24 -Jazouli et Sebai:Mise en page 1

De
Publié par

  • mémoire
  • mémoire - matière potentielle : passantes
De l'autre côté… le bassin méditerranéen Carte blanche / Salia Sanou et Seydou Boro, en complicité avec Radhouane el Meddeb. Studio 8 MERYEM JAZOULI Kelma… un cri à la mère Suivi de MALEK SEBAI / PATRICIA TRIKI / SONDOS BELHASSEN Prison des délits de cœur (Une Histoire de Dar Joued) Jeudi 17 et vendredi 18 mars 2011 à 19h Deux jours durant, Salia Sanou et Seydou Boro, en résidence au CND, en complicité avec Radhouane el Meddeb, invitent le public à traverser la méditerrannée, à rencontrer des chorégraphes, performeurs, circassiens, venus de Turquie, de Tunisie et du Maroc.
  • bals en scène
  • scènes de bal
  • coédition cnd
  • umay umay
  • moi
  • danses
  • danse
  • festivals
  • festival
  • créations
  • création
  • pièce
  • pièces
Publié le : mardi 27 mars 2012
Lecture(s) : 64
Tags :
Source : mutualise.artishoc.com
Nombre de pages : 6
Voir plus Voir moins
Kelma…un cri à la mère Chorégraphie et interprétation :Meryem JAZOULI Assistante :Mouna SEKKAT Lumières :Philippe BASTE Son :Zoheir ATBANE Durée :40 min. environ Coproduction : SCAC, Ambassade de France au Maroc, Association les Rencontres de la Danse (AR2D,), Moussem (Anvers). Contact : Association Les Rencontres de la Danse assocdanse@hotmail.com / darja.ar2d@gmail.com +212 (0)6 63 05 23 22 +212 (0)6 17 30 07 56
Prison des délits de cœur (Une Histoire de Dar Joued) Installation chorégraphique et sonore, textes : Malek SEBAI, Patricia TRIKI, Sondos BELHASSEN Interprétation et voix :Malek SEBAI, Sondos BELHASSEN Lumière :Sabri ATROUS, Patricia TRIKI Montage Son :Mich Durée :15 min. environ Production :Festival « Dream City » 2010 Remerciements :Mad’Art Carthage Contact : Malek SEBAI : msebai@planet.tn 00 216 22 59 99 00 / 00 33 6 76 13 25 72 Salia SANOU et Seydou BORO Plato (Séverine PÉAN, Carine HILY) +33 (0)1 43 38 56 63 production@bureauplato.com
PUBLICATIONS COLLECTIONEXPOSITIONS Scènes de bal, bals en scène Marie-Françoise Bouchon, Virginie Garandeau, Sophie Jacotot, Nathalie Lecomte Éditions du Centre national de la danse, 2011 COLLECTIONPARCOURS DARTISTES Catherine Diverrès, mémoires passantes Irène Filiberti Coédition CND - L'Œil d'or, 2010 COLLECTIONPARCOURS DARTISTES Quelque chose suit son cours... Une année d’entretiens avec Marie-Thérèse Champesme Christian Rizzo Éditions du Centre national de la danse, 2010 En mars… au CND EXPOSITION Scènes de bal, bals en scène du 9 février au 30 avril Entrée libre du lundi au vendredi de 9h à 19h er et jusqu’à 20h30 les soirs de représentation, 1étage PETIPA, HUMPHREY : DANSES ET SOCIÉTÉ / CNSMDP Conférence dansée Jeudi 24 au samedi 26 mars à 20h30, Grand studio CHRISTINE BAYLE / L’ÉCLAT DES MUSES Le Ballet de la Merlaison er Mercredi 30 mars au vendredi 1avril à 20h30, Grand studio En avril… au CND FAUSTIN LINYEKULA / STUDIOS KABAKO Le Cargo Jeudi 7 et vendredi 8 avril à 20h30, Grand studio BALLET DU GRAND THÉÂTRE DE GENÈVE J. Kylián / J.-C. Maillot / D. Bagouet Mercredi 13 au vendredi 15 avril à 19h et à 20h30, Grand studio FRANCINE LANCELOT / BÉATRICE MASSIN / CIE FÊTES GALANTES Les 25 ans d’Atys - Autour d’une nouvelle reprise jeudi 21 avril à 19h, Grand studio
De l’autre côté… le bassin méditerranéen Carte blanche / Salia Sanou et Seydou Boro, en complicité avec Radhouane el Meddeb. Studio 8
MERYEM JAZOULI Kelma… un cri à la mère Suivi de
MALEK SEBAI / PATRICIA TRIKI / SONDOS BELHASSEN Prison des délits de cœur (Une Histoire de Dar Joued)
Jeudi 17 et vendredi 18 mars 2011 à19h
Deux jours durant, Salia Sanou et Seydou Boro, en résidence au CND, en complicité avec Radhouane el Meddeb, invitent le public à traverser la méditerrannée, à rencontrer des chorégraphes, performeurs, circassiens, venus de Turquie, de Tunisie et du Maroc.
