Jeudi 28 Novembre 2002

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1/4 FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES Stratégies des Firmes Licence 2 Economie-Gestion Cours de M. Eric Darmon Année universitaire 2008-2009 Session1 ELEMENTS DE CORRECTION _________________________________________________ Impression d'ensemble à l'issue de la correction : L'ensemble des copies fait apparaître des résultats très hétérogènes.
  • produit en priorité
  • compétences en matière de production et de commercialisation similaires aux compétences existantes
  • conséquences sur les stratégies des firmes
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Publié le : lundi 26 mars 2012
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Source : perso.univ-rennes1.fr
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Stratégies des Firmes Licence 2 Economie-Gestion Cours de M. Eric Darmon FACULTE DESSCIENCESECONOMIQUESAnnée universitaire 2008 2009 Session1 ELEMENTS DE CORRECTION _________________________________________________ Impressiond’ensembleà l’issue de la correction: L’ensemble des copies fait apparaître des résultats très hétérogènes. Certaines copies sont excellentes et montrent une réelle compréhension des concepts ainsi qu’une capacité à les appliquer à des cas concrets (ce qui estl’objectifpremier du cours). Pour beaucoup d’autres (trop nombreuses malheureusement), l’impression est que l’on s’est contenté d’une lecture approximative du cours.Contrairement { d’autres cours, le choix a été fait de ne jamais faireappel { l’outil mathématique (les mêmes théories pouvant également être appréhendées sous cet angle). Il n’en demeure pas moins que les concepts vus en cours sont précis et nécessitent plus qu’un« survol ». Dans les copies, cela s’en ressent par l’incapacité { définir certains conceptsde base, et par un sentiment de « flou » lors de leur application. Ce sentiment dimprécision se traduit aussi par la paraphrased’éléments du texte sans réel apport: lorsquun texte vous est proposé, l’intérêt réside dans votreinterprétationdu texte { l’aide des concepts vus en cours et de vos connaissances, et non dans sa recopie. Enfin, certaines copies donnent l’impression de faire du remplissage «» (et donc du Horscoûte que coûte Sujet), sans réellement répondre aux questions posées. A question précise, réponse préciseDu point de vue de la forme, les copies sont là aussi hétérogènes. Outre de nombreuses expressions maladroites ou familières («le marché marche », « Bill Gates, ingénieur tordu de technologies », «Microsoft a lancé beaucoup de produits, et j’en passe»,«L’entreprise Microsoft est un monstre, aux niveaux informatique », « cela permettrait à ceux qui piratent de plonger dans la légalité »,effets dynamiques de la) ou vides de sens (« concurrence statique »), il est absolument nécessaire pour certains de revoir des éléments de base (orthographe, syntaxe). Par exemple, il est difficilement pardonnable pour un étudiant futur diplomé de Sciences économiques/Gestion de ne pas savoir écrire «chiffre d’affaires» correctement !
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Questions de cours (5 points) 1.En quoi consiste une forme de concurrence multimarchés ? Quelles sont les stratégies possibles en présence d’une telle concurrence? Vous illustrerez votre réponse par deux exemples (un exemple mentionné dans le cours et un exemple issu de votre connaissance des marchés et des stratégies des firmes) Voir le cours pour la définition.La question a été dans l’ensemble peu réussie alors que le concept avait été vu à trois reprises (concurrence spatiale pour le secteur de la grande distribution, Quick/MacDo, Microsoft/Google). Confusions fréquentes : Concurrence multi-marchés (ou multi-points) et stratégie de diversificationne sont pas synonymes. Pour observer une concurrence multi-marchés, il est nécessaire que les mêmes entreprises (A et B par exemple) se « retrouvent » toutes les deux sur deux marchés différents (marché 1 et marché 2). Une stratégie de diversification est simplement le fait qu’une entreprise A vendeproduction sur deux marchés sa (marchés 1 et 2), sans référence à la présence explicited’une entreprise B commune à ces deux marchés. Confusion fréquente :périmètre de marché (degré de substituabilité des produits, marché pertinent) et concurrence multi-marchés. Il a quelquefois été fait