LES MUTATIONS DE LA COOPÉRATION CULTURELLE: FRANÇAISE VERS LES PAYS DU MAGHREE

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LES MUTATIONS DE LA COOPÉRATION CULTURELLE: FRANÇAISE VERS LES PAYS DU MAGHREE: Claire VISIEFl La décennie quatre-vingt-dix est celle d'uiie i~iutation de la cuopér;itioii des pays du Nord de la Méditerranée ion s'attardera ici sur le cas de 1;i France) en direction des pays de la rive Sud. Cettc é\~olutioii est relative au:< trünsfor~iiatioiis globales qui oiit affecte le système mondial e t se iiia~iifest~? par uiie iiiultiplication des niveaux de coopération. Aux côtés des États,. noLamiiiclit de l'Rt,at français, auparavalit. principaux actciirs de la coopéra- tion> I'lJiiion européenne tente d'instaurer uiie coopération iii~~ltilatérale. de région à région tout en poursuivaiit des coopérations bilatérales avec 1.1 plupart des pays du pourtour nit'diterranéeil. Eiitiii. à l'int4iieur des État:;. des acteurs plus ou nioins autonoiiies des pouvoirs centraux tels que les ON(; et les collectivilés territoriales cherchciit H stri~clurer une coopération décen- tralisGe Cette inultiplicatioi> des acteurs entraîne uiie diversification des fornies et des objectifs de la coopération. La cooptratioii semble aujourd'liiii une notion d'évidencc, sous-entendant une relation internationale, qui niet en relatioii l'interne et l'externe, entre deux ou plusieurs acteurs, en vue (te la réalisation d'objectifs convergents, Ctûblis en comiiiiiii.

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Publié le : vendredi 8 juin 2012
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LES MUTATIONS DE LA CULTURELLE: FRANÇAISE VERS LES PAYS DU C l a i r e
La décennie quatre -vingt -dix est celle de la des pays du Nord de la ion s'attardera ici s u r le cas de France) en direction des pays de la rive Sud. est relative globales oiit affecte le système mondial e t se niveaux de coopération. Aux côtés des de français, principaux de la coopéra -tion> européenne tente d'instaurer uiie coopération de région à région tout en des coopérations bilatérales avec plupart des pays du pourtour à des État:;. des acteurs plus des pouvoirs centraux et les territoriales une coopération Cette des acteurs entraîne uiie diversification des et objectifs de la coopération. La semble notion d'évidencc, sous -entendant une relation internationale, qui en et l'externe, entre deux ou plusieurs acteurs, en vue la réalisation d'objectifs Ctûblis en Pourtant. elle à contexte historique spécifique. en particulier dans le cas de la Fiance et de colonies : celui de la relation en par les au des indépendances. côté fiançais, elle fut une volonté de préserver par d'autres voies les avantages acquis t la do (Salon, de I n à se penser coiiiine porteur d'un universel, e t de de la vision politique d u général de Gaulle considérait politique de coopération un outil de puissance. acteurs que nous n'acceptent pas toujours le ternie de ... lui partenariat ou Au -delà du jeu les en ce qui nous concerne vocable de coopération du terme), nous nous questionnerons ici sur le, ou nouveaux des actions de coopération aujourd'hui par des acteurs que collectivités territoriales ou des structures non étatiques française:;. repose s u r de 21 structures localisées s u r la
d c cl q u e la la P A C A ;
d u Nord.
