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Université Paris-Sorbonne – Selfee – décembre 2011 Page 1 sur 12 SERVICE DES EXAMENS DE LANGUE FRANÇAISE RÉSERVÉS AUX ÉTUDIANTS ÉTRANGERS CENTRES DE GRÈCE - SESSION DU 10 DÉCEMBRE 2011 C E R T I F I C A T P R A T I Q U E D E L A N GU E F R A N Ç A I S E Sorbonne C1 ÉPREUVE DE LITTÉRATURE Note sur 30 - Durée : 2h00 Fanny descend à la cave. Honorine arrange l'éventaire. Elle regarde vers la droite. Elle voit arriver Marius. HONORINE Et voilà le satyre ! Comme il a l'air vicieux ! Té, j'aime mieux rien lui dire… Elle tourne le dos et s'en va vers la gauche. Marius paraît. La tête basse, perdu dans ses pensées. Sur la porte, il regarde la Malaisie, au loin. Il va au comptoir, met de l'ordre, astique le zinc. Une sirène lointaine. Il écoute, il hausse les épaules…Le bosco paraît sur le seuil, suivi de Piquoiseau. LE BOSCO (sévère) Et alors ? MARIUS Alors, je ne peux pas. Non, je ne peux pas. Je vous ai cherché tout à l'heure pour vous le dire…Et puis… LE BOSCO Et puis tu te dégonfles, et voilà tout. Et moi, j'en ai raconté des boniments au commandant ! Que tu avais la folie de la mer, que ta mère c'était la sœur d'un mari breton, et que nous étions un peu cousins…Je vais en entendre parler,

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Publié le : jeudi 1 décembre 2011
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Source : paris-sorbonne.fr
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 SERVICE DES EXAMENS DE LANGUE FRANÇAISE RÉSERVÉS AUX ÉTUDIANTS ÉTRANGERS  CENTRES DE GRÈCE - SESSION DU 10 DÉCEMBRE 2011  C E  R  T  I  F  I  C  A  T   P R A T I Q U E D E L A N GU E F R A N Ç A I S E Sorbonne C1  ÉPREUVE DE LITTÉRATURE  Note sur 30 - Durée : 2h00
  Fanny descend à la cave. Honorine arrange l’éventaire. Elle regarde vers la droite. Elle voit arriver Marius.  HONORINE  Et voilà le satyre ! Comme il a l’air vicieux ! Té, j’aime mieux rien lui dire…   Elle tourne le dos et s’en va vers la gauche. Marius paraît. La tête basse, perdu dans ses pensées. Sur la porte, il regarde la Malaisie , au loin. Il va au comptoir, met de l’ordre, astique le zinc. Une sirène lointaine. Il écoute, il hausse les épaules…Le bosco paraît sur l e seuil, suivi de Piquoiseau.   LE BOSCO (sévère)  Et alors ? MARIUS  Alors, je ne peux pas. Non, je ne peux pas. Je vous ai cherché tout à l’heure pour vous le dire…Et pu is… LE BOSCO  Et puis tu te dégonfles, et voilà tout. Et moi, j’en ai raconté des boniments au commandant ! Que tu avais la folie de la mer, que ta mère c’était la sœur d’un mari breton, et que nous étions un peu cousins…Je vais en entendre parler, de mon cousin… MARIUS  Je sais bien, je sais bien…Excusez-moi…Il me faut bien plus de courage pour rester que pour partir. LE BOSCO  C’est à cause des coquillages ? MARIUS  Oui. Nous devons nous marier, ce mois-ci. LE BOSCO  Tu t’es laissé prendre au piège, et pour toi, les bateaux, c’est fini. Je connais ça… MARIUS  Mais non ! Partir aujourd’hui pour trois ans, je n’en ai plus le droit… Mais après, si je veux, je naviguerai… LE BOSCO  Oui, dans la barquette, pour la bouillabaisse du dimanche, au cabanon. Enfin, ça n’a pas d’importance. Nous faisons escale à Toulon pour embarquer des appareils. Je trouverai un homme tout de suite. Pour une croisière comme celle-là ! PIQUOISEAU  Rangoun, Padang, Florès, la Calédonie… MARIUS  Je le sais bien qu’un si beau voyage ça ne se retrouvera jamais. Tant pis pour moi ! LE BOSCO  Eh bien au revoir mon vieux. Je ne t’enverrai pas de cartes postales, tu en aurais trop de regrets.  Marcel P AGNOL , Marius, Acte quatrième, Scène VI, Éditions de Fallois, Paris, 1931    Université Paris-Sorbonne – Selfee – décembre 2011 Page 1 sur 12
    
QEUS    TIOSN 
