Actes de S. S. Pie X (tome 1

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ACTES D E S. S. PIE E N C Y C L I Q U E S , M O T U P R O F R Ï O BREFS, ALLOCUTIONS, ETC. Texte latin avec la traduction française en regard FRKCÏCDKR D'UNE NOTICE BIOGRAPHIQUE S U I V I S D'UNE TABLE GÉNÉRALE A L P H A B É T I Q U E PARTS 5, HUE BAYARD, 5
  • modeste emploi d'agent communal
  • vicaire du pays
  • registres de la paroisse saint-martin de riese
  • naturel lement éloquent
  • riese
  • séminaire diocé­ sain
  • paroisse
  • paroisses
  • séminaires
  • séminaire
Publié le : lundi 26 mars 2012
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ACTES
D E
S. S. PIE
ENCYCLIQUES , MOTU PROFRÏO
BREFS, ALLOCUTIONS, ETC.
Texte latin avec la traduction française en regard
FRKCÏCDKR
D'UNE NOTICE BIOGRAPHIQUE
SUIVI S
D'UNE TABLE GÉNÉRALE ALPHABÉTIQUE
PARTS
5, HUE BAYARD, 5 ACTES
D E
. PIE
TOM E I' INTRODUCTIO N
S A SAINTETÉ PIE X
NOTES BIOGRAPHIQUES
Nous les empruntons à Y Annuaire pontifical catholique de 1905, par
Mgr Batlandicr :
L'ORÌGIN E DE L A FAMILLE
La famille Sarlo — nom évidemment de profession, sarto
ft
voulant dire tailleur — est originaire au xvn siècle de Villa
Estense. Cette bourgade de 3 900 babitants fait partie de la
pelile ville d'Esté, dans la province do Padoiie; elle s'appelait
anciennement Atrstc. Paul Sarto ont deux (ils, Tun, Vincenzo,
né à Villa Estense, le 12 février ШИ l'autre, Giovanni, né le 9
12 novembre 1652. Le Pape actuel descend du premier. Son
grand-pére naquit le 27 février 17H2; la famille avait quille Villa
Estense pour aller à Godego, commune de la province de Tre­
viso, mais elle n'y demeura pas longtemps , car, le 2fi mai 1792 ,
naissait à Riese, même province, Giovanni-Battista Sarto, pére
de S. S. Pie X.
Riese est un e petite commune de 430 0 habitants, qui dépend de
Castelfranco Veneto comme cbef-lieu de canton, et c'est là que , le
2 juin 1835, naquit Joseph-Melchior Sarto, le premier de huit
enfants, et qui fut baptisé le lendemain. Son pére exerçait le
modeste emploi d'agent communal et sa mère, Marguerite. San­
soni, occupait les temps laissés libres par le soin du ménag e aux
travaux de couture; une maisonnette, un petit champ étaient la
seule possession de la famille. Voici, du reste, l'acte de baptême
d'après les registres de la paroisse Saint-Martin de Riese : « Le
2 juin 1835, Sarto Joseph-Melchior, baptisé le 3 dudit pai- moi
don Pellizari, vicaire; fils de Jean-Rapliste et de Marguerite
Sansoni, mariés à Riese lo 12 février 1833, propriétaires. Parrain,
Antoine Sarlo, domicilié à San-Vito. Françoise Zorzan, sage-
femme. » INTRODUCTION G
LE S PRKMÏÈHES ANNEES
La famille Sa rio étant très religieuse, l'enfant reçut de ses
parents les premières leçons de catéchisme, puis on l'envoya
à l'école communale du pays, qui n'avait que les classes infé­
rieures. Le jeune Joseph s'y lit remarquer par l'ouverture de son
espril ; le vicaire du pays, don Luigi Orazio, lui donna quelques
leçons de latin, et rarrhiprétrc de Riesc, don Tito Fusnrini,
ayant constaté et sa facilité d'apprendre et son instinct doux qui
le portait naturellement à la piété, conçut le dessein de le diriger
vers le sanctuaire. 11 décida le père de l'enfant, à l'aire les sacri­
fices nécessaires, et Joseph Sarto, âgé de onze ans, fut envoyé
à Castelfranco Veneto, où il y avait un collège, actuellement
transformé en simple école primaire. La distance entre les deux
endroits est do sept kilomètres, et tous les jours l'enfant faisait
cette roule à pieds. L'été il cheminait nu-pieds, suivant la eou-
'lume du pays, portant ses souliers sur l'épaule et ne se chaus­
sant qu'à rentrée du bourg. F/hiver, il faisait le trajet en sabots.