: les villes Ir
et de de ct : d o i t
de la France, spécialisées dans l'action culturelle e t qui des relations e t des actions avec des de trois pays Maghreb Tunisie). L'analyse des projets portes par les acteurs fait ressortir majorité d'entre eux d e de coopération culturelle du dans s a conception classique, toujours fortement à la coopération est fondée sur la notion a u II s'agissait, selon une première conception. d'aider les pays développés à tirer parti tecliniques leur de se procurer le le e t les fournitures écononiiquc. La notion a évolué vers actions susceptibles d'aider pays conccinés à cn valeur leur ressources; au -delà d u c'est également. Ir humain. social, culturel et institutionnel qui Les autunomes que très peu cette concepiion de coopération et cherchent pour leur part à agir sur les et les Enfin, mais d e façon certains acteurs coopération vue d'intervenir s u r une e t c u l t u r e l l e é t a t i q u e o r i e n t é e v e r s l e s p a y s
Le projet de culturelle de l'acteur étatique français est orienté vers la du culturel des pays Nous détaillerons l'action Ptalique partir d'un éclairage concret, du Maroc que la politique culturelle par pays à l'autre, le projet de l'acteur demeure pas le dans ses grandes lignes). projet de la Direction en charge de la coopération culturelle des services culturels en place, coniporte deux objectifs : la diffusion de la française vue d'orienter le culturel vers la d'influence c t le transfert de savoir -faire, par de la
association droit le en la R.  du e n s r depuis 1991 pendant 2 activée la des association 1983 Maison de la Mairie d e la Fondation S u d . 1995 et
la le le
D E CULTURELLE LES PAYS des principaux axes ( e t plus ancien) de la politique de française est la de la culture fraiicophone les pays par la diffusion (directe ou indirecte) de la culture française. La politique et éducative rattaché depuis la réforme de 1.995 aux Instituts au centres culturels français) le l'objectif de diffusion de la française soutien à du dans les système!: éducatifs e t universités étrangères; organisation de cours de dans les iiistituts e t alliances; soutien à des actions visant à favoriser l'eiivironneiiieiit. francophone. La politique du livre vise. à elle. à i'éditioii français e t la diffusion du livre à la d'ouvrages de références universitaires en la publication livres scolaires (en français ou ou encore à dans les e t villes P a r ailleurs. les Instituts français assurent une part iiiiportante de la diffusion culturelle avec d'une part une de spectacles que, tliéâtre, e n collaboration avrc Française de conféreiices, et d'autre part de Centres de res -sources s u r contemporaine de docuiiieiitat politique de diffusion est la niaiiifcstation d u tiel de la coopération (c'est -à -dire de la coiiception que se font qui en cc uvre de la place e t du de cette à savoir la dans le inonde par le biais de son autres culturel). C r rayonneiiieiit passe e t eii priorité par la d'une culture savante qui. e t encore dans une s'adresse avant tout élites maghrébines. Cette d'une politique de transfert de savoir -faire, à partir de la Les secteurs éducatif et universitaire sont les cibles cette avec, eiitre autres. mise en place de classes préparatoires aux concours français, l'instauration de de à l'agrégation, le projet création de centres équivaleiits aux CRDP, le projet option internationale a u lycée. le projet et de bourses d'études eii France. ration vise le à la restructuration e t à iiioderiiisatioii des de de supérieur ou des Affaires culturelles, ou encore étatiques telles que Supérieur d'Art et d'Animation La coopéra  -tion est orientée s u r la des les doinaiiies de de l'organisation, de la ou de et des journées d'études. aide la restauration. la la de secteurs culturels est aussi qu'il s'agisse dii de la musique. du ou l'audiovisuel. Outre la l'action étatique française porte s u r de modernes place d'interiiet, de CD -Koiii ... le soutien financier à des écoles d'arts d'arts, a u x d'artistes France, à des orchestres et des festivals de ou
