D O S S I E R S C O L A I R E S

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D O S S I E R S C O L A I R E S EXPANDING.COLOR Les Peintres/ Les Constructeurs - Commissaire Karen Tanguy - Jean Marie BLANCHET - Hervé BRÉHIER - Nicolas DURAND - Olivier SOULERIN - Du 15 septembre au 10 décembre 2011 - Vernissage jeudi 15 septembre à 18h30 - Espace d'art contemporain LA TÔLERIE - 10, rue de Bien-Assis - 63000 Clermont-Ferrand - Du mardi au samedi de 14h à 18h
  • réflexion en qualité de commissaire d'exposition indépendant
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Publié le : mercredi 12 octobre 2011
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Source : ac-clermont.fr
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D O S S I E R S C O L A I R E S
EXPANDING.COLORLes Peintres/ Les Constructeurs -Commissaire Karen Tanguy-Jean Marie BLANCHET - Hervé BRÉHIER - Nicolas DURAND - Olivier SOULERIN -Du 15 septembre au 10 décembre 2011-Vernissage jeudi 15 septembre à 18h30 -Espace d'art contemporainLA TÔLERIE-10, rue de Bien-Assis - 63000 Clermont-Ferrand-Du mardi au samedi de 14h à 18h
La Tôlerie
Implanté dans le quartier industriel des Carmes à Clermont-Ferrand, l'espace d'art contemporain La Tôlerie s'affirme comme un instrument d'exploration de la création contemporaine. Ancien garage réhabilité en 2003 à l'initiative de la Ville de Clermont-Ferrand, cet espace de 500 m² accueille chaque année un commissaire d'exposition pour imaginer et mettre en oeuvre un projet artistique. Il veille aussi également à rester en écho avec les initiatives locales et des projets de diffusion de l’art contemporain. La programmation du lieu porte avant tout sur des artistes professionnels confirmés, des projets collectifs pluridisciplinaires et une démarche expérimentale.
Informations pratiques
La Tôlerie 10, rue de Bien Assis 63000 Clermont-Ferrand
Ouvert pendant les expositions Du mardi au samedi De 14h à 18h
Fermé le lundi, dimanche et jours fériés
04 73 90 29 23 (pendant heures d'ouverture)
http://www.clermont-ferrand.fr/La-Tolerie
Contacts Programmation et communication Gaëlle Gibault ggibault@ville-clermont-ferrand.fr 04 73 42 63 76 (Direction de la Culture)
Service des publics Inscriptions visites commentées Aurore Pache apache@ville-clermont-ferrand.fr
Accès : Tram ligne A, arrêt Les Carmes (à 15 minutes du centre-ville) Accès routier depuis l’extérieur par les autoroutes A71, A72 ou A75
Visites commentées
Les visites sont adaptées selon les niveaux, de la maternelle à l’université. Nous invitons les accompagnateurs à se mettre en contact avec nous pour construire ensemble la visite en fonction d’éventuelles approches ou projets en lien avec les thèmes de l’exposition.
Visites commentées gratuites, sur inscription
En +
Samedi 17 septembre Journées du Patrimoine Visites commentées tout public à 15h et 17h
Mercredi 21 septembre 15h Visite préparatoire accompagnateurs de groupes
Karen Tanguy
Née en 1979, elle vit et travaille à Paris. Titulaire d’une licence d’Histoire de l’Art et d’une maîtrise des sciences et techniques des métiers de l’exposition, Karen Tanguy a mené différents commissariats depuis 2006. "Le rapport du corps à l’espace, la peinture entendue comme dispositif de vision, l’architecture en tant que répertoire de formes et terrain d’expérimentations occupent une part essentielle de ma réflexion en qualité de commissaire d’exposition indépendant." Elle contribue à diverses revues et publications et est aussi adhérente à l'association des Commissaires d’Exposition Associés (C.E.A.). Elle fonde, avec Albane Duvillier,foldedspaceen 2007, espace dynamique de discussions et d’échanges qui se cristallise sous les formes les plus diverses (conférences, publications, expositions).
