DES ECRITURES FRAGMENTAIRES : QUESTIONS D'ÉNONCIATION

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SEMIO 2010 – Liste des communications 1 Congrès de l'Association Française de Sémiotique Lyon – 2-4 décembre 2010 DES ECRITURES FRAGMENTAIRES : QUESTIONS D'ÉNONCIATION LISTE DES COMMUNICATIONS
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Publié le : mercredi 28 mars 2012
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SEMIO 2010 – Liste des communications 1





Congrès de l’Association Française de Sémiotique
Lyon – 2-4 décembre 2010







DES ECRITURES FRAGMENTAIRES :
QUESTIONS D’ÉNONCIATION





LISTE DES COMMUNICATIONS






SEMIO 2010 – Liste des communications 2




AIT MOKHTAR Hafida

Titre : Déplacement de l'écriture et/ou de la lecture. Cas d'étude : L'oeuvre de
Ghania Hammadou

Adresse de l'auteur : 01, rue Mohamed Belkhanchir. Oued-Rhiou 48300. Relizane.
Algérie
Laboratoire : Université de Chlef. Algérie
Courriel : hafida60@yahoo.fr


L'oeuvre de Ghania Hammadou composée de trois romans présente une écriture
fragmentaire décalée par rapport à l’écriture des années 70, voire même par
rapport à l'écriture romanesque connue au XIXème siècle. Le lecteur face à cette
écriture étrange (déplacement incessant sur le plan spatial, narratif, actantiel et
même sur le plan de la composition du texte) pourrait s'attendre à des fins qu'il ne
trouverait pas à la fin des textes. Ceci pourrait engendrer une lecture déplacée
parce que déceptive et différente de la lecture habituelle. En prenant des extraits
de ces trois romans, nous pourrons mettre en lumière ce décalage, voire même le
déplacement de l'écriture qui provoque à son tour un déplacement de la lecture.
SEMIO 2010 – Liste des communications 3



ALONSO-ALDAMA Jose

Titre : Les stratégies de l’inaccompli

Adresse de l'auteur : 16, rue Monsieur le Prince 75006 Paris
Laboratoire : Université Paris 12
Courriel : juan.alonso@neuf.fr

Dans cette communication, nous explorerons les figures de l’inaccompli, de
l’inabouti, de ces discours qui n’existent que dans leur forme inchoative et
imperfective. Nous étudierons ces formes discursives du virtuel jamais
complètement réalisées comme forme esthétique – l’ébauche, l’esquisse -, comme
stratégie dans les pratiques –feindre - et comme forme de vie. SEMIO 2010 – Liste des communications 4



ALTINBUKEN Buket

Titre : Ecriture fragmentaire dans les carnets de voyage

Adresse de l'auteur : 19 Mayis Mah Operator Raif Bey Sok Deniz apt 44/5 Sisli
Istanbul Turquie
Laboratoire : ICAR - SEMEIA Université Lyon 2 et Université d’Istanbul
Courriel : bukaltinbuken@yahoo.com

