction d'outils didactiques en langues maternelles
1 Sylvain Auroux, 1992, « Introduction. Le processus de grammatisation et ses enjeux »,Histoire des idées linguistiques. Tome 2, Liège : Mardaga, p. 28)
3. Latransmission des langues : la prise en compte des langues d'origine et des acquis culturels dans l'apprentissage du français ; leur place dans le système éducatif
Il s’agit detirer le meilleur parti des langues présentes sur un territoire donné, et d’en extraireune pédagogie du contact et de la variété linguistique. « Dansla perspective même de la maîtrise du français, les langues d’outre-mer constituent un vrai trésor à exploiter […] dont il est absurde de ne rien faire » (Michel Launey). Exemple: nourrir l’analyse du pluriel en français parlé en étudiant les marques du pluriel en mahorais : dans les deux cas, c’est le possessif qui porte le pluriel (mon sac / mes sacs), et pas le nom comme l’enseigne la grammaire scolaire, puisque lesécrit n’a pas de réalisation phonétique. D’où l’on peut établir que le soutien au bilinguisme est non seulement plus respectueux, mais plus efficace que la négation de la langue première.
ATELIERS: 3.1 Multilinguisme,éveil à la diversité et intercompréhension 3.2 L'enseignementdes langues d'origine, en lien avec le français, dans une perspective plurilingue 3.3 Laprise en compte des langues d'origine dans l'acquisition de compétences linguistiques, hors du système scolaire
4. Lestechnologies de la langue, la présence des langues sur la toile et sur les réseaux sociaux
Quels rôles peuvent jouerles nouvelles technologies del’information et de la communication dansle développement des langues de l’outre-mer? Grâce à la présentation de réalisations et d'expérimentations en cours, on montrera comment les technologies de la langue (traduction automatique, reconnaissance vocale, etc.) peuvent servir d'aide à la communication quotidienne.Cette thématique permettra également de valoriser et d'encourager la créativité linguistique favorisée par les réseaux de télécommunication mobile et les réseaux sociaux.
ATELIERS: 4.1Les possibilités offertes par les technologies de la langue pour améliorer la relation aux usagers dans les services publics 4.2 Présenceet dialogue des langues et des cultures sur internet 4.3 Atelierd'écriture Wikipédia
5.Le rôle des langues dans la construction d'une identité commune
En valorisant au plan local et au plan national les interactions quotidiennes, linguistiques et culturelles, entre les populations, les médias jouentun rôle indispensable dans la construction d'une identité commune. Quels sont les liens entre médias et territoires? Quelles sont les représentations culturelles véhiculées par les médias? Dans quelle mesure peuvent-ils contribuer à une meilleure cohésion sociale ? Quelles sont les conditions techniques, financières et législatives d'une production audiovisuelle plus proche du quotidien et des aspirations des populations ultra-marines, y compris en métropole ?
ATELIERS: 5.1. Lerôle indispensable des médias dans la construction d'une identité commune 5.2.Traduire pour exister ? Le point de vue des auteurs, des traducteurs et des éditeurs 5.3 Collecter,présenter, partager : pratiques linguistiques et de traduction dans les institutions patrimoniales
6. Langueset création artistique
« La »langue est plus que la langue: c’est tout ce qui se produit en elle, sa puissance interne d’expression, chaque fois unique, irréductible à des capacités de communication, qu’elle partage avec toutes. Il vaut donc mieuxparler de langues-cultures que de langues, pour mettre en évidence les valeurs éthiques, politiques et artistiques dont elles sont porteuses. « Ce sont alors ces valeurs qui font ce que sont ces langues, ce sont les œuvres qui sont maternelles et non plus les langues» (Henri Meschonnic). Quelle que soit l’importance de l’école et des médias dans le destin d’une langue, c’est d’abord dans la production d’œuvres de l’esprit qu’il se joue, qu’il s’agisse de contes, de chansons, de poèmes ou de traités de philosophie - universalisables par la traduction.
ATELIERS: 6.1.Création théâtrale et diversité linguistique 6.2.L'expression de la diversité linguistique dans les contes et la littérature orale 6.3.Chanter, danser ses langues !
7. Leplurilinguisme, une ressource à exploiter(Séance plénière)
Le plurilinguisme constitue une ressource dans laquelle les locuteurs puisent au quotidien pour favoriser les interactions dans des domaines aussi variés que les échanges culturels, les transactions commerciales, les apprentissages, l'amélioration des conditions d'accueil dans les services publics, la communication en milieu professionnel… Cette richesse est cependant trop peu valorisée et prise en compte par les institutions, pour devenir le pivot d'un «mieux vivre ensemble ».Il s'agira donc, sur la base des observations produites par des chercheurs sur les effets positifs du plurilinguisme, de proposer des outils concrets pour l'action publique, en faveur de la prise en compte de la diversité.
> Vous pouvez suivre la préparation des « États généraux du multilinguisme » sur facebook !
Délégation générale à la langue française et aux langues de France 6 rue des Pyramides, 75001 Paris
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