Expanding.Color Gradation 1 Les Peintres/ Les Constructeurs www.expandingcolor.com
Les matériaux et les outils traditionnels du peintre ont fait place à de nouveaux standards issus de l’industrie. Ces produits, aujourd’hui largement commercialisés et distribués, ont radicalement transformé les processus de production des artistes ainsi que la lecture de l’œuvre, dont l’une des réactions collatérales a été l’abandon d’une certaine symbolique de la couleur. Cette dernière investit dorénavant simultanément notre environnement quotidien et le champ de l’art, qui partagent désormais ce même vocabulaire. Fabriquée grâce à des procédés chimiques et technologiques, la couleur devient un produit culturel et le véhicule d’un message. On assiste à un envahissement de codes
colorés dont les fonctions varient selon l’usage. Ces associations sont tout sauf naturelles tant elles sont pleinement intégrées par notre subconscient. Des chartes colorées sont inconsciemment intégrées par tout un chacun et amplement utilisées par les entreprises dans leurs stratégies de communication. La couleur est maintenant un consommable. Se pose alors la question du libre arbitre, la couleur étant de prime abord assimilée à une certaine subjectivité. Ce choix n’est-il pas davantage suggéré par nos modes de communication et de consommation ? Ces usages, ces fonctions, ces messages sont-ils encore compréhensibles ? Nous avons tant assimilé ces notions qu’il semble aujourd’hui étrange de s’interroger sur ces dernières. « La couleur devient le lieu d’une surcharge culturelle, non plus celle attendue lors de son élaboration par l’artiste, mais celle que le monde industriel et marchand y investit, celle de l’usage que nous en faisons sans même nous en apercevoir dans notre environnement. Permettant ainsi un va-et-vient constant de l’œuvre à l’environnement, la couleur réintroduit dans le contexte de l’art une valeur d’usage. Et c’est la reconnaissance de cette valeur d’usage, dont est dotée la couleur industrielle, qui produit ce mouvement d’import-export, ou une réciprocité constante des regards » [1] De plus en plus exemptes d’émotivité, les couleurs conservent néanmoins des particularités physiques qui influent sur la perception de l’œuvre. Elles jouent sur la densité de la matière, le volume est présent dans sa masse ou au contraire se fait plus diaphane. « It’s best to consider everything as a color », disait Donald Judd[2]. La couleur, en tant que surface, est souvent considérée une « anecdote de la forme », comme le mentionne Carlos Cruz-Diez. Pour ces expositions, la couleur devient forme et n’est plus tributaire de celle-ci. Elle est un matériau au même titre que les autres éléments constitutifs de l’œuvre. Mais elle est aussi présente de manière plus intrinsèque, à même le matériau. Les œuvres de cette première gradation,Les Peintres / Les Constructeurs, opèrent un glissement continuel entre la surface de la peinture et l’espace
de la sculpture. Elles sont, comme le définit Georges Didi-Huberman, des « images-contacts » dans lesquelles réside « un tâtonnement dialectique de la main qui cherche à voir et de l’œil qui cherche à toucher »[3]. L’optique et le tactile s’entremêlent. Les œuvres mettent en volume la couleur et la peinture. Elles possèdent un poids et une présence qui restent intimement liés à l’architecture, à la construction et à l’espace d’exposition bien que les artistes ne fondent pas leurs démarches respectives sur une pratique de l’in situ. Chacun d’entre eux a une pratique dite d’atelier. Cependant, comme le souligne Merleau-Ponty, « toute vision a lieu quelque part dans l’espace tactile »[4]. Au cours de ses deux gradations,Expanding.Colorvoit la couleur s’affranchir peu à peu de la surface plane pour se propager et investir l’espace tridimensionnel. Dans le premier volet,Les Peintres / Les Constructeurs, le visiteur est davantage confronté à des « Site-dependent sculptures » face aux œuvres de Jean-Marie Blanchet, Hervé Bréhier, Nicolas Durand et Olivier Soulerin tandis qu’il éprouvera des « Site-specific sculptures »[5] grâce aux interventions de Christophe Cuzin, Clemens Hollerer et Krijn de Koning au sein de la seconde expositionA Space in Color. Ce sont donc les notions d’espace, de temps, de transitoire qui seront expérimentées. Karen Tanguy
[1] Perrot, Antoine. Ready-made color, ou la valeur d’usage de la couleur. Texte de l’exposition « All colours permitted as long as they don’t interfere with business », Katowice : BWA, 2008. [2] Poetter, Jochen (ed.). Back to Clarity: Interview with Donald Judd. In Donald Judd, Baden-Baden : Staatliche Kunsthalle, 1989, p 94. [3] Didi-Huberman, Georges. Images-contacts, in Phasmes. Essais sur l’apparition. Paris : Editions de Minuit, 1998, p 34. [4] Merleau-Ponty, Maurice. Le visible et l’invisible, Paris : Gallimard, 1964, p 177. [5] Je reprends ici l’idée développée par Friedrich Meschede au sujet du travail de Charlotte Posenenske. Meschede, Friedrich. A Strategy of Mimesis, reflections on Charlotte Posenenske’s Site-Related Installations, in Charlotte Posenenske. Frankfurt am Main: Museum fur Moderne Kunst, 1990.
