Inventons la démocratie participative en Nord Pas de Calais Atelier 2 : Quels changements concrets grâce à la participation – Séance 2

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Niveau: Secondaire, Lycée, Terminale
« Inventons la démocratie participative en Nord?Pas de Calais »  Atelier 2 : Quels changements concrets grâce à la participation ?– Séance 2  Compte?rendu, Béthune, Mardi 22 mars 2011  ATELIER 2 ? SEANCE 2 – BETHUNE   « QUELS CHANGEMENTS CONCRETS GRACE A LA  PARTICIPATION ? »  MARDI 22 MARS 2011     Les participants  Jean?Pierre Myriam Cau, V ional  A rope Béthune upet, Maison de l'Eu neville, Mairie d'Arras Hubert Bon ice?présiden hune te du Conseil Rég   municipal Bét   nçois Chovet, IREV  Joël Caron, Elu  Fra ugue, Conseil de quartier Arlette Dega  Do Ann Daniel e quartier Béthune urlens, Conseil d e Ecuyer, Elue municipale Béthune  ie, Agent de la Région  erine Longuépée  Benoît Lewyll epreneure sociale  Cath r  Mairie de Béthune Nathalie Menet, Ent , , Agent de la Région Nathalie Malaquin   Emmanuel Moulin   Corinne Warembourg, Agent de la Région      Suite à une première séance consacrée au diagnostic de la situation actuelle sur la question des  changements  concrets  grâce  à  la  participation,  cette  seconde  séance  se  veut  un  exercice  de  projection : exprimer la vision idéale souhaitée des participants sur ce thème.  Pour  ce  faire,  les  participants  sont  à  nouveau  répartis  en  trois  sous?groupes  et  sont  invités  à  imaginer  différents  scénarios  à  l'horizon  2020  à  partir  d'une  consigne.  Ce  travail  est  ensuite  estitué à l'ensemble des participants et mis en débat. r         1 

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Publié le : vendredi 8 juin 2012
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Source : nordpasdecalais.fr
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« Inventons la démocratie participative en Nord‐Pas de Calais » Atelier 2 : Quels changements concrets grâce à la participation ?– Séance 2
ATELIER2ǦSEANCE2BETHUNE«QUELSCHANGEMENTSCONCRETSGRACEALAPARTICIPATION?»MARDI22MARS2011
Lesparticipants
Jean‐Pierre Aupet,Maisondel’EuropeBéthuneHubert Bonneville,Mairied’ArrasMyriam Cau,ViceǦprésidenteduConseilRégionalJoël Caron,ElumunicipalBéthuneFrançois Chovet,IREVArlette Degaugue,ConseildequartierDaniel Dourlens,ConseildequartierBéthuneAnne Ecuyer,EluemunicipaleBéthuneBenoît Lewyllie,AgentdelaRégionCatherine Longuépée Nathalie Menet,EntrepreneuresocialeNathalie Malaquin,MairiedeBéthuneEmmanuel Moulin,AgentdelaRégionCorinne Warembourg,AgentdelaRégion
Suite à une première séance consacrée au diagnostic de la situation actuelle sur la question des changements concrets grâce à la participation, cette seconde séance se veut un exercice de projection : exprimer la vision idéale souhaitée des participants sur ce thème. Pour ce faire, les participants sont à nouveau répartis en trois sous‐groupes et sont invités à imaginer différents scénarios à l’horizon 2020 à partir d’une consigne. Ce travail est ensuite restitué à l’ensemble des participants et mis en débat.
CompteǦrendu,Béthune,Mardi22mars2011
« Inventons la démocratie participative en Nord‐Pas de Calais » Atelier 2 : Quels changements concrets grâce à la participation ?– Séance 2 S C E N A R I O SE TD E B AT SNoussommesen2020,JeanǦClaude,habitantdeBéthune,aparticipéàdeuxdispositifsparticipatifsdurantl’année.Cesdémarchesparticipativesontamenéderéelschangements...maislesquels?Racontezcesdeuxexpériences:Quelssujetsontététraités?Comment?Quiaparticipé?QuelschangementsconcretscesdémarchesontǦellesapportés?Deschangementspourqui:leshabitants?L’institutionàl’originedeladémarche?Qu’estcequiarendupossibleceschangementsconcretsgrâceàlaparticipation?