Kelma… un cri à la mère « Danscette création, tout est réflexion autour d’un moment de vie traversé par la perte. C’est travailler autour de l’intime et de ce que l’on raconte, par choix ou par nécessité. Et par un dialogue avec le silence, tenter de comprendre la rage au corps, ce qu’est l’exil. L’exil de sa terre, de sa mère, de l’enfance… » La lecture du poète Mahmoud Darwich fait prendre conscience à la chorégraphe marocaine qu’à la brutalité peut s’opposer la beauté. L’artiste, peut être mieux encore la danseuse, travaille sur les liens entre introspection et expression, et transpose la douleur dans son art, par nécessité. La part d’exil que Meryem Jazouli ressent durant ses années passées en France rejoint dans un même temps et une même émotion la mère défunte et l’enfance qui s’enfuit. Le soloKelma…(parole) est la quête d’une « rencontrevitale avec l’absence». Elle prend la forme d’un dialogue entre le silence et cette longue silhouette fantomatique dans laquelle la femme s’efface et laisse place à l’émotion qu’elle véhicule.Pour sans cesse répéter le deuil de toute perte, elle danse en robe noire, les bras levés au ciel, évoluant à l’étroit dans le cercle d’un tambour posé au sol. Une ample et bouleversante démonstration de sincérité pour, dit-elle, «lui parler encore une fois. (…) continuer juste quelques instants notre conversation. Danser pour elle, contre elle, avec elle ».
MERYEMJAZOULI Née à Rabat, Meryem Jazouli étudie la danse à Paris auprès de nombreux chorégraphes tels que Raza Hammadi, J.M Boitière, Christine Bastin et Corinne Lanselle avec laquelle elle collabore en participant à plusieurs projets chorégraphiques de la compagnie Zygotte. Parallèlement à son travail d’interprète, elle obtient son diplôme d’État en jazz et contemporain avant de rentrer au Maroc en 1995. Elle se consacre à l’enseignement en effectuant quelques parenthèses scéniques telles queCo....incidences, pièce mise en scène par la franco-malienne Fatou Traoré et qui aboutit à la création d'un collectif de jeunes danseurs casablancais, d'une compagnie et de l'association AR2D. Elle danse également avec Khalid Benghrib pourSmala BB et en solo dans sa créationTemps de chien(2005). En 2007,
elle coécrit le duoLa Robe de Tantaleavec Mouna Sekkat. Une rencontre avec Bernardo Montet leur permettra de réinterroger l’écriture de leur pièce dans le cadre d’une résidence au Centre chorégraphique national de Tours et d’être programmées dans le cadre du festival Danse d’existence, Danse de résistance en novembre 2008. La même année, Meryem Jazouli et Mouna Sekkat, inaugurent l’espace de danse Darja dédié à la création, aux résidences d'artistes, à la formation et aux expérimentations.
