Culture et recherche n°46, février 1994

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  • cours - matière potentielle : décision
culture & recherche Mission de la recherche et de la technologie - 3, rue de Valois 75042 Paris cedex 01 - Tél. : 40 15 80 45 . ~t~ ,!0S c:: ...,. ~ c:: $-* -if ~ .. o Il ~-if *~ E .. o ... ~* c:: ~~ *~~ Recherche communautaire et culture La France présidera le Conseil de l'Union européenne au 1' semestre de 1995.
  • conservation du patrimoine culturel
  • xive siècle au xviiie siècle
  • projet de catalogue européen des microformes mères
  • réunion des musées nationaux
  • siècles
  • siècle
  • européen
  • européens
  • européenne
  • européennes
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  • recherches
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culture & recherche

Mission de la recherche et de la technologie - 3, rue de Valois 75042 Paris cedex 01 - Tél. : 40 15 80 45
Recherche communautaire . ~t~ ,!0S
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III l'Union européenne au terme de l'article 128 du traité deE
'CI
Maastricht; défense de la spécificité des industries cultu­CL
CL
:1 relles en matière de technologies de communication et II)
d'audiovisuel; défense de la diversité linguistique et ouver­
ture culturelle au-delà des Douze.
Comme le souligne Jean-Pierre Chevillot dans son point de
vue sur l'Europe de la recherche et de la culture, publié en
rubrique Enjeux de ce numéro spécial, cc la culture est à la
fois résultat et objet de recherches ". o
Aussi, à cette occasion et au moment où se discute le pro­=
chain programme-cadre de recherche et développement de
l'Union européenne, dont l'influence est croissante sur les
activités scientifiques européennes, il nous a paru intéres­
sant de faire le point sur les programmes de recherches com­
munautaires auxquels participe ou a participé le ministère de
la culture et de la francophonie ou qui se rapportent à son
champ de compétences. Parallèlement, une place est faite au
programme EUREKA, non communautaire mais en nen étroit.. avec l'Union européenne.CI> :::s .-.... Précisons que ce dossier ne rend pas compte pas des mul­C -:::s 0
tiples coopérations scientifiques bilatérales ou multilatéralesU oC
CI. établies entre les services de recherche du ministère et des
0
(,) institutions scientifiques étrangères, ou menées dans le
C
Min,stere cadre d'organisations internationales (Conseil de l'Europe, ca ..
UNESCO, ICOM, ICCROM etc.).
Direction de
l'administration
générale Recherche co
et cu
HISTORIQUE LE TRAITÉ DE MAASTRICHT
PUBLICATIONS· DIFFUSION
La recherche était absente du traité de Il prévoit d'élargir la recherche-dévelop­
Les programmes et les résultais des recherches font
Rome fondant la Communauté écono­ pement communautaire au-delà du
l'objet de publications dans différents supports de
mique européenne, même si elle fit l'objet domaine centré sur les besoins de l'indus­ l'Union européenne:
dès le début de programmes de coopéra­ trie. Il insiste en effet sur la nécessité de ouvrages spécifiques de la DG XII
tion dans le domaine de l'énergie. Le pro­ mettre la recherche au service d'un périodique mensuel Euroabsfracfs (qui signalent tous
gramme ESPRIT est lancé à la fin des ensemble de problèmes plus vastes centrés les rapports scientifiques publiéS par la Commission
années soixante-dix pour promouvoir la sur l'Europe et la société, comme les européenne) : se renseigner auprès de l'Office des
publications officielles de l'Union européenne, L, 2985 coopération scientifique centrée sur les sec­ questions d'habitat urbain, la lutte contre
Luxembourg teurs de l'électronique e~ de l'informatique. l'exclusion sociale, la préservation de
- bases de données de la Commission européenne: C'est l'Acte unique européen en 1987 qui l'héritage culturel européen, la santé etc.
se renseigner auprès d'ECHO, centre serveur de la CE institutionnalise le rôle de la CEE dans ce C'est la reconnaissance du rôle de la
qui gère les bases sous l'égide de la DG XIII: BP 2373.
domaine en créant au sein du traité de recherche comme fondement et appui des
L,1023 Luxembourg. Tél.: +352,488041.
Rome un nouveau chapitre VII consacré décisions publiques de l'Union euro­
Fax: + 352,488040.
à la recherche et au développement : il péenne. Il devrait en découler une atten­
s'agissait « de renforcer les bases scienti­ tion plus grande à la valorisation et à la
fiques et technologiques de l'industrie diffusion des résultats de la recherche. scientifique et technique, la durée,les
européenne et de favoriser le développe­ coûts et les modalités de réalisation des
ment de sa compétitivité internationale ». programmes envisagés.
L'association des efforts de recherche des Il est à signaler que nombre de pro­
différents Etats membres devait permettre grammes de recherche se situaient LES PROCÉDURES DE MISE EN ŒUVRE
d'éviter les programmes parallèles coûteux jusqu'ici hors programme-cadre, donc
DE LA RECHERCHE COMMUNAUTAIRE
et donner à l'Europe une taille suffisante hors de toute programmation, et ont fait
pour contrer la concurrence américaine et La mise en œuvre de cette politique est l'objet d'un financement particulier (citons
japonaise surtout. Cela en mettant en basée sur la notion de programme cadre par exemple pour ce qui intéresse le minis­
œuvre des programmes de recherche et pluriannuel de recherche et développe­ tère chargé de la culture le programme
développement en promouvant la coopé­ ment, sorte de « loi de programmation». IMPACT). Le traité de Maastricht modi­
er ration avec et dans les entreprises, les 1 PCRD: 1984-1987 fie ces dispositifs : le 4" PCRD regroupera
e centres de recherche et les universités. 2 peRD 1987-1991: 5,4 milliards désormais J'ensemble des actions de
Il fallait donc abaisser plusieurs types de d'écus recherche menées par la Communauté.
e frontières: nationales, les projets devant 3 PCRD 1990-1994: 5,7 milliards
associer plusieurs pays; institutionnelles, d'écus
e pour associer des contractants issus de la 4 PCRD : 1994-1998 : 12 milliards
recherche publique ou privée; scientifique d'écus (prévision) + 1 milliard de réserve
FONCTIONNEMENT DES PROGRAMMES
et technique, en mettant en avant le après 1996.
caractère interdisciplinaire des projets de Les programmes font l'objet d'appels
recherche. Ces programmes, codécidés depuis le d'offres publiés au lOCE (Journal officiel
traité de Maastricht, par le Conseil des des Communautés européennes). Cette
ministres et le Parlement européen, sont publication constitue la base juridique de
LES PRINCIPALES INSTITUTIONS préparés par la Commission, organe la mise en œuvre des programmes. Ces
DE L'UNION EUROPÉENNE d'exécution de la Communauté euro­ appels d'offres sont diffusés auprès des
péenne, qui siège à Bruxelles, et rend « points de contact ,> dans les différentes
• la Commission compte de ses travaux au Conseil et au institutions liées au programme. La Com­
17 membres désignés par les gouvernements; organe
Parlement européen (à Strasbourg). La mission européenne publie des directives
de proposition, d'exécution et de contrôle des décisions
Commission dispose pour ce travail des précises pour la soumission des proposi­prises; dispose d'une administration surtout concentrée
services scientifîques des directions géné­ tions de recherche, leur sélection, l'établis­à Bruxelles.
raies: il en existe 23. Trois intéressent sement des contrats qui en découlent pour
plus particulièrement le ministère de la les propositions retenues, et enfin pour • le Conseil des ministres
Il réunit les ministres nationaux selon les sujets traités: culture et de la francophonie: l'évaluation des programmes engagés.
la " position commune" à laquelle il aboutit est - la DG X : information, communication
transmise au Parlement européen conformément à la et culture. Les principes généraux qui président à la
procédure de codécision prévue par le traité sur l'Union la DG xn : science, recherche et déve­ sélection des propositions de recherches:
(traité de Maastricht). loppement. Outre, en premier lieu naturellement, la
- la DG xm : télécommunications, mar­ conformité avec les objectifs affichés du
• le Parlement européen ché de l'information et valorisation de la programme, sont pris en compte la qua­
Elu au suffrage universel direct depuis 1979 pour 5ans
recherche. lité et la nouveauté scientifiques et/ou
à Strasbourg; la Commission est responsable devant
techniques qui doivent être démontrées de lui.
Le programme-cadre est concrètement la recherche proposée, son caractère pré­
mis en œuvre par des « programmes spé­ compétitif (c'est-à-dire que ses résultats L'écu: monnaie européenne, sa valeur actuelle est de
cifiques » dans les différents domaines de exigeront des développements ultérieurs 6,60 Fenviron.
la recherche, qui précisent le contenu pour amener à des produits ou des procé­
2
Culture & Recherche n' 46 février 1994 IllIllunautaire
Iture
dés: 2 Danois, 2 Hollandais, 1 Anglais,
dés commerdalisables}, les bénéfices • Le programme EPOCH (European
escomptés, la dimension européenne et programm on climatology and natural 1 Belge et 1 Français: le CRCDG.