8scénarios
citoyens. Il n’y a pas de directeurs, pas de programmation préétablie: lagouvernanceestcollégiale, par les habitants. En 2020, les démarches juridiques seront beaucoup plus simples : le collectif ne sera pas obligé d’être constitué en association, il y aura des responsables « personnes physiques » sans pour autant constituer des entités juridiques.
‐ De la même façon, leFPHdes projets avec et par les habitants eux‐mêmes, construirasanspasserpardesassociations, pour tous les FPH. Les moyens seront donnés directement aux citoyens, même avec des collectifs qui ne sont que temporaires.
‐ Un dispositif sur la thématique destransportsdoux. Alors que les voies sont de plus en plus insécurisées pour les vélos, on souhaite améliorer la sécurité de manière plus démocratique. La démarche associe les différents acteurs (transporteurs, association d’usagers…) mais aussi les usagers directement, ceux qui n’ont pas de porte‐parole. Suite au constat que les aménagements sont trop souvent peu adaptés aux réalités des usagers, un dispositif de «test »a été mis en place. Grâce aux outils numériques (type jeux vidéo), dessimulationsd’aménagementsvirtuelssont mis en place.
‐ Un dispositif surl’illettrisme, afin que toutes les tranches d’âge puissent bénéficier de soutien quand il y a des besoins. En 2020, la démocratie participative s’empare desujetsquisontaujourd’huitabou enles faisant sortir du carcan de l’Education Nationale. Ce sujet concerne toute la société et est donc mis en débat.
‐ La démocratie participative s’empare de la question dudéveloppementéconomique. En 2020, alors que dans un quartier, un local reste inoccupé après différentes tentatives commerciales infructueuses, un collectif d’habitants utilise ce local pendant trois mois. Il y mène uneréflexioncollectivesurlesbesoinsdecommercesle quartier, les conditions de dans réussite… C’est à partir de cette réflexion, et toujours avec les habitants, qu’un appel d’offre est ensuite lancé.
‐ Un dispositif visant à unevisionpartagéed’unterritoire, une réappropriation collective de l’espace public. A partir deprocessusd’intelligencecollectiveune (typeagile »),« méthode vision partagée du territoire se dessine entre habitants d’un quartier, urbanistes, élus, habitants d’autres territoires de la région. Cette discussion a lieu bien en amont de la décision, afin de se demander ce qu’on voudrait pour ce territoire dans 10 ans.
‐ Un dispositif sur lamémoiredesquartiers, permettant les échanges intergénérationnels qui valorisent toutes les générations.
‐ Un dispositifd’éducationàl’environnement. Des jardins familiaux ou ouvriers se multiplient :ils permettent les échanges entre habitants. Intérêt du dialogue, de la rencontre avec des gens différents, dans des lieux différents. La démocratie participative, en 2020, a permis deréapprendreàseparler.
CompteǦrendu,Béthune,Mardi22mars2011
« Inventons la démocratie participative en Nord‐Pas de Calais » Atelier 2 : Quels changements concrets grâce à la participation ?– Séance 2
Ǧun vraichangementdeculturela démocratie participative, qui passe par des structures sur de qualification des citoyens (avec des informations précises : plans, contraintes juridiques…) ‐ un travail de vulgarisation et desimplification (quine seront plus des termes péjoratifs en 2020), d’appropriation des questions et projets de notre société ‐ des processus d’intelligence collective qui soit systématisés ‐ desanimateurs desdémarches, qui soient neutres et extérieurs. Pas forcément des consultants mais pourquoi pas des personnes venant d’autres parties de la région. Cela passerait par desréseauxd’échangessavoirs car ainsi, ces personnes viendraient en qualifier de d’autres. ‐ desmoyensfinanciersqui soient à la hauteur pour la démocratie participative. ‐ desévaluationssystématiquesdes dispositifs participatifs, afin de faire la preuve de l’impact sociétal de la démocratie participative. En amont des dispositifs, on aurait une réflexion systématique sur les objectifs. ‐ des sujets tabous qui n’existent plus pour la participation. ‐ des élus (s’ils existent encore en 2020 !) qui soient vraiment partie prenante de la démocratie participative. Unapprentissagemutuel s’estopéré :les élus ont appris l’humilité quand les cito ensont aris la resonsabilité.
