DION CASSIUS Histoire Romaine LXII Extraits JEAN XIPHILIN ABRÉGÉ DE L'HISTOIRE ROMAINE DE DION CASSIUS

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DION CASSIUS, Histoire Romaine, LXII, 7, 5 (Extraits) (JEAN XIPHILIN, ABRÉGÉ DE L'HISTOIRE ROMAINE DE DION CASSIUS) La révolte de Boudicca. ?? ? ?? ????? ?? ?? ???? ?π??????? π???? ?? ?? ????????? ?????? ?????????? ??? ?? ??? π????? ?π?????????? ??? ???????? ???? ??? ?? ??????? ??? ??? ???????? ????? ?????????? ? ?? ????? ??????????. ??? ????? ?????? π???? ?π? ???????? ?????? ?????????? ???? ??? ???? ????? π??????? ?????? ???????? ????????? ?? π?? ??? ?? ????? ??? ???????? ?????? π??????????? ?? ?? ??? ??? ???????????? ????? ?????? ?????????? ???? ??????? ??? ?? ??? ??????? ??????? ???? ??????? ?????????? ??????? ?????π?? ???? ??????????? ???? ?????????? ?????? ?? ????? ?? ?? ?????? π????? ??????? ???????? ??? ? ??????? ? ?????? ??? ?? ????? ??? ??? ???????? ????????? π??? ?? ?? π????????? ??????. π??????? ?? ??? π?????? ??????? ? ???????? ??? ???????? ? ???????? ???? π?????? ????? ????????? ??? ???? ??? ??????? ?? ?? ∆??????? ????? ? ??? ????? ?π????π???? ??????? ???π??π??? ????????. ∆?? ?? ??? ?????? ??? ??? ? ??????? ?????? ????? ???????? ??????? ?π? ???????? ??π??? ????? ???????? ?π???? ?????? ?? ??? ????? ??? ?????? ???π?????? ... ? ?? ??????? ?????? ????????? ??? ??????? ??????? π??????? ???π??????? ??? ?? π?????????? ????? ????????? ??? ??? π??? ??? π????? ????????????? ????????? ??? ???? ????????? ?????? ??? ?????????? ?????? ? ???? ??????? ??????? ??????. ???? ??? ???????? ?? ?? ????????? ???? ?????? ???????? ??? ??? ????? ?π? ???? ?? ??? ??????? ?? ??? ???????? ???π?? π?π????????. ?? ?? ??? ?? ???? ??????? ??? ?? ????? ??????????? ?? ?? ?????? ?????????? ??? I Pendant qu'à Rome on s'amusait ainsi (sous Néron), un malheur terrible arriva en Brettanie : deux villes furent saccagées,

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Publié le : lundi 18 juin 2012
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DION CASSIUS,
Histoire Romaine
, LXII, 7, 5 (Extraits)
(JEAN XIPHILIN, ABRÉGÉ DE L'HISTOIRE ROMAINE DE DION CASSIUS)
La révolte de Boudicca.
Ἐν ᾧ δὲ ταῦτα ἐν τῇ Ρώμῃ ἐπαίζετο͵
πάθος ἐν τῇ Βρεττανίᾳ δεινὸν συνηνέχθη·
δύο
τε
γὰρ
πόλεις
ἐπορθήθησαν͵
καὶ
μυριάδες ὀκτὼ τῶν τε Ρωμαίων καὶ τῶν
συμμάχων αὐτῶν ἐφθάρησαν͵ ἥ τε νῆσος
ἠλλοτριώθη
.
καὶ ταῦτα μέντοι πάντα ὑπὸ
γυναικὸς
αὐτοῖς
συνηνέχθη͵
ὥστε
καὶ
κατὰ
τοῦτο
πλείστην
αὐτοῖς
αἰσχύνην
συμβῆναι͵
ὥς
που
καὶ
τὸ
θεῖον
τὴν
συμφορὰν αὐτοῖς προεσήμανεν· ἔκ τε γὰρ
τοῦ
βουλευτηρίου
θροῦς
νυκτὸς
βαρβαρικὸς
μετὰ
γέλωτος
καὶ
ἐκ
τοῦ
θεάτρου θόρυβος μετ΄ οἰμωγῆς ἐξηκούετο͵
μηδενὸς
ἀνθρώπων
μήτε
φθεγγομένου
μήτε στένοντος͵ οἰκίαι τέ τινες ἐν τῷ
Ταμέσᾳ ποταμῷ ὕφυδροι ἑωρῶντο͵ καὶ ὁ
ὠκεανὸς ὁ μεταξὺ τῆς τε νήσου καὶ τῆς
Γαλατίας
αἱματώδης
ποτὲ
ἐν
τῇ
πλημμυρίδι
ηὐξήθη
.
