CHANTIER ARTISTIQUE RAYONNANT 17-20.FEV.11 DIVERS ...

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CHANTIER ARTISTIQUE RAYONNANT 17-20.FEV.11 DIVERS LIEUX DOSSIER DE PRESSE GRÜ Contact presse : Kathrin Rebsamen / +41 (0)22 328 98 69 / / Documents iconographiques :
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Publié le : mercredi 28 mars 2012
Lecture(s) : 95
Source : grutli.ch
Nombre de pages : 22
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CHANTIER 17-20.FEV.11
ARTISTIQUE DIVERS DOSSIER
RAYONNANT LIEUX DE PRESSE GRÜ
Contact presse : Kathrin Rebsamen / +41 (0)22 328 98 69 / krebsamen@grutli.ch / Documents iconographiques : www.grutli.ch/outrage/pro/trans est un chantier transdisciplinaire lancé par le Grü/Téâtre du Grütli
en 2009. Une occasion de mettre en relation artistes et spectateurs sur des formes
éruptives, insolentes, surprenantes. L’afche de ce festival se défnit en cours de
saison, au fl des rencontres. Comme une programmation accidentelle. Lors de
TRANS, le Grü renforce son lien avec l’art contemporain et se promène du côté des
arts plastiques, de la performance, de la musique, de la lecture, de l’installation et de
la danse. Le Grü se promène surtout en d’autres lieux voisins, géographiquement et
artistiquement. Pour cette édition, il s’agit du Centre de la photographie, de Fonction
: Cinéma et du Mamco. 
Lancé initialement sur trois jours, TRANS passe aujourd’hui à quatre : soit une
vingtaine de propositions artistiques, alternées avec des moments plus conviviaux
pour discuter, boire, manger. 
Dans cette troisième édition, vous trouverez : une recréation du très épuré Trace de
Noemi Lapzeson; l’étape fnale du travail de Foofwa d’Imobilité autour de Godard;
A piece danced alone d’Alexandra Bachzetsis; un retour inattendu de Mme Wagner
sous la plume de Christophe Fiat; une perfo de Serge Martin autour de Rabelais; une
autre avec une efeuilleuse et le rappeur Rocobelly; de précieux détours par Artaud et
Sénèque, le droit au plaisir questionné; Duras retraversée; les sons du Grü enchevêtrés
par Jean Stern et Rudy Decelière; le langage et la vérité mis à mal par Karelle Ménine;
le Mamco arpenté par Laurent Valdès et Jean-Louis Johannides; et un élan pour
parler de la jeunesse qui tombe... Sans compter quatre coups de coeur pour quatre
artistes, qui donnent lieu à quatre cartes blanches : Sylvie Kleiber, Denis Mariotte, Erik
Steinbrecher et Jean-Marc Montera.
Bienvenue à notre chantier rayonnnant !Jean-Louis Johannides et Laurent VaLdès / SuisseProGraMMation / theatre
Habitations imaginaires 4, lacunes / Téâtre - Performance17 - 20 feV .11
Mamco / Di.20.fév. 12h - 17h
Cette performance aura lieu en live de 12h à 17h et invitera le spectateur à tout moment à y participer
Habitation Imaginaire est une série de performances que Jean-Louis Johannides
et Laurent Valdès ont initié à l’automne 2009, et dont trois ont été réalisées jusqu’à
maintenant. Par la lecture de textes in situ et de parcours dans l’espace, ils proposent
de questionner notre rapport au monde, au sensible, à cette réalité qu’on dit «tangible»
dans ce moment partagé avec les spectateurs.
A l’origine de cette performance au MAMCO, il y a l’envie de questionner cette double
enveloppe qu’est le Musée. L’enveloppe architecturale, extérieure, qui est celle du
bâtiment, et celle plus interne constituée par les salles d’expositions elles-mêmes. Entre
les deux, un espace interstitiel invisible du public, que les performeurs vont explorer,
et qui à sa manière fait respirer le Musée. Le travail vidéo et sonore rendra perceptible
aux spectateurs les parcours de ce territoire intercalaire.
Jean-Louis Johannides/Laurent Valdès
Un projet de Jean-Louis Johannides et Laurent Valdès, réalisé en collaboration avec Mio Chareteau et Rudy
Decelière

Jean-Louis Johannides / Issu d’une formation théâtrale très classique, Jean-Louis Johannides aime naviguer
dans diférents terrains d’exploration pour activer de nouveaux regards sur le monde. Ainsi il est amené à
travailler avec des personnalités comme Oscar Gómez Mata ou Maya Bösch. Au cinéma, il a joué dans On
dirait le sud de Vincent Pluss, Prix du Cinéma Suisse en 2003. Sa rencontre avec Laurent Valdès prolonge
ce désir d’incertitude et de questionnement de la matière artistique.

Laurent Valdès / Diplômé aux Beaux-Arts de Genève en section cinéma, le hasard des rencontres
va l’amener à collaborer avec le monde des arts vivants, comme vidéaste, scénographe et éclairagiste.
Parallèlement, il poursuit sa démarche personnelle en vidéo par des installations ou des performances.