Réactionsdesautresparticipants:ƒLesidéesrelevéesparlesautresparticipantscommelesayantmarqué:l’importancedelavisionpartagée;lelienentredéveloppementéconomiqueetparticipation,pastoujoursfacileàtisser;l’idéedemodélisationvirtuelleetpréalabledesaménagementsd’unterritoire.ƒMaiscesscénariosparaissentunpeuangéliquespourcertainsetoublienttroplanotiondeconflit:surl’espacepublic,desintérêtssontcontradictoires,despratiquesdifférentesseheurtent,etilnefautpasoubliercetaspect.Lamobilisationdesconseilsdequartierpourl’utilisationd’unparking
Les comités de quartier de Béthune, portés par celui du centre, posent la question de la vacance et du coût des deux parkings souterrains sous‐utilisés et des effets pervers (encombrement en surface). Les membres des comités de quartier associent à la réflexion la marie, le gestionnaire du parc, l’association des commerçants et l’ensemble des habitants. Cet échange se traduit par : ‐le renforcement des sanctions envers ceux qui ne se garent pas dans les parkings (amendes, fourrière) ‐ un travail fin de modulation des tarifs (résidents, entreprises, clientèle des communes et services…) ‐ la réaffectation d’une partie des surfaces à de nouveaux services (charge batteries, entretien, autopartage…) Enjeux:‐ Mobilisation del’ensembledespartiesprenantes, afin de trouver une solution qui convienne à tout le monde, trouver l’intérêt général, gestion des conflits Transformationdespratiqueset de la culture professionnelle ‐ Initiative des citoens uiseres onsabilisenten mainet rennentl’intérêténéral
CompteǦrendu,Béthune,Mardi22mars2011
« Inventons la démocratie participative en Nord‐Pas de Calais » Atelier 2 : Quels changements concrets grâce à la participation ?– Séance 2
‐ Les membres du comité de quartier centre‐ville à l’origine ont mobilisé ensuite ‐ Les membres des autres comités de quartier de la ville ‐ L’ensemble des habitants ‐ La mairie ‐ Le gestionnaire du parc de stationnement ‐ L’association des commerçants Changementsconcrets:‐ Amélioration de la circulation piétonne en centre‐ville ‐ Réduction du déficit à la charge de la collectivité ‐ Reualification du centre‐ville
Réactionsdesautresparticipants:ƒMontrebienqu’onnepeutpasfonctionnerpardécret.Jardinspartagés
anciennes friches. Progressivement, l’activité se structure et se développe : une coopérative est créée pour gérer et distribuée la production locale. La coopérative créée même des emplois pour les habitants du quartier, et le développement de l’activité permet un accès à des légumes de qualité pour un coût modéré. En 2020, le succès est tel que la supérette du quartier est appelé à déposer le bilan au vu du manque à gagner. Enjeux:Ǧla démocratie participative comme moyen derecréerdulien, d’échanger des savoirs ‐ la création de collectif pouvant déboucher sur desrésultatséconomiques‐ la nécessité de bien réfléchir aux fins : la démocratie participative peut avoir des effetsinduitsnonrecherchésart etouvant être néatifsau dé
Réactionsdesautresparticipants:ƒMaisensuite,leshabitantsseréapproprientlelocalpourvoircequ’ilfautenfaire(cf.propositionprécédente).ƒCela(reǦ)poseégalementlaquestiondubilandesdispositifsparticipatifs,defaçonglobalisée(cf.évaluationdesdispositifs).Placeetparoledesenfantsdanslaville
conditions de la participation avec des enfants. Pédagogie adaptée (maquette), lieux familiers des enfants (école, camps de vacances...)