à la création de troupes régionales de thcàtre. La politique du livre, de des coiiibine l'objectif de diffusion e t de coopération passe par une action d r soutien acteurs marocains cc doiiiaiiie des libraires, des bibliothécaires et des spécia -listes de la soutien aux aide à la de bibliothèques...). verra plus loin que la étatique ne se liinite pas actions que vient de décrire. a u travers de ces actions, le étatique orienté vers des t des dans le but garder des avantages acquis, d e d'autres débouchés ou encore de développer le pays. Le transfert de savoir -faire reste sans conteste l'objectif le plus la ou outil à ce transfert. coiiception d e l a c o o p é r a t i o n c u l t u r e l l e peu r e p r i s e p a r l e s a c t e u r s a u t o n o m e s Les actions des acteurs correspondent rarement à la notion a u telle qu'on l'a définie. Généralement, elles n'ont pas pour objectif principal de faire structurer ou un secteur particulier des maglirébins. Seuls trois acteurs de corpus pour but, par le biais de la l'aide a u a pour vocation de pays néens des noyaux recherche crrtains domaines (ceux qui nécessitent pas trop de structurer des domaines rapport avec l'université e t de mener des actions de clcs de ln cntrnd promouvoir. par voire de professeurs de la la crcation iiiusicale que l'insertion jeunes artistes. Enfin, le de quelques actions de formation, qui sont plus que coiiinie tnirr. réduit ce type est à en relation avec le contexte laquelle les se d'une part ils tiennent. a se des objectifs e t des instruments étatiques qu'ils critiquent., part ils dans une qui leur acteurs ont dans doniaiiie de la coopération ,jusque -18 voire par l'acteur étatique. justifier leur apparition et leur ils dû et se situer par rapport à acteur prédominant. Ils alors cause sa logique de e t faire valoir des de e t de faire Outre des fondements ou des pensées qui furent parfois à l'ce la
pératioii étatique, leurs critiques s u r le caractère déiiiocratique et déséquilibré de l'action étatique. E n effet. définie et a u la coopération s'épuise des méandres bureaucratiques, parvieiit dépasser les plus sphères des pays niaghrébiiis e t deiiieure éloignée terrain e l des individus a u cle l'action culturelle, que d u public en La coopération étatique renvoie ces acteurs, à des actions n'intégrant pas la notion réciprocité. La de diffusion entraîne un déséquilibre flagrant. Mais la plupart il en est de actions de développement qui envisagées dans le unique. de le riche vers l'acteur pays défavorisé. Insistant sur une a u t r e logique du les acteurs pour leur part une locale, direc -tion, pas des maghrébines, directement des Ils s u r les priiicipes dc partage et de réciprocité impliquent une e t une prise en de l'autre au -delà. des conçoivent l'action définie. e t en œ u v r e par Nord et du Sud. la iiioyens de et dans un Plus que la le transfert savoir -Saire; ils le e t l'échange un meilleur car centré s u r problématiques e t les outils propres aux pays Ils se heurtent à des difficultés quand il s'agit concrétiser discours. effet, qu'il s'agisse d e partenariat et tout projet d'aide a u implique des crédits élevés dont ils dépourvus. part, la inise en des principes dont ils s e réclainent s'avère souvent périlleuse. La de l'individu ct de la société civile est par la des structures bines avec ils coopèrent. celles -ci dépendant directement des ins -tances étatiques. La notion de partenariat plus objectif qu'une car logique qualitative de la coopération mal la logique quantitative jusque -là basée s u r le acteur français confiné le rôle de puissance donatrice e t les parte naires niaghrébiiia les ambitions se liiniteraieiit capitalisatioii des ressources. Quand un partenariat se place, il reste la modicité financiers e t matériels des et. le de des acteurs la logique d'aide repose s u r instruinents formation sont dévalorisés par acteurs auto -car ils à conception très classique la priori en décalage avec la notion d e partenariat et de réciprocité. les autonomes n'entreprennent que très peu d'actions a u Le peu pour ce type d'actions égaleiiierit être avec le dans les acteurs autonomes action.
