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classe de Seconde, Secondaire - Lycée, 2nde
  • fiche - matière potentielle : consignes
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Nicolas ROCHER, lycée Léonard de Vinci, Villefontaine. Le château de Chambord : exemple architectural de la renaissance française Ce scenario rend compte d'une expérimentation menée en classe de Seconde en 2009-2010 au lycée de Villefontaine (académie de Grenoble). Il s'agit d'une activité réalisée à la maison sur le chapitre sur « Humanisme et Renaissance ». Elle s'appuie sur l'utilisation de deux ressources numériques : le site internet de l'UNESCO et un dossier documentaire du musée du château de Chambord.
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Publié le : mercredi 28 mars 2012
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Source : ac-grenoble.fr
Nombre de pages : 6
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Nicolas ROCHER, lycée Léonard de Vinci, Villefontaine.Nicolas-Andre.Rocher@ac-grenoble.fr
Le château de Chambord : exemple architectural de la renaissance française Ce scenario rend compte d’une expérimentation menée en classe de2009-2010 au lycée deSeconde en Villefontaine (académie de Grenoble).Il s’agit d’uneactivité réalisée à la maison sur le chapitre sur « Humanisme et Renaissance ». Elle s’appuie sur l’utilisation de deux ressources numériques:le site internet de l’UNESCO et un dossier documentaire du musée du château de Chambord. Le rendu de cette activité s’est fait grâce à une plate forme d’échange numérique (un Google Group). Cependant, le choix de cette forme particulière de communication avec les élèves n’est pas obligatoire.Place dans la programmation L’activitéproposéeprend sa place au sein d’uncours d’Histoire deSeconde (chapitre 4 «Humanisme et Renaissance»). Cette activité intervient après 2 ou 3 séances. Le chapitre a commencé par une étude de dossier documentaire (du type étude de cas) sur « Léonard de Vinci artiste humaniste» qui a été suivi de deux heures de mise en perspective (voir plan détaillé): -Etude de cas : un artiste humaniste : Léonard de Vinci -I -Humanisme et Renaissance : de nouvelles visions de l’homme et du mondeA. Une nouvelle façon de créer … reflet d’une nouvelle façon de penserB. La redécouverte et le dépassement de l’AntiquitéDans cette activité, les élèves sont donc censés réinvestir des notions autour des grandes mutations qu’a connues l’art de cette époque, de la place du savant dans la société de ce temps, des grands bouleversements intellectuels…A partir de là, le but principal est d’étudier un cas d’instrumentalisation de l’art par l’Etat absolutiste naissant et de voir ainsi l’image que François Ier souhaite donner de son règne.Objectifs Savoirtravailler en autonomie. (Travail à distance sans la présence du professeur).Savoirtrouver des informations dans un dossier documentaire et dans des images animées.Savoir faire une capture d’image et l’insérer dans un document de traitement de texte, à l’appui d’un texte argumentatif Produire un document de synthèse sous forme de traitement de texte Savoir argumenter afin de légitimer ses choix Etre capable de retirer une fiche de consignes sur une plate forme de travail (sur internet) puis d’envoyer son travail par mail au professeur Démarche déroulementPrésentation de l’activitéLes élèves ont plusieurs jours afin de réaliser cette activité. Ils doivent la rendre pour une séance déterminée à l’avance mais qui trouve sa place un peu avant la moitié de ce chapitre sur Humanisme etRenaissance. La forme de ce travail est celle d’un travail à distance en autonomie c’est à dire sans la présence du professeur et en dehors du temps de classe. Les élèves doivent rendre un travail de synthèse sous forme numérique se composant de courtes réponses rédigées et s’appuyant sur des images choisies par les élèves comme étant particulièrement révélatrices d’un ton particulier.Cette réflexion s’appuie sur l’utilisation de deux ressources: -Une video de l’UNESCO (http://www.unesco.org/new/fr/unesco/) sur le château de Chambord -Le dossier pédagogique du service éducatif du Domaine National de Chambord (http://www.chambord.org)
Nicolas ROCHER, lycée Léonard de Vinci, Villefontaine.Nicolas-Andre.Rocher@ac-grenoble.fr
Afin de guider les élèves dans leur réflexion, une fiche de consignes leur est fournie sur la plate forme d’échanges de la classe (voir le dossier «» afin de consulter cesconsignes château de Chambord questions et d’accéder aux liens permettant d’ouvrir les ressources précédemment évoquées).