Jean-Marie Blanchet
Né en 1970, il vit et travaille à Villeneuve-Sur-Lot. www.jeanmarieblanchet.fr
Peinture abstraite et objet décoratif Les oeuvres de Jean-Marie Blanchet déplacent la peinture du champ de l'art vers l'univers domestique à travers une matérialisation de la couleur. La peinture sort ici du tableau par l'utilisation de supports (adhésif, contreplaqué, simili cuir, ...) et couleurs usuels, issus du registre collectif, objets de consommation courante fabriqués par l'industrie. L'artiste s'affirme peintre car il ne s'agit pas d'une "question de médium mais une question d’intention"*. Il s'agit de bousculer les règles pour mieux s'inscrire dans l'histoire de la peinture en interrogeant à la fois avec humour statut et fonction de l'oeuvre d'art.
Couleur et perception Brouillant les frontières entre oeuvre d'art et objet décoratif, il révèle les confusions entre le monde de l'art et un monde industriel qui a beaucoup emprunté à l’art à des fins commerciales. Il détourne à son tour matériaux manufacturés et couleurs industrielles, sélectionnées pour elles dans des nuanciers industriels. L'artiste questionne l'influence de la couleur sur son environnement, et plus particulièrement nos rapports actuels à la couleur. La perception de la couleur est-elle réellement subjective alors que "les gammes chromatiques sont élaborées par des stratégies de marketing pour une période donnée formatant ainsi le goût du public".*
La couleur comme matériau La couleur est matérialisée, ses caractéristiques physiques exploitées. Des formes du quotidien sont transformées en abstraction par des jeux de lumière sur la couleur qui estompent les démarcations entre couleur et matière.
*Hubert Besacier, Entretien avec Jean-Marie Blanchet, 2008 ** Jean-Marie Blanchet - www.jeanmarieblanchet.fr
Staff, 2006 "Un ensemble de plaques de plâtre moulées et peintes sont disposées au sol sur des cales : comme un nuancier à l’instar de ceux que l’on trouve dans les grands magasins de bricolage. La présence au sol leur donne un statut intermédiaire, entre une peinture que l’on accroche au mur et un échantillon de carrelage ou matériau de construction. La couleur devient un élément pour habiter et construire l’espace."**
Simili, 2009 "Une surface peinte est ensuite cousue sur de la mousse. L’ensemble est monté sur un châssis en bois. Ce travail reprend l’intention d’introduire une ambiguïté entre mobilier et peinture. Simili signifie autant le support que l’idée d’imitation, de faux, de même qu’une peinture imite le réel, simili imite un élément de mobilier. Ce travail, très opaque, vient en avant du mur, il s’introduit dans l’espace, l’occupe de la même façon qu’un meuble. De facture géométrique, la couture introduit un dessin plus proche d’un dessin à la main que d’un dessin tiré à la règle, introduisant une légère déformation dans la géométrie."**
Simili, 2011 Jean-Marie Blanchet produira également pour cette exposition deux nouvelles pièces dans la série des Simili, bichromes cette fois-ci, explorant par ces variations les propriétés mêmes de la couleur et de la lumière tout en introduisant un mouvement. En fonctionnant ainsi par séries, l'artiste joue avec les multiples possibilités offertes par les contraintes qu'il s'invente lui même.
Staff, 2006 peinture - glycérophtalique mat sur plâtre 25 plaques 110 x 110 x 2 cm courtesy de l’artiste - photo : Jean-Marie Blanchet
Simili, 2009 acrylique, simili cuir, bois - 200 x 60 x 10 cm - courtesy de l’artiste - photo : Jean-Marie Blanchet
Simili, 2011 Acrylique, simili cuir, bois - 225 x 124 x 10 cm - Courtesy de l’artiste - photo : Jean-Marie Blanchet
Nicolas Durand
Né en 1979, il vit et travaille à Lille. www.durandnicolas.com
Sculpture, chantier et geste Par le champ de la sculpture nourri de l'exploration d'autres médiums (dessin, photographie, vidéo, graffiti) et à travers un univers faisant référence au monde du chantier, Nicolas Durand s'intéresse aux gestes et actions qui précèdent la production de ses oeuvres, dont le sujet est justement la mise en scène de leur propre chantier. "L'artiste-constructeur" explore les questions qui concernent le déplacement des formes et des matériaux, la perception des volumes et de l’espace architectural mais aussi les rapports physiques entre le spectateur et l'oeuvre.
Objet manufacturé comme matériau Les éléments de chantier manufacturés (parpaing, plâtre, carrelage, gravier, PVC), entre matériaux et objets, deviennent la matière première de ses oeuvres. Motifs de construction, leurs propriétés physiques sont exploitées. Il utilise aussi souvent de la peinture de marquage, pour ses couleurs "qui interpellent" et pour ses qualités de recouvrement et de "maquillage" des imperfections de la matière.
