Chapitre L'approche systémique

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Chapitre 1 L'approche systémique ..............................................................5 Chapitre 2 Les sciences sociales..................................................................7 Chapitre 3 L'économie ................................................................................13 Chapitre 4 La sociologie..............................................................................23 Chapitre 5 Le Droit......................................................................................31 Chapitre 6 Le Contrat de travail et le droit du travail ........................39 Chapitre 7 Les représentations d'une économie nationale................47 Chapitre 8 Les entreprises et la production ..........................................55 Chapitre 9 Les échanges extérieurs .........................................................59 Chapitre 10 Les ménages : revenus, consommation et épargne.....................................63 Chapitre 11 La monnaie et le financement de l'économie ...................69 Chapitre 12 Les régulations de l'économie ..............................................77 Chapitre 13 Les politiques économiques et sociales..............................83 Chapitre 14 Croissance et fluctuations : l'exemple de la France des 30 glorieuses......................................................................89 Chapitre 15 L'économie contemporaine ...................................................95 Chapitre 16 La croissance, le développement et le sous-développement ...................................................105 SOMMAIRE

  • sociales spécifiques

  • règles de la méthode sociologique

  • recherche de lois générales

  • croissance au sens strict

  • contrat de travail

  • façon stricte


Publié le : lundi 18 juin 2012
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Source : casteilla.fr
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S O M M A I R E Chapitre 1 Chapitre 2 Chapitre 3 Chapitre 4 Chapitre 5 Chapitre 6 Chapitre 7 Chapitre 8 Chapitre 9 Chapitre 10
Chapitre 11 Chapitre 12 Chapitre 13 Chapitre 14
Chapitre 15 Chapitre 16
L ES SCIENCES SOCIALES
Faut-il dire sciences sociales ou sciences humaines ? Les deux termes se sont pas dÈfinis de faÁon stricte et dÈsignent bien souvent les mÍmes sciences qui Ètudient lÕensemble des activitÈs humaines. La tendance actuelle est ‡ lÕadoption du vocable ´ sciences de lÕhomme et de la sociÈtÈ ª. Cela tend ‡ signifier que lÕobjet dÕÈtude est lÕhomme animal social, cÕest-‡-dire lÕhomme dans la sociÈtÈ. Mais ces sciences, qui ont le mÍme objet dÕÈtude qui leur donne leur unitÈ, ont en mÍme temps une grande diversitÈ, ayant chacune une spÈcialitÈ dÈterminÈe par un champ dÕÈtude particulier. Mais au fond, ‡ quoi servent les sciences sociales, et sont-elles vraiment des sciences ?
ILÕUNIT… 1 L’objetcommun ❘◗ Les sciences sociales et humaines ont un projet commun, qui est lÕÈtude de lÕhomme dans la sociÈtÈ. LÕobjet est commun, ce qui change cÕest le point de vue, la grille de lecture du fait ou du phÈnomËne, lÕÈclairage donnÈ ‡ une activitÈ humaine donnÈe.
est un sujet qui intÈresse de nombreuses sciences sociales : mistes vont dÈcrire lÕactivitÈ de production agricole ; gues vont sÕattacher ‡ dÈcrire une partie de la sociÈtÈ constituÈe des paysans et mettre les comportements qui leur sont spÈcifiques ; ogues se demanderont quelle est la faÁon de voter des agriculteurs, ou encore quelle est nce au Parlement ; phes publieront des cartes montrant lÕespace rural, la faÁon dont les agriculteurs le met-leur et le transforment ; ns raconteront lÕÈvolution dans le temps des techniques agricoles, des faÁons de vivre et ; sociologues se demanderont sÕil existe une faÁon de penser propre aux paysans, une men-anne.