transnationale du projet. hazards) (1989-1992) concerne spécifi­ Le coût total est de 986 685 écus, pour

quement la climatologie et les risques une durée de 36 mois.

Répondre à l'appel d'offres ne signifie pas naturels. Budget: 40 mécus pour 4 ans. Objectifs: développer une méthode stan­

seulement l'attente d'un financement dardisée de mesure de la détérioration du

complémentaire; il s'agit aussi de faire cuir due à l'environnement et ainsi de

preuve d'une véritable esprit de partena­ • STEP (science and technologies for fournir une base scientifique pour sa

conservation.
riat. Il est vrai qu'outre l'apport financier, environnemental protection) (1989­
les entreprises en particulier recherchent 1992) qui prolonge EPOCH depuis 1986 Contact: Mme Claire Chahine - CRCOO.
dans ces programmes européens l'ouver­ possède la grande nouveauté de faire
(suite p. 4)
ture. d'un plus grand marché et l'occasion intervenir dans ses 9 domaines de
d'introduire dans leur production des recherche, le domaine n' 7 concernant
idées venues d'ailleurs. « la protection et la conservation du
patrimoine culturel européen", D'abord
Actuellement la Commission européenne limité au patrimoine immobilier, le pro­
finance au maximum 50% des frais réels gramme a été étendu en 1989 à l'en­
de la recherche, que se partagent à part semble des biens culturels.
égale les contractants. Pour les universités Budget : 75 mécus pour les 4 ans, dont
D
dont les frais de fonctionnement sont déjà 6 mécus pour le domaine n 7. Les appels
d'offres généraux n'ont été lancés qu'en assumés par l'Etat, le surcoût lié au carac­
tère communautaire de la recherche est mars 1990. La durée maximale des pro­
finançable à 100%. jets financés est de 36 mois.
Papiers pl,,~ dans un caisson da simutation de la pollution Chaque projet est doté d'un coordinateur 3 projets concernent directement des ser­
almosphélîque. Photo CRCDG 1Muséum national d'histoire
vices du ministère de la culture ; chargé de remettre un rapport sur l'utili­ naturelle.
sation des fonds tous les six mois, et un
rapport général d'exécution scientifique • Les effets des pollutions atmosphériques
l3ible de Saint-<>alJriei (début XVI' siècle). Le dos de ce livre en cuir et financière en fin de contrat. sur le vieillissement accéléré des matériaux
est complètement détruit par les gaz acides émis dans les
contenant de la cellulose. 4 partenaires atmosphèr~ polluées. Photo BNfAtellar de restauraÜOl1.
La Commission européenne n'a pas de sont associés: 2 Suédois, 1 Hollandais,
droit sur les inventions et brevets issus de 1 Français, le Centre de recherches sur la
la recherche entreprise. Si cependant les conservation des documents gra­
contractants n'utilisaient pas les résultats, phiques (CRCDG)-unité mixte
la Commission européenne se réserve le CNRS! Muséum national d'his­
droit de faire breveter en son nom les toire naturelle Jministère de la
inventions. culture. Le coût total est de 1
mécu.
Objectifs: le projet vise sur 36
mois à déterminer les effets,
notamment croisés, de la poUu­
PROTECTION ET CONSERVATION DU
tion de l'air et du climat sur la 1 .PATNMOINE CULTUREL EUROPÉEN stabilité des matériaux conte­
nant de la cellulose, en particu­
L'augmentation de la pollution atmo­ lier sur les papiers utilisés et
sphérique, de l'urbanisation, du tourisme stockés dans les musées, centres
et l'inadéquation des traitements de d'archives et les bibliothèques.
conservation concourent à la dégradation A terme, il s'agit de proposer
du patrimoine européen et plus précisé­ des mesures conservatoires et
ment des matériaux qui le constituent de tester des méthodes de désa­
(pierre, toile, papier). Devant tous affron­ cidification.
ter ce problème, les Européens ont tout à Contact : Mme Françoise Fileder
gagner à rassembler leurs efforts et leurs CRCOO • Muséum d'histoire naturelle
ressources pour protéger leur patrimoine, 36, rue Geoffroy Saint-Hilaire 75005 Paris.
Tél.: 45 87 0612. pour comprendre les causes et méca­
nismes de la dégradation et mettre au
point des méthodes scientifiques de • Evaluation des corrélations
conservation. entre le vieillissement naturel et
Tel est l'objectif de l'ensemble des re­ artificiel du cuir tanné végétalement et
cherches du domaine «Conservation du détermination des paramètres pour la
patrimoine culturel européen» (DG XII). normalisation d'une méthode de vieillisse­
ment artificiel. 7 partenaires sont asso­
3
Culture & Recherche n' 46 février 1994 ­
Recherche co
et cu
• Matériaux granitiques et monuments
• Rôle des apports atmosphériques lation adaptés à la conservation et à la
historiques: l'étude des climats et son
restauration des biens culturels. VASARI solides et gazeux et de la nature du sub­
application à la conservation.
strat dans les altérations superficielles des a fait progresser les normes de traitement
10 partenaires: 6 Portugais, 2 Espagnols,
monuments - approche expérimentale et d'images numériques pour répondre aux
1 Anglais, 1 Français: le laboratoire de
modélisation. Ce projet associe le centre exigences des conservateurs.
recherche des monuments historiques
de géochimie de la surface du CNRS Participation française à la recherche sur
(LRJvlH).
Strasbourg (J.-L. Crovisier), l'université les logiciels: le laboratoire image de
Un budget de 2 mécus pour une durée de
Paris XII Val·de-Marne (laboratoire l'Ecole nationale supérieure des télécom­
36 mois.
interuniversitaire des systèmes atmosphé­ munications (ENST). Le programme est
Objectifs: aboutir à une meilleure connais­
riques R.-A. Lefèbvre), le laboratoire de géré pour la France par France Télécom.
sance de la dégradation des granites, spéci­
conservation de la pierre de l'Ecole poly­ Contact: Henri Maitre ENST -Télécom
fiquement appliquée à la conservation des
technique fédérale de Lausanne et le 46, rue Barrault 75634 Paris cedex 13. Tél. ; 45 81 77 77.
monuments mégalithiques.
département des sciences géologiques de
l'université de Bologne. • MARC (Méthodologie de reproduction Contact: Mme Vergès-Belmin - LRMH - Château de
en couleurs d'œuvres artistiques) Champs - 29, avenue de Paris 77420 Champs-sur-Mame. Contact: R.-A. Lefèbvre - URA CNRS 1404