Matériaux, volumes et couleurs Formes et couleurs se rencontrent dans des installations entre représentation et abstraction. L'association de matériaux, volumes et couleurs révèlent, à travers un jeu de contrastes, leurs qualités plastiques et intensifient leurs propriétés physiques tout en évoquant par leurs rapprochements incongrus l'usage peut-être tout aussi incongru que nous en faisons. Avec légèreté, Nicolas Durand nous rappelle par ces jeux d'oppositions que nous sommes entourés dans notre quotidien de codes colorés (par exemple ce qui doit être visible ou non), tellement assimilés que nous ne les remarquons plus.
Tuyau d'arrosage jaune + parpaing, 2003 Cette sculpture qui fait partie de la série "A+B" "naît de la rencontre de deux formes. Plus ou moins transformées par l'industrie et à mi-chemin entre objet et matériau. De ces assemblages résultent une cohésion physique dans laquelle chaque partie révèle les caractéristiques de l'autre. Le contraste présent dans le rapprochement des volumes et des couleurs a pour objectif de révéler la réalité permanente des matériaux."*
Tuyau en PVC/balles de tennis, 2008 Issu de la série "à fond la forme", il s'agit ici d'un "travail d'assemblages, positionnements ou placements temporaires. Le sport et le bâtiment se rencontrent. Chaque domaine ouvre un champ de références, on associe à l'un la pénibilité, l'usure physique tandis que l'autre évoque plutôt les loisirs, la santé, la détente. Les rapprochements d'objets et matériaux donnent de la même façon que deux images qui se succèdent, la possibilité d'un sens. Celui-ci apparaît à travers l'amorce d'un récit ou par le biais d'une logique de correspondance des matériaux. D'un point de vue plastique on constate que les tensions en présence sont à la fois visuelles (formes, couleurs), mentales (ce que les objets évoquent) ainsi que physique (poids, élasticité, équilibre, ...), elles mettent en avant l'image mais aussi la matérialité des volumes."*
En production à La Tôlerie,Nicolas Durand a construit en amont de l'exposition un mur de parpaings. Après l'avoir enduit, il l'a peint en vert... pour le faire ensuite chuter au sol. Des débris de couleur s'étalent de manière chaotique au sol à travers l'espace... Ce travail porte sur une action sur la matière, dont la forme finale se souvient, des indices nous permettant de reconstituer le processus de création et la forme initiale. "La couleur qui fait référence à l'incrustation vidéo, aux effets spéciaux est un pont pour mettre en relation le concept de virtuel à ce qu'il a de plus concret pour l'homme : bâtir"**
*Nicolas Durand, "série a+ b" /série "à fond la forme -www.durandnicolas.com **entretien avec Karen Tanguy, in Expanding.Color, Les Peintres/ Les Constructeurs, Clermont-Ferrand : La Tôlerie, 2011
Tuyau d’arrosage jaune + parpaing, 2003 120 cm x 20 cm - courtesy de l’artiste - photo : Nicolas Durand
Tuyau en pvc / Balles de tennis – 2008 240 x 20 cm - courtesy de l’artiste - photo : Nicolas Durand
Hervé Bréhier
Vit et travaille en Ariège et à Paris.www.hervebrehier.net
Matériaux et mémoire Hervé Bréhier utilise des objets récupérés, c'est à dire une matière qui a déjà un vécu, qu'il décompose pour les ré-assembler en sculptures minimalistes. Ces matériaux font référence à des relations entre architecture et corps et évoquent différentes significations que l'artiste transforme formellement, nous invitant à parcourir notre propre imaginaire.
Geste et trace Les assemblages (boulons, sangles, serre-joints...) sont mis en évidence. On peut remonter le processus de production apparent jusqu'à tenter d'imaginer la forme première dont la nature et le vécu perdurent dans la forme finale. On peut percevoir les gestes de l'artiste dans les traces de ces actions. Le temps (de l'action, de la reconstitution, des souvenirs...) devient ainsi lui-même un élément constitutif de l'oeuvre.
Scénarisation plastique " A l’aide des rapports de couleurs, des volumes et de la luminosité, je cherche à mettre en place une scénarisation plastique"*. Hervé Bréhier «privilégie les contraires et les ambiguïtés»*. Les matériaux s'affrontent, exacerbant par leur mise en contraste les propriétés de leur matière. Les déplacements du visiteur autour de l'objet multiplient les points de vue, participent d'un mouvement qui fait partie intégrante de l'oeuvre. Ces objets font souvent référence à l’architecture et l'usage du lieu.
