LA POSITION DU PRENEUR DE SONS

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Niveau: Secondaire, Lycée, Première

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LA POSITION DU PRENEUR DE SONS Dossier pédagogique Jeudi 1er avril/ Lycée François Arago et Lycée Hugues Libergier de Reims. À 14h Lundi 26 avril/ Collège du Pré Bréart de Bazancourt. À 14h Mardi 27 avril/ Collège Maryse Bastié de Reims. À 14h Concert conté jeune public Christian Sebille – compositeur et musicien/parleur Samuel Allain – ingénieur du son actif Regards extérieurs : Brigitte Lallier Maisonneuve (version jeune public) Stéphanie Aubin (version tout public) Les spectateurs sont invités à s'asseoir dans un carré délimité par quatre haut-parleurs. À partir de ses notes de voyage, ses réflexions sur la captation sonore, Christian Sebille fait découvrir des villes. Puis, petit à petit, en les croisant, en les faisant se répondre, en transformant les sons, il invite à la découverte d'une autre ville, une ville imaginée. Alors, à chacun de choisir sa position selon sa prise d'espace et les méandres de sa déambulation. Production : Césaré-Centre national de création musicale à Reims, Athénor, Le Manège de Reims-Scène Nationale et le Centre culturel français de Douala.

  • fiche de préparation de séquence pédagogique

  • cadre de pièce mixtes

  • situation sonore

  • pièces pour soliste vocale

  • champ d'expériences multi disciplinaires

  • musicales liées aux territoires

  • centre culturel

  • studio de création musicale

  • détermination dans la composition


Publié le : mercredi 30 mai 2012
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Source : cndp.fr
Nombre de pages : 17
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Dossier pédagogique

LA POSITION DU PRENEUR
DE SONS

Jeudi 1er avril/
Lycée François Arago et Lycée Hugues
Libergier de Reims. À 14h

Lundi 26 avril/
Collège du Pré Bréart de Bazancourt. À
14h


Mardi 27 avril/
Collège Maryse Bastié de Reims.
À 14h

Concert conté jeune public

Christian Sebille – compositeur et
musicien/parleur
Samuel Allain – ingénieur du son actif

Regards extérieurs :
Brigitte Lallier Maisonneuve (version jeune public)
Stéphanie Aubin (version tout public)

Les spectateurs sont invités à s'asseoir dans un carré délimité par quatre haut-parleurs. À partir
de ses notes de voyage, ses réflexions sur la captation sonore, Christian Sebille fait découvrir
des villes. Puis, petit à petit, en les croisant, en les faisant se répondre, en transformant les
sons, il invite à la découverte d'une autre ville, une ville imaginée. Alors, à chacun de choisir sa
position selon sa prise d'espace et les méandres de sa déambulation.



Production : Césaré-Centre national de création musicale à Reims, Athénor, Le Manège de
Reims-Scène Nationale et le Centre culturel français de Douala.













SOMMAIRE
À la rencontre du compositeur................................................................................................................................ 3
Un projet de "situation sonore".............................. 4
Un spectacle / deux versions.. 5
Synopsis................................................................................................................................................................... 6
Pistes pédagogiques................ 7

Remémoration collective 7
Exploitation / Exploration 7
Le compositeur et son investissement dans la ville 9
Fiche de préparation de séquence pédagogique en Collège 10
De la théorie à la pratique 13
La position du preneur de sons à la croisée d’autres univers artistiques et littéraires 14

Contact ................................................................................................................................................................... 17
 


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À la rencontre du compositeur


Christian Sebille Épernay (Marne) 1963

Passionné par les musiques électroacoustiques dès l'âge de quinze ans, il oriente sa recherche vers les
musiques mixtes au sein de la Muse en Circuit avec Luc Ferrari. En 1993, il fonde à Reims le studio de
création musicale « Césaré » qui sera labellisé Centre national en 2006.

Son activité de compositeur s'est souvent accomplie dans le champ d'expériences multi disciplinaires se
frottant au théâtre, à la danse ou aux arts plastiques. Ainsi, il a collaboré avec des artistes tels que les
plasticiens Francisco Ruiz De Infante, Louis Rolin et les chorégraphes Emmanuelle Huynh, Nadège
Macleay ou Nieke Swennen ("La chambre d'Ange" est un opéra chorégraphique pour 3 chanteurs, 3
percussionnistes, guitare électrique et dispositif électronique qui sera créé à l'Opéra de Limoges en
septembre 2009). Son catalogue compte plus de soixante dix musiques électroacoustiques et mixtes.

