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Ministère de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi Ministère du Travail, de la Solidarité et de la Fonction Publique TENDANCE DE L'EMPLOI EN BASSE-NORMANDIE EN 2010 dans les grands établissements (occupant au moins 50 salariés) Baisse de l'emploi de 1,3% dans les grands établissements en 2010 En 2010, l'emploi diminue pour la troisième année consécutive dans les grands établissements, à un rythme moindre cependant que l'année précédente : -1.800, après la perte historique de 3.900 emplois en 2009.
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Publié le : mercredi 28 mars 2012
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Source : ecrire.travail-solidarite.gouv.fr
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Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi de Basse-Normandie
EMPS FORTS Travail Emploi Formation
BASSENORMANDIE
DIRECCTE
N° 86  Juillet 2011
TENDANCE DE L’EMPLOI EN BASSENORMANDIE EN 2010 dans les grands établissements (occupant au moins 50 salariés)
En 2010, l’emploi diminue pour la troisième année consécutive dans les grands établissements, à un rythme moindre cependant que l’année précédente : 1.800, après la perte historique de 3.900 emplois en 2009. Tous les grands secteurs d’activité sont concernés par la baisse de l’emploi mais celleci ralentit dans l’industrie et le tertiaire et s’accélère dans la construction et le commerce. L’évolution de l’emploi dans les grands établissements en 2010 est en contradiction avec celle de l’emploi salarié dans son ensemble, lequel retrouve la croissance. L’explication tient au fait que la reprise de l’intérim en 2010 est comptabilisée dans l’emploi total et n’est pas prise en compte dans le bilan des grands établissements.
Baisse de l’emploi de 1,3% dans les grands établissements en 2010
Au cours de l’année 2010, l’emploi salarié des grands établissements - ceux occupant au moins 50 salariés - a diminué de 1,3% en Basse-Normandie, soit 1.800 emplois de moins en un an. La baisse de l’emploi en 2010 s’inscrit dans le prolongement des deux années précédentes : 2008 (-1.100) et surtout 2009 (-3.900), qui avait subi les conséquences de la crise économique de 2008.
Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi
Evolution de l’emploi salarié en Basse-Normandie Ensemble et Grands Etablissements er Indice 100 au 1 janvier 2004
Ministère du Travail, de la Solidarité et de la Fonction Publique
A la différence des six années précédentes, au cours desquelles l’évolution de l’emploi dans les grands établis-sements allait dans le même sens que celle de l’emploi salarié total, l’année 2010 se caractérise par une évolution dans les grands établissements opposée à celle de l’emploi salarié total. En effet, selon les estimations de l’INSEE, l’emploi salarié total a progressé de +0,6% en 2010, pendant que celui des grands établissements diminuait de 1,3%. Entre les 1.900 emplois supplémentaires de l’emploi salarié total et les 1.840 emplois en moins dans les grands établissements, en 2010, encore convient-il de préciser que la croissance de l’emploi salarié total est imputable à celle de l’emploi intérimaire (+2.150), l’évolution de l’intérim n’étant pas intégrée à celle de l’emploi dans les grands établissements.
La représentativité de l’emploi dans les grands établissements en 2010
(*) y compris secteur primaire, non significatif (2) Emploi salarié du secteur marchand hors agriculture
Source DIRECCTE, INSEE
Dans les secteurs de le construc-tion et du tertiaire, la majorité des emplois appartiennent à des petits et moyens établissements. A l’opposé deux emplois indus-triels sur trois sont dans des grands établissement. Il en résul-te que l’information sur l’emploi dans les grands établissements a valeur de tendance dans l’indus-trie. Dans les autres secteurs de l’économie, elle a une valeur indi-cative.
Tous les secteurs d’activité sont touchés par la baisse de l’emploi en 2010.
