Critique des Sources

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1 Résumé CJC 2011-12 TRAN – B200 Critique des Sources (Parties 1/2/3) Mme. L. Rosier Mme. M. Andrin M. A. Dierkens M. D. Martens
  • mouvement de réflexion et de remise en cause
  • critique de la bible dans l'occident chrétien du moyen-âge et des temps modernes
  • histoire critique du vieux testament
  • structure de l'enseignement durant l'antiquité et au moyen-âge
  • temps considérable
  • façon systématique
  • textes
  • texte
Publié le : lundi 26 mars 2012
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Source : cjculb.be
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Résumé CJCTRANB200 Critique des Sources (Parties 1/2/3) Mme. L. Rosier Mme. M. Andrin M. A. Dierkens
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Le résumé est un document réalisé par unétudiant àpartir du contenu des cours d’une annéeprécédente.Même si le cercle tente de fournir la version la plus récente, le contenu du résumé ne correspond pas toujoursexactementavec le cours donné cette année.De plus, l’étudiant qui l’a rédigé perçoit le coursà sa propre manièrenote les et informations que LUI-MEME juge pertinentes (la dénomination «résumé» recouvre d’ailleurs des réalités différentes).Cela va du simple résumé d’un syllabus existant à une compilation des notes du cours oral (à manipuler avec précaution), en passant par un mix du cours oral et du syllabus réalisé par un étudiant ultra motivé et très altruiste!Bref, laqualitéet l’intérêtd’un résumé peuvent fortement varier.A toi de l’utiliser à bon escient, en ayant à l’esprit que peu de résumés sontvérifiéspar les titulaires de cours et qu’ils contiennent peut-être deserreurs.Le résumé est UNE AIDE / UN COMPLEMENT à l’étude.LeCercle du CJC setrouve dans le bâtiment U (UD1.226). N’hésitez pas à nous rendre visite lors des permanences organisées du lundi au vendredi de 12h à 14h ou lors de nos nombreuses activités.Rendez-vous aussi sur les deuxsitesdu Cercle: http://www.cjculb.be (site général) et http://cjculb.be/preview (aperçus des résumés imprimés).Vos dévoués délégués!CRITIQUE DES SOURCES – PARTIE I (Dierkens)2
Ce cours reprend l’intitulé de BA1, mais est donné d’une autre manière. Il s’interroge sur ce qu’est la critique des sources, comment elle est apparue et surtout, quel est son intérêt.L’examen (1 seul en juin) est composé d’une restitution des 5 volets du cours. Il y a également une lecture obligatoire:Pierre Nora et Françoise Chandernagor, Liberté pour l’histoire, Paris, CNRS, 2008.CHAPITRE I : Origines et définitions de la critique historiqueA. Origines1)Doute et bon sensLa naissance de la critique du document, de la critique «historique» a d’abord touché le domaine religieux. Mais comment s’est-on situé dans l’histoire par rapport à l’autorité? Comment a-t-on eu l’audace de critiquer ce qui était irréfutable, sacré, ce qui est du domaine religieux et politique?Le point de départ est la critique de la Bible dans l’Occident chrétien du Moyen-âge et des Temps Modernes.La structure de l’enseignement durant l’Antiquité et au Moyen-âge était différente. La matière était constituée par les 7 arts libéraux qui se divisaient en deux:le Quadrivium (arithmétique, musique, géométrie et astronomie)-le trivium (pouvoir des langues = grammaire, rhétorique et dialectique). Il existe plusieurs -modèles antiques comme les guides,Cicéronpar exemple.2)Domaines dans lesquels l’exercice du doute était (et, parfois, est encore) interditOr, la tentation est grande d’appliquer les préceptes de la dialectique à tous les domaines, surtout ceux liés à l’Eglise et à la foi. Les savants qui entreprennent ce travail se heurtent rapidement à l’Eglise institutionnelle.3)Dialectique, Pierre Abélard (1079-1142) et leSic et non(1123)Un des personnages clé de ces changements est Pierre Abélard (1142). Ce théologien applique les méthodes de la dialectique à la théologie. Il commence à enseigner une lecture critique des pères de l’Eglise en mettant en avant les incohérences, les contradictions, etc.En 1123, il publie un traitéSic et non(oui et non) qui regroupe chacun des textes incohérents en les analysant suivant le trivium. Il applique donc la raison à des écrits religieux. Il sera condamné par l’Eglise pour ces actes.