2 Lanaissance des sciences sociales ❘◗ e CÕest au XVIII siËcle quÕapparaÓt lÕidÈe quÕune ´ science de lÕhomme ª est nÈcessaire. Le siËcle des LumiËres est celui o˘ Èmergent la rationalitÈ et lÕindividualisme. LÕÈtude de lÕhomme social va se dÈtacher de la philosophie et de la mÈtaphysique, et en dehors des cadres de la religion. On postule que lÕhomme dispose dÕune certaine autonomie de dÈci-sion, quÕil nÕest ni totalement conditionnÈ par le groupe social auquel il appartient, ni tota-lement libre Ð sa libertÈ ayant pour limite celle des autres membres de la sociÈtÈ, et au fait quÕune partie de son comportement est liÈ au groupe social auquel il appartient.
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L A SOCIOLOGIE
La sociologie consiste ‡ Ètudier scientifiquement les faits sociaux et les sociÈtÈs humaines. Elle part de lÕidÈe quÕil existe certaines rËgles sociales spÈcifiques qui expliquent lefonctionnement des sociÈtÈs humaines, et cherche ‡ les mettre ‡ jour.
ILA NAISSANCE DE LA SOCIOLOGIE 1 L’inventiondu mot ❘◗ Le motsociologieapparaÓt pour la premiËre fois en 1838, sous la plume du philosophe Auguste Comte(1798-1857). Celui-ci est le fondateur du positivisme qui est la recherche de lois gÈnÈrales ‡ partir de lÕobservation des faits et gr‚ce au raisonnement. Dans son Cours de philosophie positive, il dÈfinit la sociologie comme ´ lÕÈtude positive de lÕensemble des lois fondamentales propres aux systËmes sociaux ª. Il pense que lÕon peut appliquer aux faits sociaux la mÍme dÈmarche que pour les faits naturels, il veut adopter la mÈthode de recherche des sciences physiques, en particulier lÕobservation et la comparaison, en excluant lÕexpÈrimentation qui est impossible pour des faits sociaux. 2 L’inventionde la méthode ❘◗ Si Comte a inventÈ le mot, le vÈritable pËre de la sociologie moderne est sans conteste le er franÁaisEmile Durkheim(1858-1917), qui a crÈÈ la discipline. Il sera le 1professeur de sociologie ‡ lÕuniversitÈ, et il influencera trËs fortement le dÈbut de la sociologie en France et ‡ lÕÈtranger. Pour lui, les faits sociaux sÕimposent aux hommes et doivent Ítre traitÈs comme des choses, pour pouvoir les observer et les analyser comme les physiciens ou les biologistes observent la vie naturelle. La mÈthode idÈale de cette dÈmarche ´ objectiviste ª (qui transforme les faits sociaux en objets) est la collecte dÕinformations chiffrÈes et leur traitement statistique, pour mettre ‡ jour des rÈgularitÈs, qui deviendront des lois sociales. En 1897, Durkheim publieLe suicidequi reste un ouvrage de rÈfÈrence pour les sociologues. On pourrait penser que le suicide relËve exclusivement de la psychologie individuelle, mais Durkheim va justement montrer que le suicide dÈpend aussi de facteurs sociaux. Il procË-de pour cela ‡ des analyses statistiques poussÈes ‡ partir de chiffres collectÈs dans plusieurs pays, et constate quÕil y a un taux pratiquement constant de suicide dans chaque pays, un certaine tendance ‡ la hausse ‡ long terme. Il parvient mÍme ‡ Ètablir des corrÈlations avec lÕ‚ge, le sexe, la religion pratiquÈe, et le jour de la semaine. Il constitue des catÈgories de sui-cide, dont le fameux ´ suicide anomique ª. CÕest un suicide dont la cause est lÕanomie, qui est la perte de repËres et de limites sociales. Les constats faits il y a un siËcle semblent toujours vrais aujourdÕhui, une rÈcente enquÍte a montrÈ que le chÙmage est une cause dÕaugmentation du taux de suicide. On a dans lÕexemple du suicide lÕexemple-type du travail sociologique comme science sociale : aon pose une hypothËse : le suicide est un fait social ; bon collecte des informations et on les traite pour arriver ; c‡ vÈrifier lÕhypothËse ; d‡ Ètablir des ´ lois ª sociologiques (on se suicide pour telle et telle raison ; si on est dans telle ou telle situation il y a plus ou moins de probabilitÈ dÕen venir au suicide ;