1. Pourquoi Honorine qualifie-t-elle Marius de satyre ? Que s’est-il passé ?    (12 à 15 lignes)                                                                                             - 6 points - 2. Quel est le rôle de Le bosco dans cet extrait ? (12 à 15 lignes) -  6 points - 3. Marius dit-il la vérité quand il dit refuser, pour le moment, de s’embarquer ?  Quels sont ses vrais sentiments ? (12 à 15 lignes) - 6 points -   4. Décrivez le dénouement de la pièce. Approuvez-vous l’attitude de Marius ?   Justifiez votre réponse. (15 à 18 lignes) - 12 points -                                      
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SERVICE DES EXAMENS DE LANGUE FRANÇAISE RÉSERVÉS AU X ÉTUDIANTS ÉTRANGERS  CENTRES DE GRÈCE - SESSION DU 10 DÉCEMBRE 2011  CERTIFICAT PRATIQUE DE LANGUE FRANÇAISE Paris - Sorbonne C1  Note sur 50 - Durée 2h00                       A. Épreuve de langue - 25 points - I. Complétez le texte en mettant les adjectifs proposés au féminin : - 4 points -                               Pomme, dix-neuf ans, fait son apprentissage dans un salon de coiffure. C'est encore une enfant. (Discret)  .................................... (gracieux) ................................. (réservé) ..................................  et (silencieux) , .................................... (naïf)  ...................................et (délicat) .....................................         Pomme ne dérange personne. Marylène, la blonde (provocant) ......................................... du salon, décide de la "prendre en main". Abandonnée par son amant aux tempes (gris) ................................., elle entraîne Pomme avec elle en convalescence de cœur à Cabourg. II. Lors d’un entretien avec Pascal Lainé, auteur de La Dentellière , fait par Le nouvel Observateur , le journaliste lui a posé les questions suivantes. - 4 points -    Transposez-les au style indirect.    Le nouvel Observateur :  a) Comment est donc né La dentellière , ce livre cruel et drôle ?  b) Quel a été le tirage de La dentellière ? Le journaliste lui a demandé :   a) ……………………………………………………………………………………………………………. b) …………………………………………………………………………………………………………….  Le nouvel Observateur : « Un quart de siècle et une trentaine de livres plus tard, vous écrivez »   c) «Je n'intéresse plus grand monde. Plus personne, en tout cas, dans la capitale.»  d) C'est de la provocation ou de la sincérité ?  Université Paris-Sorbonne – Selfee – décembre 2011 Page 3 sur 12
                  
 
  Le journaliste lui a dit aussi qu’un quart de siècle et une trentaine de livres plus tard,  il écrivait
 c) …………………………………………………………………………………………………
 ……………………………………………………………………………………………………………
…………..
..
Il a voulu savoir d) .. ………………………………………………………………………………… ……………………… ..   .. ………………………………………………………………………………………………………… ..   Pascal Lainé, La dentellière , Propos recueillis par Jérôme G ARCIN ,  Le nouvel Observateur , BibliObs le 05/10/2000.   ΙΙΙ . Mettez les verbes à l’infinitif entre parenthèses aux temps simples ou composés de l’indicatif : -10 points –     Elle est entrée dans l’Opéra. C’était la fin de l’après-midi, un samedi, je m’en souviens. Il n’y avait
presque personne dans la bâtisse, seulement le concierge sourd, et quelques élèves attardés. Dès
que je (entrer) ………………………………… je (entendre) …………………………….. sa voix. C’est
étrange, c’est comme si je la ( reconnaître) ……………………………………….. tout de suite, avant
même de la (voir) ……………………………………… . C’était une voix, comment dire ? Irréelle,
céleste. J’étais attiré par sa voix comme si on me (tirer) ……………………………………. en avant.
J’allais à travers les couloirs, je (ouvrir) …………………………………… les portes, les unes après
les autres, sur toutes ces salles vides. Tout à coup, en haut des escaliers, au bout du couloir, il y
(avoir)  …………………………… une porte entrouverte. C’était une pièce dont les volets étaient
toujours fermés, avec des fenêtres tournées vers la mer comme des yeux d’aveugle.