Sans titre sans fin, 2011 2 portes Ces deux volumes géométriques en bois, évidés, aux tons pâles et d'allure minimaliste, n'exposent pas leur sens au premier abord. La lecture de la légende "portes" enclenche pour le visiteur la reconstitution imaginaire de cet assemblage. Des indices (taille, épaisseur, traces de charnières, éclats de peinture) permettent de remonter à la forme initiale de cet élément d'habitat qui représente aussi le passage. Dans ce va et vient, on remarque que cette fonction évoquée du passage est restée présente dans la forme finale à travers l'évidement. Hervé Bréhier retire d'abord la visserie (serrure, poignée…) puis découpe, fragmente pour recomposer. Le volume est lié par la couleur. La mise en contrastes semble simple mais pour l'artiste "plus le geste est répété, dure longtemps et se développe, plus des jeux se créent, des territoires se rencontrent, des non-dits se disent..."*
Sans titre, bourdonnement, 2011 Verre pilé, métal, béton armé Un tas de verre brisé inonde une petite table en métal. Cette oeuvre évoque un imaginaire autour du matériau du verre, des jeux de lumière mais aussi des sons.
Sans titre, 2011 Agglo peint, fer barbelé Deux grosses boules en fer barbelé côtoient au sol une surface dorée et bleue en bois. A y regarder de plus près, on s'aperçoit que le bois se trouve par endroits strié, la couleur retirée... Notre regard se porte évidemment vers ces boules menaçantes... On peut recomposer le récit de la rencontre entre ces deux matières, imaginer le mouvement, l'action, les gestes de l'artiste, et apprécier les caractéristiques physiques de chacune d'elles. La couleur vient accentuer l'action commise.
*Karen. Tanguy, Entretien avec Hervé Bréhier. communiqué de presse de l’exposition « Je suis là ». Brest : ESA, 2006.
Sans titre sans fin - 2011 80 x 80 x 40 cm chaque porte courtesy de l’artiste - photo : Hervé Bréhier
Sans Titre, Vue d’atelier - 2011 courtesy de l’artiste - photo : Hervé Bréhier
Olivier Soulerin
Né en 1973 à Clermont-Ferrand, il vit et travaille à Montigny-lès-Cormeilles. www.olivier.soulerin.net
Peinture et sculpture « Entre peintures et sculptures, les pièces que je réalise se construisent en étroite relation avec le lieu qui les accueille. La couleur s’y déploie par le biais de dispositifs simples et répétitifs. Des structures de jeux se forment, des formes s’organisent, des rapports d’échelles se tissent, des matériaux s’assemblent, des couleurs s’échelonnent ... »* Olivier Soulerin s'intéresse aux questions liées à la couleur et au matériau. Les volumes de l'artiste trament l'espace et perturbent la perception, détournent les supports, et jouent avec les changements d'échelle. Les déplacements du visiteur, le temps qu'il met à "expérimenter physiquement" l'oeuvre, fait partie intégrante de la conception de l'oeuvre et de l'espace pour l'artiste.
Couleur et minimalisme Les oeuvres aux couleurs pastel mates se font discrètes, invitant à ce qu’on les regarde de plus près. La peinture est réduite à sa simple matérialité et ne fait référence à rien d’autre qu’à elle-même, sa forme, son matériau, sa couleur, son espace. Les jeux de relief, d’ombres, de couleurs, mis en valeur, font l’oeuvre. Les tons pastel dont use Olivier Soulerin deviennent vivaces par leur mise en correspondance, par des jeux chromatiques. Choisies en fonction du lieu ou de la matière avec laquelle il travaille, les couleurs encadrent, délimitent, allègent aussi, la matière. "La juxtaposition de deux couleurs même très pâles, une fois qu’elles sont ajustées, peut donner une vibration remarquable"**. " Dès que l’on est dans un contraste de qualité, un rose qui renvoie la même clarté qu’un vert par exemple, l’oeil n’arrive pas à spatialiser la couleur. Cela perturbe la perception de l’espace, qu’il soit compris dans un tableau ou dans un lieu."***
En production à La Tôlerie,Olivier Soulerin a réalisé des volumes dont les formes géométriques abstraites ou les couleurs renvoient à l'espace de la Tôlerie. Il intervient également de manière discrète sur des éléments du lieu.
L'artiste ne recoure pas forcément à la peinture, intégrant les propriétés des matières - comme ici les jeux sur les teintes de bois - dans ses recherches de jeux chromatiques. Seule une bande de peinture, dont la couleur est déterminée en fonction du sol de la Tôlerie, délimite ici le contour pour mieux en accentuer la composition.
Sont mis en place des contrastes d'échelles, entre la "modestie" des formes rampantes au sol et l'étendue et la hauteur de l'espace de La Tôlerie.