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4)Humanisme, réforme et textes bibliques; problème de l’établissement des textes originaux (hébreu, grec, latin) et de la valeur des traductionsL’Humanisme (1300), mouvement de réflexion et de remise en cause, met en avant les valeurs de l’Antiquité. L’idée est que les mondes grec et romain regorgent d’auteurs remarquables qui doivent absolument être lus.Dès lors, les humanistes tentent de retrouver les textes anciens. Cette tâche est titanesque: il s’agit de repérer dans quelle bibliothèque privée, universitaire, religieuse du pays où se situe tel livre, ensuite de retrouver le manuscrit, le recopier, etc.Ils sont à la recherche du manuscrit parfait, et pour cela ils entreprennent de comparer les différentes éditions entre elles. Il s’agit de tester la fiabilité, de reconstituer l’original.Cette démarche amène donc une réflexion profonde sur le texte, sur la traduction, les témoins du fait, les censures éventuelles, les valeurs prônées, etc. C’est en fait, l’utilisation d’instruments critiques.L’imprimerie (1440-1450) permet aux publications de se diffuser largement; les texte sont alors plus nombreux et donc plus facilement comparables.Les humanistes s’interrogent alors sur la transcription de la Bible. Ils émettent une critique concernant le texte de la Bible et la valeur de sa traduction.5)Humanisme et édition de textes anciens, surtout issus du monde grec et latinEn 1530-1550, on commence à publier des Bibles polyglottes: les textes en Grec, latin et hébreux sont côte à côte afin de mieux discuter des traductions.La mise en cause ne porte pas sur le fondement du message, mais sur la traduction du texte. Or, c’est Saint Jérôme qui est à l’origine des traductions de textes sacrés. On commence à se demander si, comme dans le domaine religieux, le domaine politique aussi ne serait pas constitué de textes mal traduits, faux ou incohérents.6)Humanisme et critique textuelle: Lorenzo Valla (1407-1457) et laDonation de Constantin(1442)L’humaniste et professeur de latin-grec, Lorenzo Valla affirme que l’on peut appliquer ses méthodes de critique aux textes officiels, et il le fait avec «la Donation de Constantin». Ainsi, il prouve que ce texte, qui fait du Pape le Souverain de Rome et forme de la sorte le Vatican, est un faux. Il déclare même que ce texte, censé avoir été écrit en 300, daterait en fait de 800. Ainsi, il attaque l’autorité du Pape et sa souveraineté.On commence à critiquer de plus en plus, pour arriver à une étape liée à la réforme de l’Eglise qui consiste à critiquer l’autorité papale. Luther avance que cette autorité n’est pas inscrite dans les textes sacrés, que le Pape est en contradiction avec les valeurs de la chrétienté, etc.On critique également les Saints: Calvin démontre qu’un certain nombre de Saints n’ont en fat jamais existé, que d’autres ont eu des mœurs plus que douteuses, que beaucoup de reliques sont fausses, etc.Le domaine privilégié, tabou, intouchable et sacré qu’était l’Eglise, est désormais critiqué sans 4
relâche. L’Eglise décide alors de réagir après le Concile de Trente. Les protestants veulent que le ménage soit fait au sein de l’Eglise.1 7) Les Bollandistes et la critique des textes hagiographiques: lesActa Sanctorum(depuis 1643)Ce sont les Jésuites, particulièrement érudits, qui en sont chargés. Ils ne sont pas nombreux, une dizaine tout au plus, mais ils consacrent leur vie entière à cette tâche.On les nommera lesbollandistes, du nom de leur fondateur, Jean Bolland (mort en 1665). Ils travaillent chaque texte, un à un, de façon systématique. Ils rédigent des rapports,les Acta Santorum(actes des Saints). Ils étudient donc les Saints un à un et cela prend un temps considérable. Du coup, leur méthode de critique, qui se peaufine avec le temps, ne sera pas la même pour les premiers saints traités que pour ceux analysés 100 ans plus tard.Ainsi, pour le jésuite Jean Bolland (1596-1665) et ses successeurs, il convenait de répondre aux attaques des protestants sur le culte des saints par une démarche rigoureuse: éditer les Vies de Saints de façon satisfaisante, en retournant aux manuscrits, puis appliquer à ces textes toutes les ressources de la critique historique.2 8) Dom Jean Mabillon (1632-1701) et les origines de la diplomatique: leDe re diplomatica(1681)D’autres travaillent sur des documents officiels. Le personnage clé de ce type de critique est un e moine bénédictin du 17 , Jean Mabillon. Il appartient à la Congrégation de Saint Maure, c’est un mauriste.Il sera amené à travailler sur des textes de l’Abbaye de Saint Denis, située près de Paris. Il trouve des documents sur les Rois français et des faits historiques douteux.En 1681, il publieDe re diplomatica (dela chose diplomatique). Il est considéré comme le fondateur de la diplomatique, c’est-à-dire la critique des documents écrits. Il nous apporte des outils de travail qui permettent de déterminer si un texte est un faux: des traités de chronologie et des sciences auxiliaires.9) Exégèse des Ecritures Saintes et Richard Simon (1638-1712):Histoire critique du Vieux Testament(1678)Le théologien Richard Simon est considéré comme l’initiateur de la critique biblique en français. Il va travailler sur l’Ancien Testament. En 1678, il publieHistoire critique du vieux Testament, dans lequel, cet homme d’Eglise, démontre que les 5 premiers livres de l’A.T. n’ont pas été écrit par Moïse. Il affirme qu’il y a eu plusieurs auteurs et non un. En outre, Moïse n’a pas pu raconter sa propre mort.Richard Simon sera condamné, exilé et ses livres seront brûlés.e 10) Statut de l’histoire au 18: histoire littéraire vs. Critique érudite (culte des pièces originales,1 Hagiographie: ouvrage sur des choses saintes. Par extension, l’hagiographie critique est la discipline scientifique qui étudie les saints, leur vie, leur culte. 2 Diplomatique: discipline scientifique qui consiste en l’étude des diplômes, des chartes etdocuments officiels. 5
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