Comme en 2009, l’ensemble des secteurs d’activité 2010 a été plus importante qu’en 2009 : la construction sont touchés par la diminution de l’emploi en 2010. qui passe de 150 à 380 emplois et le commerce de 300 Toutefois, dans un contexte de réduction de moitié de à 510 emplois. la baisse totale de l’emploi en 2010, deux secteurs d’activité Évolution de l’emploi dans les grands établissements ont enregistré une perte de par secteur d’activité moindre ampleur: l’industrie dont les pertes en 2010 (-880 emplois) sont trois fois moins nombreuses que l’année pré-cédente (-2.700), les services qui se trouvent dans la même situation, la diminution de l’emploi passant de 720 en 2009 à 110 en 2010. Dans les deux autres, a contra-Source DIRECCTE rio, la baisse de l’emploi en (1) l’ensemble intègre le secteur primaire (non signifi catif)
. 2 .
L’industrie du bois et les industries métallurgiques les plus impactées par le recul de l’emploi industriel.
Comme indiqué ci-dessus, l’industrie a notablement réduit ses pertes d’emplois en 2010 : -880, après la perte record de 2009 (-2.700). Ainsi, à la différence de 2009, année au cours de laquelle la quasi-totalité des secteurs industriels étaient défi citaires, il n’est pas surprenant de constater qu’en 2010, plusieurs secteurs connaissent une évolution positive de l’emploi, le plus souvent limitée toutefois. La croissance la plus remarquable en 2010 est à mettre au compte du secteur habillementcuir (+50) : malgré la réduction de l’effectif de plusieurs entreprises (Socoval à Cherbourg, Holding Trophy à la Ferté-Macé), le secteur est en croissance, grâce au recrutement d’une centaine de salariés aux Ateliers Louis VUITTON à Juilley, cette opération permettant à l’établissement du Sud-Manche, créé en 2001, d’intégrer le club fermé des entreprises industrielles bas-normandes de plus de 500 salariés. En ce qui concerne les secteurs les plus touchés par les suppressions d’emplois en 2010, celui de l’industrie du bois se détache nettement, tant par le nombre d’emplois perdus (-230), que par la valeur relative de cette évolution (-21%). La dernière année écoulée a connu deux événements négatifs qui ont affecté deux piliers régionaux de l’industrie du bois, à savoir PLYSOROL à Lisieux et CIBEM à St Pierre sur Dives. Dans les activités de la métallurgie, des pertes d’emplois sont intervenues dans l’industrie des équipements mécaniques (-170), l’industrie automobile (-140) et l’industrie des composants électroniques (-110). Dans le premier secteur cité, l’évolution de l’emploi a été négative dans nombre d’entreprises, les diminutions les plus signifi catives provenant des sociétés EUROFIL à Hermival les Vaux, TOKHEIM SOFITAM APPLICATIONS à Grentheville et SAINT GOBAIN ABRASIVE à Lisieux. Bien qu’en net retrait par rapport aux deux années précédentes (plus de 1.300 emplois perdus en 2008 et 2009), les pertes d’emplois ont à nouveau touché l’industrie automobile en 2010 (-140). Les réductions d’effectifs ont encore été le lot de la plupart des entreprises du secteur, mais dans des proportions moindres qu’auparavant, à l’image des constructeurs RENAULT TRUCKS à Blainville sur Orne et PEUGEOT CITROEN à Cormelles le Royal, les pertes d’emplois les
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plus nombreuses concernent les équipementiers FAURECIA à Caligny et BOSCH à Mondeville. L’année 2010, dans l’industrie automobile, a aussi été marquée par l’évolution positive de l’emploi, notamment dans les entreprises CARRIER à Alençon et THYSSENKRUPP SOFEDIT au Theil sur Huisne. Dans l’industrie des composants électroniques, les évolutions des effectifs sont également contrastées, les négatives l’emportant cependant sur les positives (-110 au total). Parmi les diminutions d’effectifs, on trouve notamment les entreprises SC2N à Mondeville, ABB France à Aunay sur Odon et ARVIN MERITOR à Esson - la première et la troisième citées étant des équipementiers automobiles -. Parmi les entreprises dont l’effectif évolue à la hausse en 2010, on peut citer les entreprises ATOS à Glos et IPDIA à Caen.