A l'âge de treize ans. pour alléger les charges de sa famille, il se
fit, tout élève qu'il était, maître d'école à son tour, et enseignait
les rudiments des lettres aux enfants de l'aubergiste qui lui don­
nait à manger.
L E SEMINARISTE
Quand ses études furent terminées au collège de Castelfranco,
son père, le laissant libre de suivre son attrait, lui permit d'en­
trer au Séminaire de Padoue. Le jeune Joseph revêtit la soutane
le 19 septembre J8£)0 et reçut la tonsure l'année suivante. Il se
montra, dans ce nouveau centre, tel qu'il avait été, à Riese
d'abord, puis h Castelfranco. On a recueilli ses notes dans les
différents collèges où il a passé, et on trouve toujours la prouve,
non seulement de sa ténacité au travail, mais encore de l'ouver­
ture de son esprit et de sa facilité d'assimilation.
Le Séminaire de Padoue comprenait deux années d'humanités,
deux de philosophie et quatre de théologie. Les maîtres de l'abbé
Sarto lui donnaient, à la lin de la première année, les notes
suivantes :
Disciplinée ; nemini secundus.
Ingenti : maximi.
Memoriœ : summœ.
Spei : maximm.
Entré en philosophie après ses humanités, il est le premier de
sa classe qui comptait :i9 élèves, et, parmi les notes qu'on lui
donne, relevons celles-ci : NOTES MOfînAPIfTQTj'ES
Philosophie. — A été excellent; il s'est assimilé cette science dans la
mesure voulue en étendue et en profondeur.
Mathématiques. — S'est di^ingné par ses aptitudes naturelles pour
les sciences; a montré une grande adresse dans la solution des pro­
blèmes algébriques et géométriques;
Physique et sciences naturellrs. — S'est distingué par la clarté de la
pensée et par ses connaissances précises et coordonnées dans ses
démonstrations mathématiques.
Le 4 mai 1852 mourut son père; cette mort pouvait entraver
la vocation de l'ainé, qui se trouvait dans l'impossibilité de
compter sur les siens pour continuer ses cours an Séminaire rie
Padoue. C'est alors qu intervinrent rarrhiprétre Fusarini et
Mgr Jacques JMoniro, patriarche de Venise, natif lui aussi de
Itiese, et chez lequel un des oncles de l'abbé Sarlo était valet de
chambre, et le jeune séminariste put, grâce, à leur entremise,
obtenir une bourse gratuite. Après ses éludes à Padoue, il fut
ordonné prêtre le 18 septembre 1858, dans l'église principale
r
(il duomoj de Castelfranco, par M* Antonio Farina, alors évêque
de Trévise.
L E CURÉ
L'abbé Sa rt e ne reçut un poste qu'au commencement de
Tannée suivante. En lX;î0 son évoque le nomma chapelain à 3
Tombolo, litre qui équivaut à peu près à celui de vicaire. Tom-
bolo est un petit village situé sur les rives de la Brenla et qui
a près de 3000 habitants; le titulaire de la paroisse est saint
André. Pour venir en aide à sa famille, il prit une de ses sœurs
avec lui, mais cette paroisse était si pauvre, que, comme le
racontait son frère Angelo, a il serait mort de faim s'il n'avait
pas fait autre chose ». Aussi s'nrr.upa-t-il dans ses moments
libres de l'éducation des enfants et s'adonna-t-il à la prédication.