Tél. :60 05 01 45. Projet piloté par Thomson-CSF, lancé en université Paris XII - 61, av. du Gal de Gaulle 9401 0 Créteil
A signaler la publication éditée par le Conseil supérieur de cedex. Tél. : 4517 1676. Fax: 45 17 1564. septembre 1992. Il est dans la continuité
la recherche scientifique espagnol- Altération des granites de VASARI. Il concerne la fabrication et
et roches connexes· : actes de l'atelier de travail tenu en l'utilisation d'un système intégré d'acqui­• Essais non destructifs et identification
novembre 1991 à Avila dans le cadre du programme des systèmes pour évaluer des méthodes sition numérique, de stockage et de mani­
communautaire STEP 90-0101. Acommander auprès de de diagnostic et des techniques de renfor­ pulation d'images colorimétriques haute
MA Vicente Hemandez - Consejo superior de
cement appliquées aux monuments histo­ définition de peintures destinées à l'im­
investigaciones cienlificas - Instituto de recursos naturales y
riques. Laboratoire central des Ponts et pression afin de produire des catalogues
agrobiologia - Cordel de Merinas 40 - 52. 37008 Salamance.
Chaussées (M. P. Cote), en association de grande qualité Espagne.
avec l'université de Trieste.
• MUSA (Utilisation du multimédia pour
la revue European cultural heritage rend compte des protéger le patrimoine culturel européen)
résultats. Contact: Commission de l'Union européenne Projet récent, coordonné par l'Italie, qui a • Programme .c Effets de la pollution
DG XII- Mme Julia BuenO Acevedo - 200, rue de la Loi de l'air sur les monuments histo­ pour but d'utiliser les résultats obtenus
SDME 03/54 B-1049 Bruxelles. Tél. :(32-2) 295 20 43 riques., (1986-1990) dans ESPRIT dans le domaine de l'ima­
gerie numérique et la technologie multi­
la MRT est depuis 1989 le correspondant français pour ce
1 projet à participation française avec le média. Les musées ayant deux types
programme de ce service de la Commission européenne
Centre expérimental de recherches et d'objectifs principaux, la conservation et (Jacques Philippon : 40 15 84 61.)
d'études du bâtiment et de travaux la communication, deux types de sys­
publics (CEBPT). M. Mamillan. tèmes de recherche d'information seront
Objectif: développement d'un instrument mis en place dans l'environnement du
portable non destructif pour déterminer musée. Un scanner Vasari devra être uti­
la qualité et l'état général de détérioration lisé pour la mesure des couleurs et l'éva­
des monuments construits en grès, gra­ NOUVELLES TECHNOLOGIES DE luation des dégâts ou altérations; et des
nite, en roche calcaire et en marbre. Cet systèmes tels les caméras couleur et la 2 • COMMUNICATION ET CULTURE
instrument a été testé sur les monuments numérisation des diapositives par scanner
de Paris, de Chartres notamment. vont permettre au musée d'élaborer une
Ce programme a donné lieu à un rapport : banque d'images, permettant l'édition de • ESPRIT - DG XIII
référence: EUR N°. 11626. Commission catalogues électroniques.
européenne. DG XII. Pour pallier le retard de l'Europe des
technologies, est lancé en 1984 pour une
durée de 10 ans le plus ambitieux pro­ • RACE· DG XIII
gramme de recherche et développement • Le programme li Environnement .,
(1991-1994) (voir texte de Julia Acevedo dans le domaine des technologies de Objectifs: promouvoir la recherche et le
Bueno, p. 8) constitue une extension et un l'information entrepris à ce jour, ESPRIT. développement sur les technologies de
prolongement des programmes STEP et pointe des télécommunications et la stan­
EPOCH adoptés pour la période 1989­ Plusieurs projets soutenus dans le cadre dardisation des matériels.
1992 et en cours. d'ESPRIT concernent des applications
multimédia dans le domaine culturel : Deux projets d'application des technolo­
Le ministère de la culture est concerné gies multimédia au domaine culturel sont
par le domaine de recherche «Protection à signaler: • VASARI Visual arts systems archiving
de l'environnement et conservation du retrieval images (1989-1992)
patrimoine culturel de l'Europe». Ce projet piloté par la Grande-Bretagne, • EMN (European museum network) :
et associant la France et l'Allemagne, a aujourd'hui arrêté, il avait pour objet
Deux projets seulement à participation permis la mise au point d'un système d'intégrer dans un réseau télématique
française ont été retenus : informatisé de saisie d'images numériques commun une quinzaine de grands musées
d'œuvres d'art et de logiciels de manipu­ d'Europe (dont le musée des Antiquités
4
Culture & Recherche n° 46 février 1994 •
rnrnunautalre
Iture
nationales de St-Germain-en-Laye). Ceci description de 35 cathédrales à partir • Dictionnaire multimédia sur l'art
pour faire bénéficier le visiteur d'un d'une riche iconographie et de 30 minutes moderne et contemporain (participation
musée particulier des informations prove­ de film par cathédrales. Le texte écrit par française: Editions Hazan et Vidéo­
nant de tous les musées du réseau, grâce à des spécialistes en architecture sera traduit museum).
des bornes d'interrogation interactive en anglais, français, espagnol et italien. Le Rassemblement sur CD-ROM d'informa­
situées dans les musées. programme sera disponible sous forme de tions sur la création artistique internatio­
Ce projet n'a pas totalement atteint son CD-l, CD-ROM, CD-PHOTO ainsi que nale moderne et contemporaine. Près de
objectif car la communication par les de cassettes et de brochures papier. 3 000 entrées couvriront les artistes,
réseaux s'est révélée trop coûteuse. EMN mouvements, musées, galeries et collec­Contact: Kairos Vision - 45, bd Gouvion Saint-Cyr
a été financé dans le cadre de RACE I. tions du début du siècle à la période plus 75017 Paris. Tél.: 45 7417 97. Fax: 45 7418 88.
récente .
• La genèse de l'art européen: l'art fla­• RAMA (Remote access to museum Association Vidéomuseum : Jean-François Depelsenaire
archives). Ce projet, auquel participent le mand (participation française: ODA-Iaser Centre Georges Pompidou
musée d'Orsay et Télésystèmes en France, édition et Réunion des musées natio­ 19, rue Beaubourg 75004 Paris. Tél. : 42 71 61 39.