Il a développé avec de nombreux musiciens européens (Matthew Bourne, Alex Grillo, Didier Petit, Sylvain
Kassap, Christophe De Bezennac...) la pratique de l'improvisation par la transformation du son
instrumental en "temps réel" tout en conservant l'écriture vocale et instrumentale dans le cadre de pièce
mixtes.

Il continue à développer son œuvre à travers deux séries de pièces :

- L'une, d'installations sonores et musicales liées aux territoires : Les Miniatures (la dixième sera
consacrée à la ville de Dijon dans le cadre de "Dijon vu par ..." en 2010).

- La seconde, Les Villes Imaginées sont des pièces pour soliste vocale, musicien(s) et dispositif
électronique, dont la source d'écriture est inspirée des sons et des langues parlées, captées dans
une ville (Berlin, Buenos Aires, Douala, Téhéran ... puis Moscou en 2010).

Ses collaborations multi disciplinaires se poursuivent avec l'ensemble Nomos (ensemble de violoncelles
dirigé par Christophe Roy) et Clara Cornil ("Dans les bois" création pour le festival "entre cours et jardin"-
août 2010).

La notion de paysage et de langage chez Christian Sebille est une constante. Il interroge les rapports
d'alternances entre le politique et l'esthétique en questionnant le sujet sur la perception.

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Un projet de « situation sonore »

Entre récit de voyage et expérience d’écoute, La position du preneur de sons est le témoignage vivant et
intime du compositeur Christian Sebille et de son écriture musicale fondée sur la captation et la
transformation des sons.

A partir de situations de prises de sons réalisées à Lisbonne, Douala, Athènes..., Christian Sebille mêle la
narration romanesque à l’écoute des sons glanés et à la description des techniques de composition
employées. Les mots et les sons entrent en résonance pour inviter notre imaginaire et notre mémoire à
réinventer les villes, connues ou inconnues.

"En résidence à Douala au Cameroun, accueilli par le Centre Culturel Français, Mme Nadia Derrar m’a
demandé de penser à une forme de présentation de mon travail autour des «Villes imaginées» et des
prises de sons que je réalisais dans la ville.

Ne sachant trop comment faire, j’ai commencé à tenir un journal où figuraient mes impressions durant
mes déplacements. La plupart du temps, j’y étais accompagné par Samuel, guide et ange gardien, qui m’a
permis d’aller dans des endroits reculés où je n’aurais de moi-même jamais osé aller.

Notre amitié et notre complicité allant en grandissant, j’ai commencé à lui apprendre comment utiliser le
matériel et réaliser les prises de sons. C’est ainsi que j’ai commencé à décrire les techniques et les
manières dont j’abordais une situation sonore. Chacune d’elles était différente, et nos surprises mutuelles
nous enrichissaient l’un et l’autre.

À la fin de mon séjour, je disposais de textes où je décrivais mes postures durant les enregistrements et
les caractéristiques selon les mouvements du microphone ou mes propres déplacements. J’ai commencé
à écouter les nombreuses heures de prise sonore, relever les caractéristiques des différentes situations en
les sériant selon leur couleur, leur genre, leur matière. Je les ai ensuite agencées selon leurs similitudes ou
leurs oppositions. Ce travail m’a fait prendre conscience de mon engagement au moment de la captation
et par conséquent d’une analyse des différents modes de prise. Si je savais empiriquement que
l’enregistrement était fondateur de ma structure de composition, je n’avais jamais à ce point analysé le
rapport de la posture au moment de la captation et de sa détermination dans la composition.

Cela a donné lieu à une représentation au Centre Culturel Français de Douala. Les liens entre sons, les
esquisses de transformation, les extractions rythmiques, les correspondances timbrales ont été l’objet
d’une mise en résonance avec les textes lus. Une sorte de concert conférence qui devint un spectacle à
part entière, d’une forme différente où les invités se trouvaient dans le dispositif de diffusion avec moi."
Christian Sebille

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Un spectacle / deux versions


Le spectacle existe en deux versions :

1. Concert / Conférence : 2. Concert / Conte :
Public conseillé : tout public Public conseillé : jeune public
Durée : environ 50 minutes Durée : 25 minutes
Jauge : environ 150 personnes Jauge : maximum 60 personnes





La version jeune public, créée en complicité avec Athénor et Brigitte Lallier-Maisonneuve, est issue d’une
création pour adultes inscrite dans un cycle intitulé Les Villes imaginées, suite de plusieurs pièces,
métaphores musicales subjectives de quelques grandes villes étrangères.