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e‡ crÈer un concept nouveau, lÕanomie, qui sÕavËre rÈutilisable pour dÕautres travaux sociologiques. Il nÕest pas Ètonnant que Durhheim ait produit un travail aussi rigoureux, car il a publiÈ en 1895Les rËgles de la mÈthode sociologique, autre ouvrage de rÈfÈrence pour les sociologues.
En plus du suicide, il a ÈtudiÈ la religion et lÕa dÈfinie comme un fait social. Il dÈfinit la reli-gion comme un systËme de croyances, une relation au sacrÈ, et par une organisation qui rassemble les fidËles, lÕÈglise. Il lui revient aussi dÕavoir clairement affirmÈ la spÈcificitÈ du fait social, non rÈductible ‡ la somme des comportements individuels, et imposant une contrainte aux individus. La sociologie se distingue alors clairement de la psychologie.
3 Lesfondateurs ◗❘
Alexis de TOCQUEVILLE (18051859)
Noble ralliÈ ‡ lÕidÈal dÈmocratique, il devient juge aprËs des Ètudes de droit. Il sera dÈputÈ avant dÕÍtre un ministre ÈphÈmËre des Affaires ÈtrangËres. En 1831, il entreprend un voyage en AmÈrique, et il publiera ‡ son retour un ouvrage qui est encore une rÈfÈrence,De la dÈmocratie en AmÈriquecar il fait un vÈritable travail de socio-logue. Il utilise la mÈthode comparative en Ètu-diant simultanÈment les sociÈtÈs amÈricaine et franÁaise, dans leur relation ‡ la dÈmocratie. Il en tire des conclusions trËs pertinentes, voire en
avance pour son Èpoque (certains constats sont encore dÕactualitÈ). Pour lui la sociÈtÈ amÈricaine tire un avantage dÕavoir accÈdÈ ‡ la dÈmocratie sans rÈvolution. La dÈmocratie lui semble Ítre un phÈnomËne inÈluctable, mais ne va pas sans dangers : le conformisme de lÕopinion majoritaire, le despo-tisme de la majoritÈ, la montÈe de lÕindividua-lisme qui rel‚che les liens sociaux, les tendances dangereuses vers lÕanarchie (libertÈs indivi-duelles sans limites), ou vers la servitude si les citoyens dÈlËguent trop leur pouvoir ‡ lÕ…tat.
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L ACROISSANCE, LE D…VELOPPEMENT
ET LE SOUS-D…VELOPPEMENT
IQU'EST CE QUE LE D…VELOPPEMENT ? On a l'habitude, ‡ la suite deFranÁois Perroux(Èconomiste franÁais, 1903-1987), de dis-tinguer la croissance, quantitative, du dÈveloppement, qualitatif. Pour Perroux : ¥ Lacroissance au sens strict, ´ c'est l'augmentation pendant une ou plusieurs pÈriodes longues d'un indicateur de dimension, pour une nation le produit global net en termes rÈels ª. On a dÈsormais l'habitude de la mesurer par l'augmentation du PIB. ¥ La croissance dans un sens plus large :´ C'est l'accroissement durable d'une unitÈ Ècono-mique simple ou complexe rÈalisÈ dans les changements de structure et Èventuellement des systËmes et accompagnÈ de progrËs Èconomiques variables ª. C'est la dÈfinition du dÈveloppement comme Ètant de la croissance, accompagnÈe de changements de structu-re et de progrËs. Cela signifie clairement que le dÈveloppement est repÈrable par des mutations structurelles et une amÈlioration du bien-Ítre de toute la population. Si les deux notions ne sont pas similaires, elles sont fortement liÈes. Il est difficile d'envisa-ger le dÈveloppement sans un minimum de croissance. Mais on peut trouver des exemples de croissance sans dÈveloppement, o˘ les surplus gÈnÈrÈs par la croissance sont gaspillÈs dans des projets inutiles ou mal gÈrÈs.