Je la (voir) ……………………………………….. . Elle était debout, vêtue de sa robe informe, avec
ces escarpins blancs à talons hauts qui (donner)  ………………………………………..l’impression
que ses jambes étaient arquées. Sur une chaise, près de la porte, il y avait l’affreux manteau gris
qu’elle (plier)  ……………………… …………………… avec soin, comme si elle était chez le docteur.
   
Le Clézio – Printemps et autres saisons , Gallimard, 1991.
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une petite bête onri eteb alcnehu  aedpie  deslilac .retéC tia le sée, ………chat.…a …………adtittnee  L. inquars douq as ,éserd euegoarhpéine troht     -   :      ret e emeruoel zreoremctgrn  cas.VC     86 . ,91 entz etissehoisREFALAC siuoL  .catiys msaRo, TEI   se lid tciff                                                                                                ints5 po     –   dn, de,a e u(d eL rvilcnem? reoù) comu, où, d .aP ro(etllèieren dLar sun iossucsid enu ruop ehrasre pemièa prrel orvuedt li eelnnsoer    : s         ap 52,0(em) r it poi - 2 –  tn srè eaSm       .VIpmoCetélel z texte suivant prad sep oronsmp r ,tnorf el rus mae undt aievelxu ,ehevsec nis s …… sousaitglisecuotnemanevd tive…éleil…… …………………..merb,r… …………oucementassait ddr itéuomoemeds …..,…………ore  encrtnoc ti……………… e pIl. ileangloro ,……………………e…vnle………………..ses brasianeoc tertn……… paop eitlet am rit lenda ent. Ilastircsiei rcslardjae  lnsda, reèp nos ed xiov a……………………. Elle …nmloneec……s. aoss.rae L sns besiadnad td ..ecse le cède préque) t àtne euemédonx eu(cr terérpte ec ,iuq ec ,iuqa porté  quil) epsrnoanus rel se  lgejudimoerfi ,iu,euqtnemq(  rul eus rn e eeg, du(des)  l, del te segtarran essaur eu qenbii  
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ervi'uq e lie tstrn n ai ldee.irrtcen ais)ann  ugis ifinsnesenu irculaircation cn  eovti e :  noe,irla cr,aicl ( al snad )crelc histe l'té dvéri svapaèrq 'uioer riol ulf( a ,niimfafe, t)inet, l  af(ni ,afmi ,feint), bien ent'n ,udneecca tse (leibssui qe,quà ) ,uqre srtvaestele rlivr du nul vierafri e àavons afe. Nous  ,ésopmi( a opmin  ousnoiè-p :gec noiaenectrnu ee)  posé, imsaitihart ,ihart(  al'n  oetn iontvete; un tour de f,et arih)se sniuou nrés levèn  uecro ud csidsruode leau toir'histct saeponvuuo teuctlee inréà r  iceC .el egilbo
d evuerpÉ mevi tneta ztnet seLiteri   snoi ncéocpmérehe et de e  langucoe  dvensherémped snoituerpél dez éponquesaux xertec tter ia tceenan dces ép dh'L otsi erimmoc Dentellière    oi ncéiret .  aLsilence,tion du lp eonattt,es miic bleyc dntne'uniuhemet tsec eln c' bie. Ouutrel a'étà uciro sbne'u dntlefiau fes sneihc sed ri e'lihev.rL  eosllage était calmtuA emerl tniv eauchéess [. .]..uart t'dl  a eedsé dnalirt ee pa neib ebac ,etive drorésorés rseb eduqirpara ecar.fe    ete e  dnnre .lIf notcoiait la c en restnisu'l siam sreideé sscet aiave tiu é'at  C .)  ouvre dllagn viam fieil drs ses-imeomereuqr3( ss plus profond etnerl ses iémssensdau peernt'i lhc ellaviof euqat l' donce sespanaida'rg u à tepmae rue uns pae mêm dnauq tse'n  et ltéssphars attiot orl seglérntmelas alx neigsel ued E .eertn mais cerit (1), earobgur uoets siam seLv ud snortcas le    . es,es iruqtégana sge sillade bont  ed F alcnaruq etearntmeu  drdNo eebttreva eus ri est en forme dd seemtnuoel'lcénts enfaits  pet2( sénnohcupacne dnumee  lntdo)  talm mêoisnf no [...]  