CompteǦrendu,Béthune,Mardi22mars2011
« Inventons la démocratie participative en Nord‐Pas de Calais » Atelier 2 : Quels changements concrets grâce à la participation ?– Séance 2
‐ la ville n’est pas faite pour les enfants, on ne leur demande pas leur avis. ‐ faire rencontrer parents et enfants sur ces sujets.Acteurs:Parents, enfants, associations de quartiers, écoles, centres sociaux, pédagogues, gardes urbains. Changementsconcrets:‐ aménagement des principaux trajets pour aller à l’école: kiosques à bonbons bios, musique douce dans les rues. ‐ projets d’aménagement étudiés avec les enfants. ‐ pédibus, vélo‐bus... ‐ interdiction des voitures à moins de 100m d’une école. Cesujetestrendupossible...:Au départ c’est Jean‐Claude qui a pu se réunir avec d’autres parents d’élèves et a pu faire une « annonce citoyenne », avec l’aide de la municipalité qu’il a sollicité, il a pu imprimer des flyers de sensibilisation. Æla télé locale a complètement relayé cette initiative avec des appels à projets. Æor anisationà domicile.d’en uêtes
Romprelasolitudeetl’isolement
une journée forum, avec partage d’expériences déjà vécues. Enjeux:Ǧdiminuer le nombre de personnes disant avoir trop peu de contacts au cours de leurs journées. ‐ développer la capacité relationnelle.Acteurs:Les citoyens, les travailleurs sociaux, les aides familiales, les entreprises de services, les artisans, les enfants du sujet précédent. Changementsconcrets: ‐ mise en place d’un système de mise en relation, de type « auto‐partage » en fonction de l’offre et de la demande. ‐ les facteurs ont une part de leur temps de travail comptée pour entrer en relation. ‐ moins de personnes hospitalisées, moins de médicaments consommés, moins de personnes en maison de retraite. ‐ création de nouveaux emplois de médiateurs. ‐ nouvelle façon de travailler des travailleurs sociaux. ‐ le lien social se recréé pour beaucoup, il y a moins d’abstention aux élections. ‐ une plus grande et plus longue autonomie. Cesujetestrendupossible...:En favorisant la rencontre de l’offre et de la demande, en utilisant les outils numériques. En s’au antsur une démarche marketinui a donné de la valeur à cesro ets, tout autant
Pointsdedébat:
CompteǦrendu,Béthune,Mardi22mars2011
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« Inventons la démocratie participative en Nord‐Pas de Calais » Atelier 2 : Quels changements concrets grâce à la participation ?– Séance 2
ƒQuelestlepouvoirdedécision?Commentcequisortestmisenplace?Pas de réponse définitive, mais à partir du moment oùsuffisammentdepersonness’approprientun dispositif, l’influence sur la décision devrait découler naturellement. En plus, ici, Jean‐Claude ne fait pas que participer aux démarches, il les initie et les créé : c’est aussi l’idée qu’on peut prendre les problèmes à cœur, que les citoyens peuvent initier eux‐mêmes des démarches collectives. ƒQuelssontlesmoyensfinancierspourpermettreàdetellesinitiativesd’habitantsdevoirlejour?Il faudraitplusdemoyensfinanciers pourla participation, mais les moyens nécessaires ne sont pas que financiers. Il faudrait que quelque chose change dans la société, la valeur de l’argent serait relativisée,l’économieprendraitencompteleséchanges,le temps… Il n’y a pas toujours besoin d’argent, c’est aussi une question deresponsabilisationdes citoyens.ƒCommentJeanǦClaudetrouveǦtǦilletempsdefairetoutça?Il faudrait instaurer uncongécitoyen. Cette possibilité de dégager un temps de décharge sur son temps de travail serait prise en charge en partie par l’employeur, selon le même modèle que la prise en charge de l’abonnement de transport en commun.
LESPROCHAINSRENDEZǦVOUS
Nous nous retrouverons dans cet atelier 2 consacré aux changements concrets grâce à la participationle5avrilpour la troisième séance afin d’élaborer despropositionspourunpland’actionvisant à alimenter la future politique régionale de démocratie participative. Nous comptons sur la présence renouvelée des participants aux deux premières réunions et accueillerons ceux qui n’ont pas pu venir le 22 mars. D’ici là, n’hésitez pas à réfléchir à la question, à en parler autour de vous, à noter vos idées et à venir avec pour cette réunion !
CompteǦrendu,Béthune,Mardi22mars2011
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