Par exemple associés à des musiciens comme Marie Schwab, Patrcia Bosshard, Alexandre Babel ou Dog
Almond. En 2007 il crée pour la Fureur de Lire, Choses dont je me souviens. En 2010, il obtient un Master
en Arts Visuels à la HEAD.
Mio Chareteau / Les performances de Mio Chareteau empruntent des éléments à la fois au monde
occidental contemporain et à la culture japonaise traditionnelle, pour amener une réfexion sur la notion de
rituels, de transmission et d’images mémorielles. Titulaire d’un Master en Arts Visuels à la HEAD Genève,
elle collabore régulièrement avec d’autres artistes (la chorégraphe Noemi Lapzeson, le collectif Zorro &
Bernardo, les musiciens Alexandre Babel ou André Décosterd). Ses projets solo tels que la série SMALL
sont présentés en Europe, au Japon et en Amérique du Sud.
Rudy Decelière développe un travail artistique constitué principalement d’installations sonores, dans les
espaces publics ou d’exposition, intérieurs ou naturels, en Suisse et en Europe (Mille mètres sur terre, Ces
quelques feurs). Parallèlement, il collabore avec le cinéma en tant qu’ingénieur son, monteur et mixeur. Il
travaille également aux créations d’espaces sonores de pièces théâtrales ou de danse contemporaine dont
le son tient une place signifcative et demande une attention particulièrement sensible au sein de la mise
en scène.KareLLe Ménine / France - Belgique - Suisse Martine Paschoud / Suisse
La main dans le sac / Téâtre (50’) L’homme assis dans le couloir / Mise en lecture (45’)
Grü / Black box / Je.17.fév. 22h / Ve.18.fév. 21h Grü / Whorkshop / Di.20.fév. 16h
Serait-il possible de questionner la matière langage et la réalité qu’elle compose à la C’est une voix qui « regarde » et raconte ce qu’elle voit : un homme et une femme dans
lettre? Serait-il possible de la pousser dans ses retranchements... ? Serait-il possible l’insupportable et fascinante tension de leur amour, jusqu’à la mort peut-être…
de « répondre » à la plus petite de nos certitudes, par le plus intense des doutes… ?
Serait-il possible de jouer avec la vérité… ? C’est, en quelques mots, l’envie de cette pièce Je vais tenter de raconter comme ELLE aurait raconté, elle Duras, la narratrice qui
: jouer. Avec nous et notre façon de nous asseoir sur le réel comme dans un fauteuil. Si regarde cette scène de l’eros qu’elle est seule à oser transcrire. Je vais revenir à Duras
l’on bascule le fauteuil, qu’y a-t-il en dessous ? On sait qu’on va être dépossédés. On dont j’ai longuement côtoyé l’œuvre il y a quelques années, avec cette sorte de passion
l’espère… Karelle Ménine exclusive qu’elle avait le secret de provoquer chez ses lecteurs  ! J’essaierai donc de
mettre ma voix dans l’écho de la sienne : ces deux voix parleront quelque part dans une
Ecriture, réalisation et jeu : Karelle Ménine / Dessins : Mirjana Farkas / Création lumières et régie : Jonathan quasi obscurité, traversée parfois par une lumière blanche et violente. Un écran blanc
O’Hear / Accompagnants : Daniel Larrieu, Hubert Colas / Intervenants sonores : Vincent Piguet, médecin, laisserait à chaque auditeur la latitude d’imaginer ce qui ne peut être vu : un homme et Alessio Moretti, logicien, Serge Margel, philosophe, David Puntener / Coproduction : Fatrasproduction
une femme emportés dans la spirale de leur désir, entre Eros et Tanatos…Compagnie, L’échangeur – scène conventionnée de Fère en Tardennois, Montévidéo (Marseille) et L’L de
Bruxelles, lieu de recherche et d’accompagnement pour la jeune création.  Martine Paschoud
Karelle Menine / Née dans le Tarn (F). Tout d’abord journaliste-reporter, elle a en partie «quitté» le métier il Texte : Marguerite Duras / Voix : Martine Paschoud / Son : Michel Zurcher / Lumière : Danielle Milovic /
y a trois ans pour se consacrer à un travail d’écriture, à la création de performances et d’installations sonores. Musique : Marie-Claire Roulin
Non pas théâtre, mais tentative d’une autre forme théâtrale, d’un autre langage, d’autres explorations… Au
dernier Festival d’Avignon, elle a collaboré au Sujet à Vif d’Olivia Grandville et a animé les Conversations à
Martine Paschoud / Metteur en scène et comédienne. A réalisé au cours de quarante ans d’activités
l’Ecole d’art et les Miniatures sonores. Elle vit entre Paris, Bruxelles et Genève. En 2010, elle participe à la théâtrales plus de cent mises en scène dont récemment Le Conte d’Hiver de Shakespeare à La Comédie de
Zone d’Ecriture de la saison Outrage du Grü, en tant qu’auteur invitée. Elle est actuellement en résidence
Genève, Bonheur Flottant de Matthias Zschokke au Téâtre de l’Orangerie, Loin du bal de Valérie Poirier au
au Téâtre de L’L de Bruxelles.
