Mobilité au Cambodge

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Niveau: Secondaire, Collège, Cinquième
Stage 5e année Hospitalo Institut Pasteur du Cambodge Phnom Penh, Octobre 06/10/2009 : Arrivée à l'Institut Pasteur du Cambodge Arrivé à l'Institut Pasteur du Cambodge je suis immédiatement présenté à la personne avec laquelle j'échangeais via internet et qui s'est occupé de l'aspect pratique de mon arrivée (chambre, personne pour venir me chercher à l'aéroport...). A peine ai administratifs que je me retrouve dans le bureau du directeur pour échanger quelques mots. Très sympa mais toujours très gênant de discuter avec un masque qui parle, H1N1 oblige... Et oui, parce qu'il y a des cas d l'asperge!). Puis je fais connaissance avec mon maître de stage, le plus accueillant de tous. Ca fait plaisir de rencontrer quelqu'un qui se soucie de son stagiaire : que veux -universitaire Pharmacie -Décembre 2009 -je eu le temps de lui remettre les documents e swine flu au sein même de l'institut.... (On est pas sorti de -tu faire? Il n'y a pas de problèmes!

  • relevés de terrain

  • épidémiologiste de l'ipc parler

  • travail de traitement de données

  • propagation du virus h5n1


Publié le : mardi 1 décembre 2009
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Source : ispb.univ-lyon1.fr
Nombre de pages : 17
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Stage 5 e ann e  Hospitalo-universitaire  Pha macie Ins itut  Pasteur  du  Cambodge Phn m  Penh,  Octobre-Décembre 2009
 06/10/2009 : Arrivée  à  l’Ins itut  Pasteur  du  Cambodge            Arrivé  à  l'Institut  Pasteur  du  Ca bodge  je  suis  immédiatement  présenté  à  la  p rsonne  avec  laquelle  j'échangeais  via  internet  et  qui  'est  occupé  de  l'aspect  pratique  de  mon  arrivée  (chambre,  personne  pour  venir  me  chercher  à  l'aér port...).  A  peine  ai-je eu  le  temps  de  lui  re ettre  les  documents  administratifs  que  je  me  retrou e  dans  le  bureau  du  directeur  pour  échanger  quelques  mots.  Très  sympa  mais  toujours  très  gênan  de  discuter  avec  un  masque  qui  parle,  H1N1  oblige...  Et  oui,  parce  qu'il  y  a  des  cas  de  "swine"  flu  au  sein  même  de  l'institut....  ( On  est  pas  sorti  de  l'asperge!").  Puis  je  fais  connaissance  avec  on  maître  de  stage,  le  plus  accueillant  de  tous.  Ca  fait  plaisir  de  rencontrer  quelqu'un  qui  se  so cie  de  son  stagiaire  :  "que  veux-tu faire? Il  n'y  a  pas  de  problèmes!  
Voilà ce que je te propose...dis moi ce que tu en penses..." J'ai hâte d'avoir à faire à lui!  Enfin l'après midi a été studieuse. J'ai potassé le protocole de l'étude à laquelle je vais participer pendant ce stage. Puis vers 18h, je suis rentré chez moi pour tenter de me coucher tôt, si le jet-lag le veut bien…
 "En sais-tu un peu plus sur ce que tu vas faire?" OUI  
Mon travail sera en deux temps. Le premier consistera à participer à l'étude menée par une française, Anne. Le sujet est relatif aux méthodes d'hygiène à mettre en place dans les élevages animaux pour éviter la propagation du virus H5N1. Des données de terrain seront à recueillir ; je serai donc amener, à priori à me balader dans la campagne. Dans un second temps, j'aurai un travail de traitement de données pour l'OMS. Pas plus de précisions... Affaire à suivre
 