Trois autres secteurs industriels ont perdu un nombre substantiel d’emplois en 2010 : il s’agit de l’industrie du papier (-100), avec notamment les conséquences de la restructuration de la société ALLIORA à St Hilaire du Harcouët, à la fi n de l’année 2009, de l’édition-imprimerierepro-duction (-90), avec des réductions d’effectifs dans plusieurs entreprises, la plus importante concernant la société GRAPH 2000 à Argentan, et l’industrie textile (-70), les difficultés de la société TRICOTS PHILIPS à Villers-Bocage s’ajoutant à la diminution de l’effectif de l’entreprise LEMOINE à Athis de l’Orne.
Évolution de l’emploi dans les grands établissements industriels en 2010
La baisse de l’emploi s’accélère dans la construction et le commerce et s’atténue dans les services. Depuis 2008, l’emploi évolue à la baisse dans les commerce de détail (-250). Les deux tiers du total des grands établissements du secteur de la construction, le emplois perdus dans le commerce de gros proviennent défi cit augmentant d’année en année : -380 en 2010, de la société NXP semiconducteurs à Caen et à après -150 en 2009 et -10 en 2008. Etant précisé que Colombelles. Dans le commerce de détail, le défi cit les grands établissements représentent moins d’un de l’emploi s’explique par la tendance à la baisse de emploi sur quatre (23%) dans le secteur de la cons- l’emploi dans la grande distribution, alimentaire prin-truction, l’évolution de l’emploi s’avère plus difficile cipalement. pour les grands établissements en 2010 qu’en 2009. En effet, l’INSEE estime respectivement à 1.010 et Bien que d’une ampleur nettement moindre qu‘en 840 la diminution de l’emploi de l’ensemble du sec- 2009, l’emploi est à nouveau déficitaire dans les-teur de la construction en 2009 et 2010. grands établissements du secteur des services en2010 : -110, soit -0,2%. Encore convient-il de pré-Le rapprochement de ces chiffres montre que les- ciserque les évolutions de l’emploi sont différentes grands établissements représentent 15% de la totalité selonles secteurs d’activité des services. Si les sec-des emplois perdus par la construction en 2009 et teursde l’action sociale (-260), des activités financiè-45% en 2010, pour une part dans l’emploi du secteur res (-100) et de l’administration publique (-80) évo-de 23%. Le même phénomène que celui de la cons- luentà la baisse, ceux de la santé (+140) et des servi-truction affecte l’évolution de l’emploi dans les ces opérationnels (+250) engrangent des emplois. grands établissements du secteur du commerce avec Dans ce dernier secteur, une partie des créations une accélération des pertes. En 2010, les pertes d’em- d’emplois provient du centre d’appel WEBHELP à plois s’élèvent à 510, contre respectivement -300 et Caen qui poursuit sa progression, à la différence de -210 en 2009 et en 2008. A l’opposé de 2009, le com- l’autre grand centre d’appels de l’agglomération caen-merce de gros perd davantage d’emplois (-280) que le naise, ARMATIS, qui a marqué le pas en 2010.
Evolution de l’emploi dans les grands établissements de la construction et du tertiaire en 2010
Construction
Commerce de gros
Commerce de détail
Services opérationnels
Santé
Action sociale
Activités financières
Administration publique
Commerce dont
Services dont
- 4 -
Nombre
-382
-506
-279
-249
-112
+248
+142
-264
-104
-83
%
-4,6
-2,9
-5,1
-2,4
-0,2
+2,9
+2,3
-2,2
-1,6
-2,4
Source DIRECCTE
Les départements du Calvados et de l’Orne davantage touchés que celui de la Manche par la baisse de l’emploi.
La diminution de l’emploi dans les grands établissements en 2010 est une réalité dans les trois départements bas-normands, mais de façon inégale. En effet, elle est plus prononcée dans le Calvados (-1,7%) et dans l’Orne (-1,4%) que dans la Manche (-0,6%). Le moins mauvais résultat de la Manche s’explique par l’évolution de l’emploi industriel, légèrement positive, à l’opposé des deux autres départements bas-normands.