Naturellement éloquent, servi par une belle intelligence, s'assi-
milant rapidement ce qu'il lisait, il fut très recherché comme
orateur, et les émoluments qu'il tirait de ses sermons lui per­
mettaient de suppléer à ce que la vicairie de Tombolo ne pouvait
lui donner.
Jusque-là l'abbé Sarlo était resté sujet autrichien, et. à l'élude
de l'italien, bien qu'on parlât communément dans son pays le
dialecte vénitien, devait joindre celle de l'allemand qui était la
langue officielle. L'occupation de la Vénétie n'avait jamais été
populaire, et les habitants croyaient devoir être plus heureux
sous le sceptre de Viclor-Kinmanuel que sous celui de François-
Joseph. Cela explique les enthousiasmes que suscita l'issue de la
guerre de 1866, qui rendait la Vénétie à l'Italie. L'abbé Sarlo 8 INTRODUCTION
devenait sujet de Victor-Emmanuel, ce qui explique les rapports
qu'il eut plus tard avec la famille royale.
Au bout de neuf années, l'abbé Sarlo eut, en juin '1867, une
promotion qui lui pennitde diminuer ses privations quotidiennes.
De Tombolo, il fui transféré archiprftlre à Salzano, commune
de la Vénélie, plus riche que celle de Tombolo, ol qui, quoique
ayant à peu près Je môme nombre d'habitants, offrait bien plus
de ressources, non seulement par la fertilité de son sol, mais
encore par ses nombreuses filatures; la rente de la cure arrivait
à 4 300 francs, ce qui, avec le casuel, pouvait lui donner un peu
plus de 0 000 francs.
Le bouriçde Salzano fut pendant prés de neuf années le théâtre
de son apostolat. Il se ferait tout à tous, dit-il dans son discours
d'ouverture; il tint cette promesse. Il la tint tellement bien que
non seulement il dépensait en bonnes œuvres tout son revenu,
mais s était mis sur les bras une dette de 35 000 francs pour
doter sa paroisse d'un hôpital qui lui faisait défaut.
L E CHANOINE
r
Mfe' Frédéric Zinelli avait été nommé évèque de Trévise le
30 septembre 18(11 ett eu occasion de voir l'abbé Sarto à
l'œuvre; il rappela auprès do lui en 1875 et lui confia, avec le
titre de chanoine de la cathédrale (19 mars 1875), In charge de
s'occuper, en qualité de directeur spirituel, du Séminaire diocé­
sain. Ce fut là que le chanoine prit sa résidence, donnant à tous
l'exemple du travail assidu, montrant un réel talent pour
débrouiller les affaires difficiles, d'une bonté qui ne se démen­
tait jamais, surtout quand il devait refuser, et d'une bonne
humeur joyeuse qui se communiquait à ceux qui l'entouraient
et relevait le s courages.
Cumulant déjà les fonctions de directeur du Séminaire avec
celles de chanoine, il dut y joindre hienliH celles de primicier
du chapitre, et en pins il fut nommé chancelier de l'évôché. Ces
trois positions auraient suffi pour deux personnes, le chanoine
Sarlo les remplissait tontes avec un égal zèle. Directeur spirituel
du Séminaire, il était, un exemple vivant pour les séminaristes,
qui n'avaient qu'à le voir pour y trouver la réalisation pratique
de ce qu'il leur enseignait dans les méditations et les instructions
spirituelles. Zélé pour le chrour, il y puisa le germe de son amour
pour le plain-chant traditionnel, dont sa culture musicale très
développée (il jouait avec aisance du piano) lui permettait de
saisir les beautés, et enfin il arriva à se faire à son insu une
place prépondérante dans l'administration du diocèse de Trévise.

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