Prison des délits de cœur (Une Histoire de Dar Joued) Cette installation chorégraphique a été créée pour la deuxième édition du festival « Dream City »tenue à Tunis en octobre 2010. Selon le principe des performances durant le festival, elle a étéjouée en boucle tous les quarts d’heures pendant quatre jours. C’est une pièce qui met en scène, une partie de la mémoire enfouie des femmes tunisiennes au siècle dernier. Les DarJoued étaient des maisons de redressement dans lesquelles on enfermait les femmes désobéissantes et rebelles mariées ou promises, qui refusaient de se plier aux règles sociales et matrimoniales.
« Prends mon bracelet Rends-moi ma liberté Homme qui me déplait (…) »
Les chants de Dar Joued
Ces maisons ont été définitivement fermées à la promulgation du code du statut personnel en 1956. Certaines femmes encore vivantes aujourd’hui, ayant séjourné à Dar Joued, refusent aujourd’hui encore de témoigner, tant l’opprobre et le déshonneur, qui les avaient reléguées au rang de brebis galeuses continuent de les hanter. Ainsi «…oublier Dar Joued, c’est tenter d’effacer de la mémoire l’honneur entaché… »(Marginales en terre d’Islam, Delenda et Abdelhamid Larguèche). Aujourd’hui, enfermées dans nos quotidiens de femmes, répondant aux impératifs sociaux et familiaux, nous interrogeons notre partde prisonnières des «délits de nos cœurs ».
MALEKSEBAI Malek Sebai commence la danse comme stagiaire en 1978, au sein du ballet de l’Opéra national de Paris. Elle poursuit sa formation au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris jusqu’à 1984, avant de rejoindre l’école de Danse Rosella Hightower (Cannes, France). Elle intègre successivement le Stanislavski Théâtre (Moscou, 1987), L’Ater Balletto (Italie, 1989), Le Muenchener Staats Oper (Munich, 1990), le Ballet du Nord (France, 1993), la Elisa Monte Dance Company (New-York, 1994-1998). En 1998, elle s’installe définitivement en Tunisie et se consacre à l’enseignement, tout enparticipant à des créations théâtrales et chorégraphiques en collaboration avec des artistes tunisiens.
SONDOSBELHASSEN Artiste polyvalente, Sondos Belhassen construit son parcours autour d’expériences diverses oscillant entre danse, arts plastiques et cinema. Elle est titulaire du diplôme d’État d’enseignement de la danse et d’un DESS de politique culturelle et gestion des administrations culturelles qu’elle a obtenus à Paris. Elle s’est notamment distinguée au cinéma dans les longs-métrages tunisiens tels que deLes secrets(2008/2010) de Raja Amari etLe professeur(2010/2011) de Mahmoud Ben Mahmoud.
PATRICIAK.TRIKI Après un diplôme d’anesthésie réanimation, une expérience dans l’humanitaire et de fréquents allers-retours entre Tunis et Paris, Patricia K.Triki obtient un diplôme de stylisme et d’impression textile et se forme à l’école des Beaux-Arts de Paris. Après avoir travaillé dans le graphisme, la mode et l’illustration, elle rentre en Tunisie en 1993 et entame une carrière de plasticienne et de photographe, participe à de nombreuses expositions et présente des installations dans des lieux souvent non conventionnels.
Patricia K.Triki, Malek Sebai et Sondos Belhassen travaillent ensemble depuis 2006 et en sont à leur troisième création chorégraphique.