• dans le département du Calvados, l’emploi indus-triel recule lourdement en 2010 (-3,4%, soit 820 emplois en moins), après un défi cit encore plus important en 2009 (-4,2%). En 2010, l’industrie des composants électriques et électroniques et l’industrie automobile perdent à nou-veau un nombre signifi catif d’emplois, mais elles sont devancées par deux secteurs, l’industrie du bois et l’industrie des équipements mécaniques, pour les pertes d’emplois les plus nombreuses. La plupart des autres secteurs industriels sont en diminution,moindre cependant que les quatre cités cidessus. Trois secteurs font exception à cette situation avec une évolution, certes limitée, mais positive de l’emploi : l’industrie de la viande, l’industrie du lait et la pharmacie, la par-fumerie et l’entretien. Dans les autres grands secteurs de l’économie, l’emploi diminue, moins fortement toutefois qu’en Basse-Normandie, aussi bien dans la construction (-4,1% dans le Calvados, -4,6% en Basse- Normandie) que dans le secteur tertiaire (-0,6% dans le Calvados, -0,9% en Basse-Normandie). Dans ce secteur, la baisse de l’emploi concerne le seul commerce (-3,6%), tandis que les services retrouvent la croissance (+0,5%), après la légère baisse de l’effectif de nombreux établissements de la grande distribution, et davantage encore dans le commerce de gros, qui intègre les pertes d’emplois de NXP à Colombelles.
dans le département de la Manche, l’emploi dans les grands établissements diminue relativement moins en 2010 (-0,6%) qu’en moyenne régionale (-1,3%) et qu’en 2009 (-2,5%). La moindre dégradation de l’em-ploi en 2010 dans la Manche, que dans les deux aut-res départements bas-normands, trouve sa justifica-tion dans l’évolution de l’emploi industriel qui aug-mente en 2010 : + 0,4%. Les secteurs évoluant positi-vement l’emportent sur ceux orientés à la baisse :
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dans le premier groupe, figurent notamment les sec-teurs de l’habillementcuir, de la chimie, du caout-chouc et des plastiques et de la métallurgie et de la transformation des métaux. Parmi ceux dont l’emploi régresse, on trouve notamment l’industrie automobile, l’industrie du papier et les industries agroalimentaires. Dans les secteurs de la construction et du tertiaire, l’emploi évolue à la baisse en 2010, plus fortemen qu’en 2009 dans la construction (-5,6% en 2010, -2,1% en 2009) et plus modérément dans le tertiaire (-0,8% en 2010, -2,2% en 2009). Dans le secteur ter-tiaire, l’emploi diminue dans le commerce (de gros et alimentaire) (-1,2%) ; dans les services, le conseil et l’assistance et les services opérationnels gagnent des emplois, pendant que l’action sociale en perd.
dans le département de l’Orne, l’emploi diminue à nouveau en 2010 (-1,4%), dans des proportions toute-fois nettement moindres qu’en 2009 (-4,8%). La réduction du défi cit total en 2010 s’explique par celle de l’industrie, la baisse atteignant -0,9% en 2010, après -6,5% en 2009. Plusieurs secteurs sont défi citaires en 2010 - l’industrie du lait, l’édition impri-merie- reproduction,l’habillement-cuir, l’industrie des équipements mécaniques, l’industrie textile, la métal-lurgie et la transformation des métaux, mais les pertes sont le plus souvent limitées. D’autre part, quelques secteurs sont en croissance modérée : l’industrie de la viande, l’industrie automobile, l’industrie des équipe-ments électriques et électroniques et l’industrie des composants électriques et électroniques. Dans la construction, l’emploi diminue en 2010 (-2,5%), aussi rapidement qu’en 2009 (-2,1%). Dans le secteur tertiaire, la ten-dance est également à la baisse (-1,9%), le commerce de détail, les services opérationnels, la santé et l’ac-tion sociale justifi ant ce résultat.
Les Territoires de Lisieux, St-Lô, Flers-Condé et Caen-Bayeux sont les plus touchés par la baisse de l’emploi. Ce dernier se maintient dans les bassins de Cherbourg, Coutances, Vire et l’Aigle-Mortagne.
Une approche territoriale plus fine - au niveau des 10 zones d’emploi de la région - permet de préciser l’évolution de l’emploi à l’intérieur de la Basse-Normandie. Les zones d’emploi de la région peuvent ainsi être classées en trois groupes, déterminés en fonction de l’intensité de l’évolution de l’emploi.