a pour but de faciliter l'accès à distance naux). Une base de données sur l'art fla­
aux bases de données et aux banques mand et son influence en Europe du XIVe • NARCISSE (network of art research
d'images électroniques des musées, inter­ siècle au XVIIIe siècle, regroupera les comfJuter images systems in Europe).
connectées entre elles. Il met en œuvre les œuvres d'art des principaux musées euro­ Les partenaires en sont: Arquivos nacio­
développements les plus récents en péens (environ 1000 peintures, dessins ... ). nais/Torre de Tombo, à Lisbonne;
matière de télécommunications en vue Banque de données des biens culturels Contact: Réunion des musées nationaux 49, rue Etienne
d'assurer des temps de réponse rapides et suisse, de Berne; Rathgen Forschungs Marcel 75039 Paris cedex 01. Tél. : 40 134800.
la transmission d'images numériques de Laboratorium, Berlin; et le laboratoire de
e qualité. Un premier prototype du système • Via Lucis, la peinture au xv siècle. Un recherche des musées de France, pilote du
a été installé dans quelques musées et musée pour la Communauté (participa­ projet.
l'ensemble des sept musées concernés tion française: Réunion des musées Narcisse a pour objectif la création d'un
seront interconnectés en juin 1994. Au­ nationaux) : projet qui vise à la constitu­ fonds documentaire de textes et d'images.
delà de cette première phase de mise au tion d'une base de données multimédia, La base textuelle comporte l'indexation
point, Télésystèmes souhaite créer un interactive et transnationale sur les arts des publications liées à la conservationJ
réseau de bases de données européennes européens, qui concerne pour le moment restauration des œuvres rédigées dans
sur les musées, fournissant un service à la peinture du XV, siècle. les langues des partenaires en vue d'une
valeur ajoutée d'accès à ces bases (télé­ consultation à distance (grâce à un ges­Réunion des musées nationaux: 49, rue Etienne Marcel
enseignement, télé-recherche, télé-édition, 75039 Paris cedex 01. Tél. : 40 134800.
télé-achat etc.). (suite p. 10)
Contact: M, Dominique Delouis - Té!ésystèmes
PROGRAMME D'ACTION POUR LES BIBLIOTHÈQUES· DG XIII 55, avenue des Champs-Pierreux 92029 Nanterre cedex.
Tél. : 4614 51 86. Le plan d'action en faveur des bibliothèques aété mis en Libral)' de Londres, la Biblioleca nacional de Lisbonne,
place par la Commission européenne en 1990. Il conceme la Bibliothèque nationale de Paris, et un groupe de trois
bibliothèques universitaires allemandes. Après achèvement l'ensemble des bibliothèques. Pour assurer la diffusion de
• IMPACT (infonnatlon marlref policy l'information ainsi que la liaison entre la DG XIII et de la phase préparatoire (automne 93). la coopération sera
actions) • DG XIII poursuivie sur d'autres bases et étendue il d'autres l'ensemble des professionnels, un Comité a été créé en
France où sont représentés le ministère de la culture et de partenaires. La forme juridique que doit revêtir l'organisme
la francophonie, la Bibliothèque nationale de France, le qui gérera cette base est actuellement il l'étude. Dans le cadre du programme IMPACT TI
ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, Ce projet communautaire a bénéficié du soutien financier (1991-1995) destiné à développer la créa­
l'INIST et deux associations professionnelles. de la commission américaine" Préservation and acces ". tion et l'utilisation de nouveaux services
L'exécution du plan d'action européen avait été précédée d'information électroniques en Europe, • Aujourd'hui, le plan d'action en faveur des bibliothèques
par le lancement dès 1986 de plusieurs projets pilotes dans
l'Union européenne a lancé en juin 1992, prend place au sein du programme STIG: programme
deux desquels la BN a été impliquée:
un appel d'offres pour soutenir la créa­ spécifique de recherche et de développement dans le
• Projet pilote de CD-ROM européen des bibliographies domaine des systèmes télématiques d'intérét général tion et le développement de services
nationales, signé en décembre 1989, regroupant (DG XIIIE 3). Depuis 1993, la responsabilité des actions qui d'information multimédia interactifs, des­
7 bibliothèques nationales (dont la BNF). Les résultats de ce concernent les bibliographies nationales, courantes et tinés à un large marché grand public et
projet piloté par la British Libral)' pourront être utilisés par rétrospectives a été confiée à la Conférence des directeurs professionnel.
l'ensemble des bibliothèques. Ce projet comporte des de bibliothèques nationales européennes qui vient de Budget prévisionnel: 64 mécus.
études de marché et des études juridiques sur les mettre en place le programme COBRA - prolongement du
conditions d'utilisation de ce CD-ROM. projet pilote de CD-ROM des bibliographies nationales; il a
Huit projets sur le patrimoine culturel
pour objectif la coordination des actions menées tant par le
européen seront financés en 1994. Parmi • Projet pilote EROMM (European register of microform secteur public que privé dans le domaine de la
masters), projet de catalogue européen des microformes ceux-ci, les projets à participation fran­ normalisation, de la création et de la diffusion des notices
mères, signé en décembre 1990. Ce projet pilote aété çaise sont: bibliographiques des productions éditoriales nationales.
coordonné dans sa première phase par la direction
technique de la Bibliothèque nationale. Il apour objectif de Contact: Mme Marcelle Beaudiquez - Directeur du • Les cathédrales gothiques en Europe
développement scientifique et des réseaux - Bibliothèque créer une base bibliographique collective rassemblant les (participation française : Kairos vision et
nationale de France - 58, rue de Richelieu 75002 Paris. notices de documents reproduits sur microformes
la Caisse nationale des monuments histo­
provenant de quatre partenaires européens: la British Tél. : 47 03 86 24.
riques) : banque d'images portant sur la
5
Culture & Recherche n° 46 février 1994
p ENJ
es scien.~es et ~l~s tec~ni~u~s
ont touJours ete parne mte­ L'Eu L grante de la culture. Elles
doivent l'être d'autant plus
aujourd'hui qu'elles imprègnent de la recherche