référence à la concurrence entre Air France et la SNCF, parce que les deux biens produits (avion et train) répondent à un même besoin (transport) et sont donc (imparfaitement) substituables. Pour considérer une concurrence multi-marchés entre Air France et la SNCF, ce raisonnement ne peut pas s’appliquer seul. Il faudrait faire allusion à la concurrence sur de multiples destinations (Paris-Marseille, Paris-Strasbourg, Paris-Bordeaux) qui pourraient être considérés comme des marchés indépendants communs aux deux entreprises. Autre confusion :concurrence spatiale et concurrence multi-marchés. La notion de concurrence multi-marchés est plus large que celle de concurrence spatiale (la concurrence spatiale est une forme, parmi d’autres, de concurrence multi-marchés. Dans la mesure où deux des exemples du cours faisaient référence à une concurrence spatiale, cette confusion n’a pas été sanctionnée.Dans la deuxième partie de la question,il ne s’agissait pas de présenter des stratégies « génériques » (forclusion, différenciation),qui pourraient s’appliquer { n’importe quelle situation, mais de présenter les stratégies spécifiques à la notion de concurrence multi-marchés (stratégie d’affrontement ou de contournement).question était La précise et appelait donc une réponse précise. 2.Qu’estcequ’et quels sont ses objectifs ? Illustrez votreune stratégie de prixlimite réponse par un exemple. Voir le cours pour la définition.Dans l’ensemble, la question a été bien traitée. Une réponse précise cependant était exigée : on sattendait à ce que la stratégie de prix-limite soit présentéecomme une stratégie de barrière { l’entrée, mais aussi, il devrait être précisé qu’ellene pouvait être mise en placequ’en présence d’un avantage absolu de coût pour la firme installée. Par ailleurs, il devait être aussi précisé que la firme installée pouvait mettre en place un prix égal au seuil de rentabilité de l’entrant (et pas uniquement « un prix plus bas »). Dans certaines copies, confusion fréquente entre seuil de rentabilité de l’entrant et de la firme installée.
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APPLICATION1 :MICROSOFT ET LEMARCHE DU LOGICIEL(8POINTS) 3.Rappelez en quelques lignes les principaux éléments (données, dates, produits et événements clés) pertinents pourprésenter l’entreprise MicrosoftCette question faisait uniquement référence aux éléments présentés en cours. Elle avait pour objectif de vérifier votre capacité à synthétiserl’information donnée et { distinguer les éléments importants des éléments plus annexes. Une réponse structurée était également nécessaire : très souvent, les réponses données consistent en un énoncé de faits sans liens entre eux, sans articulation générale. On pouvait donc s’attendredans cette question : Au rappel des conditions historiques de la création de Microsoft (présence sur le marché des systèmes d’exploitation suite { l’externalisation de cette activité par IBM) A l’énoncé des différentes stratégies de diversification de Microsoft (logiciels applicatifs, MP3, Internet, jeux) et à un rappel de la position de MS sur chacun de ces secteurs A l’énoncé de quelques indicateurs financiersimportants (comme cela a été présenté en cours pour chaque cas traité) : tendance générale du CA (croissance/décroissance, décomposition selon les grandes activités de MS), rentabilité de MS 4.Construisez la matrice SWOT associée à l’entreprise Microsoft sur le marché des systèmes d’exploitation. Le cas Microsoft ayant été vu en détail en cours, vous disposiez de tous les éléments importants pour traiter la question. La question était relativement précise: il s’agissait de dresser la matrice SWOT de Microsoft sur le marché des systèmes d’exploitation(et non de Microsoft « en général»). Il s’agissait d’une question ouverte: on ne peut s’attendre { une réponse exhaustive, mais { nouveau une réponseprécise était nécessaire. Par exemple, on ne peut pas simplement évoquer une « forte concurrence », il faut aussi préciser a minimad’où vient cette concurrence. De plus, ce qui relèvede l’entreprise elle-même (force ou faiblesse) est parfois confondu avec ce qui relève de l’environnement (menace ou opportunité).Enfin, certains facteurs sont ambivalents ({ la fois source de menaces et d’opportunités par exemple). Dans ce cas, il faut indiquer rapidement (une ligne suffit !) en quoi ces facteurs peuvent avoir des effets opposés.