11 de celui d u début des indépendances durant lequel a et s'est structurée la coopération. L'approche des relations thèses qui insistaient s u r l'importation des e t l'aide des pays vers les pays pauvres pour favoriser à terme la e t économique: n'a plus cours et c'est une vision de cristallisation des différences. eii particulier s u r le culturel. qui lui a aujourd'hui succédé. Très schématiquement les années quatre -vingt sont ruptitres : d'abord économique, avec une mondialisation accrue et la du credo libéral, technologique ensuite avec le des techniques de géopolitique enfin avec nient. d e l'ordre bipolaire e t d e Ces iiiutations sources d'incertitude bouleverseiit les repères de l'ancien international. Les ruptures dans le international entraînent des réactions de repli identitaire. aux transformations socio économiques voire politiques, la revendication identitaire. qui érige certains traits culturels est alors comme le seul irréductible d'un assurant la permanence dans un monde en Ces ciitrainent radicalisation complexe franco -maghrébin et conditionnent d e part et d'autre de la Méditerranée l'apparition de miqucs visant à construire les pays d u Nord de la Méditerranée, on assiste à la des peurs fantasmagoriques qui s'expriment tout d'abord dans que l'on peut appeler, faute de le sentiment populaire. La crise économique. les changements de repères dus aux transforniations niondieles e t leurs conséquences en termes de questionnements. voire de en cause, du modèle à la française. la présence dans les régions méditerra -néennes de la France importante population maghrébine sont a u t a n t d'éléments qui poussent l'opinion publique à une lecture des qui se à e n France aujourd'hui. Les facteurs dits objectifs d u n e ressentie comine particulier la religion). seraient la cause de l'impossible d'une population stigmatisée Ce se s u r des anciens nourris de l'imaginaire des croisades e t de la activés radicalisés par les internationaux et de l'islamisme politique. Ces perceptions sont à la fois reprises e t par u n discours politique. Elles Également. l'objet de tentatives de rationalisation 11 tout d'une littérature illustrée p a r les d e (1997) qui ont un retentissenient certain. L'auteur soutient que dans le nouveau, les conflits n'auront essentiellement pour ou l'Économie. Les grandes causes de de et. les principales sources de conflits seront : principaux conflits politiques niondiaux aux prises des nations et des groupes appartenant des différentes. Le choc civilisations la politique niondiale. Les entre civilisations seroiit les lignes de front de l'avenir
LES D E LES PAYS C'est en opposition à cette vision ennemi construit termes culturels que acteurs de la coopération au -jourd'hui leur action. Plus qu'une perspective economiste d'aide a u dévelop -pement, c'est l'évolution des e t des représentations qui apparait a u c œ u r de leur projet.
U n e c o o p é r a t i o n c u l t u r e l l e m e n é e p a r l e s a c t e u r s a u t o n o m e s f o c a l i s é e s u r l'évolution des Les acteurs tentent de rtpondrc à la construction de l'autre ennemi par l'élaboration d'un de convivialité. Producteurs d'un discours alternatif, ils vont entreprendre de le en ceuvre e t d e inoycn d'un certain nombre d'actions de coopératioii. C'est a u travers d'une identification à la Méditerranée que les acteurs autonomes élaborent un contre -discours du rapport ou plutôt Leur discours est construit à partir d'une relecture culturelle et d e de la en porté s u r la comme culturelle : lieu d'émergence de grandes civilisations e t d'occident voire d'une méditerranéenne spécifique e t L'histoire méditerranéenne est perçue partagée et forgée par des contacts permanents (parfois conflictuels). Cette évocation historique de la Méditerranée, lieu d'échanges mais aussi lieu de tions, vise à donner une autre à la fracture actuelle entre le Nord e t le Sud. Replacée dans un histoire longue, elle n'apparaît plus comme irréductible une contingence qui être dépassée. À partir de leur lecture historique, les acteurs autonomes instituent Méditerranée nouvel espace de sens. e t substituent la ligne ., frontière -espace >,. Dans un en perte de et en proie aux replis identitaires, la Méditerranée peut s'ériger en nouveau pôle de connaissaiice -reconnaissance e t assurer des références identitaires a u x populations du pourtour méditerranéen. La thématique méditer -ranéenne, floue et consensuelle, permet la diniension arabe qui renvoie la violence et la de l'intégrisnie. La Méditer -ranée permet d'envisager Méditerranéen de la rive Sud vivaiit s u r I'autre rive ou en France, à partir d'une entité qui englobe individu Forts de ce discours e t à partir des outils entendent le partenariat, l'échange et la réciprocité. Ics acteurs mènent différentes actions que nous avons regroupées suivant trois d'objectifs (distincts dc l'objectif d'aide a u nous développé plus haut). Le se caractérise la dc l'autre travers de d'un projet correspond a u sens du ternie coopérer : ensemble, faire ensemble. La rencontre et la connaissance de l'autre passent par la mise e n place d'un projet inipliquant