Téâtre Le Poche de Genève, Elles parlent aux animaux de Gille Laubert au Téâtre Saint Gervais. En tant
que comédienne a participé à de très nombreux spectacles mis en scène notamment par François Rochaix,
Hervé Loichemol, André Steiger, Claude Stratz, Brigitte Jaques, Benno Besson, Séverine Bujard, Emmanuel
Demarcy-Motta, Michel Kullman, Isabelle Pousseur. A dirigé le Téâtre de Poche de 1984 à 1996. En tant
que metteur en scène, a créé des pièces de nombreux auteurs contemporains dont notamment Matthias
Zschokke, Tomas Hürlimann, Tomas Bernhard, Christa Wolf, Botho Strauss, Robert Walser, Bertolt
Brecht etc, ainsi que de nombreux auteurs du répertoire : classiques grecs, élisabéthains, classiques français
e eet allemands du 16 au 19 siècle et autres. A enseigné pendant plus de trente ans l’interprétation à la SPAD
(Section d’Art Dramatique du Conservatoire de Lausanne). Chargée de l’enseignement de l’expression
théâtrale dans le cadre de la HEP (Haute Ecole Pédagogique) à Lausanne dans le secteur de l’enseignement
spécialisé. Actuellement partage son temps entre la mise en scène, le jeu, la musique et l’écriture, et milite
dans le cadre du RAAC (Rassemblement des Artistes et Acteurs Culturels).serGe Martin / Suisse MarceL robert & isabeLLe chLadeK / Suisse
Rabelais dissection / Téâtre (30’) Artaud et son double : Le Théâtre, la Culture et la Peste / Conférence spectaculaire (65’)
Grü / Workshop / Di.20.fév. 17h Fonction : Cinéma / Di.20.fév. 18h
Cette performance travaille sur les choses à l’envers : thème cher à Rabelais, et toujours Dans quelques textes d’exception tirés du Téâtre et son double, véritable manifeste
très parlant aujourd’hui. Avec deux motifs : outrage à l’ignorance et comment s’en théâtral, Antonin Artaud assène quelques coups bien ajustés qui aujourd’hui encore
sortir? ne se trompent pas de cible. 
Le montage de Marcel Robert reprend notamment des éléments de la conférence
Le mur blanc boursoufé laisse échapper un débris qui tombe dans la poussière. Peu elle-même prononcée en 1933 par l’écrivain français devant un public à qui il voulait,
à peu, trois formes sortent du mur. Trois vies reprennent soufe… et s’attaquent à un déclara-t-il «... donner l’expérience même de la peste, pour qu’ils soient terrifés et
médecin, présentateur ou conférencier. Les deux sujets sont « outrage à l’ignorance » et qu’ils se réveillent. Je veux les réveiller.»
« s’en sortir ». Les trois « forces » subversives disparaissent. Serge Martin
Jamais, quand c’est la vie elle-même qui s’en va, on a autant parlé de civilisation et de
Mise en scène : Serge Martin / Les 3 formes qui sortent du mur : Mikaël Rocher, Laurent Annoni, Renato culture... Le monde a faim, et il ne se soucie pas de culture; c’est artifciellement que l’on
Campora / Le musicien : Yves Cerf / Le présentateur – médecin : Serge Martin veut ramener vers la culture des pensées qui ne sont tournées que vers la faim.
Le Téâtre et la Culture, A. ArtaudSerge Martin / Acteur et metteur en scène français, Serge Martin a enseigné à l’Ecole Jacques Lecoq et à
l’Université de Caen avant d’ouvrir son premier Atelier de formation. Il appartient à la grande famille de
Mise en scène : Marcel Robert / Interprète : Isabelle Chladek / Lumières et régie : René Donzéceux et celles qui côtoyèrent Jacques Lecoq, comme Antoine Vitez, Ariane Mnouchkine, Pierre Byland
ou Philippe Avron et bien d’autres professionnels connus dans leur pays. Son deuxième repère est le
Conservatoire National d’Art Dramatique de Paris. Après son passage de quatre ans dans l’Institution avec Marcel Robert / De 1962 à 2010. Met en scène, joue, fonde, dirige... Des textes : De Beckett : Fin de partie,
le Jeune Téâtre National, il s’est tourné vers la création en compagnie par laquelle il avait commencé. Il En attendant Godot. De Shakespeare: Macbeth. D’Artaud: Pour en fnir avec le Jugement de Dieu. Et tant
a travaillé en France, en Nouvelle-Zélande, au Canada et en Suisse, mettant en scène des artistes aussi d’autres textes... À Genève (Téâtre Mobile, Festival du Bois de la Bâtie qu’il initie tout comme Le Pied
diférents que Denise Chalem et Richard Fontana (Comédie Française), Jérôme Deschamps, Jean-François de Cochon et Le Café de la Poste: deux cafés-théâtres). À tant d’autres lieux... Avec A.R.T.O. : Atelier de
Dusigne (Téâtre du Soleil), Paul Crauchet (cinéma et TV française) ou Georges Carraface (Mahabharata Recherches du Téâtre des Origines et Le Téâtre de Séraphin (Antonin Artaud). Avec tant d’autres gens...
de Peter Brook, le Christophe Colomb américain au cinéma).