davantage les modes et le cadre
de vie. Leur intégration dans la
culture devient de plus en plus Jean-Pierr
problématique au fur et à mesure
qu'elles deviennent de plus en mie? S'agissant du domaine de la domaines d'intervention de la poli­
tique communautaire de la recherche plus difficilement accessibles. recherche, un programme-cadre
orienté par les valeurs culturelles et de la technologie. Celle-ci vise Pour éviter qu'un hiatus ne s'ins­
aurait-il été plus facile à décider par désormais, outre le renforcement des
taure entre la manière dont se
les Etats membres que celui qui a pour ba.ses scientifique et technologique de
construit le développement scien­
objet premier la compétitivité écono­ l'industrie et le développement de sa
tifique et technique et la manière mique; aurait-il mieux contribué à compétitivité, à « promouvoir les
dont il est vécu par le plus grand rapprocher les intérêts des nations actions de recherche jugées nécessaires
européennes? au titre d'autres chapitres du présent nombre, il importe que puisse être
traité» (titre XV, article 130F). Le
le plus largement partagée une
L'OUVERTURE DE L'UNION traité précise que toutes les actions
véritable culture scientifique et
EUROPÉENNIi A LA CULTURE menées par la Communauté dans le
technique. domaine de la recherche et du déve­
·elon le traité de Maastricht insti­ loppement technologique obéissent
a recherc. he e.st directement impli­ Stuant l'Union européenne, « la aux mêmes dispositions, celles d'un
quée dans son édification. La cul­L
Communauté contribue à l'épanouis­ prograrnme-cadre qui les rassemblent
ture est à la fois résultat et objet de
sement des cultures des Etats membres tolites et qui est codécidé par le
recherches. Le développement culturel
dans le respect de lew diversité natio­ Conseil statuant à l'unanimité et par le
fait lui-même appel au développement
nale et régionale, cout en mettant en Padement européen qui peut désor­
scientifique et technique. Au plan
évidence l'héritage culturel commun». mais rejeter à la majorité simple la
national, les interactions entre poli­
Elle est appelée, selon des actions dont proposition en cas d'échec de la procé­
tique de recherche et politique cultu­
ils décident à l'unanimité, à encoura­ dure de conciliation prévue en cas de
relle deviennent de plus en plus
ger la coopération entre Etats désaccord des deux institutions.
étroites et s'articulent autour du savoir
membres dans les domaines suivants: C'est sous ce nouveau régime qu'est
que rassemblent des sciences de
- l'amélioration de la connaissance et actuellement en cours de décision le
l'homme et de la société comme
de la diffusion de la culture et de l'his­ IVe programme-cadre qui ne prévoit
l'archéologie, l'ethnologie, la linguis­
toire des peuples européens; pas d'actions spécifiques dans le do­
tique, la musicologie, des sciences et
- la conservation et la sauvegarde du maine de la culture mais comporte une
des techniques des matériaux, des
patrimoine culturdd'importance nouvelle ligne supplémentaire consa­
sons, des couleurs, des micro-orga­
européenne; crée aux recherches socio-économiques.
nismes, pour la valorisation du patri­
- les échanges culturels non commer­ Les actions de recherche intéressant
moine cultureL
ciaux; différents aspects techniques du déve­
Qu'en est-il au niveau de la construc­
- la création artistique et littéraire, y loppement culturel trouveront place
tion européenne dont on dit parfois
compris dans le secteur de l'audiovi­ pour l'essentiel, comme dans le précé­
qu'il aurait mieux valu la commencer
suel (titre IX, artide 128). dent. dans des programmes spécifiques
par la culture plutôt que par l'écono­
Le même traité étend parallèlement les comme par exemple ceux consacrés à
6
Culture & Recherche n' 46 février 1994 EUX