08/10/2009 : Premiers relevés de terrain  Aujourd'hui je suis parti dans la campagne cambodgienne pour faire des relevés de terrain. Pour être plus précis je suis allé, accompagné d'un veto cambodgien, d'Anne la responsable de l'étude et de Sok Ra, un épidémiologiste de l'IPC parler à des chefs de village pour savoir s'ils acceptaient de participer à l'étude. Je m'explique.   L'étude pour laquelle je travaille consiste à appliquer à des villages témoins des mesures d'hygiène pour l'élevage des volailles, cochons et autres vaches et de comparer les résultats en terme de mortalité/morbidité animale à d'autres villages (contrôles) ne recevant pas de formations sur ces mesures. Nous avons 9 villages témoins et autant de contrôles. Cependant, ce matin il nous en manquait 2 de chaque. "Levage" à 6h30 du mat pour partir à la pêche aux villages consentants.   1ère notion à prendre en compte avant de débuter l'argumentation : savoir si des ONG ne sont pas déjà passées avant nous pour ne pas biaiser les résultats. 2e notion : combien d'élevages y-a-t'il au sein du village ? Il ne faut pas trop d'élevages pour que le prélèvement d'échantillons (sang, lait) soit faisable et surtout pour qu'on ait un nombre à peu près homogène d'un village à l'autre.   Résultat de la journée : 5 villages visités et seulement 3 d'accord...Il nous manque donc un village contrôle. Le rendez-vous pour la prochaine sortie est pris pour mardi prochain.   "5 villages visités en une journée ? Bonjour l'efficacité..."   Figurez vous que les villages qu'on a visité sont localisés avec une précision de l'ordre de la dizaine de Km sur une carte et qu'ils sont modélisés par un point ; normal me direz-vous mais que ces points ne sont reliés à aucune route/chemin entre eux. Imaginez un Afghan aller à Dijon en ayant qu'une carte de la France présentant 3 points : Paris en haut, Lyon en bas et Besançon entre les deux mais plus près de Lyon que de Paris....     Cette petite excursion m'a quand même permis de prendre des photos sympas. Enjoy !
 
 
 
 
 
08/10/2009 : Le système de santé au Cambodge Je n'ai pas encore assez de recul pour vous en parler dans les détails mais je vais tenter de vous donner des éléments d'informations sur le système de santé ici.  Tout d'abord, comme vous vous en doutez il n'y a aucun système de sécurité sociale ici. Les soins sont très chers et donc pas accessibles par tous. Les hôpitaux les plus abordables sont en pénurie de tout. Je ne peux pas être plus clair. Les plus fortunés se tourneront donc vers les établissements privés mais les différences avec les espaces publiques ne sont pas forcément énormes. Il faut payer très cher pour avoir une chambre VIP (c'est comme ça qu’elles sont appelées...) et ceci ne comprend pas les soins de base que l'on peut avoir à l'hôpital : toilette, douche, nourriture...Les familles sont donc obligés de venir elles-mêmes assurer l'intendance de leur proches malades. Récemment un couple de français s'est présenté à l'hôpital pour une cheville brisée. Imaginant y trouvé un petit réconfort, ils y ont trouvés l'enfer: 48h passées dans les couloirs de l'hôpital avant d'avoir une chambre facturée à prix d'or (une centaine de $ par jour), des injections à répétition de morphine sans plus de soins et surtout des grandes difficultés à passer une radio pour savoir quoi faire. Excédés, ils décident de se faire rappatrier. Ils ont témoignés pour dénoncer les conditions de l'hôpital mais également pour une façon de faire qui les a particulièrement choqués : les ambulances sélectionnent l'hôpital d'arrivée en fonction de la somme d'argent que peut procurer la victime pour sa prise en charge....  En ce qui concerne la thérapeutique, certaines cliniques privés ont un tout petit stock de "médicaments" de base (morphine, compresses stériles...) mais ils sont payants et plus chers que ceux que l'on peut trouver dans les pharmacies locales. Très nombreuses, les pharmacies cambodgiennes ou dépôts de médicaments présentent un stock important de spécialités pharmaceutiques dans leurs armoires délabrées. Un jour, un européen mécontent du prix pratiqué pour une spécialité prescrite pour son chien dans une clinique vétérinaire privée, décide de se présenter au comptoir de l'une de ces pharmacies de quartiers. 1 semaine après, le voilà de nouveau dans la clinique vétérinaire privée témoignant auprès du veto (lui aussi européen) que le traitement ne marche pas. Après envoi dans un laboratoire européen spécialisé d'un échantillon de la spécialité que le propriétaire canin avait acheté au Cambodge et après parution des résultats, le propriétaire tombe par terre : il avait donné purement et simplement, un morceau de sucre (du saccharose) à son animal de compagnie... Pour revenir aux dépôts de médicaments, ils présentent malheureusement des copies de spécialités pharmaceutiques dont leur composition ne semble être que du flan....  Face à ce problème économique, les locaux n'hésitent pas à faire appel à la médecine traditionnelle. Comme vous le voyez sur la photo, cette dame présente un patch frontal caractéristique. Il lui a été administrée par la personne à son chevet...Celle-là même qui au milieu des rizières lui fait, en notre présence une perfusion ainsi que 3 injections. L'histoire et surtout le temps ne nous ont pas permis de savoir ce qu'il avait fait et pourquoi. Après avoir recapuchoné les seringues et les avoir remises dans son sac pour l'hypothétique patient suivant, le médecin s'est bizarrement empressé de partir.... Plus de précisions à venir.
 