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Matrice SWOT (à titre indicatif, d’autres éléments pouvaient être mentionnés) : Entreprise (interne) Environnement (externe)
Forces Base installée (entreprises, ménages) importante sur le marché des SE et sur les marchés connexes (bureautique) Capacité financière importante Ressources R&D importantes Faiblesses Vulnérabilité des produits Microsoft (en raison d’un taux de piratage important des logiciels MS???1) Présence insuffisante dans certains domaines d’activités (recherche et publicité sur Internet) qui pourraient constituer de nouvelles sources de revenus et sur lesquels Microsoft est positionné en « challenger » Echec relatif de Vista (dernière version commercialisée de Windows)
Opportunités Perspectives de croissance des produits liés au TIC Développement du marché des mini-ordinateurs sur lequel MS est bien positionné
Menaces Concurrence de SE libres (Linux) Arrivée de nouveaux concurrents fortement implantés sur des marchés connexes (SE pour smartphone) Concurrence de Google (sur le marché des SE avec Androïd, et sur des marchés applicatifs) avec d’autres modes de financement (vente ‘{ l’usage’ et non vente de licence) Contexte réglementaire (instructions en cours auprès de l’UE) créant des contraintes futures sur l’interopérabilité des produits Microsoft et les stratégies de ventes liées
1 En suivant le texte, on peut s’interroger sur le point de savoir si cela est réellement une faiblesse pour Microsoft !
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5.Exposezla théorie des rendements croissants d’adoptionses conséquences sur les et stratégies des firmes et les structures de marché. En quoi cette théorie peutelle être utile pour comprendre la stratégie de Microsoft en matière de piratage ? Pour expliquer lastratégie de Microsoft face au piratage, il n’est pas suffisant d’affirmer que produire un logiciel implique des coûts fixes (relativement) élevés et un coût marginal nul. Cet effet s’assimile audes économies principe d’échelleque l’on observe dans de nombreux secteurs par ailleurs. La notion de Rendements Croissants d’Adoption est plus large et renvoie à différents mécanismes (présentés en cours) : Rendements Croissants de Production (économies d’échelle)Effets de réseau (compatibilité, biens complémentaires, etc.) Effets d’apprentissageEn présence de ce type d’externalités, la diffusion d’un produit «{ l’instant t» est conditionnelle { sa diffusion antérieure. Arthur montre qu’il existe un effet de renforcement positif: plus la diffusion d’un produit est importante, plus importante sera sa diffusion { l’avenir. Ce phénomène peut se prolonger jusqu’au point où un seul produit domine le marché (situation de « winner-takes-all »). Il en résulte des structures de marché { tendance monopolistique (un seul produit par type d’applications logicielles). Ainsi, en présence de ce type d’externalités, l’enjeu pour une firme est d’atteindre assez rapidement une masse critique d’utilisateurs de telle sorte que la dynamique de renforcement se mette en place et que la diffusion de son logiciel soit garantie. Tant que la masse critique d’utilisateurs n’est pas atteinte, une firme court le risque de voir son produit délaissé par les consommateurs au profit de produits (logiciels ici) concurrents. Dans cette perspective, on comprend mieux les arguments de J. Raikes. En laissant volontairement pirater ses produits dans un premier temps, Microsoft a créée une base d’utilisateurs qui ont permis de renforcer l’attractivité de l’offre de Microsoft. Une fois le marché verrouillé (situation de lock-in), Microsoft pourra ensuite utiliser des stratégies de ventes plus traditionnelles (discrimination par les prix, cf. question 6).Il s’agit donc pour Microsoft de sacrifier des profits à court terme (ventes non réalisées en raison du piratage) de façon { s’assurer des profits { plus long terme.Confusions ou erreurs fréquentes : L’exposé de la théorie des RCA ne peut se limiter { une phrase vague du type «plus un produit est diffusé, plus il est diffusé». Il est nécessaire d’expliquer clairement les causes (effets d’apprentissage, externalités, etc.) et leurs conséquences sur le marché (tendance à la monopolisation) et sur les stratégies des firmes. Sinon la réponse ne peut être considérée comme complète. 6.Quelle stratégie de prix semble être envisagée par Microsoft comme alternative au piratage ? La mise en place de cette stratégie vous sembleraitelle ici nuisible au bien être du consommateur ? Justifiez votre réponse. Il est indiqué dans le texte que Microsoft souhaite développer des offres pré-payées à destination des pays émergents dont les consommateurs présentent de faibles revenus. Il s’agit sans aucun doute d’une stratégie de «yield management » visant pour Microsoft à optimiser les revenus issus des ventes de ses logiciels. D’un point de vue économique, ce type de stratégie s’analyse comme une forme de discrimination tarifaire qui consiste à proposer à chaque catégorie de clients un prix proche de sa disposition à payer pour le