"Les volumes étirent un trait entre, un trait vers, disposent une césure, un autre espace dans l’espace, un espacement."**
*Soulerin Olivier. Communiqué de presse Autour comme au travers. Orléans : La Borne, 2010. ** entretien avec Karen Tanguy, in Expanding.Color, Les Peintres / Les Constructeurs, Clermont-Ferrand : La Tôlerie, 2011 ***Olivier Soulerin, dans le cadre de l'expo "35 heures" par le Bureau, Laboratoires d'Aubervilliers, 2004
Step– 2010 105 x 33 x13 cm - bois, enduit teinté dans la masse -courtesy de l’artiste - photo : Antonin Mabille
Consol(e) – 2011 20 x 30 x 185 cm - bois, couleur acrylique - courtesy de l’artiste - photo : Olivier Soulerin
 . perception subjective que nous avons des différentes longueurs d’onde qui constituent la lumière visible, l'impression produite sur l'oeil par la lumière réfléchie par la surface d'un objet. "Les couleurs sont les empreintes digitales du soleil" Malcom de Chazal
Le spectre lumineux Newton a montré en 1704 que la lumière blanche se décomposait (à travers un prisme) en spectre des couleurs fondamentales et que la recomposition de ces couleurs redonnait la couleur blanche.
Piste d'activité Créer son propre disque de Newton: partager un cercle en 7 parts égales, colorer en rouge, orange, jaune, vert, bleu, bleu foncé, violet, percer le milieu du cercle, faire tourner: le disque devient blanc
La lumière,intiment liée à la notion de couleur, est l'ensemble des ondes électromagnétiques visibles par l'œil humain,
La diffusion Les rayons lumineux peuvent être déviés par le passage à travers certains milieux. (couleur bleue du ciel due à la diffusion de la lumière solaire par les gaz de l'atmosphère).
L'absorption De nombreuses substances absorbent certaines longueurs d'ondes, l'énergie absorbée étant généralement restituée sous forme de chaleur (exemple du noir qui chauffe davantage au soleil).
Les couleurs primairessont le bleu cyan, le rouge magenta et le jaune primaire. On ne peut les fabriquer mais elles servent à fabriquer les autres couleurs.
PISTES PEDAGOGIQUES
partir de deux couleurs primaires : les orangés, les verts et les violets
Les couleurs tertiairessont obtenues à partir des trois couleurs primaires (les bruns, les ocres, les kakis)
Les couleurs complémentairessont deux couleurs dont le mélange donne du blanc. Elles sont diamétralement opposées sur le cercle chromatique (Bleu/ Orange, Rouge/ Vert, Jaune/ Violet). Elles sont utilisées pour obtenir un effet de contraste.,
Piste d'activité Placer un carré de couleur vive au centre d'une feuille, fixer le carré quelques secondes puis regarder une feuille blanche : la couleur complémentaire apparaîtra
Le cercle chromatiqueorganise les couleurs primaires, les couleurs secondaires, les couleurs tertiaires. Il permet d'identifier les gammes de teintes et leur concordance. Il fut mis en place par Johannes Itten (peintre suisse, professeur du Bauhaus) en 1961, dans le cadre de sa théorie des contrastes.
Johannes Itten, Farbkreis (1961)
Itten décompte 7 types de contrastes: le contraste de couleur en soi, de quantité, des complémentaires, de qualité, simultané, chaud/froid, clair/obscur.
Le contraste simultané Chaque couleur exerce une influence sur les couleurs voisines. Plus la surface colorée est importante, plus la couleur est influente.
Une nuance: À l’inverse du contraste, la nuance joue avec les différentes tonalités d’une même couleur ou des couleurs aux tonalités proches dans une recherche d’harmonie de couleurs.
Un nuancierest un catalogue qui présente des échantillons de couleurs. Il sert dans le commerce à présenter différents coloris d'un produit.
Pistes d'activités Créer nuancier d'une couleur: Peindre bandes ou dessin libre d'une seule couleur primaire par ajout de blanc et noir. Découpage d'une couleur dans magazines et composition par collages.
Enumérer les nuances connues de chaque couleur Ex: Bleu ciel/ électrique/ marine/ azur/ pétrole/ turquoise/ givré... Gris souris/ anthracite/ acier... Jaune citron/ moutarde/ poussin... Noir charbon/ de jais... Rose bonbon/ fuchsia... Rouge bordeaux/ carmin/ écrevisse/ sang/ tomate/ vermillon... Vert bouteille/ amande/ sapin/ émeraude/ anis/ pomme/ kaki/ olive....
Manipuler un nuancier du commerce
Couleur et illusion optique Illusion qui trompe le système visuel humain (depuis l'œil jusqu'au cerveau) et aboutit à une perception déformée de la réalité. Les illusions d'optiques peuvent survenir naturellement ou être créées par des astuces visuelles spécifiques qui permettent de mettre en évidence les principes de fonctionnement du système visuel humain.
La grille d'Hermann a été découverte par Hermann en 1870. Cette illusion perceptive nous fait croire voir des taches grises entre les carrés noirs. Le cerveau adapte l'information concernant la luminosité d'une zone en fonction des zones voisines.
Pistes d'activités Placer des carrés de même couleur et taille au centre de deux grands carrés de couleurs différentes.
Les illusions d'optique comme la grille d'Hermann
Couleur et forme Comment peindre sans peinture?