nde Illustration 1 : la page de la plate forme « 26 Vinci» sur l’activité relative au château de Chambo Pour mener cette activité à bien, on a choisi d’utiliser une plate forme de travail à distance Groupe afin de pallier àl’absence d’ENT dans notre établissement). Cette plate forme, facilement réalisable (toute personne intéressée peut sy employer en suivant la démarche p Google sur sa page daccueil), a l’avantage de proposer 3 rubriques utiles aux élèves (voir il en haut à droite) : -Des « pages» d’accueil rédigées par le professeur permettantun éclaircissement sur cours oula diffusion de consignes de travail (c’est le cas ici)-dans laquelle les élèves peuvent enregistrer sur leur orUne zone de «fichiers » fichier déposé par le professeur (c’est le cas pour cette activité) mais dans laquelle ils également déposer leurs propres fichiers que ce soit à destination du professeur ou du classe. -Une zone de «discussion» permettant l’échange de messages entre élèves. On verra quelle a pu être son utilité. Dans le cadre de cette activité, j’ai donc tout d’abord créé un «page »qui présente aux élèves la consigne de travail (voir illustration 1). On retrouve sur cette page les liens qui ouvrent les ressources numériques précédemment évoquées.On y trouve également la liste des questions. En plus de cette page, une version numérique de ce même questionnaire se trouve dans la zone «fichiers »ce qui permet aux élèves de l’enregistrer depuis chez eux et donc de répondre directement sur ce document de travail. Cependant, afin d’éviter que les travaux des élèves ne s’influencent trop les uns les autres, j’ai fait le choix de leur demander de me rendre cette activité sur mon adresse mail personnelle. J’ai ainsi récupéré tous leurs travaux sans qu’ils ne puissent accéder aux travaux les uns des autres (ce qui d’ailleurs n’est pas forcément une mauvaise chose dans le cadre d’autres activités…) comme c’est a contrario le cas lorsqu’ils utilisent la rubrique «fichiers » de la plate forme.
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Retours d’élèves
Illustration 2: aperçu des réponses d’élèves surla boîte mail personnelle du professeur Comme le montre l’illustration 2, les élèves ont effectué leur retour de travail en m’envoyant un mail (et pièce jointe) à mon adresse personnelle. L’indispensable mutualisation Face à la classe entière, le professeur ouvre quelques exemples de travauxd’élèves. S’ensuit une discussion autour des différents choix des élèves. Ceux-ci doivent argumenter afin d’expliquer les raisons qui ont motivé leur choix. Par ce débat, une correction commune s’élabore. Elle peut être la reprise d’un des travaux d’élèves particulièrement pertinent (ce qui participe à sa valorisation) ou une élaboration collaborative entre plusieurs travaux d’élèves par un travail de «» descopier coller meilleures parties de différents élèves. C’est cette correction commune qui sert deréférentiel commun pour la classe. Cette correction est postée sur la plate forme de travail sur laquelle les élèves peuvent la retrouver (voir le document joint « Le Château de Chambord exemple architectural de la Renaissance française exemple corrigé ») Bilande l’activitéet prolongements éventuels Ce type d’activité a entrainé une très forte implication des élèves: tous les élèves mont en effet rendu leur travail par mail. La phase de reprise en classe entière s’estavéré très riche. Les élèves semblaient désireux de voir leur travail affiché et de le soumettre au reste de la classe. Faut-il y voir l’attirance générée par l’outil? la facilité de l’exercice proposé? la volonté d’échanger par le débat? ou le fait detravailler en laissant plus de place à la collaboration dans l’élaboration de la trace écrite ? La réponse est également à chercher, me semble-t-il, dans linvestissement amont Les productions de documents de synthèse ont été, le plus souvent, de bonne qualité. Il semblerait que le traitement de texte favorise, de ce point de vue, la production dune trace écrite qui gagne en clarté et en lisibilité. On retrouve ici une des plus value incontestables du travail avec traitement de texte (ou sous forme numérique en général): le fait que le document produit par lélève est retouchable et évolutif. Limage présélectionnée est positionnable facilement à lintérieur du document. Et si lélève souhaite retoucher sa réponse (en changeant dimage ou en attribuant cette image à une autre réponse que celle choisie initialement) il en a tout leloisir grâce aux fonctions de « copier-coller » ou « glisser-déposer »que propose tout traitement de texte. Les images illustratives de notions ont été
Nicolas ROCHER, lycée Léonard de Vinci, Villefontaine.Nicolas-Andre.Rocher@ac-grenoble.frainsi facilement insérées au milieu des réponses (certains élèves ont même réussi une mise en page ordonnée grâce à lutilisation dun tableau) alors que cette capacité technique nétait pas travaillée en elle-même. Cependant, par sa nature même, ce travail a mobilisé des capacités techniques devant lesquelles on ne peut nier que les élèves ne sont pas également armés. Travailler à distance par le media informatique sous entend bien évidemment que les élèves soient équipés. Or, on touche ici à des inégalités de dotation en matériel liées à des différences sociales au sein du groupe classe. On ne peut que déplorer que notre établissement scolaire ne soit pas à même de fournir à nos élèves une solution de repli (du type salle informatique correctement équipée et en libre accès). Si, à lexception dun élève, toutes les familles des élèves de cette classe sont équipées dun micro ordinateur (ce qui était une surprise pour moi) cela ne signifie pas pour autant que les postes soient utilisés efficacement. Tout dabord, la possession dun ordinateur ne veut pas dire quil est utilisé à égalité par tous les membres de la famille. De plus, cet outil se doit dêtre équipé de quelques logiciels de base actualisés. Enfin, tous les élèves ne disposent pas du savoir faire suffisant qui assure une utilisation efficace de cet outil et de ces logiciels. Ainsi, les questions quant à louverture de documents pdf, quant au visionnage dune video en streaming ou quant à la capture dimage nont manqué de se poser