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er ème ème bien. Parmi les différentes formes de discrimination (1 , 2 et 3 degré), il semble ème que Microsoft souhaite favoriser ici une discrimination du 2 degré dans la mesure où le prix proposé dépend de la « quantité consommée » de logiciels (temps passé par exemple) comme cela est pratiqué par les opérateurs de téléphonie. A une ème ème discrimination de 2 degré peut se superposer une discrimination de 3 degré si Microsoft a la possibilité de proposer des offres spécifiques à certains pays (le critère exogène utilisé étant ici le pays d’appartenance du consommateur).Une analyse précise des effets de la discrimination tarifaire montre que les effets de la discrimination tarifaire sont ambigus sur le bien-être du consommateur (cf. exemple du cours). D’une part, une plus grande discrimination peut diminuer le surplus de consommateurs qui pouvaient accéder « auparavant » (avant discrimination) au marché. D’autre part, certains consommateurs (présentant une DAP faible) ne pouvaient(en l’absence de toute discrimination) accéder au marché, et l’application d’une discrimination tarifaire peut ainsiCeci améliore leleur permettre d’accéder au marché. bien-être de ces consommateurs. L’effet «agrégé » est donc indéterminé. Dans le cas analysé ici (Microsoft), la situation est plus complexe car une partie des consommateurs qui ne peuvent accéder au marché en raison d’une faible DAP pourront éventuellement pirater le produit Microsoft. Dans le cas standard, ils ne peuvent pas accéder au marché. Si l’on fait l’hypothèseque ce sont les consommateurs à faible DAP qui piratent le produit en priorité, alors les effets de l’offre de Microsoft sont ambigus. Pour une fraction de ces consommateurs « pirates », le fait de proposer un produit { un prix faible n’auraaucun impact sur leur comportement et donc sur leur surplus. En dautres termes, ils continueront à pirater le produit car un prix de vente, même faible, représente un coût supplémentaire.Pour d’autres, l’acte de pirater provoque une « désutilité » (désagrément lié { la détention d’une copie pirate, peur d’être détecté). Ce désagrément se traduit par un coût (moral) lié à la détention dun logiciel pirate. Selon le montant de cette désutilité et le prix discriminant proposé par Microsoft, ces consommateurs pourraient choisird’acheter le produit { basprix s’ils en avaient la possibilité. De ce point de vue, la discrimination tarifaire leur est bénéfique. A nouveau, l’effet «agrégé » est indéterminé. NB: s’agissant de la deuxième partie de la question (effets sur le consommateur),les éléments de correction fournis sont très détaillés. Une réponse limitée au premier paragraphe était suffisante pour obtenir lintégralité des points. Confusions ou erreurs fréquentes : Il est précisé dans le texte que Microsoft utilise des offres similaires à celles proposées par les compagnies téléphoniques. Il est mentionné nulle part que Microsoft cherche à proposer des forfaits téléphoniques avec ses produits (vente liée ?). Dans ce texte, Microsoft propose de mettre en place une stratégie de discrimination tarifaire impliquant une baisse ciblée de ses prix pour certaines catégories de consommateurs. Il n’est pasmentionné de baisse généralisée de ses prix. Sans information supplémentaire, il semble délicat d’interpréter lastratégie de Microsoft comme une stratégie de prix limite. Pour juger de l’effet d’une nouvelle tarification par Microsoft, il faut éviter desarguments relevant du café du commerce du type (lus dans les copies)« l’un dans l’autre, Microsoft s’y retrouvera toujours»ou bien« le consommateur se retrouvera étranglé par un nouveau forfait alors qu’il a déjà d’autres forfaits à payer»qui ne relèvent pas del’analyseéconomique
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APPLICATION2:DEUX ENTREPRISES,DEUXSTRATEGIESSUR LEMARCHE DE LAMOUTARDE(7POINTS) 7.Quelle stratégie de distribution a été retenue par l’entrepriseL'Européenne de condiments? En vous fondant sur le texte suivant et sur votre connaissance des formes de distribution, quels sont les avantages et risques potentiels typiquement associés à cette stratégie ? L’entrepriseL’Européenne des Condiments (EdC) a mis en place une stratégie de distribution mixte. D’une part, elle commercialise ses produits sous sa propre marque (« Téméraire»). D’autre part, elle commercialise une partie de sa production sous forme de MDD (Marques De Distributeur). Notons que cette deuxième stratégie semble prépondérante pour EdC car elle représente la moitié environ du CA de l’entreprise. Les avantages et les inconvénients associés à ce type de distribution sont connus dont notamment : Diminution des « marges-arrière » versées par le producteur au distributeur Débouchés assurés (permettant éventuellement une baisse du cout de revient grâce aux économies d’échelle)Risque de dépendance vis-à-vis du distributeur : les ventes souscannibalisation » des ventes (ou