Dans un premier groupe de 4 bassins d’emploi, la baisse de l’emploi est plus forte qu’en moyenne régio-nale (-1,3%) : il comprend les zones d’emploi de Lisieux ( 3,6%), Saint-Lô (-2,0%), Flers-Condé (-1,9%) et Caen-Bayeux (-1,2%). Un deuxième groupe formé de deux zones d’emploi se caractérise par une baisse de l’emploi inférieure à la moyenne régionale : il s’agit des zones d’emploi d’Alençon-Argentan (-1,2%) et Avranches-Granville (-0,7%). Dans les quatre dernières zones d’emploi de la région, enfi n, l’emploi est stable, à Cherbourg et l’Aigle-Mortagne (+0,2%) à Vire (+0,0%) et à Coutances (-0,1%). En 2009, les zones d’emploi de Lisieux, de St-Lô et de Flers-Condé fi guraient déjà partie des territoires régionaux les plus touchés par la baisse de l’emploi. A l’opposé, ceux de Vire et de Cherbourg comptaient parmi ceux ayant eu une baisse de l’emploi relative-ment modérée.
Comme en 2009, le tissu industriel du bassin de Lisieux a été particulièrement touché par les suppres-sions d’emplois en 2010. Les secteurs de l’industrie du bois (PLYSOROL à Lisieux) et de l’industrie des équipements mécaniques (fermetures de EUROFIL INNOVATIONS à Hermival les Vaux et de SAINT GOBAIN AVBRASIVE à Lisieux) ont perdu de nom-breux emplois. Le bassin de Caen-Bayeux a connu également une dégradation importante de son emploi industriel, notamment dans les secteurs de l’industrie des comp sants électriques et électroniques (SC2N à Mondeville, ABB France à Aunay sur Odon, ARVIN MERITOR à Esson), de l’industrie automobile (BOSCH à Mondeville, RENAULT TRUCKS à Blainville sur Orne, PEUGEOT CITROEN à Cormelles le Royal), de l’industrie du bois (CIBEM à St Pierre sur Dives), de l’industrie des équipements mécaniques (TOKHEIM SOFITAM à Grentheville), de l’industrie des équipements électriques et électro-niques (HOMMEL-ETAMIC à St Martin des
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Entrées), de l’industrie domestique (Groupe SEB MOULINEX à Caen) et de l’industrie textile (TRI-COTS PHILIPS à Villers Bocage).
Trois autres territoires ont perdu un nombre substan-tiel d’emplois dans l’industrie en 2010 : il s’agit de Flers-Condé, avec la baisse des effectifs de l’industrie automobile (FAURECIA à Caligny), de la métallurgie et de la transformation des métaux (BOUVET à Chanu) et de l’industrie des produits minéraux (HONEWELL à Condé sur Noireau), d’une part, et de St-Lô, qui a subi la baisse de l’emploi de l’industrie des produits minéraux (AURYS à Carentan) et de l’industrie domestique (Groupe SEB MOULINEX), d’autre part, et enfi n de Vire qui a perdu des emplois dans l’industrie des équipements mécaniques (FIL-TRAUTO à Vire) et dans la chimie, le caoutchouc et les plastiques (MECACORP à Vire). A l’opposé, deux zones d’emploi ont connu une croissance de l’emploi industriel en 2010. Cherbourg, tout d’abord, a bénéfi cié de l’augmentation des effectifs de l’industrie des combustibles et des carburants (AREVA NC à Herqueville), de la construction navale (DCNS à Cherbourg) et de la métallurgie et de la transformation des métaux (ENDEL à Querqueville). Ensuite, l’em-ploi industriel s’est développé dans le bassin d’Avranches-Granville, les emplois perdus dans l’in-dustrie automobile (CHEREAU à Ducey) étant sur-compensés par les gains de la chimie, du caoutchouc et des plastiques (STELMI à Brécey et à Granville) et surtout de l’industrie de l’habillement (VUITTON à Juilley).
Dans le secteur de la construction, la baisse de l’em-ploi a été plus forte qu’en moyenne régionale dans les bassins d’emploi de Lisieux et de Flers-Condé. C’est cependant le bassin d’emploi de Saint-Lô qui a connu la plus forte baisse dans la construction, en raison des diffi cultés de la SMSL à Agneaux.
