St´ ephanePOUYLLAU

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Cours de paleographie sur une idee de Stephane POUYLLAU E-mail : Etudiant en licence a l'institut d'histoire de l'universite Michel de Montaigne - Bordeaux 3 et de Jean-Claude TOUREILLE E-mail : President de l'A.D.I.H.A.F. (Association pour la Diffusion de l'Information Historique et Archeologique en France) Le cours est disponible en ligne sur l'archive du serveur d'ARISITUM Mis en page avec LATEX 2 par Eric VOIRIN Membre du Cercle Genealogique de Vittel (88 – Vosges) Membre de
  • statut social de l'auteur du document
  • plume sur le support papier
  • institut d'histoire de l'universite michel de montaigne - bordeaux
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Publié le : lundi 26 mars 2012
Lecture(s) : 68
Source : sira.u-bordeaux3.fr
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Cours de paleograp´ hie
´sur une idee de
Ste´phane POUYLLAU
E mail :Stephane.Pouyllau@iutb.u bordeaux.fr
´ ` ´Etudiant en licence a l’institut d’histoire de l’universite
Michel de Montaigne - Bordeaux 3
et de
Jean Claude TOUREILLE
E mail :adihaf@mnet.fr
Pre´sident de l’A.D.I.H.A.F.
(Association pour la Diffusion de l’Information Historique et Archeol´ ogique en France)
Le cours est disponible en ligne sur l’archive du serveur d’ARISITUM
http://www.multimania.com/voirin/paleo/
AMis en page avec LT X2E
par Eric VOIRIN
Membre du Cercle Gen´ ealogique´ de Vittel (88 – Vosges)
´ ´Membre de l’Union des Cercles Genealogiques Lorrains (N 4830)
E mail :e_voirin@micronet.fr
http://www.micronet.fr/˜e_voirin/
´Edition du 20 juin 199923
Sommaire
Introduction 5
1 Premier cours (1er novembre 1996) 7
2Deuxie`me cours (15 novembre 1996) 9
3Troisie`me cours (30 novembre 1996) 11
4Quatriem` e cours (14 decem´ bre 1996) 15
5 Cinquie`me cours (4 janvier 1997) 17
6Sixiem` e cours (1 fe´vrier 1997) 19
7Septiem` e cours (15 fe´vrier 1997) 23
7.1 Notestironiennes . . ....... ........ ........ ....... ........ ....... .... 23
7.2 Sigles ........ .... 23
7.3 Contraction ..... ....... ........ ........ ....... ........ ....... .... 23
7.4 Lettressuscrites ... .... 24
7.5 Signes spe´ciaux ... ....... ........ ........ ....... ........ ....... .... 24
8Huitie`me cours (1er mars 1997) 25
9Neuvie`me cours (15 mars 1997) 29
10 Dixie`me cours (29 mars 1997) 31
11 Premier examen (12 avril 1997) 33
12 Deuxie`me examen (26 avril 1997) 35
13 Onzie`me cours (17 mai 1997) 37
14 Troisie`me examen (31 mai 1997) 39
15 Douzie`me cours (14 juin 1997) 41
16 Treizie`me cours (28 juin 1997) 43
16.1 Lecours ....... ....... ........ ........ ....... ........ ....... .... 434
16.2 Cahier de vacances . . ....... ........ ....... ........ ....... ........ ... 44
Annexe 46
A Correction des exercices 47
A.1 Corrige´dupremiercours ...... ........ ....... ........ ....... ........ ... 48
A.2 Corrige´ du deuxie`mecours ..... ... 49
A.3 Corriged´ u troisie`mecours ........ ....... ........ ....... ........ ... 50
A.4 Corrige´ du cinquie`mecours..... ... 51
A.5 Corriged´ u sixie`mecours ...... ........ ....... ........ ....... ........ ... 52
A.6 Corriged´ u septie`mecours ..... ... 53
A.7 Corrige´ du huitie`mecours ........ ....... ........ ....... ........ ... 54
A.8 Corrige´ du neuvie`mecours ..... ... 55
A.9 Corriged´ u dixie`mecours...... ........ ....... ........ ....... ........ ... 56
A.10 Corrige´dupremierexamen ..... ... 57
A.11 Corrige´ du deuxie`meexamen .... ........ ....... ........ ....... ........ ... 59
A.12 Corrige´ du onzie`mecours...... ... 61
A.13 Corriged´ u troisie`meexamen .... ........ ....... ........ ....... ........ ... 62
A.14 Corrige´ du douzie`mecours ..... ... 63
A.15 Corriged´ u treizie`mecours ........ ....... ........ ....... ........ ... 64INTRODUCTION 5
Introduction
Lorsque l’on effectue un travail de recherche, en histoire, deux possibilite´s s’offrent a` nous :
– consulter des ouvrages imprime´s traitant du sujet qui nous inter´ esse,
– consulter des documents d’archives manuscrits.