effet maléfique. Si le respect de la libre
concurrence constitue un moteur du rope
progrès socio-économique, un des
piliers fondateurs de la Communauté
économique européenne, c'est aussi la
concurrence exacerbée par la compéti­et .de la culture
tion internationale qui oppose les inté­
rêts des nations européennes jusqu'à
faire primer les divergences sur les
Chevillot*
convergences.
Face aux périls séparatistes et natio­
l'environnement (techniques de protec­ LA CULTURE, FACTEUR D'UNION nalistes, l'histoire ne laisse à l'Europe
tion et de conservation du patrimoine) EUROPIENNE " ni le choix d'une alternative ni le
ou aux technologies de l'information temps d'un détour. Elle doit se hâter
(technologies multimédia~). a politique communautaire de dans sa construction en conjuguant
Lrecherche et de développement compétition et coopération, diversité
et communauté, développement éco­l'heure où la société s'interroge sur technologique a connu des déboires
A le développement sçjentifique et durant les dernières années et les diffi­ nomique et progrès social, technolo­
technique, la culture scientifique et cultés qu'ont rencontrées l'élaboration gie et culture.
technique reflète la manière dont elle puis la décision du Ne programme­ Il est temps, en particulier pour la poli­
assimile les progrès des sciences et des cadre n'ont pas contribué à reconsti­ tique communautaire de recherche et
techniques. Il importe ainsi de saluer tuer tout le crédit qu'elle s'était acquis de technologie, de cesser d'opposer ce
qui lui serait permis en deçà de la les initiatives prises récemment par la à la fin des années 80 auprès des scien­
Commission des Communautés euro­ tifiques et des industriels. Le Conseil concurrence et ce qui lui serait interdit
péennes en cette matière, avec une européen de décembre dernier a sans en direction du marché. C'est de
semaine européenne de la culture doute ravivé l'espoir en remettant sur coopération qu'a aujourd'hui besoin
scientifique et technique, des projets ses rails· une procédure de décision à avant tout l'Europe et la Communauté
sur l'éducation scolaire scientifique, l'unanimité du Conseil des ministres devrait assumer pleinement sa voca­
sur l'expertise technique dans le débat compromise par les désaccords entre tion à soutenir les actions de recherche
de qualité fondées sur un partenariat public, sur les rapports entre les Etats membres. Il reste encore à trou­
sciences et les langues qui servent de ver rapidement un accord entre les qui puisse être à la fois concurrentiel et
support à leur développement, sur les positions du Conseil et celles du d'intérêt communautaire.
bases historiques et culturelles des Parlement européen pour que puisse La culture peut être partie prenante à
politiques de recherche. aboutir la procédure de codécision cet objectif partenarial européen, eUe
Les actions communautaIres concer­ sans que les programmes ne soient qui allie précisément ce qui fait l'iden­
retardés. tité des personnes, comme celle des nent aussi les industries de la culture
avec le programme IMPACT, qu'ils Quoiqu'il en soit. des enseignements nations, à ce qu'elles ont de plus pré­
s'agisse des activités muséographi­ doivent être tirés de ces difficultés cieux en commun. La recherche peut
ques, des techniques multimédias, de pour éviter que l'effort communau­ aider pour sa part à restaurer le patri­
formation, de loisirs culturels. L'insti­ taire, et plus largement européen, de moine culturef européen et en faire un
tution communautaire n'est pas seule recherche soit périodiquement ainsi facteur d'union. •
au plan européen, dans ce domaine, et remis en question. Il semble bien,
il convient de rappeler des actions qu'en dernier ressort, c'est sur la
entreprises dans des cadres plus larges concurrence que bute aujourd'hui la
• Expert au Conseil ministériel de la recherche.