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Synopsis


Douala, sept heures du matin, l’avion atterrit sur la piste. Les portes de la cabine s’ouvrent, la chaleur
entre… Circuler, marcher, déambuler, trouver son chemin… pour enregistrer la ville : Douala, Berlin, du
haut d’un clocher, Athènes, depuis l’Acropole, Lisbonne… La circulation des voitures, les klaxons, les
rumeurs… À travers les bruits, les langues étrangères, la fatigue arrive…
Dans la chambre d’hôtel à Buenos Aires et Berlin, le micro est posé sur la table au fond de la chambre. La
télé diffuse un tango ; il est partout à Buenos Aires. Le téléfilm résonne avec les bruits provenant de la rue
par la fenêtre ouverte, on ne sait plus d’où viennent les sons, ni à qui appartiennent les mots. Partir à la
rencontre de la ville, se laisser entraîner au hasard des rues ou guider par la carte. À Buenos Aires : sur
une grande place, des enfants jouent à la balançoire.
Puis c’est le retour en studio : du son à l’objet, du son réel au son fabriqué, puis transformé…
Présentation du magnétophone et du microphone / l’assistant est présenté.
Et de nouveau le Preneur de sons en situation, à Berlin : du zoo au château de Charlottenburg. Le
travelling : les pas guident l’enregistrement, le paysage défile. Autre technique de travelling : se laisser
guider par un son : un dimanche matin à Berlin, les cloches de la messe, l’appel à la prière à Douala, sur
un marché artisanal. En quelques secondes, on a parcouru quelques milliers de kilomètres, dans un
studio de création. Les marchés… Les mots laissent de plus en plus à l’écoute des sons… Lisbonne, sur
un petit marché, une femme siffle, de retour au studio, le compositeur lui donne l’accompagnement d’un
piano… un grand piano noir au milieu du petit marché de Lisbonne. À Téhéran, il rencontre des
femmes qui l’invitent le soir à venir les enregistrer pour nous les faire entendre. À Douala, sur le marché
des pêcheurs. Retour à Berlin, le brouillard venant du fleuve envahit la ville. Sur le port, les drisses des
bateaux claquent. Parallèlement, l’assistant du compositeur joue des sons en studio sur un vélo. Le
compositeur est à ses machines et transforme les sons. Long moment d’écoute. Des drisses des bateaux
au vélo, aux percussions, aux marteaux piqueurs, l’écriture musicale se dévoile. Deuxième paysage : à
partir de la captation du brûlis. Utilisation d’objets, instruments (balais, eau…).

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Pistes pédagogiques


Remémoration collective

La remémoration par la classe des éléments concrets du spectacle (à l’appui éventuellement de
photographies ou de séquences vidéo) permettra à l’enseignant de rebondir sur quelques descriptions
pertinentes et de les exploiter dans une démarche pédagogique et analytique.
Plusieurs éléments apparaissent incontournables au vue de la représentation de La position du preneur
de sons, lesquels sont la conception scénique et le rapport au public.

La disposition scénique concourt à placer de façon explicite le public au cœur du spectacle. De plus,
Christian Sebille attire les spectateurs dans sa démarche créatrice en échangeant avec eux, dès le début
de la représentation, sur la question du travail du compositeur dans la création musicale.
A l’issue de la discussion, quelques termes appartenant au champ lexical de la musique contemporaine
émergent : "électronique"," instruments acoustiques", "radio", "microphone"…

Ce travail de remémoration du spectacle, tel qu’il est axé sur le rapport au public, conduit à proposer une
définition caractéristique de la musique contemporaine. A partir de la description des moyens techniques
destinés à la création et à la diffusion musicales, l’enseignant pourra aborder la question de la création de
e nouveaux instruments dans la création musicale au XX siècle.