Oggi, niente… (Aujourd’hui, rien...) Chorégraphie et interprétation :Ilyas ODMAN Vidéo :Influx Musique : Original Score,Hana KORIECH Paroles de chanson de la piècePsychosis 4.48, Sarah KANE Epilepsy is dancing,Anthony and the Johnsons Obsession,Army of Lovers Istanbul Hatirasi,Sezen AKSU Lumières :Ilyas ODMAN Textes :Ilyas ODMAN(inspirés par le journal Il mestiere de viviere, Cesare PAVESE) Durée :45 min. environ İ Contact :lyas ODMAN ilyasparallel@gmail.com - www.ilyas-odman.blogspot.com
Aléeff(étape de travail) Chorégraphie et interprétation :Taoufiq IZEDDIOU, accompagné par Maâlem Adil AMIMI, musique gnawa Création sonore :Guy RAYNAUD Création lumière :Taoufiq IZEDDIOU Voix :Najib CHERRADI Durée :30 min. environ Production : Centre National de la danse - Pantin, Centre chorégraphique national de Tours, Centre chorégraphique national de Caen, Scène Nationale de Bonlieu - Annecy, Mission départementale de la culture de l'Aveyron, MJC Rodez, Institut Français Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France, Rabat. Première : 31 mars 2011, festival Danse d’ailleurs, Centre chorégraphique national de Caen
Contact :Taoufiq IZEDDIOU Maroc : + 212(0)6 71 73 47 07 France : +33 (0) 6 1883 23 88 izeddiou@yahoo.fr-http://onmarche5.over-blog.com Salia SANOU et Seydou BORO Plato (Séverine PÉAN, Carine HILY) +33 (0)1 43 38 56 63 - production@bureauplato.com
PUBLICATIONS COLLECTIONEXPOSITIONS Scènes de bal, bals en scène Marie-Françoise Bouchon, Virginie Garandeau, Sophie Jacotot, Nathalie Lecomte Éditions du Centre national de la danse, 2011 COLLECTIONPARCOURS DARTISTES Catherine Diverrès, mémoires passantes Irène Filiberti Coédition CND - L'Œil d'or, 2010 COLLECTIONPARCOURS DARTISTES Quelque chose suit son cours... Une année d’entretiens avec Marie-Thérèse Champesme Christian Rizzo Éditions du Centre national de la danse, 2010 En mars… au CND EXPOSITION Scènes de bal, bals en scène du 9 février au 30 avril Entrée libre du lundi au vendredi de 9h à 19h er et jusqu’à 20h30 les soirs de représentation, 1étage PETIPA, HUMPHREY : DANSES ET SOCIÉTÉ / CNSMDP Conférence dansée Jeudi 24 au samedi 26 mars à 20h30, Grand studio CHRISTINE BAYLE / L’ÉCLAT DES MUSES Le Ballet de la Merlaison er Mercredi 30 mars au vendredi 1avril à 20h30, Grand studio En avril… au CND FAUSTIN LINYEKULA / STUDIOS KABAKO Le Cargo Jeudi 7 et vendredi 8 avril à 20h30, Grand studio BALLET DU GRAND THÉÂTRE DE GENÈVE J. Kylián / J.-C. Maillot / D. Bagouet Mercredi 13 au vendredi 15 avril à 19h et à 20h30, Grand studio FRANCINE LANCELOT / BÉATRICE MASSIN / CIE FÊTES GALANTES Les 25 ans d’Atys - Autour d’une nouvelle reprise jeudi 21 avril à 19h, Grand studio
De l’autre côté… le bassin méditerranéen Carte blanche / Salia Sanou et Seydou Boro, en complicité avec Radhouane el Meddeb. Studio 3 ILYAS ODMAN Oggi, niente… (Aujourd’hui, rien...) Suivi de Studio 9 TAOUFIQ IZEDDIOU / CIE ANANIA Aléeff (travail en cours) Jeudi 17 et vendredi 18 mars 2011 à19h Deux jours durant, Salia Sanou et Seydou Boro, en résidence au CND, en complicité avec Radhouane el Meddeb, invitent le public à traverser la méditerrannée, à rencontrer des chorégraphes, performeurs, circassiens, venus de Turquie, de Tunisie et du Maroc.