Hôp
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al à la maison
 
28/10/2009 : L’hôpital cambodgien Il y a des jours comme ça qui vous marquent...Vous ne savez pas trop pourquoi mais ils restent graver très longtemps dans votre mémoire. Je pense qu'aujourd'hui fait partie d'un de ces jours là.   Accompagné de Clotilde et Stéphane, deux membres de Pasteur Paris en mission H1N1 au Cambodge, je pars découvrir l'hôpital de Takeo. Je savais que la rencontre avec le monde hospitalier « de campagne » n'allait pas être forcément très simple mais l'état dans lequel j'ai trouvé cet hôpital a rendu, je pense cette rencontre encore plus impressionnante.   Nous avions donc rendez vous à 9h avec le contact de l'IPC Phnom Penh sur place, à savoir le pédiatre de l'hôpital de Takeo. Après avoir pénétré dans l'enceinte, nous traversons rapidement l'endroit en direction du bâtiment pédiatrique sans vraiment se soucier de notre environnement étant donné le retard que nous avons. Un individu nous indique le bâtiment dans lequel trouvé notre contact; le pas de la porte passé de jeunes enfants tout mimis jouent à la poupée et au ballon dans la grande salle dans laquelle nous venions de rentrer. "This is the building for little children with HIV" nous explique notre "guide". Ca, c'est que l'on appelle un baptême du feu !   Puis la "visite" commence. Comme dans tout hôpital qui se respecte, les patients sont accueillis en consultation externe (OPD = Out Patient Department) ou interne puis sont aiguillés vers les services concernés s'ils nécessitent une hospitalisation : pneumologie, pédiatrie, gynécologie, médecine interne... Chaque service a son propre bâtiment. Pour des raisons de pudeur et de respect fondamental, je n'ai pas pris de photos de l'intérieur des bâtiments où séjournent les patients. J'espère que vous me comprendrez. Les salles de consultation de l'OPD sont très sommaires : une chaise et un bureau pour le médecin et un lit pour le patient. De vagues posters médicaux sommaires sont affichés aux murs. Ici, aucun soin n'est administré : on fait seulement un bref bilan de l'état de santé du patient. En début de semaine, on peut compter jusqu'à 70 patients par demi-journée de passage en OPD.  Après l'OPD, notre guide pédiatre nous dirige vers le service de médecine interne. Bizarrement, l'entrée est barrée par une grille dont seul le chef de service a la clé. "C'est le moyen le plus efficace pour éviter la propagation des germes" nous explique le pédiatre. Le bâtiment est traversé par un seul couloir desservant de chaque côté 8 chambres de malades. Allongés sur des planches soutenues par une armature en métal en guise de lit, les patients souffrant la plupart de maladies sévères séjournent à plus de 10 par salles. Il n'y a rien dans ces salles ! On y trouve un lavabo dans lequel se lavent les dents les familles présentes ici pour assurer l'intendance et l'hygiène de leurs malades. Et c'est tout... Il y fait une chaleur pas croyable et la souffrance se lit facilement sur les visages. Les armoires à médicaments, vides, témoignent bien de l'absolue impuissance thérapeutique que les médecins ont à traiter leurs patients. Que faire quand on croise un regard malade ? Un sourire semble être le seul truc que j'ai à leur offrir...