un travail ou concertation à ou long terme. Lc qualificatif professionnel signifie avant tout que le projet a trait un spécifiques et qu'il un objet concret et défini. L'échange ou les rencontres ponctuelles s u r des thématiques ou particulières. les et débats n e relèvent pas de cette catégorie. Peu de structures de corpus poursuivent cet objectif. cle vise la réalisation d'actions concrètes de production, autre fornic de Les Librairies la pour dcsscin de réaliser un rayon des libraires du Le d r a objectif à moyen terme dc développer éconoiiiique du festival. Ainsi, le responsable le souhait d'instituer Le deuxième type d'objectif la rencontre d e l'autre par la en La notion d'échanges beaucoup plus large e t moins que celle dc projet professionnel Elle l'accent s u r le individuel, la confrontation de e t d'idées, vecteurs de rencontre e t de connaissance de l'Autre, mais aussi d e soi (par d e À l'inverse de la catégorie precédeiite, la rencontre n'implique pas néccssaireinent la duréc. Elle peut s'effectuer dans des circonstances très variées. C'est a u travers du voyage que la le des Peuple et e t de l'échange. Afin que le voyage être un véritable vecteur d'échanges, la le des insiste s u r un certain de critères : présence de partenaires dans le pays pour le partage du quotidien réciprocité du avec la en France des travail cn et aval du voyage pour identifier les objectifs e t envisager les de suivi des D'autres telles que des la insistent s u r en tant. partage du quotidien e t faisant se rencontrer et vivre ensemble ipour de quelques jours à des participants de d u pourtour quotidien plus s u r un registre plus : les sessions de travail et tables sont d'occnsioii pour s u r oii plus spécifiques à u n secteur (musique, livre...). La rencontre sous forme de 4 quarante d c France e t sur le tisser la paix organisée par nous le meilleur ce que les structures par la mise e n place d'échange A r e c Ir la et d e la le
LES DE CULTURELLE PAYS e t attendent de celui -ci. Elle visait à identifier les défis qui posent eii vue stratégies de paix défi [de celui de la parole : quaraiite personnes qui parler, e t de cette culture iiiéditerranéenne de tradition et qui saveiit parler de e t de son des iiiipasses e t des responsabilités, des issues e t des ... Un sujet s u r lequel il y a aujourd'hui des masses de discours, des tonnes de paroles pour convaincre ou soliloquer, rbciter, enseigner. l'eniporter s u r l'autre : cours et langue de bois, les éviter? Ces quaraiite personnes sauront -elles parler c'est -à -dire s'écoutcr. s a n s de pouvoir, de convain -cre? très rigoureuse de conduite de la a alors été niise place : iniposcr de couper la parole un qui parle: participant. individuelleinent à dire : à partir de situation, de ma pratique, de .... à partir de et de convictions ... à partir de point de vue, les quelques à relever dans uiie de reconstruction de la Cette vise à restaurer parti pris l a reconstituer ce couple la parole e t l'écoute. l'écoule d'une parole plurielle. Car la guerre est déjà lorsque la parole ne circule et que plus capable d'entendre des de ... (1997 : p. du quotidicn. ou ne représente pas l'essentiel de de certaines structures citées qui ont avant tout pour objectif proniotion la de l'autre par sa diffusion France. d u objectif. Si deux catégories précédentes visent à la de et de sa culture. cette se différrncie dont on à E n effet, l'objectif' se alors à la diffusion culturelles : les orga -nisent des festivals (Festival des de ou de des filins, des coricerts, du des avec des auteurs et tout au de l'année s u r de artistique ou des cycles de de Les services français par des de plus plus. en postes. le biais des Instituts français ou culturels. tentent de favuriscr de c l en (qui uiie réciprocité1 des structures avec équivalentes culturels alors d'iiiterinédiaircs ct dc acteurs C'est ainsi qu'à la suite en 1995 la responsable culturels et du direçleur de Casablanca à avec série d'actions coopération été iiiise