Pistes d'activités Chasse à la couleur: réunir le plus d'objets possible d'une même couleur (à travers la classe par exemple), créer une collection ou une oeuvre collective monochrome.
Couleur et lumièreLorsqu'un objet est éclairé, sa couleur dépend des radiations qu'il diffuse. Notre perception de la couleur varie selon la lumière (du jour, blanche, artificielle, ombre, obscurité)
Pistes d'activités Observer un même objet coloré à l'extérieur, à l'intérieur, à l'ombre...
Lumière artificielle: observer à la loupe un écran de télévision pour déterminer les couleurs utilisées pour recréer toutes les autres.
Couleurs et codes culturels Notre perception des couleurs est elle réellement subjective? Quels sont les codes colorés qui nous entourent? Quels codes culturels (histoire, modes de consommation, souvenirs personnels, langage, publicité...) sont susceptibles de nous influencer?
Pistes d'activités Nommer sa couleur préférée et exprimer ce qu'elle évoque.
Réaliser une peinture avec des lunettes colorées
Observer les codes qui nous entourent (signalétique panneaux par ex...)
. Couleurs et environnement
Pistes d'activités Suivre une couleur le long d’un parcours (par ex sur le chemin de l'exposition). Noter ou photographier...
Couleur et publicité
RéflexionAssocie - t - on certaines marques et certaines couleurs spontanément?
Couleurs et symboles Chaque couleur a pris des significations qui se sont confirmées dans le temps ou ont pris une connotation nouvelle suivant l'évolution des mœurs et de l'histoire. Blanc (pureté), Rouge (danger, passion, colère), Jaune (gaieté, lumière), Orange (énergie, chaleur), Vert (bien-être, chance, nature), Bleu (paix, sagesse, ordre), Violet (rêve; mystère), Noir (austérité, méchanceté, mort), Gris (ennui; tristesse), Rose (amour)
Pistes d'activités Exprimer une émotion en face de chaque couleur (gai, triste…)
Couleurs et langage
Pistes d'activités Chercher les expressions liées à la couleur
ex: voir la vie en rose - être rouge de honte – matière grise - être dans une colère noire - être blanc comme neige - avoir une peur bleue - humour noir - faire une nuit blanche – voir rouge - avoir la main verte – passer du blanc au noir -- en voir de toutes les couleurs - magie blanche – la planète bleue – faire grise mine - être fleur bleue - montrer patte blanche - rire jaune - se mettre au vert - avoir des idées noires – haut en couleur
A quoi correspondent ces associations (symboles, histoire?...)
Couleur et architecture La couleur est prise en compte dans le domaine de l'architecture: elle crée la perspective, influe sur la perception (longueur, largeur, hauteur, profondeur). On l'adapte en rapport à la fonction des lieux, des espaces, de la lumière, des matières environnantes.
Couleur et poésie
Voyelles
A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles, Je dirai quelque jour vos naissances latentes : A, noir corset velu des mouches éclatantes Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,
Golfes d'ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes, Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles ; I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;
U, cycles, vibrements divins des mers virides, Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux ;
O, suprême Clairon plein des strideurs étranges, Silences traversés des Mondes et des Anges ; - O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux !
Arthur Rimbaud, 1870
L’oiseau bleu
Mon oiseau bleu a le ventre tout bleu Sa tête est d’un vert mordoré Il a une tache noire sous la gorge Ses ailes sont bleues
avec des touffes de petites plumes jaune doré Au bout de la queue il y a des traces de vermillon Son dos est zébré de noir et de vert Il a le bec noir les pattes incarnat et deux petits yeux de jais Il adore faire trempette, se nourrit de bananes et pousse Un cri qui ressemble au sifflement d’un tout petit jet de vapeur. On le nomme le septicolore.
Blaise Cendrars, 1947
Poème à mon frère blanc
Cher frère blanc, Quand je suis né, j'étais noir, Quand j'ai grandi, j'étais noir, Quand je suis au soleil, je suis noir, Quand je suis malade, je suis noir, Quand je mourrai, je serai noir. Tandis que toi, homme blanc, Quand tu es né, tu étais rose, Quand tu as grandi, tu étais blanc, Quand tu vas au soleil, tu es rouge, Quand tu as froid, tu es bleu, Quand tu as peur, tu es vert, Quand tu es malade, tu es jaune, Quand tu mourras, tu seras gris. Alors, de nous deux, Qui est l'homme de couleur ?
Léopold Sedar Senghor
Mais aussi...
Peindre, Maurice Carême La terre est bleue comme une orange, Paul Eluard L'Azur, Mallarmé Symphonie en gris, Marie Krysinska L'étoile a pleuré rose ... , Arthur Rimbaud Les crayons, Corinne Albaut Le cahier rouge, François Coppée Le cancre, Jacques Prévert ....