Isabelle Chladek / Obtention d’une licence en Lettres à l’Université de Genève en 1992 (Mémoire avec
Béatrice Perregaux, dramaturge.) Elle vit et travaille à Genève comme comédienne, metteur en scène et
enseignante à l’Ecole des Arts Appliqués. Comme comédienne, elle joue dans diférentes mises en scène :
Pour en fnir avec le jugement de dieu en 2005, de Marcel Robert, Eclats d’Artaud en 2006 et 2007, de Gérard
Guillaumat. En collaboration avec Gérard Guillaumat, comédien, lecteur, conteur ; elle assiste Jean-Louis
Hourdin, à la mise-en-scène, et reprend certains de ses spectacles au Téâtre Vidy-Lausanne. Elle met en
scène Gérard Guillaumat dans En entendant Beckett, en 2010 au Grü/Téâtre du Grütli à Genève. Elle
monte des textes de Novarina : L’Atelier volant, L’Origine Rouge, Le Repas…coLLectif PhP / France christoPhe fiat / France
Le sacrifce des grillons / Téâtre (40’) Wagner’s Project / Téâtre (90’)
Grü / Workshop / Ve.18.fév. 20h / Sa.19.fév. 20h Grü / Black box / Ve.18.fév. 23h / Sa.19.fév. 22h
Le sacrifce des grillons raconte l’histoire d’un comédien qui perd la mémoire et joue Cette pièce est le résultat de trois étapes de travail, l’une au Grü/Téâtre du Grütli
avec l’ambiguïté d’un vrai / faux spectacle dont l’origine serait l’Œdipe de Sénèque. pendant le Trans 2 (2010) avec Le Retour de Richard Wagner, performance solo, et les
Autour de lui, des images, des musiques, des sons servent de support à son récit. Par le deux autres avec l’acteur Laurent Sauvage, en 2009 (Quand je pense à Richard Wagner
dispositif scénique de proximité avec le comédien, une parole singulière est adressée / J’entends des hélicoptères présenté au Festival Actoral à Marseille sur une invitation
èmeau spectateur, invité autant à une «ouverture d’atelier» qu’au spectacle en train de se d’Hubert Colas), et en 2010 (Laurent Sauvage n’est pas une walkyrie, 63 Festival
dérouler. Ce spectacle est porté par le magnifque acteur français Frédéric Leidgens. d’Avignon, Sujets à Vif/SACD sur une invitation d’Hortense Archambault et Vincent
Baudriller).
Mélange étrange entre une observation archéologique du théâtre et la tentative de
créer un cinéma pour aveugle où les images sont décrites, Le sacrifce des grillons Mais cette pièce est aussi un moment de préparation, «work in progress», avant
s’inscrit dans un ensemble d’expérimentations construit à partir d’un scénario qui la création en mars 2011 de « L’Indestructible Madame Richard Wagner », au
ne deviendra jamais un flm mais prolifère en une multitude de formes. Puisé dans Téâtre2Gennevilliers sur une invitation de Pascal Rambert.
l’univers cinématographique, télévisuel et théâtral, chaque élément peut générer un Quatre actrices sur scène évoquent la vie de la femme du compositeur le plus célèbre au
nouvel objet et ainsi de suite. Peu importe lequel est découvert en premier, il fait exister monde : Richard Wagner. À sa mort, Cosima Wagner prend la direction du Festival de
l’histoire ailleurs. Ce projet fonctionne comme une fractale; un objet fractal est un objet Bayreuth. Jusqu’en 1930, elle lutte seule contre tous pour imposer un héritage « de feu »
dont chaque composant est aussi un objet fractal, où le tout est à l’image de la partie. qui se confond avec le destin de l’Allemagne. Christophe Fiat
Autrement dit : un escalier commence ou prolonge un escalier.
Texte, mise en scène et scénographie : Christophe Fiat / Interprètes : Laure Wolf, Florence Janas, Marine Henriette Desjonquères, Paul Fargues, Pauline Julier
de Misolz, Clémentine Baert / Visuels : Louise Armand / Musique : Pierre-Yves Macé / Administration :
Pauline Roussille / Production déléguée : Téâtre2Gennevilliers. Remerciements au Parc de La Villette.
Le collectif PHP (Henriette Desjonquères, Paul Fargues, Pauline Julier) / Comédien : Frédéric Leidgens /
Réalisateur sonore : Xavier Lavorel
Christophe Fiat est écrivain, metteur en scène et performer. Derniers livres publiés : Héroïnes (Al Dante
ème2005), Stephen King For Ever (Le Seuil, 2008). Dernières pièces : La jeune flle à la bombe (61 Festival
PHP est un artiste collectif pluridisciplinaire. Composé d’Henriette Desjonquères (1982), Paul Fargues d’Avignon, 2007), Rudolf Noureev is dead (Rencontres Chorégraphiques en Seine Saint Denis, 2009), Peter
(1981) diplômés de l’Ecole Nationale Supérieure de Photographie d’Arles et de Pauline Julier (1981)
Pan 2010 (Espace Louis Vuitton, 2010 dans le cadre de l’expo  : Qui es-tu Peter  ?). Dernières créations
diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble et de l’Ecole Nationale Supérieure de Photographie radiophoniques : Les disques de la mort (France Culture, 2010) et le feuilleton Stephen King on the radio
d’Arles. PHP s’interroge sur la manière dont les choses apparaissent et la façon de les restituer. La matière
(France Culture, 2010).
première de PHP est le mythe; de l’Antiquité aux fgures emblématiques véhiculées par les mass média.