parasitisme) Risque de « marque propre peuvent diminuer si le consommateur ne perçoit pas une différenciation suffisante entre les produits sous MDD et les produits sous marque propre. Confusions ou erreurs fréquentes : Il est demandé ici d’analyser la stratégie dedistribution (par quels circuits vend-on un produit ?)de l’EdC et non sa stratégie globale (différenciation, etc.). A question précise, réponse précise ! Il est demandé de préciser les avantages/inconvénients pour le producteur et non pour le distributeur. A question précise, réponse précise ! Certains d’entre vous ont traité la question sous l’angle distribution restrictive/non restrictive ou sélective/non sélective. Lorsque ces concepts étaient bien présentés (ce qui était rarement le cas), ce type d’argument de répondait pas entièrement à la question posée. 8.? Quelles stratégiesQuelles sont les trois stratégies génériques identifiées par Porter sont actuellement utilisées par l’entrepriseL'Européenne de condimentset par l’entrepriseFallot? Justifiez votre réponse Dans son analyse des stratégies « génériques » à disposition d’uneentreprise, Porter distingue trois positionnements sur un marché : Stratégie de domination par les coûts: il s’agit pour une entreprise d’être présente sur un marché avec une taille suffisante pour exploiter des économies d’échelle grâce { la production d’un bienrelativement standard. Stratégie de différenciation: il s’agit pour une entreprise de différencier ses produits (verticalement ou horizontalement) de façon à augmenter la DAP des consommateurs et pouvoir par conséquent proposer des prix des vente plus élevés que ceux proposés pour un bien de qualité standard
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Stratégie de niche(ou de focalisation) : il s’agit pour une entreprise de se limiter { un créneau particulier (zone géographique, qualité spécifique d’une produit). Dans ce cas, l’entreprise ne s’adresse pas volontairement { l’ensemble du marché.A la lecture des documents, on constate que la stratégie de l’entreprise Fallot est sans aucun doute une stratégie de niche. Cette entreprise ne s’adresse pas { l’ensemble du marché (il est mentionné que la demande pour ce type de produits ne dépasse pas 5% du marché). Cette stratégie semble relativement stable dans le temps car il ne semble pas que l’entreprise Fallot sou; les investissementshaite changer de positionnement envisagés ne lui permettraient pas de s’engager sur le marché de la moutarde à grande échelle. Le positionnement de l’EdC est plus ambigu. En produisant sous forme de MDD, il apparaît incontestable que la stratégie initiale était une stratégie de domination par les coûts. Cela s’en ressent auxdéclarations de son dirigeant mettant l’accent sur l’absolue nécessité de maintenir une forte compétitivité-prix. Cependant, cette stratégie initiale semble être contrariée par l’évolution globale du marché de la moutarde (demande globale en déclin, augmentation des coûts de production) et poussel’entreprise { modifier son positionnement. Le lancement de la gamme « La Moutarde des chefs » peut ainsi s’analyser comme unestratégie de différenciation. Confusions ou erreurs fréquentes : Il était exigé de mentionner les trois stratégies de Porter avec précision. De nombreuses confusions entre le terme « différenciation » et « diversification », entre horizontal et vertical,Beaucoup d’entre vous ont laissé libre cours { leur imagination: stratégie de fusion, de concentration verticale… ce qui estcontre-productif dupoint de vue de l’évaluation.A question précise,La formulation de la question impliquait d’analyser les stratégies des deux entreprises par rapport aux stratégies génériques de Porter. 9.Après avoir présenté rapidement les grands principes et enseignements de la théorie des ressources et des compétences, vous comparerez les stratégies de diversification retenues par l’entrepriseL'Européenne de condimentset par l’entrepriseFallot et expliquerez en quoi cette théorie des ressources/compétencespermet d’expliquerces deux stratégies de croissance. La théorie des ressources (développée par E. Penrose) et la théorie des compétences (initiée par G.B. Richardson) considèrent toutes deux l’entreprise comme un ensemble de ressources productives et de compétences. Ces ressources productives peuvent être à la fois matérielles et immatérielles. L’entreprise les combine dans différentes ‘activités’.Selon Penrose, ces ressources sont disponibles « en excès» en raison d’une part de l’indivisibilité de certains facteurs et d’autre part dela réalisation de gains de productivité (suite à la réalisation de ces gains, certaines ressources sontlibérées et peuvent être affectées à dautres activités). De ce fait, ces ressources peuvent être employées pour d’autres usages qui seront source de croissance pour l’entreprise. Les représentations (‘images’) que les dirigeants se font de l’environnement vont très largement conditionner les choix retenus par les entreprises en matière de croissance et de diversification.