Exploitation / Exploration

Dans La position du preneur de sons, les spectateurs sont invités à s’asseoir dans un carré délimité par
quatre haut-parleurs. A partir de ses notes de voyage, ses réflexions sur la captation sonore, Christian
Sebille fait découvrir des villes. Puis, petit à petit, en les croisant, en les faisant se répondre, en
transformant les sons, il invite à la découverte d’une autre ville, une ville imaginée. Alors, à chacun de
choisir sa position selon sa prise d’espace et les méandres de sa déambulation.

La notion de spatialisation est ainsi prééminente dans La position du preneur de sons. Elle désigne les
situations dans lesquelles des haut-parleurs sont utilisés afin de créer une expérience musicale par la
mise en espace d’une œuvre enregistrée ou d’une performance en public.
En conséquence, ce terme désigne à la fois une technique et un point de vue esthétique.
Sur le plan technique, la spatialisation comprend l’utilisation de différents formats comme la stéréophonie,
l’ambisonie ou le dolby. Elle se caractérise également par l’emploi de différentes positions et de
mouvements de sons dans une situation d’écoute, par exemple dans une salle de concert, une
installation, un environnement virtuel ou une salle de cinéma. A cela s’ajoute différentes pratiques de la
performance parmi lesquelles la diffusion multiphonique qui consiste à répartir une multitude de haut-
parleurs dans l’espace.

Concrètement, la spatialisation du son dans La position du preneur de sons est d’abord identifiable dans
la dimension effective de l’œuvre.
La musique diffusée par haut-parleurs joue un rôle essentiel dans la question de la spatialisation et de la
dissémination des sources sonores dans la musique contemporaine et dans ce spectacle en particulier.
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Le schéma ci-après présente la disposition scénique envisagée par le compositeur pour la représentation.
Cette situation scénique induit de facto le concept de spatialisation, ici défini à travers l’idée de
stéréophonie, d’interaction entre le public et le dispositif sonore et visuel déployé.


Public







HP 4 HP 3

8


La notion de spatialisation se décline à travers plusieurs idées telles que :
- Les effets de distance : entre le public et le dispositif scénique, entre le public et
l’acteur.
- Les superpositions de masses : sources acoustiques et électro-acoustiques.
- Le déplacement des évènements sonores dans l’espace où est joué l’œuvre :
grâce à la stéréophonie, grâce aux déplacements de l’acteur dans la salle.

Le compositeur et son investissement dans la ville

Depuis des siècles, les compositeurs ont puisé leur inspiration dans la ville. Les musiciens ont montré leur
intérêt pour l’animation urbaine qui constitue une part importante du "paysage sonore" de la ville.

Christian Sebille a prêté attention aux sons et bruits émanant de la ville, laquelle a favorisé la création
musicale du compositeur. Il a compris le potentiel d’inspiration, de création et d’innovation musicales que
représente la ville.
Le compositeur nous invite à nous interroger sur les interactions entre la musique et la ville, et plus
précisément sur l’identification de la musique à un lieu.

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Cette proposition de séquence s’articule avec le spectacle La position du FICHE DE
preneur de sons. Cette fiche de préparation a pour but de livrer à
PRÉPARATION DE l’enseignant désireux de prolonger le concert, une exploitation pédagogique
en classe autour de la question de l’association d’un lieu à une musique SÉQUENCE
spécifique. Cette séquence pourra être amorcée par un travail de PÉDAGOGIQUE EN
remémoration du spectacle. Cette proposition s’adresse prioritairement à
COLLÈGE des élèves des Collèges. Toutefois, l’enseignant d’un autre niveau pourra
tout à fait réadapter cette suggestion au niveau approprié.


• Objectifs généraux


Percevoir et produire la musique Construire une culture
L’élève apprend : L’élève apprend :
- à décrire, identifier et caractériser les éléments - que la musique témoigne toujours de contextes
constitutifs du phénomène musical qui la dépassent, qu’il s’agisse de faits
- que tout projet musical s’enrichit des historiques ou d’espaces géographiques
références culturelles dont on dispose - à respecter la sensibilité de chacun



• Compétences visées

Voix & geste Styles
- Diversifier les registres utilisés en exerçant sa - Deux styles de musique de différents
responsabilité vocale individuelle dans un cadre continents
collectif - Différents styles et différentes époques dans
une même œuvre


Temps & Rythme Forme

- Par des ruptures ou des évolutions du tempo - Alternance de continuités et de ruptures
- Pulsation - En installant un ordre par parties, phrases
- Tempo - En installant des relations de ressemblances





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