πρόφασις
δὲ
τοῦ
πολέμου
ἐγένετο
δήμευσις
τῶν
χρημάτων ἃ Κλαύδιος τοῖς πρώτοις αὐτῶν
ἐδεδώκει·
καὶ
ἔδει
καὶ
ἐκεῖνα͵
ὥς
γε
∆εκιανὸς Κάτος ὁ τῆς νήσου ἐπιτροπεύων
ἔλεγεν͵ ἀναπόμπιμα γενέσθαι
.
∆ιά τε οὖν
τοῦτο͵ καὶ ὅτι ὁ Σενέκας χιλίας σφίσι
μυριάδας
ἄκουσιν
ἐπὶ
χρησταῖς
ἐλπίσι
τόκων
δανείσας
ἔπειτ΄ ἀθρόας τε ἅμα
αὐτὰς καὶ βιαίως ἐσέπρασσεν
...
Ἡ δὲ
μάλιστα αὐτοὺς ἐρεθίσασα καὶ ἐναντία
Ρωμαίων πολεμεῖν ἀναπείσασα͵ τῆς τε
προστατείας
αὐτῶν
ἀξιωθεῖσα
καὶ
τοῦ
πολέ
μου
παντὸς
στρατηγήσασα͵
Βουδουῖκα ἦν͵ γυνὴ Βρεττανὶς γένους τοῦ
βασιλείου͵
μεῖζον
κατὰ
γυναῖκα
φρόνημα ἔχουσα
.
Αὕτη γὰρ συνήγαγέ τε τὸ
στράτευμα ἀμφὶ δώδεκα μυριάδας ὄν͵ καὶ
ἀνέβη ἐπὶ βῆμα ἐκ γῆς ἑλώδους ἐς τὸν
Ρωμαϊκὸν τρόπον πεποιημένον
.
ἦν δὲ καὶ
τὸ
σῶμα
μεγίστη
καὶ
τὸ
εἶδος
βλοσυρωτάτη τό τε βλέμμα δριμυτάτη͵ καὶ
I Pendant qu'à Rome on s'amusait ainsi
(sous Néron), un malheur terrible arriva
en
Brettanie
:
deux
villes
furent
saccagées, huit myriades d'hommes tant
des Romains que de leurs alliés furent
exterminés,
et
l'île
nous
devint
étrangère. Tout cela arriva par le fait
d'une femme et c'est ce qui dans cet
événement mit pour eux le plus de
honte ; d'ailleurs la divinité leur avait
d'avance annoncé ces désastres. De la
curie, en effet, on avait ouï sortir
pendant la nuit un bruit sauvage, avec
des rires, et du théâtre, un tumulte
accompagné de plaintes, sans qu'aucun
homme eût parlé ou gémi. On avait vu
des espèces de maisons sous l'eau dans
le fleuve du Tamésas, et l'océan qui se
trouve entre l'île et la Galatie (Gaule)
avait été, pendant la pleine mer, grossi
de sang.
II . Le prétexte de la guerre fut la
répétition au profit de l'État de l'argent
que Claude avait donné aux principaux
des Brettans, et qui devait, au dire de
Décianus Catus, administrateur de l'île,
faire retour au trésor. Outre ce motif, il y
eut encore ceci, que Sénèque, leur ayant
prêté malgré eux, et dans l'espoir de
gros
intérêts,
mille
myriades
[de
drachmes], en exigea ensuite et par la
force
le
remboursement
intégral.
Mais ce fut une [femme] qui les excita
surtout, leur persuada de faire la guerre
aux Romains et qui, jugée digne d'être à
leur tête, les commanda durant toute la
guerre. Bunduica, une Brettanide de race
royale, qui avait l'âme plus grande
qu'une femme. Ayant rassemblé une
armée
d'environ
douze
myriades
[d'hommes], elle monta sur un tribunal
fait à la manière des Romains, avec de la
terre de marais. Elle avait la taille haute,
l'air terrible, le regard perçant ; sa voix
τὸ
φθέγμα
τραχὺ
εἶχε͵
τήν
τε
κόμην
πλείστην τε καὶ ξανθοτάτην οὖσαν μέχρι
τῶν γλουτῶν καθεῖτο͵ καὶ στρεπτὸν μέγαν
χρυσοῦν ἐφόρει͵ χιτῶνά τε παμποίκιλον
ἐνεκεκόλπωτο͵
καὶ
χλαμύδα
ἐπ΄
αὐτῷ
παχεῖαν
ἐνεπεπόρπητο
.