Dans le secteur tertiaire, enfin, la diminution de l’em-ploi n’a épargné aucun bassin d’emploi, à l’exception de ceux de Vire, Coutances et l’Aigle-Mortagne. L’ampleur de la baisse de l’emploi dans le secteur ter-tiaire est supérieure à la moyenne régionale dans les bassins d’emploi de Flers-Condé, Avranches-Granville, Alençon-Argentan et Lisieux.
Dans le bassin d’emploi de Flers, le recul de l’emploi tertiaire s’explique par celui de l’action sociale, des ser-vices opérationnels et des transports. Dans ceux d’Avranches-Granville et d’Alençon-Argentan, le com-merce de détail, l’action sociale et l’administration publique (hors fonction publique) et les transports pour Avranches-Granville, participent à la diminution de l’emploi tertiaire. Dans le bassin de Lisieux, enfin, le commerce de gros, les hôtels-restaurants- casinos, ainsi que les activités financières et immobilières expliquent la baisse de l’emploi tertiaire.
L’information sur l’évolution de l’emploi dans les grands établissements dans les territoires de la région
mérite d’être relativisée, au regard de la représentati-vité de ces mêmes grands établissements dans l’em-ploi du secteur privé.
En effet, si l’emploi dans les grands établissements représente au moins quatre emplois sur dix dans les bassins d’emploi de l’Aigle-Mortagne (41%), Caen-Bayeux (43%), Flers-Condé (43%), Cherbourg (44%), Vire (47%) et Saint-Lô (54%), la part de l’emploi salarié total dans les grands éta-blissements est, en revanche, inférieure à 40% dans les zones d’emploi de Alençon-Argentan (37%), Avranches-Granville (33%), Coutances (31%) et Lisieux (30%).
Evolution de l’emploi dans les grands établissement par secteur d’activité dans les territoires en 2010
(*) l’ensemble intègre le secteur primaire, non significatif
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Source DIRECCTE
L’INTERIM EN 2010 Reprise sensible de l’intérim dans l’industrie
Après deux années de baisse significative, plus accentuée en 2008 (-25%) qu’en 2009 (-4%), l’intérim connaît un certain regain en 2010 (+15%), le nombre d’emplois intérimaires en Equivalents Temps Plein au 4ème trimestre 2010 (12.900) se situant cependant à un niveau nettement inférieur à celui d’avant la crise économique (15.600 au 4ème trimestre 2007). La reprise de l’intérim profi te essentiellement à l’in-dustrie (+28%), la construction se maintient tout juste à son niveau de l’an dernier (-1%) et le tertiaire progresse modérément (+7% dans le commerce, +5% dans les services).
La progression signifi cative del’intérim dans l’industrie entraîne mécaniquement celle du taux de recours à l’intérim dans ce même secteur : de 6,0% en 2009, il passe à 7,7% en 2010 et dépasse le taux de recours du secteur de la construction qui sta-gne à 7,0%. Dans les autres sec-teurs d’activité économique, le taux de recours progresse légère-ment dans le commerce où, après 1,7% en 2009, il atteint 1,9% en 2010 et dans les services où il reste stable (à 1,5%). Le taux de recours global progresse d’un demipoin (de 3,4% à 3,9%), cette forme d’emploi étant nettement plus utili-séedans le secteur secondaire que dans le tertiaire (quatre à cinq fois plus).
Dans les grands établissements, le recours à l’intérim également progressé en 2010, dans l’industrie (+0,8 point) et davantage encore dans la construction (+1,1 point), cette dernière évolution contrastant avec la stabilité observée pour l’ensemble du sec-teur.
I.S.S.N. n° 1253-8302 TEMPS FORTS - Basse-Normandie - Directeur de la publication : Rémy BREFORT Rédaction : Service des Etudes et des Statistiques de la Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi de Basse-Normandie - 3, place Saint Clair - B.P. 70034 - 14202 HEROUVILLE SAINT CLAIR cedex - Tél. : 02.31.47.73.14 - Fax : 02.31.47.73.01 Cette publication est disponible sous http://www.travail-solidarite.gouv.fr/regions.586/basse-normandie.1148/ dans la rubrique Etudes Prospective Evaluation Statistiques
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