Ancien conseiller pour la science à la Représentation
comme celui du Conseil de l'Europe politique communautaire de recherche
permanente de la France auprès des Communautés

avec le réseau PACT au sujet du patri­ et développement. La concurrence
européennes à Bruxellel.

moine culturel. exerce à la fois un effet bénéfique et un Directeur de recherche au CNRS.

7
Culture &Recherche n· 46 février 1994 Recherche co
et cu
e domaine de recherche a
démarré en 1986 avec un bud­
get de 0,75 mécu. Celui-ci RECHERCHE
concentrait ses études sur les
effets de la pollution de l'air
sur des monuments. COMMUNAUTAIRE
Postérieurement, sous le programme sui­
vant (STEP 1989-1992), avec un budget
de 4,7 mécus, ce domaine de recherche
ouvre ses portes à des nouveaux sujets et SUR LA PROTECTION ET
nouvelles approches scientifiques visant à
dévoiler les causes et les mécanismes de la
détérioration: parmi les 8 projets qui ont LA CONSERVATION été financés par la Commission, nous
retrouvons des projets qui concernent les
effets de l'environnement sur le papier et \
le cuir ancien (tous les deux d'intérêt fon-l"; DU PATRIMOINE CULTUREL damental pour les bibliothèques et
archives européennes), ou bien un projet
qui concerne la conservation des objets en ;
métal d'origine archéologique; tout ceci Programme Environnement DG XII
ajouté à une série de nouveaux projets
qui concernent les effets de la pollution
atmosphérique sur les monuments (y
compris mégalithiques).
A l'heure actuelle, la seule prise En ce qui concerne les projets sous le pro­
gramme Environnement 1990-1994)
encore en vigueur, la Commission a en compte possible par des
financé (sous le l\:r appel d'offres) un total
de 7 projets' concernant ce domaine de
fonds communautaires de recherche recherche et ce pour un total de 5 mécus.
Nous y retrouvons des nouvelles ap­
proches qui concernent les effets de scientifique concernant les biens
l'environnement sur la pierre (analyse des
effets des sprays marins; élaboration de
chambr~s de simulation très sophisti­culturels passe par le
quées; développement de méthodologies
non destructives pour l'évaluation et les
Programme Environnement de diagnostics, y compris la numérisation
des images de tomographie par rayons X
et l'utilisation de nouvelles méthodologies la Direction générale XII
de radar). Parmi les autres projets, une
proposition concernant l'élaboration d'un
système expert pour l'évaluation de la (science, recherche et
détérioration de la brique ancienne (avec
l'élaboration d'un «Atlas de dom­développement) via le domaine de mages») a également été financée; un
autre projet propose une évaluation et la
gestion des données de l'environnement recherche « Protection
pour des sites culturels tel que les mùsées
et, finalement, il y a également un proiet
de l'environnement et conservation qui développe une nouvelle méthode de
conservatÎon pour les sculptures en
bronze qui doivent rester à l'extérieur. du patrimoine culturel
En ce qui concerne les résultats du
e 2 appel d'offres du programme Envi­de l'Europe ».
ronnement, la Commission a envisagé de
financer 10 nouveaux projets avec un
budget global de 4,2 mécus.
8
Culture & Recherche n' 46 février 1994 •
111111Unautalre
lture
Ceci représente un investissement total de série de consultations avec des experts des Au cours de cette conférence internatio­
9,2 mécus pour le programme Environ­ Etats membres en vue de préparer une nale, chaque Etat membre sera représenté
le patrimoine culturel par deux experts, l'un représentant la nement (1990-1994). communication sur
que la Commission présentera cette année recherche et l'autre le Comité des affaires
au Conseil et au Parlement. culturelles.
UN INTÉRÊT CROISSANT
POUR CE DOMAINE
AVENIR DE CE DOMAINE EUROPEAN
CULTURAL HERITAGE DE RECHERCHE COMMUNAUTAIRE L'augmentation progressive du budget
NEWSLETrER ON communautaire pour ce domaine de
RESEARCH recherche depuis 1986 (0,75 mécu) Le contenu du prochain programme spé­
jusqu'au programme Environnement cifique de recherche « Environnement»
(9,2 mécus) met en évidence l'intérêt que n'est pas encore (février 94) adopté offi­
la Commission européenne accorde au ciellement par la Commission. Néan­
développement d'une base scientifique moins, les termes du traité de Maastricht,
solide pour la protection et conservation en ce qui concerne la culture (article 128),
de notre patrimoine culturel. ne font que fournir des arguments au ren­
C'est ainsi qu'à l'heure actuelle, ces pro­ forcement et au futur développement de
jets communautaires forment le plus ce domaine de recherche au sein du pro­
important programme international de gramme « Environnement ». Les expecta­
recherche en la matière. tives sont, donc, très positives dans ce
sens.
Il est donc clair, que la recherche commu­
nautaire dans le domaine de la culture est
DISSÉMINATION DES RÉSULTATS
la responsabilité de la Direction générale
DE LA RECHERCHE EUROPÉENNE XII. Mais, à la Commission européenne,
il existe également d'autres approches
concernant le patrimoine culturel. Tel est Les publications sont l'instrument indis­
le cas de la Direction générale Xl (poli­ pensable pour la dissémination des résul- .
tique de l'environnement), avec son tats.
«Livre vert sur l'environnement urbain» D'ailleurs, la DG X et la DG XII tra­
préparé en 1990 où la volonté de la vaillent ensemble à la préparation d'une A cet égard, le programme « Environ­
Commission est confirmée pour augmen­ conférence internationale portant sur la nement» a une liste de publications qui
ter les efforts entrepris pour la conserva­ recherche et les stratégies politiques de est mise à jour régulièrement et qui
tion du patrimoine culturel. D'un autre gestion en matière de conservation du reprend la principale production des pro­
côté, la Direction générale X (audiovisuel, papier et cuir ancien, qui se tiendra à jets européens financés.
information, communkation et culture) à Delft (Pays-Bas) les 27-28 juin 1994. Dans ce listing, il y a des publications
travers l'Unité « Action culturelle » se (sous forme de rapports numérotés) qui
charge de la conception et mise en œuvre A cette occasion, la Commission présen­ sont adressées au milieu scientifique
de l'activité culturelle de la Communauté tera aux Etats membres les résultats concerné. Certaines publications sont
grâce au soutien et à la valorisation d'ini­ multidisciplinaires. Tel est le cas de la finaux des projets STEP menés sur ces
tiatives culturelles à dimension euro­ sujets, à savoir: revue European Cultural Heritage News­
péenne, telles que letter on Research diffusée gratuitement
aides financières pour les projets de res­ • STEP CT90 0100 : « Les effets des pol­ avec un tirage de plus de 2000 exem­
tauration de monuments européens; luants de l'air sur le vieillissement accéléré plaires, dont le dernier numéro (décembre
- bourses dans le domaine de l'apprentis­ des matériaux contenant de la cellulose », 93) est spécialement dédié à présenter un
sage de techniques de restauration; dont le coordinateur est le TNO (Centre état de l'art de tous les projets financés
actions emblématiques etc. for paper and board research) néerlandais par la Commission dans le domaine de
et le Centre de recherche sur la conserva­ recherche «Protection et conservation du
Bien entendu, il y a des liens entre les dif­ tion des documents graphiques français patrimoine culturel européen» depuis
férentes approches représentant chaque (CRCDG) est l'un des trois partenaires. 1986 à nos jours. •
Direction générale. Par exemple, la Julia Acevedo
réunion des experts sur le thème • STEP CT90 0105: «Evaluation de la Responsable scientifique du domaine de
« Patrimoine, recherche et nouvelles tech­ corrélation entre le vieillissement naturel recherche « Protection et conservation du
nologies)} organisée à Bruxelles les 18 et et artificiel du cuir tanné végétalement et patrimoine culturel européen »
19 novembre 1993, au cours de laquelle détermination des paramètres pour la Commission européenne
Jean-Pierre Dalbéra (chef de la mission de normalisation d'une méthode de vieillisse­ DG XII-D-1 - Technologies de l'environnement
la recherche et de la technologie) et Jean­ ment artificiel» dont le coordinateur est 200, rue de la Loi SDME 03/54 • B61049 Bruxelles
Louis Pascon (chargé de mission au le Kongelige Danske Kunstakademi Tél.: (+32-2) 295 20 43
Fax: (+32-2)296 30 24 département de l'organisation et des sys­ Konservatorskolen (Danemark), et le
tèmes d'information) représentaient la CRCDG est aussi l'un des partenaires.
France. Cette réunion faisait partie d'une
9
Culture" Recherche n" 46 février 1994 Re~h~the CO'
1'·<,'et C
large public des images numéri­ L'ACTION DE LA DQ ... X,(Audlovisuel,
sées pour l'édition. Les parte­ 3 • Information, commulllcation, culturel
naires du projet sont l'lstituto
centrale per il catalogo e la
documentazione pour l'Italie, la Nous signalons l'action de la DG X à
Royal Commission on the histo­ titre de référence car elle ne donne pas
rical monuments of England lieu à des programmes de recherche. La
pour le Royaume-Uni, et DG X est intervenue dans le domaine du
l'Inventaire général de la docu­ patrimoine culturel par:
mentation et de la protection du - le soutien de projets pilotes pour la
patrimoine du ministère de la conservation du patrimoine architectural;
culture et de la francophonie -l'aide à la restauration de monuments et
pour la France. Un prototype a sites à caractère emblématique;
été réalisé avec 1 000 images - des bourses de formation en conserva- 1
numérisées et des extraits des tion;
1
bases de données textuelles des - des études;
trois institutions. A cette occa­ - des actions de sensibilisation et la parti­
sion, les institutions partenaires cipation à des événements ponctuels.
se sont mises d'accord sur la Une brochure de présentation des opérations soutenues
structuration des données, les est disponible auprès de la DG x· rue de Trèves, 120
formats d'échange et le vocabu­ B 1049 Bruxelles. Mme E. Varese chef de l'unité Action
laire, permettant un système culturelle. Tél. ; (+32-2) 299 94 28. t
d'interrogation trilingue.
Contact :Jean-Paul Saint-Aubin
Inventaire général- Hôtel de Vtgny - 10, rue du RadiogtaPhie da Cho, Euterpe et Thillie de La Sueur. Photo: IabQtllIOite du musée da
L'article 128 du Traité de Maastricht élargit les Parc-Royal 75003 Paris. Tél.: 40 157644. Lou>re, Institut Mainit1Î.
compétences de la Commission à la culture.
tionnaire de données documen­
" 1 - La Communauté contribue à l'épanouissement des
taires multilingue développé par
cultures des Etats membres dans le respect de leur