Si la premie`re solution ne pose gue`redeproble`mes, la seconde s’ave`re plus difficile, suivant les textes consulte´s (on n’inter-
e epre`te pas un document du XVIII comme un autre du XII siecl` e).
Nous vous proposons ici, de vous aider a` mieux franchir cette e´preuve, en vous donnant des clefs et des points de reper` es afin
de vous faciliter la lecture des textes anciens.
Mais comme vous ne tarderez pas a` le comprendre, il en va de la pale´ographie comme du piano : il faut vous exercer de
manie`re constante !6 INTRODUCTION7
Chapitre 1
Premier cours (1er novembre 1996)
Lire une texte manuscrit semble souvent difficile, surtout lorsque celui ci date de plusieurs siecl` es.
Par exemple, le trait de plume n’est pas aussi regulier que le notre : l’e´criture avec la plume d’oie, anceˆtre de notre stylo,
donnait des ep´ aisseurs variables aux caracte`res (suivant son inclination, la force avec laquelle le re´dacteur appuyait la plume sur
le support papier ou parchemin, etc...)
De meˆme, chaque lettre pouvait avoir une hauteur plus importante que les autres, suivant son emplacement dans un mot, ou
sur une ligne.
Il n’y avait pas non plus, a` proprement parler, de re`gles d’orthographes (elles ne se sont preci´ sees´ qu’avec le temps, et l’on
trouve souvent des textes ecr´ its phone´tiquement par le red´ acteur).
Pour couronner le tout, nos anceˆtres utilisaient de nombreuses formes d’abre´viations et en avaient recours assez fre´quemment
(contraction, apher´ e`se, notes tironiennes).
Mais rassurez-vous, nous verrons tous ces problemes` au fur et a` mesure.
ePour commencer nous allons prendre le texte suivant, dated´ ela fin du XVIII siecl` e (il concerne le bureau de charited´ u
dioces` e d’Ales` , dans les Ce´vennes) :
En voici la transcription:
1. ceˆt Etablissement Eut pour objet le soulagement Et la
2. Bonne administration des biens des pauvres, Et l’on peut dire
3. que cetˆ objet est tre´s bien remply, Et que Mrs les Eveques
4. qui dans Leurs visites, ou autrement, Surveillent ces
5. administrateurs, en sont en general Tre´s Satisfaits.
Comme vous pouvez le constater, si le sens du texte transcrit est aisemen´ t compre´hensible, il l’est moins par contre, dans sa
forme originale.
Certains caracter` es differ´ ent de leur forme actuelle :
– le E comme dans pour et ou dans pour eut (remarquer aussi le T final),8 CHAPITRE 1. PREMIER COURS (1ER NOVEMBRE 1996)
– par contre, la lettre B se reconnaˆıt assez bien : en majuscule pour Bonne ou en minuscule pour bien.
Il vous faudra donc comparer le document avec sa transcription afin de visualiser la forme de chaque caracte`re. Un petit truc,
tout simple: suivez le mouvement de l’e´criture, avec votre main, comme si vouse´criviezcetexte.
Vous faites aussi connaissance avec notre premier` e abre´viation :
pour M(essieu)rs
On utilise encore cette forme d’abre´viation :
Mmes et Mrs pour Mesdames et Messieurs.
Cette me´thode est des´ ignee´ par le terme de contraction (on ne conserve d’un mot que le deb´ ut et la fin).
Remarquez aussi que les traits qui terminent chaque ligne ne sont pas a` proprement parler des caracter` es. Ils’agitprincipale-
ment d’une habitude du scribe qui donnait au texte une certaine justification. Nous aurons l’occasion de retrouver cette pratique
s´ eculaire, dans de nombreux autres documents.
Vous en conviendrez, le texte pre´sente de nombreuses fautes d’orthographes. La transcription que nous en avons donnes´ e
veut fide`le au texte, mais il va de soi que lorsque l’on retranscrit un document en vue de sa publication, il faut quelque peu
changer sa pre´sentation originale. Voici ce que cela pourrait donner :
1. Cet e´tablissement eut pour objet le soulagement et la
2. bonne administration des biens des pauvres, et l’on peut dire
3. que cet objet est tres` bien remply, Et que M(essieu)rs les Eveˆques
4. qui dans leurs visites, ou autrement, surveillent ces
5. administrateurs, en sont en gen´ er´ al tre`s satisfaits.