Les carnets de voyage sont des ouvrages qui racontent l’itinéraire et les rencontres
de l’écrivain-voyageur à travers des textes, des dessins, des croquis, des photos,
des objets-souvenirs et de brèves notes qui transmettent les impressions de
voyage. Ce genre qui se sert de la pluralité des codes et de la multiplicité des
moyens d’expression présente un exemple de l’écriture fragmentaire. Le voyage est
un acte qui implique le contact d’un sujet-observateur avec une géographie et/ou
une culture qui lui sont éventuellement inconnues. Le voyage est un acte qui
nécessite l’inscription du corps de l’observateur dans une quête du savoir et du
plaisir. Cet acte implique un autre acte, à savoir la narration des impressions, des
informations, des sentiments du voyageur. Ainsi le voyage mis en discours,
construit par une énonciation somatique et une énonciation écrite, met en rapport
le vécu et le fictif. Ce rapport entre la perception et l’énonciation oblige le sujet
énonciateur à poursuivre un procédé de production fragmentaire. L’observateur
fragmente la ville lors de la saisie et ensuite il la reconstruit selon ses remarques et
ses impressions. Les carnets de voyage qui contiennent des énoncés vécus et des
discours personnalisés ne visent pas à présenter la ville dans sa totalité mais visent
à reconstruire la ville par le regard d’un sujet observateur. Dans les carnets de
voyage, l’observateur est toujours en syncrétisme avec le sujet énonciateur que
nous connaissons sous son rôle thématico-figuratif de « voyageur ». Le narrateur
des carnets de voyage est un sujet cognitif, il devient parfois à un sujet
pragmatique qui agit dans le temps et dans l’espace de l’énoncé, et il apparaît de
temps en temps comme un sujet thymique qui transmet ses impressions de voyage.
Les différents rôles de l’énonciateur lui permettent de construire des énoncés
différents, à savoir énoncé de savoir, énoncé vécu, énoncé fictif. Les carnets de
voyage associent aux différents types d’énoncés textuels les différents types
d’énoncés visuels en conservant la cohérence de l’énoncé final. Dans ce travail, en
partant des types d’énoncés et des rôles du sujet énonciateur, nous visons à étudier
le procédé de l’écriture fragmentaire dans les carnets de voyage. SEMIO 2010 – Liste des communications 5



BADIR Semir

Titre : Epistémologie du fragment
Adresse de l'auteur : 3 place Cockerill B-4000 Liège
Laboratoire : Rhétorique et Sémiologie
Courriel : semir.badir@ulg.ac.be

Nous considérons la possibilité d’exercer l’investigation épistémologique sur les
pratiques discursives de savoir. Dans ce contexte, les genres textuels s’inscrivent au
premier rang des instances de modalisation épistémique. Une note de Claude
Zilberberg servira d’entrée en matière pour la question du jour : Quelle doit être la
forme [du] livre ? quel est le paradigme ? il nous semble que l’alternative est :
conte ou dictionnaire ? La question rend compte de l’alternative existant entre deux
grandes structures gnoséologiques à travers lesquelles l’histoire du savoir occidental
s’est donné à lire : (1) celle de la philosophie, selon le modèle du dictionnaire,
s’occupe de définir, c’est-à-dire de donner, à travers le langage, du sens (si ce n’est
un sens) au monde et de l’interpréter ; (2) celle de la science, selon le modèle du
conte ou de la fable, consiste non pas à interpréter le monde mais à l’expliquer, ce
qui transforme de ce fait le monde en une fiction ou en un spectacle dans la
mesure où « on » le regarde et le lit. Ces deux organisations gnoséologiques sont
couplées à deux ensembles épistémologiques de techniques de connaissances dont
les principaux traits sont résumés dans le tableau ci-dessous :
genre textuel dictionnaire conte
faire épistémique interpréter expliquer
champ d’application philosophie (humanités) sciences
objet de discours sens représentation
moyen paradigme syntagme
terme tradition abstraction
attribut langage méthode

Il faut toutefois envisager la possibilité d’une voie tierce se tenant en deçà des
oppositions constitutives des deux structures gnoséologiques principales. Roland
Barthes est le penseur en même temps que l’un des auteurs les plus productifs de
cette position qu’il a lui-même qualifié de « neutre ». Paradoxalement, la neutralité
est un en deçà actif : elle est amenée à se déplacer constamment si elle ne veut
pas verser dans l’un ou l’autre des termes de l’opposition. En deçà de l’explication
et de l’interprétation, l’écoute et la vision sont les moteurs d’un acharnement à
décrire. Le fragment est, avec l’encyclopédie (qui donne aux Cours que Barthes a SEMIO 2010 – Liste des communications 6


dispensés au Collège de France la forme de dossiers), le genre textuel qui accueille
la disposition épistémique de l’écoute et de la vision. Il s’agira, dans cette
communication, à partir de l’œuvre et de la pensée de Barthes, d’en repérer les
traits de spécificité, à travers ses objets de discours. SEMIO 2010 – Liste des communications 7



BECHARD-LEAUTE Anne

Titre : Fragmentation et dissociation dans la traduction du livre d’art
Adresse de l'auteur : 85 rue Désiré Claude 42100 Saint-Etienne
Laboratoire : CIEREC
Courriel : anne.francoise.leaute@univ-st-etienne.fr