PHP investit diférents domaines du musée au plateau de théâtre. Passant d’un médium à un autre, PHP
relit, reprend, retouche, répète, récapitule, renoue, rétablit, recouvre, remet à sa place et revoit. PHP est
artiste associé au CENTQUATRE (Etablissement artistique de la ville de Paris) en 2011.
Frédéric Leidgens (1951) formé à l’Ecole du Téâtre National de Strasbourg, a travaillé avec de nombreux
metteurs en scène comme Stéphanie Loïk, Françoise Coupat, Michel Deutsch, André Engel, Abdel
Hakim, Christian Colin, Margarita Mladenova et Françoise Lepoix. Avec Daniel Emilfork, il a écrit et
joué Archéologie, Domus, La journée des chaussures. Ces dernières années, il travaille régulièrement avec
Stanislas Nordey, notamment en 2010 dans Les Justes, d’Albert Camus et avec Claudia Bosse, Fèdre en 2008
et Vampires of the 21 century en 2010/2011.robert roccobeLL y / Suisse tabea Martin & Matthias MooiJ / Hollande - Suisse
Sulfure (Première étape de travail) / Té âtre - Performance (20’) Sofort geniessen (Du plaisir, tout de suite !) / Té âtre - Performance (65’)
Grü / Couloir ADC / Ve.18.fév. 23h / Sa.19.fév. 23h Grü / Workshop / Ve.18.fév. 22h / Sa.19.fév. 22h
Le cinéma pornographique est une industrie qui produit plus d’œuvres en une semaine Nous avons grandi avec cette certitude que notre but est d’atteindre le plaisir. C’est
que l’ont fait les grecs en 1000 ans. Aujourd’hui, deux tiers du contenu d’internet est à ce qu’on nous dit depuis la prime enfance. Nous devons avoir du plaisir ! Alors nous
caractère pornographique. Le porno est une sorte de monstre fabriqué par les pulsions avons cherché le plaisir. Pour nos grands-parents et nos arrière-grands-parents, le
sexuelles inconscientes et collectives des masses. Roberto Garieri plaisir était une récompense rare que l’on reçevait – parfois – pour un temps de
peines, tourments et privations. Nos parents ont alors commencé à lutter pour qu’une
De l’adjectif sulfureux (au fguré) diabolique, sulfureuse, malin (vieilli) sot, infernal, vie soit possible au-delà des nécessités et dans laquelle le plaisir soit plus que le petit
sarcastique (vieilli) bête, méchant (vieilli) stupide, luciférien, inepte, méphistophélique, morceau de sucre avec lequel on récompense un cheval pour une pirouette. Ils ont
sardonique, inhumain, balourd. écouté «  I can’t get no satisfaction  », expérimenté la drogue, l’amour libre, et sont
retournés dans les eaux du prévisible et de l’utile lorsque nous sommes nés. Mais
Astarté est un texte écrit par Robert Roccobelly, pour deux comédiennes, une actrice ils nous ont transmis un monde dans lequel le plaisir représente non seulement le
X et une stripteaseuse. Cette tentative de renouer avec le dionysiaque qui fonde la plus haut but à atteindre, mais où il doit aussi être immédiatement accessible. Nous
théâtralité, se basera sur une approche suggérée et imaginaire où il sera question consommons les plaisirs comme s’il n’y avait pas de lendemains.
d’action et pas d’image. Dans un espace où la parole est l’action et où le corps est
parole, nous espérons faire jaillir l’énergie sexuelle positive qui unit inconsciemment La représentation aura nécessairement une dimension éthique qui prendra comme sujet
les spectateurs et les protagonistes d’un théâtre débarrassé du poids de la culpabilité. les conséquences de notre vie de plaisir pour les processus économiques et écologiques.
Afn de pénétrer (si je puis dire) dans l’univers d’Astarté, nous vous proposons un Le but est de provoquer des questions et de confronter les spectateurs avec leur propre
amuse bouche, dans le cadre du festival TRANS 3, sous la forme d’une première étape comportement vis à vis du plaisir. L’important est la relativisation que nous intégrons
de travail pour une comédienne et une stripteaseuse, intitulée: SULFURE dans la pièce par l’ironie. Tabea Martin/Matthias Mooij
La première du Sofort geniessen s’est tenue au Teaterspektakel à Zürich en 2010. Par la suite, le spectacle Mise en scène : Roberto Garieri / Interprétation : Catherine Travelletti, Kelly Chol / Musique : Doggy Roc’
a tourné à Bâle et à Lucerne.