Oggi, niente… (Aujourd’hui, rien...) Une pièce autour de la mort et du processus du deuil. « En Turquie, lorsque quelqu'un meurt, la famille laisse une paire de chaussures du défunt devant la porte de la maison, de sorte qu'une personne pauvre puisse les prendre et les utiliser. Cette coutume laisse à penser que le défunt perdu revit et marche toujours sur cette Terre grâce aux pieds de quelqu’un d’autre. » AvecOggi, niente… (Aujourd’hui, rien...),Ilyas Odman explore le temps, présent, affecté par le souvenir. Le corps du danseur devient le support de cette réflexion, à la fois traversé par le passé, par la mémoire de ce passé, tout en vivant le temps présent. « En tant que chorégraphe, mon attention se concentre généralement sur la notion de risque physique. Cela m'a conduit à travailler à partir des textes de Cesare Pavese et Sarah Kane […]. J'ai réalisé qu'il était temps pour moi de mettre l'accent sur la fragilité de l'âme humaine après avoir exploré la fragilité du corps humain […]. » Ilyas Odman
ILYASODMAN Ilyas Odman commence à danser au METU Dance Theatre en 1998. Entre 2000 et 2002, il y est chorégraphe et formateur. Parallèlement, il se forme à la danse classique et moderne à l’Opéra Public d’Ankara, puis au Modern Dance Turkey (MDT). En 2001, il créeunderNine dance and movement project, en s’appuyant sur la littérature, le corps et le son. Dans ses pièces, il collabore avec des artistes de disciplines différentes tels Bahadır Dilbaz, Karine Ponties, Ethem ̈ ̈ Özguven, Umay Umay, Yuksel Aymaz. Ilyas Odman est également interprète, dans les créations de Karine Ponties (Borée) et d’Armando Menicacci et Christian Delécluse (Under_score). Parmi ses dernières pièces, citons :Tired(2005), Glassmen(2007),Imago(2008),Yorgun(2009),Oggi, niente(2009).
Traduction du texte de la pièce : « …maintenantje vais vous / INTERPRETER / l’histoire d’un couple… puis je vais vous / RACONTER / l’histoire de ce couple… et finalement je vaisvous / CHANTER / la chanson de ce couple dans mon propre langage… Écoutez attentivement cette histoire et ne me laissez pas / L’OUBLIER/ ! Il y a du soleil / Il y a un arbre / Il y a un couple / se tenant près l’un de l’autre / l’un dit à l’autre : «Nous formons le couple le plus heureux du monde» mais l’autre ne dit rien. Il y avait du soleil / Il y avait un arbre / Il y avait un couple / se tenant près l’un de l’autre / l’un dit à l’autre que « nous formions le couple le plus heureux du monde » mais l’autre ne dit rien. »
Aléeff Taoufiq Izeddiou a choisi la forme solo pour sa nouvelle création, un espace de revendication absolu pour le danseur. « Aujourd’huije me suis cassée une dent en voulant mordre les barreaux de la fenêtre. Je garde précieusement le goût du fer sur ma langue écorchée. Deux pères, l’un m’a donné ses yeux, l’autre son regard. C’est peut-être l’inverse. Allez savoir ! Vous dormiez ? Si je sors, je meurs. Si je reste, je meurs aussi. Garder le vide tendu. Vous venez de tousser sur moi. J’ai un sentiment qui traverse mes veines et qui m’invite à danser, danser, danser. Je suis en rage. Mon énergie est folle, sage, lente, contrôlée, fatiguée, épuisée, maîtrisée… J’ai tellement entendu « qui suis-je » que je n’ai plus envie de le dire. Pas papa, pas maman. Papa, maman ne font pas de bébé ! Ma famille c’est moi ? C’est quoi ta danse ? C’est quoi ma danse ? Moi marocain ? Moi africain ? Moi méditerranéen ? Moi arabe ? Moi citoyen du monde ? Moi et l’autre ? Tapons le sol tous ensemble et respirons comme des chiens ». Taoufiq Izeddiou
« Accompagné d’un musicien gnawa avec qui l’action tiendra d’un quasi-duo de corps à un moment donné, le chorégraphe marocain procède à un sulfureux décapage intime. Il parcourt patiemment le bord du plateau, charriant une forme massive indistincte, dans un état limite aux franges de l’obscurité. Puis, au contraire, il déborde dans une course circulaire effrénée. Enfin, s’abandonne à la brûlure d’un mur de lumières, en fond de plateau, où il se révèle extrême, travesti, et fantasque.Aléeffest étreint d’une vigoureuse exaltation onirique dont les replis insoupçonnés aiguisent les accents de vérité, qui ne trompent pas. » Gérard Mayen Bamako/Biennale Danse l’Afrique danse.