Nous chercherons à faire comprendre les dilemmes auxquels doit faire face le
traducteur du livre d’histoire de l’art. Nous proposerons ensuite quelques stratégies
pour résoudre le sentiment de fragmentation, de dissociation voire d’inachèvement
inhérent au travail du traducteur de livres d’art.
Fragmentation du corpus et dissociation du traducteur par rapport au texte : La
traduction en sciences humaines nécessite un va-et-vient constant entre le texte à
traduire et de multiples outils lexicologiques. Dans le domaine de l’histoire de l’art
par exemple, la nécessité d’une recherche sur les listes d’autorités, les titres
d’oeuvres d’art et la contextualisation de termes techniques dans des domaines
variés est fondamentale à la cohérence scientifique du texte traduit. Cependant,
l’interruption régulière dans l’acte de traduire que cette rigueur scientifique exige
peut fragiliser la cohérence stylistique du texte original, le traducteur étant malgré
lui contraint à s’interrompre dans son processus de traduction par la diversité des
recherches à mener.
Dissociation du traducteur par rapport au commanditaire et à son lectorat : Cette
fragmentation de l’acte de traduire est également accentuée par le fait que les
éditeurs ont une exigence de rapidité, faisant principalement traduire ces ouvrages
à l’occasion de grandes expositions dont ils ne sont mis au courant que
tardivement. Ces éditeurs sont d’autant plus pressants qu’ils savent que leur
lectorat est relativement indifférent au morcellement du texte puisqu’il acquiert
davantage les livres d’art pour leurs reproductions que pour une lecture approfondie
du texte principal (le terme anglais coffee table books est plus explicite sur leur
destination finale). Cette exigence de rapidité par rapport au texte principal
compromet alors davantage encore la cohérence du texte original puisqu’elle est
incompatible avec les spécificités de la traduction du livre d’histoire de l’art.
Fragmentation de l’ouvrage par le lecteur : Une plus grande attention est en effet
portée à la lecture nécessairement fragmentaire des légendes, qu’au texte principal.
Ceci engendre alors une autre appréhension du livre où la conception du travail de
l’auteur et, a fortiori, du traducteur, est considérablement amoindrie par un lectorat
qui privilégiera la légende au texte. Le lecteur met ainsi en exergue l’image qui
fonctionne alors moins comme un insert illustrant les propos de l’auteur que comme
la seule réplique d’une œuvre. SEMIO 2010 – Liste des communications 8



BEDJAOUI Fadia

Titre : Hétérogénéité narrative dans la trilogie nordique de Mohammed DIB

Adresse de l'auteur : 6 Avenue Piaton - 69100 VILLEURBANNE
Laboratoire : ICAR 3 - SEMEIA
Courriel : fadia.bedjaoui@gmail.com

Cette communication sera consacrée à la problématique de l’écriture fragmentaire
qui est omniprésente dans la trilogie nordique de Mohammed DIB (Les Terrasses
d’Orsol, Le Sommeil d’Eve et Neiges de Marbre). Des digressions peuvent se hisser
au sein de la trame du récit et nous faire dévier du sens initial. Aussi, c’est la
conception d’un corpus qu’on sera amené à examiner en partant du postulat qui est
construit autour de ces trois parties : s’interroger sur le niveau dans lequel se situe
l’unité de cette trilogie, mais aussi comment du point de vue du lecteur cette trilogie
peut être comprise ou saisie. On retrouve des phénomènes d’enchâssement qui
provoquent des anachronies narratives. Il s’agit d’anachronies par introspection au
même titre que l’on perçoit des effets de ralentissement, des passages où le récit se
poursuit, alors qu’il ne se passe rien sur le plan de l’histoire. C’est une
fragmentation qui est particulièrement intéressante, car elle allie la rétrospection et
la prospection. Le texte de Dib représente un tel cas de fragmentation de
l’énonciation. Il s’agit d’une représentation assez complexe, en ce sens qu’il n’y a
pas de représentation du degré zéro de l’évènement dont on parle ; cet événement
ne subsiste que dans le discours du narrateur « je ». L’énonciation est ainsi
fluctuante, mobile et déplace l’énonciateur et l’énonciataire. Parfois, on constate
une interversion des rôles introduisant une dimension autobiographique au récit. Il
s’agit d’un brouillage fréquent des repères énonciatifs qui met en déroute la
cohérence du texte et crée des points de questionnement et de résistance. C’est un
mode d’écriture qui révèle le paradoxe entre le continu et le discontinu :
caractéristique de la poétique de Dib de manière générale qui s’accentue au fur et à
mesure qu’il écrit sa trilogie nordique. En littérature, on l’appelle l’écriture de la
modernité, tendant à maintenir une tension à l’intérieur même du texte, entre
cohérence et incohérence, et qui refléterait précisément la spécificité de cette
écriture fragmentaire.
SEMIO 2010 – Liste des communications 9