Οὕτω
μὲν
ἀεὶ
ἐνεσκευάζετο·
τότε
δὲ
καὶ
λόγχην
λαβοῦσα͵
ὥστε
καὶ
ἐκ
τούτου
πάντας
ἐκπλήττειν͵ ἔλεξεν ὧδε
.
(...)
Τί μὲν γὰρ οὐ τῶν αἰσχίστων͵ τί δ΄ οὐ
τῶν ἀλγίστων͵ ἐξ οὗπερ ἐς τὴν Βρεττανίαν
οὗτοι παρέκυψαν͵ πεπόνθαμεν; οὐ τῶν μὲν
πλείστων καὶ μεγίστων κτημάτων ὅλων
ἐστερήμεθα͵
τῶν
δὲ
λοιπῶν
τέλη
καταβάλλομεν; οὐ πρὸς τῷ τἆλλα πάντα
καὶ νέμειν καὶ γεωργεῖν ἐκείνοις͵ καὶ τῶν
σωμάτων
αὐτῶν
δασμὸν
ἐτήσιον
φέρομεν; καὶ πόσῳ κρεῖττον ἦν ἅπαξ τισὶ
πεπρᾶσθαι
μᾶλλον
μετὰ
κενῶν
ἐλευθερίας
ὀνομάτων
κατ΄
ἔτος
λυτροῦσθαι;
πόσῳ
δὲ
ἐσφάχθαι
καὶ
ἀπολωλέναι μᾶλλον ἢ κεφαλὰς ὑποτελεῖς
περιφέρειν;
καίτοι τί τοῦτο εἶπον; οὐδὲ
γὰρ τὸ τελευτῆσαι παρ΄ αὐτοῖς ἀζήμιόν
ἐστιν͵ ἀλλ΄ ἴστε ὅσον καὶ ὑπὲρ τῶν νεκρῶν
τελοῦμεν·
παρὰ
μὲν
γὰρ
τοῖς
ἄλλοις
ἀνθρώποις καὶ τοὺς δουλεύοντάς τισιν ὁ
θάνατος ἐλευθεροῖ͵ Ρωμαίοις δὲ δὴ μόνοις
καὶ οἱ νεκροὶ ζῶσι πρὸς τὰ λήμματα
.
(...)
Ἡμεῖς δὲ δὴ πάντων τῶν κακῶν τούτων
αἴτιοι͵ ὥς γε τἀληθὲς εἰπεῖν͵ γεγόναμεν͵
οἵτινες αὐτοῖς ἐπιβῆναι τὴν ἀρχὴν τῆς
νήσου ἐπετρέψαμεν͵ καὶ οὐ παραχρῆμα
αὐτούς͵
ὥσπερ
καὶ
τὸν
Καίσαρα
τὸν
Ἰούλιον ἐκεῖνον͵ ἐξηλάσαμεν· οἵτινες οὐ
πόρρωθέν σφισιν͵ ὥσπερ καὶ τῷ Αὐγούστῳ
καὶ τῷ Γαΐῳ τῷ Καλιγόλᾳ͵ φοβερὸν τὸ καὶ
πειρᾶσαι
τὸν
πλοῦν
ἐποιήσαμεν
.
Τοιγαροῦν νῆσον τηλικαύτην͵ μᾶλλον δὲ
ἤπειρον
τρόπον
τινὰ
περίρρυτον
νεμόμενοι καὶ ἰδίαν οἰκουμένην ἔχοντες͵
καὶ
τοσοῦτον
ὑπὸ
τοῦ
ὠκεανοῦ
ἀφ΄
ἁπάντων
τῶν
ἄλλων
ἀνθρώπων
ἀφωρισμένοι ὥστε καὶ γῆν ἄλλην καὶ
était rude et sa chevelure, qui était très
abondante et très blonde, lui descendait
jusqu'au bas du dos. Elle portait un
grand collier d'or et serrait sur son sein
une tunique bariolée sur laquelle elle
agrafait une épaisse chlamyde. C'était là
son accoutrement habituel, mais alors
elle avait pris une lancé pour frapper de
terreur tous les assistants, et elle leur
tint ce langage :
III
« ... Est-il une honte, est-il une
douleur que nous n'ayons souffertes,
depuis que ces gens-là ont abaissé sur la
Brettanie leurs regards? Nous avions de
nombreux
et
magnifiques
domaines,
n'en avons-nous pas été entièrement
dépouillés? et ne payons-nous pas des
impôts pour le reste ? Tout pour eux,
pâturage, labourage ; et ce n'est pas
encore assez, ne leur portons-nous pas
tous les ans le tribut de nos corps?