Conception-performance : Tabea Martin, Matthias Mooij / Scène-performance : Jean-Marc Desbonnets /
Collaboration artistique : Manuel Scheiwiller / Costumes : Mirjam Egli / Vidéo-flm : Georg Lendorf, Attila
Gaspar / Graphisme-webdesign : Christine Keller / Dramaturgie : Peter-Jakob Kelting / Assistante : Mia
Sanchez / Conseiller artistique : Sebastian Nübling / Directeur de production : Bea Ackermann/North By
North West Kulturprojekte
Tabea Martin, (1978) a étudié la danse moderne à l’Académie des Arts d’Amsterdam, sortie en 2002 elle a
dansé avec des compagnies en Hollande, Allemagne, Suisse et Irlande. En 2006 elle terminait sa formation
de chorégraphe à l’Académie de la danse de Rotterdam. Depuis elle a créé d’autres chorégraphies qui ont été
jouées, entre autres, en Hollande, Belgique, Angleterre et Italie. Sa nouvelle création aura lieu en mai 2011
à Rotterdam, avec le soutien de Dansateliers.
Matthias Mooij, (1976) a étudié la philosophie et le néerlandais en Hollande et terminé ses études en 2000.
Il a ensuite étudié à l’école de régie d’Amsterdam (diplôme en 2005). Depuis l’automne 2005 il travaille avec
le Toneelgroep Amsterdam. Depuis son diplôme, en tant que metteur en scène, il a réalisé de nombreuses
mises en scènes aux Pays-Bas et en Suisse.
Jean-Marc Desbonnets, (1965) a étudié l’architecture à l’Université de Hanovre. En 2002 il suit les cours
pour le Master de scénographe à la TU de Berlin. Depuis 2004 il vit et travaille en Suisse. En dehors de sa
collaboration avec Tabea Martin et Matthias Mooij il travaille avec des scénographes et metteurs en scène:
Duri Bischof, Christoph Marthaler, Muriel Gerstner, Sebastian Nübling, Tom Luz et d’autres.stePhanie LuPo / France
Je veux parler de la jeunesse qui tombe / Téâtre - Performance (60’)
Grü / White box / Je.17.fév. 22h / Di.20.fév. 18h
« La jeunesse qui tombe », c’est un thème sur lequel je travaille depuis plusieurs mois,
que j’explore et décline. Deux textes sont nés, « Récit d’un inconnu ou je veux parler de
la jeunesse qui tombe» et « Le bal des morts, danse ou crève », matières pour mises en
scènes.
« La jeunesse qui tombe » ce sont des gens autour de moi… C’est une communauté des
grandes villes, peu visible, celle d’une bande de mutants, sensibles, terribles, disloqués,
dévorés. Dans le contexte et les possibilités qui sont les leurs, les nôtres, ils continuent
de chercher, accomplissement personnel, vivre autrement… Rêveurs, acharnés, obsédés,
en eux quelque chose persiste, on pourrait dire « révoltés... ».

«  La jeunesse qui tombe  » c’est s’habiller en blanc le matin de sa trentième année.
Courir dans la boue, la merde, les déchets. C’est retrouver un amant, avec lui traverser
les labyrinthes de l’absurdité. Mettre la main dans son pantalon, tenter de le regarder
lui et de rester accrochée à sa peau, à son jean, à ses cheveux, à sa vérité. C’est rêver
de se retrouver à une extrémité du monde. C’est faire l’amour dans la conscience de la
violence, devenir soi-même violence. C’est vouloir rester vivant. Fuir, la mort, l’attente,
terrible. Pour ça lutter. Tenter de découper de la vie dans la perte, voler la joie, l’arracher.

C’est encore ce qui peut rester comme héritage, comme fantômes de mouvements
contestataires  passés : c’est venir après une jeunesse qui a crié. Ce sont des images
d’archives, des flms, des livres, des voix, des mélodies, des visages, des modèles en
quelques sortes… croire encore, quand même, sans trop savoir, vouloir ne pas céder,
essayer. Stéphanie Lupo
Conception et mise en scène : Stéphanie Lupo / Textes : Julian Beck, F. Nietzsche, S. Lupo / Avec: Mari-Mai
Corbel, Daniel Freitag, S. Lupo, Stéphane Marjan / Son et musique : Daniel Freitag
Stéphanie Lupo commence son parcours artistique par une formation professionnelle en danse à Nice,
elle voyage en Europe et aux Etats Unis où elle collabore à des projets artistiques dans le domaine des
«performing arts» et du cinéma expérimental avant de suivre le laboratoire d’acteurs puis de metteur
en scène d’Anatoli Vassiliev en France et à Moscou pendant 5 ans. Elle est Docteur de l’Université de la
Sorbonne en Etudes Téâtrales et diplômée de mise en scène de l’ENSATT. Elle a enseigné à l’Université,
organise des stages de création scénique et performative, écrit essais et textes dramatiques. Son livre
sur Anatoli Vassiliev lui a valu le prix Georges Jamati. Comme interprète et performeuse elle a travaillé
notamment avec Anatoli Vassiliev, Yoshito Ohno, Chantal Ysermans, Fiorenza Menini, Jan Lawers, Tomas
Ostermeier… Elle a mis en scène et/ou réalisé des performances à partir de textes de Platon, Heiner Muller,
Oscar Wilde, Ginsberg, Duras, Nietzsche, Tchékhov… souvent sous forme d’adaptations ou de montages,
récemment en parallèle avec ses propres textes. foofwa d’iMobiLité / SuisseProGraMMation / PerforMance - d anse