e chose.trosd eiÀ    al c'e t esl'e olécdoub un illale sna segd uo ealb ttbes de éesaver.seésarcmac seL minutieusement lqaéu sdahibutedar pa  luipl Le.a sesotuart tnecur  t porderrega enοertnrtiar nef eu-nix tesurhe   .tiadd sreV  temps des  grandnastc é'attil  e    urPoes lnf e al élétisiv .noiaastef ia s trfimende cnte  teienu tianerp leice  Lt.aien vitnuulenp ne eedl  ae ampoulla grossessi ùo emetl tnpar airf uitmun avuort e  .àl tis ui pEtumon mleavtieta rpoil  a. L'ritése séglioessa riuotuD .r pesitetvis x eune tua xomtr seds bancs pour s'a ay l  I    .]..à ecalp enu tiavsur ces acanes v.s[ otrirttoel sdée rtpane'uoi vaL .uor nemeelatsection  l'intertu eted edl  aorer t pressouenaid snp seemmoed s linge à sécher .tΟ  nemttia telsternt i4) (esic .srohedsel snaDl y ns it deavaierl e tniaossem tiatulp été'é'c êm m le,ou Tdet l nosgm vaia tedt. Il y s marranaté etuor al te illesoe  dtsenomraidstj epitel sans e. Droprit ptaatdriane tnup eu. Ils se laissneiahc tffuaa resou illen  eaitrd si nedtîerapars un dangeoi roued tnemetuor al ontinae a  Le.alrs pleins sentieetliel s sedb uosoe , irdevi Ls.ed snecsnauqli dautoe l'nt ddaiea rpegsnel sac rà l aiavtre  lès's sli ,elliv aloufles, en robe  eemttere  naptnsee aintmat rélgc edbmah ,ers nοet frer  ronaire tesvuiaeftuc laaiuvpon  smemêt  el relfο ,elêopohsr , àluia ted Ça débocamions. tiaac à lI tserèt ms.reelquesquauis,eq otribiarée vportt à  tou sed seuor semroéns de, letiac truvaj seenuauq srei ésprteen lntsef ueliel sudb ouquet. [...]   or sed cnuaj sesau c àesl'e  dseedJ ae u( Ιίvale aus y aes bsi daiétt enqus ni eitrΕ .s sapossan  vaisst puis u  Ο  nopleei.r  es ditva a yIl  setniep sesiahc  la es àorti asstuerd a' eteatlb lntnateonismaa oV    .eniam icicétles Pommait  .Leitndlenu eioam qns puisaasruti  sel tec segardaient les vooiirét .lEel sereva eéric eliot ne uleab tlar Sucn .b al eneietnue plongsez e as  enlbatva eu cee ndècpine ura gD a'obdrasm rè.ee et de  de Pommr cellsevelioruqnts lemeicotà trrus tneinab sel rseu lcsuinqra tq audni  lafsiiat beau. Ils posad tep setitev seilies lenaventieoutela re à  fac arptil a avq iulet enemalérén gsesissa ,semêm s deux out  aussiagimen,st orsi   urejon  oerliu  y liavaanruI .lard,llims GationÉ ida xu9147ei rmêa  lrtouncGox irP el unetbo a  adapté an a été .eCr moema nneétaetn  edeauor Gap alC rc uaméniuscc m àbuilsèp  dan1977 fils unletneD aq ,erèilri cetc  Le,qutitnl  aacrrèierd ui lança notamme  .tetoN : s1(  saIllbeHue erppses ,sessil sèrtndua qet, esou jtid raalnep o  nde sle, t elevanet ,mellj seseuoéts enait enleele  tordn tilsssees faisaes, ça le êm mite irduré .uep nuiartxE   romt due Paan dL iacslanaicén(  nenmaorenlit  elihpposo )ehaL « dentellière », uplbéil  e 5éfrvlas ec sitmaan demmorod   .xP    barreauenfant à nil t'd dil,tu t aiéte ll'equs iuped ,etircéd sa pan n'qu'olle  ,ecbmerc ahnoed ecre'uq elliava. ux    esC'pat l  eil t àabrraetrop grande pourneiaté s issua tom PitlaleEl. meuqose  paep n'ls jot lerondues  tadsnc tnorvureson en mette mainu x-ej  esuue'doique d-snes-aieuc hcqaD  e     pièettede côté metocca'd erèinae.utroa  ldet enpale, une petitec ahbmer .aDsnl  qce suia erncdo al cèiprp eicni litt un..].. [.ipdeΑ  urgnad  uièempra  ane ureà eriomre ecalg secn   .
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