Combien ne vaudrait-il pas mieux être
vendus une fois, plutôt que d'être, avec
de vains noms de liberté, obligés de nous
racheter chaque année? Combien ne
vaudrait-il pas mieux être égorgés et
périr que de promener çà et là nos têtes
tributaires? Mais que dis-je là? Pour
nous la fin de n'est pas la fin de toute
redevance : vous savez combien nous
payons même pour les morts....
IV « C'est nous, à vrai dire, qui avons été
les auteurs de tous nos maux, nous qui,
dans le principe, leur avons permis de
fouler le sol de cette île, au lieu de les en
chasser sur-le-champ, comme ce fameux
Jules Caesar ; nous qui ne leur avons pas
fait craindre de loin, comme à Auguste
et
à
Caius
Caligula,
de
tenter
la
traversée. Car, demeurant dans une île si
grande, ou, pour mieux dire, dans une
sorte de continent au milieu des flots, un
monde à nous, et séparés de tous les
autres hommes par l'océan, au point
qu'on croit que nous habitons une autre
terre,
sous
un
autre
ciel,
et
que
quelques-uns d'entre eux, je dis des plus
οὐρανὸν ἄλλον οἰκεῖν πεπιστεῦσθαι͵ καί
τινας αὐτῶν καὶ τοὺς σοφωτάτους γε μηδὲ
τὸ
ὄνομα
ἡμῶν
ἀκριβῶς
πρότερον
ἐγνωκέναι͵
κατεφρονήθημεν
καὶ
κατεπατήθημεν
ὑπ΄
ἀνθρώπων
μηδὲν
ἄλλο ἢ πλεονεκτεῖν εἰδότων
.
(...)
Ἀλλ΄
ἴωμεν
ἐπ΄
αὐτοὺς
ἀγαθῇ
τύχῃ
θαρροῦντες
.
δείξωμεν αὐτοῖς ὅτι λαγωοὶ
καὶ ἀλώπε κες ὄντες κυνῶν καὶ λύκων
ἄρχειν ἐπιχειροῦσιν
.
Ταῦτα εἰποῦσα λαγὼν μὲν ἐκ τοῦ κόλπου
προήκατο
μαντείᾳ
τινὶ
χρωμένη͵
καὶ
ἐπειδὴ ἐν αἰσίῳ σφίσιν ἔδραμε͵ τό τε
πλῆθος
πᾶν
ἡσθὲν
ἀνεβόησε͵
καὶ
Βουδουῖκα
τὴν
χεῖρα
ἐς
τὸν
οὐρανὸν
ἀνατείνασα εἶπε χάριν τέ σοι ἔχω͵ ὦ
Ἀνδράστη͵ καὶ προσεπικα λοῦμαί σε γυνὴ
γυναῖκα͵ οὐκ
...
ἀλλὰ ἀνδρῶν Βρεττανῶν͵
γεωργεῖν μὲν ἢ δημιουργεῖν οὐκ εἰδότων͵
πολεμεῖν δὲ ἀκριβῶς μεμαθηκότων͵ καὶ τά
τε
ἄλλα
πάντα
κοινὰ καὶ
παῖδας
καὶ
γυναῖκας
κοινὰς
νομιζόντων͵
καὶ
διὰ
τοῦτο καὶ ἐκείνων τὴν αὐτὴν τοῖς ἄρρεσιν
ἀρετὴν ἐχουσῶν
.
...
ἡμῶν δὲ σὺ ὦ δέσποινα ἀεὶ μόνη
προστατοίης
.
savants, ne connaissaient pas même
auparavant notre nom nous avons été
méprisés, foulés aux pieds par des
hommes qui n'ont d'autres visées que le
gain.
V « ... Eh bien donc, marchons contre
eux, ayons confiance dans notre bonne
fortune et montrons-leur. qu'ils ne sont
que des lièvres et des renards, qui
entreprennent de commander à des
chiens et à des loups. »
VI. A ces mots, usant d'une sorte de
divination, elle lâcha de son sein un
lièvre, et, lorsque l'animal en courant
leur eut donné un heureux présage,
toute la multitude. poussa des cris de
joie, et Bunduica, étendant la main vers
le ciel : « Je te rends grâces, dit-elle, ô
Andrastè, et, femme, j'invoque en toi
une femme... moi qui commande non.... ;
mais, à des hommes, à des Brettans qui,
à la vérité, ne savent ni cultiver la terre
ni exercer un métier, mais qui ont appris
à fond l'art de la guerre, qui estiment
que tous les biens sont communs entre
eux comme les enfants et les femmes, les
femmes, ayant ainsi la même vertu que
les mâles...
Et toi, ô maîtresse, sois toujours seule, à
nous commander. »
Traduction Cougny, Paris, Renouard, 1878-1892
Les six tomes de Cougny sont en ligne sur le site de Ph. Remacle.
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