  Je sais bien qu'en France il y a la même chose mais j'imagine que ce n'est pas pareil parce que là, la pathologie et la souffrance sont encore moins cachées que dans nos hôpitaux et parce qu'ici on ne peut les 3/4 du temps rien faire pour les patients du fait du manque de moyens matériels. Partout dans l'hôpital, les murs sont à l'origine blancs mais l'état d’hygiène fait qu'ils sont devenus marrons avec le temps. Nous passons ensuite au service de chirurgie et des urgences. Je ne décrirai que très peu ce service. Les patients s'y trouvant, toujours à 15 par chambre sont tous reliés à des perfusions et des poches de sang (saignées ou perf ? aucune idée) et sont trop mal en point pour pouvoir ne serait-ce que parler. Toujours les proches au chevet, à chaque chevet ! Le chef de service nous salue après avoir ôté son masque. Tiens, il nous sert la main comme ça et palpe de nouveau l'homme au chevet duquel il se trouve...   Puis c'est autour successivement des services de pneumologie et de pédiatrie d'être passé au crible. Aucune mesure de sécurité ni d'hygiène nous est demandé. On rentre comme ça dans les services, on en sort aussi facilement et on apprend que l'on est passé à côté de la chambre de tuberculeux ou que 3 cas de grippe H1N1 ont été diagnostiqué à Takeo. Les bébés comateux à moitié défigurés par des brûlures, exposés en plein air sont là, à 30 cm de ma main. Que faire quand leurs mamans me regardent avec insistance...comme pour les patients de médecine interne, un petit sourire; de toute façon j'ai que ça !   La visite se termine par la pharmacie. Vous l'aurez compris, elle est trop mal fournie. Il manque de tout. Après discussion avec la pharmacienne, j'apprends que l'hôpital est livré une fois par mois par des services du ministère de la santé mais qu'à chaque fois il manque les 3/4 de ce qu'ils ont commandé. Les étagères vides d'antibiotiques, d'alcool, de gels antiseptiques de compresses stériles en témoignent. La pharmacie se divise en deux parties : la première stocke les médicaments et est interdite au publique. La deuxième permet la dispensation des médicaments à l'unité.   Pour parler un peu plus pharmacie, le système d'ordonnance n'existe pas. Les patients reçoivent gratuitement les médicaments dont ils ont besoin dans la limite des stocks disponibles. Il n'y a aucun lien entre les centres de soin et les pharmacies que j'ai pu voir dans les villes et décrire précédemment. D'ailleurs, les gens ne peuvent la plupart du temps pas se payer les médicaments nécessaires dans les dépôts urbains. S'ils sont de nouveau malades, ils reviennent à l'hôpital où ont affaire à la médecine traditionnelle. On oublie donc les notions de suivi de traitement ou d'observance. J'ai essayé de décrire au mieux ce que j'ai vu, mais ce n’est pas évident parce qu'il y a trop de choses à dire. Voici quelques photos pour illustrer un peu ce long texte indigeste.    
OPD 1 : Regardez le papier toilette en guise de compresse, l'état de l'appareil de stérilisation, l'intérieur des "armoires" à pharmacie  
Service de pneumologie
 
« Réceptio
n » de l’hô
 
 
 
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