Au contraire (à partir de Jean-Luc Godard) / Danse (60’)
17 - 20 feV .11 Grü / White box / Je.17.fév. 19h / Ve.18.fév. 19h / Sa.19.fév. 23h
Rencontre publique : Espace Lounge / Je.17.fév. 20h
Il y a chez Foofwa d’Imobilité un don rare pour donner corps aux mouvements
contradictoires qui traversent l’humain. Sa virtuosité de danseur et son sens de aLexandra bachzetsis / Suisse
l’écriture scénique lui permettent de faire avancer ensemble tragique et comique. Et A piece danced alone / Danse (60’)
cette ambivalence vibrante est au coeur d’Au contraire, petite pièce créée à Avignon Grü / White box / Sa.19.fév. 21h
Rencontre publique / Espace Lounge / Sa.19.fév. 22h cet été puis retravaillée en grand au Grü. Inspirée par Godard — qui commence
souvent ses phrases par « au contraire » — la pièce est surtout un sublime pas de
Dans sa nouvelle création, la performeuse Alexandra Bachzetsis s’intéresse à la deux. Passe le soufe de l’amour. Le grand trapèze volant du couple. Avec questions,
répétition et au refet en tant qu’élément structurel et formel d’une performance. respirations, appariements.
Dans cette optique, A Piece Danced Alone interroge les notions connexes d’original et
Un long-métrage scénique de Foofwa d’Imobilité / Avec : Manon Andersen dans le rôle de Magdalena, d’imitation. La question centrale est ici de savoir combien de répétitions – exprimées
Foofwa d’Imobilité dans le rôle de Gabriel, Yann Aubert dans le rôle du Conteur-Comptable, Nieth Leang-dans un mouvement, un geste, une phrase, une image ou un signe – sont indispensables Srey, Antoine Lengo et Jonathan O’Hear / Mise-en-son : Antoine Lengo / Lumière: Jonathan O’Hear /
à la production de sens et à l’établissement de nouveaux codes culturels. Costumes : Coco Charnel / Avec le soutien de la Loterie Romande, de la Ville de Genève, de la République
et Canton de Genève et de Pro Helvetia. Coproduction Grü/Téâtre du Grütli, Neopost Ahrrrt, SACD,
Festival d’Avignon.Dans ma démarche artistique, j’aborde souvent les questions liées à la perception
ou à l’enregistrement des expressions culturelles consciemment ou inconsciemment
Antoine Lengo croise parfois JLG au video-club de son quartier, mais a toujours peur de le décevoir par présentes dans diférentes situations : gestes, allures, codes vestimentaires, mais aussi ses goûts qui n’en sont pas…
expressions et qualités résultant des caractéristiques psychologiques du sujet ou de la
fonction sociale imposée. Je me suis souvent demandé deux choses : Foofwa d’Imobilité / Après des études à Genève, il rejoint le Ballet de Stuttgart (87-90) puis la Merce
Cunningham Dance Cie (91-98). Il crée dès 1998 et présente son travail dans le monde entier. Lauréat 1 — Comment capturer la présence charismatique d’une personne ?
de nombreux prix, e.a. Lausanne 87, Bessie New York 95, Prix suisse  de la danse 2006, Fondation for 2 — Comment percevoir, saisir et transmettre une expression corporelle de manière à Contemporary Arts New York 2009.
pouvoir créer un vocabulaire qui puisse ensuite servir de référence ?
Alexandra Bachzetis Jonathan O’Hear / Né le 4 Juillet 1971 à Rugby en Grande-Bretagne. Travaille comme cameraman freelance
et éditeur pour des documentaires et des infos. Il dirige aussi quelques court-métrages. Découvre la joie
de travailler sur des productions de spectacles vivants. Travaille en tant que designer lumière-son-vidéo. Concept et chorégraphie : Alexandra Bachzetsis / Dramaturgie : Anna Geering / Dialogue : Quinn Latimer,
Adapte ces compétences à l’internet et développe des concepts de production à la vidéo pour très basse Jan Mot / Interprète : Alexandra Bachzetsis, Anne Pajunen / Musique : Lies Vanborm / Photographie :
bande passante pour l’internet. Travaille comme visual designer pour le spectacle vivant (principalement Melanie Hofmann / Graphisme : Alex Trüb / Costumes : Patrizia Jäger / Lumière : Tina Bleuler et Patrik
lumière et vidéo).Rimann / Gestion de la production : Marion Baumgartner / Difusion : Sarah de Ganck
Manon Andersen / Comédienne et chanteuse, Manon Andersen se fait remarquer à l’âge de 11 ans par
Alexandra Bachzetsis (née en 1974 à Zürich) est une artiste, performeuse et chorégraphe vivant à Zurich. Jean-Luc Godard. Elle tourne deux flms avec lui Je vous salue Marie et Hélas pour moi. De 1992 à 2008,
Elle a été formée dans diverses institutions, le Züricher Kunstgymnasium, l’école Dimitri à Verscio, le
Manon Andersen joue le premier rôle dans les spectacles burlesques et musicaux des Epis Noirs. Elle
Performance Education Program au STUK arts center à Leuven (Belgique), et DasArts, the Advanced
travaille actuellement à la création d’un disque de musique, avec Joseph Racaille et Christophe Salengro.Research in Teatre and Dance Studies centre à Amsterdam.