TAOUFIQIZEDDIOU Présentation d’un travail en cours, suivi d’un échange avec le public.
Taoufiq Izeddiou a commencé par la boxe, le théâtre et l’architecture avant de se tourner vers la danse. Formé entre la France et le Maroc, il collabore huit années à côtés de Bernardo Montet tout en menant parallèlement son combat pour la danse dans son pays natal, le Maroc. En 2001, il crée, avec le soutien de Bouchra Ouizguen et Said Ait El Moumen, la première compagnie de danse contemporaine au Maroc : Anania. En 2003, il met en place la première formation de danse contemporaine Al Mokhtabar à Marrakech. Il enchaîne les créations - sept à son répertoire – et se produit sur les grandes scènes européennes comme Word Music Teater en Hollande (2004/05), le festival Montpellier danse (2006),les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis (2008). Sa dernière pièce de groupeAatabatourne entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique latine. Il propose depuis six ans, en collaboration avec la compagnie Anania, le festival international de danse contemporaine à Marrakech, On marche. Il a obtenu en 2007 son diplôme d’Etat en danse contemporaine.
Chorégraphe et interprétation :Ziya AZAZI Musique :DJ MERCAN DEDE Costumes :ISCHIKO Lumières :Michael WAGNER
Azab:20 min.
Entracte :15 min.
Dervish in progress:25 min.
Production :art moderne
Contacts : art moderne 63, rue Consolat - 13001 Marseille - France +33 (o)4 95 04 30 28 www.artmoderneprod.com
Salia SANOU et Seydou BORO Plato (Séverine PÉAN, Carine HILY) +33 (0)1 43 38 56 63 production@bureauplato.com
PUBLICATIONS COLLECTIONEXPOSITIONS Scènes de bal, bals en scène Marie-Françoise Bouchon, Virginie Garandeau, Sophie Jacotot, Nathalie Lecomte Éditions du Centre national de la danse, 2011 COLLECTIONPARCOURS DARTISTES Catherine Diverrès, mémoires passantes Irène Filiberti Coédition CND - L'Œil d'or, 2010 COLLECTIONPARCOURS DARTISTES Quelque chose suit son cours... Une année d’entretiens avec Marie-Thérèse Champesme Christian Rizzo Éditions du Centre national de la danse, 2010 En mars… au CND EXPOSITION Scènes de bal, bals en scène du 9 février au 30 avril Entrée libre du lundi au vendredi de 9h à 19h er et jusqu’à 20h30 les soirs de représentation, 1étage PETIPA, HUMPHREY : DANSES ET SOCIÉTÉ / CNSMDP Conférence dansée Jeudi 24 au samedi 26 mars à 20h30, Grand studio CHRISTINE BAYLE / L’ÉCLAT DES MUSES Le Ballet de la Merlaison er Mercredi 30 mars au vendredi 1avril à 20h30, Grand studio En avril… au CND FAUSTIN LINYEKULA / STUDIOS KABAKO Le Cargo Jeudi 7 et vendredi 8 avril à 20h30, Grand studio BALLET DU GRAND THÉÂTRE DE GENÈVE J. Kylián / J.-C. Maillot / D. Bagouet Mercredi 13 au vendredi 15 avril à 19h et à 20h30, Grand studio FRANCINE LANCELOT / BÉATRICE MASSIN / CIE FÊTES GALANTES Les 25 ans d’Atys - Autour d’une nouvelle reprise jeudi 21 avril à 19h, Grand studio
De l’autre côté… le bassin méditerranéen Carte blanche / Salia Sanou et Seydou Boro, en complicité avec Radhouane el Meddeb.