IILA MESURE DE LA CROISSANCE ET L'ESTIMATION DU D…VELOPPEMENT 1 Croissanceet PIB ❘◗ On mesure gÈnÈralement la croissance par l'augmentation du PIB global et du PIB par habi-tant. Mais cet instrument de mesure essuie un certain nombre de critiques de fond : ¥ le PIB ne peut pas prendre en compte les productions non marchandes (autoconsomma-tion et travail domestique) ; ¥ les aspects nÈgatifs de la croissance (c'est-‡-dire les ´ externalitÈs nÈgatives ª comme la pollution, les nuisances Ècologiques, les embouteillages, le stressÉ) nÈcessitent des pro-ductions (soins mÈdicaux, rÈparations, etc.) qui sont comptÈes comme des richesses sup-plÈmentaires ; ¥ le PIB ne donne aucune idÈe de la rÈpartition des richesses crÈÈes entre les agents Èco-nomiques ; ¥ le PIB constitue un flux qui ne prend pas totalement en compte le ´ stock ª de richesses accumulÈes (c'est-‡-dire le patrimoine accumulÈ) qui conditionne pourtant en partie le niveau de vie d'une population.
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par cinq Ètapes. Ce modËle a ÈtÈ ÈlaborÈ sur lÕexemple de la Grande-Bretagne au e XIX siËcle,exemple suivi avec retard par les autres pays dÈveloppÈs. Voici les cinq Ètapes :
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La sociÈtÈ traditionnelle
Les conditions prÈalables au dÈcollage
Le dÈcollage (takeoff)
La marche vers la maturitÈ
LÕËre de la consommation de masse
CÕest une sociÈtÈ avec une activitÈ surtout agricole, une production limitÈe aux besoins immÈdiats et locaux de consommation : ni surplus ni Èchanges. Les hommes subissent les contraintes de la nature et sont ‡ la merci des ´ trois parques surmortelles ª (selon lÕexpression dÕAlfred Sauvy) : ÈpidÈmies, guerres, famines et disettes. CÕest lÕimmobilisme.
De nouvelles mentalitÈs apparaissent, plus ouvertes (sur le monde, la science) ; lÕagriculture dÈgage un surplus de ressources ; et un …tat centralisÈ existe, qui peut Èventuellement subir des pressions extÈrieures.
CÕest une pÈriode limitÈe dans le temps o˘ disparaissent les obstacles ‡ la croissance. Le taux dÕinvestissement est multipliÈ par deux, et atteint environ 20 %. Des industries motrices vont tirer la croissance et le reste des activitÈs.
Elle intervient environ 60 ans aprËs le dÈcollage. LÕÈconomie se spÈcialise selon ses avantages comparatifs, les branches motrices changent, les activitÈs se renouvellent en permanence (´ destruction crÈatrice ª). LÕagriculture reste productive pour nourrir le reste de la population occupÈe dans lÕindustrie et les services, lÕexode rural continue. La FBCF (lÕinvestissement) se maintient entre 10 et 20 % du PIB.
CÕest lÕaboutissement du processus : on entre dans la sociÈtÈ de pro-duction et de consommation de masse. Le niveau de vie est ÈlevÈ, et une part croissante des revenus est consacrÈe ‡ la protection sociale et aux consommations collectives. LÕactivitÈ est surtout tertiaire, la population majoritairement urbaine.
ce modËle simple et sÈduisant : pas bien au modËle ; la France a-t-elle connue un dÈcolla-
estissement, point clÈ du dÈcollage, est contestÈ et pas tou-es. ause le concept mÍme de dÈcollage comme pÈriode cour-ations ; les Èvolutions nÕont-elles pas ÈtÈ plus progressives
 prÍte‡ discussion : il y a eu des pÈriodes de croissance,
t-il quÕun retard de dÈveloppement, ou nÕest-il pas le fruit ir les thÈories de lÕÈchange inÈgal, des analyses en termes attendre pour que les pays sous-dÈveloppÈs deviennent
croissance mais ne dit pas pourquoi elle a lieu ; et il reste
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