Attention, toutefois, quant aux re`gles relatives a` la transcription d’un texte ancien. Elles peuvent varier suivant les professeurs
ou les universites´ .
Mais la re`gle principale est de RESPECTER le document original.
Bon ! Et bien maintenant, a` vous de jouer. A vous de travailler.
Nous vous donnons le texte ci-dessous a` retranscrire.
Bonne chance.
(la correction de cet exercice se trouve page 48).9
Chapitre 2
Deuxieme` cours (15 novembre 1996)
Les choses vont se compliquer, cette fois-ci. Que voulez-vous, on ne peut rester dans la facilite´´ eternellement (hum, hum !).
Le document qui suit est extrait d’une lettre date´e du 10 octobre 1764, relative a` une proce´dure judiciaire qui a et´ ei´ ntentee´ contre
un particulier. Cette lettre est adresse´e par le subdel´ eg´ ue`´ a l’Intendant du Languedoc, qui est son supe´rieur hier´ archique (d’ou`
l’utilisation du Monseigneur):
Comme on peut le voir, ce type de document differ` e par son e´criture de l’exemple du cours prec´ ed´ ent : elle est un peu plus
brouillon. En voici la transcription:
1. Le juge avoit, Monseigneur, suspendu
2. le jugement de cette procedureal` aprieredu
3. cure´ de la d. ville, homme de bien, qui
4. voyant que c’e´toit un cas malheureux vouloit
5. avoir le tems d’en Solliciter la grace. J’ay
6. dit a` ce juge de la part de M. le garde des
7. sceaux de surceoir Ce jugement jusqu’a
8. nouvel ordre.
Ce nouveau texte appelle quelques remarques :
–lapres´ ence de l’ancien francai¸ s commence a` apparaitre dans la conjugaison des verbes, il faudra vous y habituer : avoit
pour avait, c’et´ oit pour c’et´ ait et vouloit pour voulait. On constate aussi des rudiments de ponctuations;
– certaines lettres sont largement d´ eveloppees´ , comme le g de juge (deuxie`me mot de la premie`re ligne), ou celui de Mon
seigneur (quatrieme` mot) ;
– d’autres sont plus ou moins semblables : on le constate pour deux lettres: le v et le u comme dans pour ville et
pour un (nous aurons l’occasion de retrouver cet isomorphisme) ;`10 CHAPITRE 2. DEUXIEME COURS (15 NOVEMBRE 1996)
– on remarque certaines accentuations : poural` apriere (remarquez au passage la forme du p de priere);
–etmeˆme une erreur du scribe : pour Le jugement ou Ce jugement (la seconde solution semble plus
logique);
– enfin le texte pre´sente une petite difficulte:´ . Il s’agit ici du Garde des Sceaux. Il serait donc logique
de transcrire M. par Monseigneur, mais cette abre´viation est aussi employe´e pour Monsieur. En fait, il faut toujours se
demander si la personne qui est ainsi des´ ignee´ est super´ ieure, hier´ archiquement parlant, au statut social de l’auteur du
document. Ce qui est e´videmment le cas ici.
Voici un exemple de transcription pour publication:
1. Le juge avoit, Monseigneur, suspendu
2. le jugement de cette proce´dureal` aprier` e du
3. cure´ de la d(ite) ville, homme de bien, qui
4. voyant que c’e´toit un cas malheureux vouloit
5. avoir le tems d’en solliciter la grace.ˆ J’ay
6. dit a` ce juge de la part de M(onseigneur) le garde des
7. sceaux de surceoir ce jugement jusqu’a`
8. nouvel ordre.
Remarquons au passage que dans notre transcription, nous n’avons fait aucune correction particulier` e (a` part pour les accents).
Mais il arrive parfois que l’on vous demande de restituer des lettres manquantes : (ligne 5) avoir le tems devient alors avoir le
tem(p)s. Vous agirez donc suivant les conventions que l’on vous imposera, pour la publication de vos textes. Bon ! Et bien
maintenant, c’est de nouveau a` vous de jouer. Voici un nouveau texte a` retranscrire. Envoyez-nous votre travail de transcription et
nous vous renverrons la correction. Mais faites attention, il y a plusieurs pieg` es (c¸a ne va pas faire plaisir certainement !). Bonne
chance tout de meme.ˆ
Pour vous aider tout de meˆme un petit peu, nous vous dirons que le signataire est Dauded´ ’Alzon, subdel´ eg´ ue´ de l’Intendant
du Languedoc. Nous verrons d’ailleurs bientotˆ les problemes` lies´ a` la transcription des noms (souvent difficilesad` ecr´ ypter).
(la correction de cet exercice se trouve page 49).

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