Grand studio
ZIYA AZAZI Dervish (Azab, Dervish in progress)
Jeudi 17 et vendredi 18 mars 2011 à21h
Deux jours durant, Salia Sanou et Seydou Boro, en résidence au CND, en complicité avec Radhouane el Meddeb, invitent le public à traverser la méditerrannée, à rencontrer des chorégraphes, performeurs, circassiens, venus de Turquie, de Tunisie et du Maroc.
Ziya Azazi, jeune danseur turc se glisse dans les volutes de la tradition soufie des derviches tourneurs. Avec la pièceDervish, composée des soliAzabetDervish in Progress, il s’approprie à sa façon, rigoureuse et sensuelle, ce territoire sacralisé, célébrant la rencontre de la performance physique et du mysticisme, d’une danse traditionnelle et contemporaine.
Le premier solo,Azab, signifie Passion. C'est une petite histoire de la transformation de l’être, qui s'exprime à travers l'exaltation de la vitesse, de la tension et de l'émotion. A l’image des soufis, qui doivent franchir des étapes et passer par le chemin de la passion pour trouver la vérité, le danseur mêle improvisations et acrobaties, danse traditionnelle et contemporaine pour signifier la quête de l’homme, sa lutte contre la mort, la peur, la confusion et l’ignorance. L’expression de ses sentiments est soutenue par les sonorités de la musique soufie et électronique ainsi que des percussions répétitives.
Dans la seconde pièce,Dervish in Progress, Ziya Azazi tourne sur lui-même jusqu’à en oublier la gravité, à la recherche de ses propres limites. Le chemin emprunté par sa danse est celui de la joie et de la répétition, du tournoiement jusqu’à l’extase. Le danseur se dévêt peu à peu des robes virevoltantes qui ondulent autour de lui et amplifient le tourbillon. Ce faisant, il épure le rituel ancestral pour laisser la danse transfigurer le corps brut jusqu’à la transe. Il matérialise aussi la métamorphose dynamique du derviche tourneur, qui atteint peu à peu le stade de la pureté.
ZIYAAZAZI Ziya Azazi est né en 1969 à Antioche en Turquie. Après une formation d’ingénieur des mines à Istanbul, il découvre le monde de la gymnastique acrobatique puis celui de la danse. Il commence ses premières chorégraphies au Théâtre d'État d'Istanbul.
En 1994, il s’installe à Vienne (Autriche) et participe à de multiples festivals en collaborant avec différentes compagnies. Il obtient une bourse européenne de dancewebdanseur le plusavec la mention « remarquable de l’année 1999» pour son solo Unterwegs Tabula Rasaau festival de danse Sommertanzwochen de Vienne. Entre 2000 et 2002, Ziya Azazi est engagé par l’Opéra de Vienne, le Theaterhaus de Stuttgart et le Grand Théâtre de Genève. Il collabore avec des artistes de renommée internationale comme Mercan Dede, Ismael Ivo ou Jan Fabre. Depuis dix ans, il se consacre à la danse traditionnelle soufie et crée plusieurs soli qui s’inspirent de cette danse rituelle et contemporaine occidentale. Sa pièceDervishconnaît un très grand succès dans le monde entier. En collaboration avec le trompettiste jazz Serge e Adam, il créeIcons(2007) au festival des 38Rugissants à Grenoble. Il est invité par le compositeur Zad Moultaka, en résidence à la Fondation Royaumont, à participé à la création du programmeDéplacé(2008).
Ziya Azazi anime de nombreux ateliers, dans lesquels il explore la danse contemporaine occidentale et la danse rituelle soufie.
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.