Pistes d'activités Associer à ces poèmes une activité comme la création d'une oeuvre collective à partir de matières colorées récupérées (ex bandes magnéto pour le noir, ....)
Composer son abécédaire à la manière de Rimbaud, associer voyelles et couleurs
Composer son 'oiseau bleu' à partir de collages ou peinture.
Changer les couleurs à la manière de "La terre est bleue comme une orange"
Bibliographie "Couleur"
Jeu des couleurs,Hervé Tullet. Panama, 2006
7 souris dans le noir, Ed Young. Milan, 2001
Le magicien des couleurs, Arnold Lobel. Ecole des loisirs, 1992
3 souris peintres, Ellen Stoll Walsh. Mijade, 2001
Si la neige était rouge, Eric Battut, milan, 2002
Le premier livre de toutes nos couleurs, Alain Serres, Rue du monde, 2001
Couleur Couleurs, Kvèta Pacovskà. Seuil, 1993
Le musée des couleurs, Desnoëttes Caroline, Réunion des musées nationaux, 1996
Traité des couleurs. Goethe, Triades Editions, Paris, 1973
Les matériaux de la couleur, Delamare Françoise et Guineau Bernard, Découvertes Gallimard, Paris, 1999
Art de la couleur, Itten Johannes, Dessain et Tolra, 1986
Histoire des couleursFlammarion, Brusatin Manlio, Champs, Paris 1986)
Du Spirituel dans l'art, KANDINSKY Vassili, Paris, 1969
Dictionnaire des couleurs de notre temps symbolique et société, PASTOUREAU Michel, Paris : Bonneton, 1992.
Lexique art contemporain
Art contemporainLe terme art contemporain ne peut être seulement défini dans une perspective temporelle - il devrait renvoyer alors à des oeuvres du temps présent (pourtant un artiste actuel peut relever de l'art moderne...) Historiquement, les nombreux courants qui le composent s'affirment à partir des années 70, mais il est nourrit des multiples mouvements qui ont jalonné le XXe siècle. La pluralité de ces courants ne permet non plus une définition esthétique. Pour définir l'art contemporain, il faudrait davantage considérer le regard neuf, singulier sur un contexte politique, économique, social, etc..., mais aussi la multitude de supports (dessin, peinture, sculpture, photographie, vidéo, installation, performance,...) et matériaux, aussi multiples que les démarches individuelles qui les portent... Il devient même difficile de définir l'objet. Les limites entre les genres (peinture, installation, vidéo...) s'estompent ; les oeuvres apparaissent pour certaines hybrides... Il faut prendre en compte aussi cette définition générale de l’art qui veut que soit art ce qui est considéré comme tel, et sur lequel on peut porter un discours. Cela concerne chaque spectateur, mais aussi et surtout le milieu même de l’art puisque c’est lui qui l’achète et l’expose.
Art abstraitFondé sur l'idée que formes, lignes et couleurs peuvent constituer en eux-mêmes un langage visuel, sans références nécessaires à une réalité extérieure.
Art conceptuel Mouvement qui ne définit plus l'art pour ses critères esthétiques, mais par l'idée, le concept énoncé qui pourrait même se passer de l'objet, l'idée primant sur sa réalisation.
Art figuratifpour parler de l’artTerme utilisé
représentatif, où le souci premier de l’artiste est de saisir les choses telles qu’on les voit.
AplatPlan de couleur, uniforme, sans volume ni matière.
BauhausÉcole d'architecture et d'art appliqué, fondée en 1919 à Weimar par Gropius. Des artistes célèbres y enseignèrent : Klee, Kandinsky. Elle joua un rôle déterminant dans le développement du design.
Commissaire d'expositionConstruit l'exposition, détermine une problématique, sélectionne et rapproche des artistes, des oeuvres qui vont se faire écho entre elles, dans une mise en espace spécifique.
Détournement d'objetL'objet non créé par l'artiste,prélevé comme tel dans le champ du réel, peut s'intégrer au champ de l'art, soit en devenant oeuvre, soit en composant en partie l'oeuvre. Une nouvelle signification, une dimension autre est apportée à l'objet.
Installation in situCombine souvent des techniques ou médiums mixtes, conçue pour un lieu donné, adapté à sa configuration, elle sollicite souvent une participation physique du spectateur.
MinimalismeCourant né dans les années 1960 aux Etats-Unis, basé sur le principe de l'économie maximale des moyens, se veut épuré, sans artifices. Réflexion sur les composantes, statut et rapport à l'espace de l'oeuvre.
Ready-madeOeuvres qui n'ont pas été réalisées par l'artiste, qui n'a fait que les sélectionner, changer leur contexte et leur statut par la désignation («ceci est une oeuvre d'art »). Démarche initiée par Duchamp.
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