Illustration 3 : un exemple déchange entre élèves face à un problème technique Or cest précisément à ce dernier niveau que ce travail à distance a été riche denseignement. Lillustration 3 montre une des qualités de ce type de plate forme de travail: loutil « discussion » permet des échanges entre les membres du groupe. Le professeur peut donc à tout moment y poster des messages (consignes, aides), y susciter des discussions, ou tout simplement laisser les élèves discuter entre eux. Une fois que le cadre de cette plate forme est posé (et que lon a bien fait comprendre que ce support est un lieu de discussion à vocation pédagogique et non pas un forum de discussion privé intime), ce lieu déchange devient un outil exemplaire dentraide et de coopération ente élèves. On voit ainsi la réponse très simple que Max apporte à Fiona quant à son problème douverture de fichier : pour ouvrir un lien hypertexte, il est en effet parfois nécessaire dappuyer sur « control » en même temps que le clic. Pour sa part, Kevin a proposé à Fiona un lien lui permettant de télécharger un logiciel capablede lire les documents sous format «pdf ».Fiona a donc obtenu deux registres de réponse lui permettant de résoudre son problème. Un exemple similaire de questions-réponses est représenté par lillustration 4. Le même Kevin y répond à Elodie et laide dans la technique de réalisation dune capture dimage. Sa manière de faire est une des manières de faire possible parmi dautres. Elle est opérante. Je
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nai donc pas eu à intervenir pour confirmer ou compléter son propos. Précisons toutefois que le professeur garde unœilsur tous ces échanges et peut à tout moment les arrêter, les filtrer ou les compléter. On peut même retirer la parole à un élève dont les propos seraient inadaptés.
Illustration 4 : deuxième exemple déchange entre élèves face à un problème technique Lillustration 5 traite dun autre cas. La discussion entre élèves ne se fait plus autour dun souci technique mais à propos de la compréhension dune notion. Elodie a eu en effetdu mal à comprendre une des questions du professeur dont le but était de vérifier si les élèves avaient saisi la notion de renaissance artistique. Il sagissait en effet de repérer certains attributs de cette notion dans le cas architectural du château de Chambord. Une fois de plus, Kevin intervint alors (avec une rapidité déconcertante : on voit en effet que la publication de sa réponse a eu lieu dix minutes après celle dElodie !!!).Lélève oriente sa camarade vers une page internet laidant à clarifier la définition de cette notion. Une heure plus tard une autre élève (Nathanaëlle) intervient à sontour afin daider Elodie. Son intervention se contente de reformuler la consigne du professeur. Dans un message suivant, Elodie remercia ses camarades : elle avait saisi ce quil fallait faire
Illustration 5 : exemple déchange entre élèves autour dune consigne intégrant une notion posant problème
Nicolas ROCHER, lycée Léonard de Vinci, Villefontaine.Nicolas-Andre.Rocher@ac-grenoble.frCe genre déchanges entre élève peut poser questions à de nombreux collègues. Par cette expérience je retiens surtout que sil est encadré et sil seffectue sous le contrôle (pas forcément interventionniste) du professeur, il peut sagir dun outil remarquable daide pour la mise au travail des élèves. Les soucis techniques et de compréhension y ont été exposés et y ont trouvé des réponses (parfois avec des mots différents que ceux que le professeur aurait employés maiscela ne pose aucun problème car le but est atteint; au contraire pourrait-on dire: léchange entre élèves est parfois plus spontané et moins intimidant lorsquil se fait entre « pairs » c'est-à-dire lorsquil ne se fait pas dans lespace de la classeavec toutes les relations sociales qui y sont associées), certains élèves ont pu faire profiter les autres de leurs savoirs faire, parfois supérieurs à ceux du professeur et ainsi trouver un espace de valorisation (il est à ce propos édifiant de constater que lélève qui intervient le plus lors de ces échanges et qui donne le plus souvent des solutions sensées et efficaces est un élève redoublant, dont les notes sont cette année encore insuffisantes, qui est peu motivé par sa scolaritéet qui déploie dans cet espace une activité efficace, réactive et de bon conseil !!! Ceci peut nous amener à réfléchir, je crois, sur la manière que nous avons de mesurer les capacités de nos élèves), des renvois vers dautres ressources ont été proposéson a pu assister à une collaboration forte entre élèves et à une entraide Bref, spontanée qui a permis de créer du sens.
Nicolas ROCHER Lycée Léonard de Vinci, Villefontaine
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