la société Dataware). La banque
diversité nationale et régionale, tout en mettant en

d'images contient les radiogra­ évidence leur héritage commun,

phies et photographies tech­
niques des peintures et enlumi­ 2 L'action de la Communauté vise à encourager la

nures; leur saisie numérique en coopérstion entre Etats membres et, si nécessaire, à

très haute définition (numéri­ appuyer leur action dans les domaines suivants:

-l'amélioration de la connaissance et de la diffusion de
seur développé par Thomson­
la culture et de l'histoire des peuples européens;
Broadcoast) permettra à terme
-la conservation et la sauvegarde du patrimoine culturel
de se passer des clichés photo­
d'importance européenne;
graphiques et de répondre aux
-les échanges cutturels non commerciaux;
exigences des conservateurs,
la création artistique et littéraire, ycompris dans le
restaurateurs, historiens d'art.
secteur audiovisuel.
archivistes, ainsi qu'aux utilisa­
teurs chargés de la diffusion 3- La Communauté et les Etats membres favorisent la
(éditeurs, imprimeurs etc.) en coopération avec les pays tiers et les organisations
donnant un accès facHe aux internationales compétentes dans le domaine de la
documents et particulièrement culture, et en particulier avec le Conseil de l'Europe,
aux détails des œuvres.
4- La Communauté tient compte des aspects culturels Un CD-ROM est déjà dispo­
dans son action au titre d'autres dispositions du présent nible, ainsi qu'un manuel d'utili­
Traité. sation.
Contact : Christian Lahanier -laboratoire de
5 . Pour contrib~er à la réalisation des objectifs visés au
recherche des m~sées de France, Tél. : 4020
présent article, le conseil adopte:
58 71. Fax: 470332 46.
- statuant conformément à la procédure visée à l'article
189 Bet après consultation du comité des régions, des
eEuropArt actions d'encouragement, à l'exclusion de toute
Le but du projet est la création harmonisation des dispositions législatives et
d'un service d'information réglementaires des Etats membres. Le conseil statue à
(textes et images) sur l'héritage l'unanimité tout au long de la procédure visée à l'article
189 B; . culturel européen : sites archéo­
- statuant à l'unanimité sur propOSition de la logiques, architecture et objets. Il
commission, des recommandations, » fonctionnera comme une agence
photographique proposant à un
10
Culture & Recherche n° 46 février 1994

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