entre autres, le des deux écoles d'art e t des deux conserva -toires. De les services culturels soutiennent I'actioii d e entre normale d e aux d'Art de e t l'École nationale des Arts de Lyon, en vue a u Maroc une de Patrimoine design. On retrouve l'objectif d'un projet poursiiivi par quelques -uns des acteurs du corpus. objectifs des acteurs autonomes e t ceux l'acteur se en ce qui concerne les échanges. effet, la le e n a partie impulsée le Affaires étrangères tandis que toutes les ambassades a u ont un poste échanges charge de la jeunesse du sport) financitrement. E n à épisodique et très les de coopératioii françaises et maghrébines, de en France 1995, année du Maroc étatique a assez la d'assurer à la cliffusioii de la culture française dans les pays c t dc en auprès du public artistes français la le soutien des iiiarocaincs en France ainsi de se rendre a u Maghreb, et par le échanges des en L'aide à la diffusioii de la culture tente de promouvoir le ou troupes par leur accès à des horizons interna -tionaux; cherche à une des pays éloignée des clichés et des peurs par les partisans discours s u r le choc des cultures par l'actualité des pays Ce d'actioiis toutefois partie infime du budget des aux actions de transfert de savoir -faire de coopération le La l'on de faire part de l'objectif classique de la coopération, principalement poursuivi par l'acteur, e t d'aiitre part des trois d'objectifs auxquelles renvoient les foi -mes d'action coopération en mais pas par les nouveaux jour les la n e s'agit plus d'opérer uniquenient sur une de l'aide a u mais sur représentations. L'action s u r les faire évoluer les c'est -à -dire le rapport franco -inaghrébiii, qui de part et. d'autre de la Mcditerranée. L'objectif dc la rencontre de projet qui associe fois volonté s u r un c l la e t travers et mise en en s e situe à des deux coopération à jour. L'évolution de fond des objectifs de la coopératioii entraîne une trans -foriiiatioii de la réalité de la coopératioii dont les actions ne se
LES DE LES DU plus principalement dans les pays du Maghreb niais de plus plus a u Nord. Alors qu'il leur est parfois d'agir a u les acteurs originaires ou vivant a u Nord. tentent d'agir s u r leur propre société en situant nombre de leurs opérations France à destination d'un public français. de la politique étrangère France et projet global de de la France dans le monde, étatique demeure tournée vers les pays du Maghreb. Elle n'en est pas affectée: si cela reste limité, p a r ce de la destination e t de la finalité de l'action. Dans cas précis des échanges dont on a fait état, le projet dc la pour le des en a été mené en collaboration non pas avec des ministères mais avec des français structure fut tout d'abord interministérielle avant de devenir groupement d'intérêt De le budget bureaux échange des services culturels à l'étranger ne peut utilisé que pour Ir voyage de la partie de jeunes artistes maghrébins en France pour un échange n'est pas pris en charge s u r ce budget, mais au titre de l'action culturelle e t artistique. Certains acteurs n'entendent ni s u r In réalité des secteurs culturels maghrébins ni s u r les représentations Dans leur cas, l'évolution de la destination de l'action est poussée à I'extrême, si bien que le partenaire maghrébin ou le rapport au Maghreb sont délaissés car instrunieiitalisés. L'objectif des actions menées vise alors la transformation de situation française, sans avec le Maghreb. U n e i n s t r u r n e n t a l i s a t i o n de c o o p é r a t i o n p a r c e r t a i n s a c t e u r s a u t o n o m e s Cette catégorie d'objectif structures aussi bien de type associatives que les desseins sont divers e t pas comparables. de la Mission le des en Méditer créer des espaces d'échanges entre les populations est étroitement à l'objectif des populations France. fondenients idéologiques de la mission reposent d'ailleurs théorie de I'intcrculturel. par le fondateur, selon l'échange est pour aux bi -nationaux ou jeunes vivant dans notre pays de consolider un aspect important de leur en les aidant se construire un de vie plus cohérent Des culturelles venues . a  rrivées dans contexte., peuvrnt en ou en des valeurs humaines dan:; des milieux sociaux qui à se replier s u r II faut à nouveau souligner à quel point de telles rencontres permettent au:; issus des de se re -situer 1993 : 53
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