Yann Aubert / Administrateur de la compagnie Foofwa d’Imobilité et directeur de la Yann Aubert Agency.
Entraîneur de sport de performance avec brevet fédéral, ancien maître de ballet des équipes nationales
suisses de gymnastique. Ancien danseur du Ballet de Stuttgart, du Béjart Ballet Lausanne et du Ballet Junior
de Genève. noeMi LaPzeson / Suisse - Argentine aLexandra bachzetsis / Suisse
Trace / Danse (60’) A piece danced alone / Danse (60’)
Grü / Black box / Je.17.fév. 20h / Ve.18.fév. 19h Grü / White box / Sa.19.fév. 21h / Performance reportée au 5 avril 2011
Ce solo est crée et interprété par Noemi Lapzeson à son arrivée à Genève en 1981. Dans sa nouvelle création, la performeuse Alexandra Bachzetsis s’intéresse à la
Il est aujourd’hui repris par la danseuse Romina Pedroli et par le musicien Gabriel répétition et au refet en tant qu’élément structurel et formel d’une performance.
Scotti. Dans cette optique, A Piece Danced Alone interroge les notions connexes d’original et
d’imitation. La question centrale est ici de savoir combien de répétitions – exprimées
Que reste-t-il en nous de notre côté viscéral, primitif après notre éducation et la dans un mouvement, un geste, une phrase, une image ou un signe – sont indispensables
contrainte quotidienne qui nous amène à cette personne, ce masque qu’on se construit à la production de sens et à l’établissement de nouveaux codes culturels.
avec le temps pour cacher ce qu’il y a de plus profond en nous ?
Nous sommes continuellement repoussés de nous-mêmes par le contrôle social et nous Dans ma démarche artistique, j’aborde souvent les questions liées à la perception
nous trouvons perplexes, à mi-chemin entre l’innocence et la connaissance. ou à l’enregistrement des expressions culturelles consciemment ou inconsciemment
Selon moi, notre seul salut peut nous parvenir à travers notre imaginaire, aspect présentes dans diférentes situations : gestes, allures, codes vestimentaires, mais aussi
fondamental de la condition humaine. Nous créons ainsi notre réalité, notre image de expressions et qualités résultant des caractéristiques psychologiques du sujet ou de la
la vie et de la mort, à travers l’acte poétique. Noemi Lapzeson fonction sociale imposée. Je me suis souvent demandé deux choses : 
1 — Comment capturer la présence charismatique d’une personne ? 
Chorégraphie : Noemi Lapzeson / Danse : Romina Pedroli / Musique : Gabriel Scotti / Scénographie et 2 — Comment percevoir, saisir et transmettre une expression corporelle de manière à
lumières : Jean-Michel Broillet / Costumes et accessoires : Janet Crowe / Difusion : Beatrice Cazorla pouvoir créer un vocabulaire qui puisse ensuite servir de référence ? 
Alexandra Bachzetis Noemi Lapzeson / S’installe à Genève en 1980. Donne des cours au ballet du Grand Téâtre, au
Conservatoire Populaire, à l’Institut Dalcroze et au studio du Grütli. Elle crée l’ADC et la cie. Vertical
Concept et chorégraphie : Alexandra Bachzetsis / Dramaturgie : Anna Geering / Dialogue : Quinn Latimer, Danse en 1989 avec laquelle elle réalise plus de 40 chorégraphies. En 1992 elle reçoit le Prix Romand pour
Jan Mot / Interprète : Alexandra Bachzetsis, Anne Pajunen / Musique : Lies Vanborm / Photographie : les Compagnies Indépendantes, en 2002 le Prix Suisse de Chorégraphie, en 1999 la prestigieuse bourse
Melanie Hofmann / Graphisme : Alex Trüb / Costumes : Patrizia Jäger / Lumière : Tina Bleuler et Patrik Guggenheim à New York. En 2006 elle reçoit le prix culturel Leenaards, et en 2007 le Prix quadriennal de la
Rimann / Gestion de la production : Marion Baumgartner / Difusion : Sarah de GanckVille de Genève pour les arts du spectacle et en 2009 le prix Conex pour l’ensemble de son travail.
Alexandra Bachzetsis, (née en 1974 à Zürich) est une artiste, performeuse et chorégraphe vivant à Zurich.
Elle a été formée dans diverses institutions, le Züricher Kunstgymnasium, l’école Dimitri à Verscio, le
Performance Education Program au STUK arts center à Leuven (Belgique), et DasArts, the Advanced
Research in Teatre and Dance Studies centre à Amsterdam.

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