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S’agissant des entreprises Fallot et EdC, l’argument s’applique assez bien. On constate qu’{ leur fondation, les deux entreprises étaient relativement similaires (même secteur, même type de positionnement). Cependant, en raison de la personnalité de ses dirigeants, il semble que les entreprises aient choisi des stratégies de croissance différentes. A partir de 1945, EdC a retenu une stratégie de croissance axée sur des volumes importants. Ceci la pousse rapidement à des rapprochements (Kuhne) et des fusions-acquisitions (Ducros). Fallot a retenu une stratégie différente consistant rester sur son marché dorigine mais à se diversifier dun point de vue géographique. Sur un même marché, on constate donc que les deux entreprises retiennent des stratégies opposées. Cette divergence peut donc s’expliquer soit par des représentations différentes des opportunités procurées par l’environnement, soit par des compétences différentes. La théorie des ressources permet de préciser les choix effectués. Celle-ci distingue les compétences (savoir-faires, etc.) desactivités pour lesquelles sont utilisées/employées ces compétences. Selon Richardson, il faut distinguer des activitéssimilaires (qui font appel à des compétences semblables), des activitéscomplémentairessont utilisées (qui dans le même processus de production). Dans le cas des deux entreprises analysées, quelles sont les activités et les compétences présentes? S’agissant de l’entreprise EdC, celle-ci dispose de compétences fortes dans la distribution (liens avec les distributeurs) et la production de masse (importance de sa capacité de production). Si elle doit se diversifier, elle choisira en priorité de se développer vers des activités similaires i.e. utilisant des compétences similaires. Le lancement de la gamme de moutarde « La Moutarde des chefs » est une activité similaire qui requiert des compétences similaires. La vente { l’internationalrequiert par contre une compétence (négociation et connaissance des réseaux de distribution au niveau international) qui était initialement peu présente chez EdC. L’alliance avec Kuhne (forme d’intégration) peut s’interpréter dans ce sens.Il s’agit d’une compétence complémentaire devenue nécessaire pour réaliser une activité similaire. Dans ce cadre, la théorie des compétences prévoit en effet lintégration de ces activités. De plus, la gamme « Tapas »ne relève directement pas du même cycle de production que l’activité de production de moutarde. Cependant, elle fait appel à des compétences similaires (connaissance du goût des consommateurs en matière d’apéritifs/sauces, etc.). La théorie des compétences prédit ici une diversification vers ces activités, stratégie retenue par EdC. Du côté de l’entreprise Fallot, la lecture des documents fait apparaître une compétence forte dans le domaine de la production (‘{ l’ancienne’, ‘selon la tradition’, ‘avec une meule en pierre’). Ses compétences sont donc extrêmement pointues car limitées à ce segment de marché. Cela explique que Fallot cherche à se diversifier vers une activité similaire i.e. reposant sur des compétences en matière de production et de commercialisation similaires aux compétences existantes. Confusions ou erreurs fréquentes : maltraitée »Cette question a été souvent été « . Très souvent, l’exposé de la théorie des ressources/compétences est trop sommaire (il est un peu léger daffirmer uniquementthéorie des ressources met les ressources au« la cœur de lentreprise. La théorie des compétences sintéresse aux compétences», lu dans certaines copies). Le sujet précisait d’exposer «brièvement » cette théorie, mais
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cela exigeait un minimum de précision (nom des auteurs, hypothèses et conclusions principales). D’autres copies ont exposé correctement les deux théories, mais l’applicationaux deux entreprises était souvent confuse. Elle se limitait souvent à«l’entreprise EdC a des ressources c’est donc la théorie des ressources qui s’applique. Faillot a des compétences grâce à sa pierre de meule, c’est donc la théorie des compétences qui s’applique», ce qui est réducteur. Très souvent, les réponses sont vagues. Par exemple, une réponse « refuge » consiste souvent à affirmer que les entreprises poursuivent des stratégies «d’innovation». Lorsque cest le cas, il faut mentionner précisément quel est le type et la réalité de linnovation en question. Par exemple, dans le cas de Faillot, aucun élément ne permet de détecter de réelle innovation (laccent mis lourdement sur la « tradition » suggère plutôt le contraire ...) Confusion fréquente entre « activités », « biens » et « compétences » Confusion entre actif spécifique et compétence
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