BENABADJI Batoul

Titre : L’écriture fragmentaire dans trois romans de Mohammed Dib

Adresse de l'auteur : Cité des Roses, n° A6, Imama, Tlemcen, Algérie
Laboratoire : Université de Tlemcen-Département de Français-
Courriel : setbat2001@yahoo.fr

Il s’agira d’examiner l’écriture fragmentaire dans trois romans de Mohammed Dib
(Qui se souvient de la mer, Le Désert sans détour et Neiges de marbre). Dans ces
romans, la fragmentation se présente de façon différente selon le contexte et selon
l’énonciation qui se trouve à l’origine de la production de l’énoncé. Ainsi, il est
possible de remarquer que dans Qui se souvient de la mer, la fragmentation est le
produit de la violence destructrice et prend l’aspect d’un effet de séisme ; l’écriture
qui exprime ce contexte chaotique met en scène la pierre vomie par ceux qui
veulent user de la parole, la pierre qui anime les murs qui ont la faculté de s’ouvrir
ou de se fermer par une volonté sournoise et obscure ; les destructions sont
accompagnées d’explosions, de feu et de lumière. Mais la mer veille, maternelle et
chaude dans une ville qui ne connaît pas la mer, c’est peut-être pour cela qu’elle
peut aussi disparaître et les habitants n’en garderont que le souvenir. Dans Le
Désert sans détour, la fragmentation est \dispersion\ comme celle qui sème le sable
à tout vent et fait des indices qu’il peut découvrir -comme les atlas - ou couvrir en
formant des montagnes mobiles -des dunes- des non-repères, des repères
trompeurs qui poussent à la dérive et à la perdition. Mais ce désert qu’il faudrait
traverser puisqu’il ne peut être qu’un lieu de marche, comment le franchir sans
détour? comment s’y orienter sans faillir? un certain nombre d’indices font penser
qu’il pose le questionnement relatif à l’existence humaine et propose une vision
basée sur trois piliers de la foi islamique : Iman, Ihsan, Islam. Quels choix
fondamentaux doit effectuer l’Homme pour trouver sa voie et ne pas se disperser
dans l’immensité du désert mais aussi pour ne pas perdre le fruit de tous les efforts
dépensés pour construire sa vie ? L’auteur utilise les caractères italiques pour
"traverser" les dimensions et recourt au mélange des genres (conte interférant dans
le roman) pour arriver à ses fins qui semblent dépasser le cadre de l’individualité
vers une vision universelle de l’humanité. Dans Neiges de marbre, la fragmentation
se présente dans une représentation par l’insularité ; elle est isolement et
détachement à l’image même de ce divorce qui a lieu dans le couple de Roussia et
du narrateur. Le cadre est constitué d’îles et de banquise craquelée en été et
"plaque tectonique" en hiver. L’écriture met en scène l’énonciation qui emprunte
tantôt le "je" du narrateur, tantôt celui de sa fille. SEMIO 2010 – Liste des communications 10



BERTRAND Denis

Titre : Le tout de signification et le fragment.

Adresse : Université Paris 8 – Séminaire Intersémiotique de Paris
Courriel : dcotar@club-internet.fr



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