DION CASSIUS Histoire romaine XXXVIII

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DION CASSIUS, Histoire romaine, XXXVIII, 48-50 Victoire de César sur Arioviste ????????????? ?? ????? ????????? ?? ???????? ?? ??? ???????? ?π????????? ????? ????????? ???????? π?? ??? ???? ??????? ????? ???????. ??? ??? ????? ? ??????????? (π??? ??? ?????? π??????? ?π??? ??????? ?? π????????) ??? ?π??? ????? ?? ???????? ?????? ??? ??????? π???????????? ????? ?????????? ???? ???? ?ππ??? ???? ??? ????????????? ????? π???? ?????? ??π?? π?? ??????? ?????? ???π??. ??? ?????? ???????????? ?????? ?? ?π?? ??? ??????????? ???? ?????????? ?π????????. ??? ??????? ??? ????? ???????????????? ?? ??? ??????? ?????? ?? ??? ?????? ???π?? ??? ????? ??? ?????????? ??? ??????? ??? ??? ???????? π???????????? ??? ???????? ?π????????????? ?? ????? π??? ??π? ??? ?π???? ?? ???π?????? ????? ??? ?????? ??? ?? ???????? ????? ????. ???????????? ??? ????? ?? ??? π???????? ??????? ?? ??? ??? ???????? ?????????? ??? ?? ???????? π???????????? ??? ???????? ?π?? π?? ???? ?????? ?π???????? ????π???????. ??? ?????? ??????? π???????? ?? ??? ?????????? ??????? ??? ????? ???? ???? ????????? ???? ??????????? ?????? ??????? ?π???????? ??? ??? ????????? ?????? ??? ? ?? ?? ??????? ????????? ????? ???? ???? π???π??????? ?π????????? ??? ???? ?? ????? ?????? ???????? ???? ???? ???? ???? ??????? ???? ???? ?????? ???? ?? ????????? ?????????. ???????? ?? ???? ??? ???? ?????? ?? π????? ? ???? ?π???? ????????? ????????? ?? ??? π??????????? ??? ?????????? ??? ??????????? ????? π?????????. ??? π????? ??? ??? ??? 48. Les armées étaient déjà en présence, lorsque les femmes des Barbares, après avoir interrogé l'avenir, leur défendirent d'engager le combat avant la nouvelle lune.

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Publié le : lundi 18 juin 2012
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DION CASSIUS,
Histoire romaine
, XXXVIII, 48-50
Victoire de César sur Arioviste
Ἀντικαθημένων δὲ αὐτῶν ἀλλήλοις͵ αἱ
γυναῖκες αἱ τῶν βαρβάρων ἀπηγόρευσάν
σφισι θειάσασαι μηδεμίαν πρὸ τῆς νέας
σελήνης
μάχην συνάψαι
.
καὶ διὰ τοῦτο ὁ
Ἀριόουιστος
(
πάνυ γὰρ αὐταῖς προσεῖχε
ὁπότε τοιοῦτό τι ποιήσειαν
)
οὐχ ἁπάσῃ
εὐθὺς τῇ δυνάμει͵ καίτοι τῶν Ρωμαίων
προκαλουμένων
σφᾶς͵
συνέμιξεν͵
ἀλλὰ
τοὺς ἱππέας μετὰ τῶν συντεταγμένων σφίσι
πεζῶν μόνους ἐκπέμ πων ἰσχυρῶς αὐτοὺς
ἐλύπει
.
Κ
ἀκ τούτου καταφρονήσας χωρίον
τι ὑπὲρ τοῦ ταφρεύματός σφων καταλαβεῖν
ἐπεχείρησε
.
Κ
αὶ
κατέσχε
μὲν
αὐτό͵
ἀντικαταλαβόντων δὲ καὶ ἐκείνων ἕτερον
ἐς
μὲν
μάχην͵
καίπερ
καὶ
μέχρι
τῆς
μεσημβρίας τὸν στρατὸν ἔξω τοῦ Καίσαρος
παρατάξαντος͵
οὐχ
ὥρμησεν͵
ἐπαναχωρήσαντος δὲ αὐτοῦ πρὸς ἑσπέ ραν
ἐπῆλθέ τε ἐξαπιναίως σφίσι καὶ ὀλίγου καὶ
τὸ χαράκωμα αὐτῶν εἷλε
.
Προχωρούντων
οὖν οὕτως οἱ τῶν πραγμάτων σμικρόν τε ἔτι
τῶν γυναικῶν ἐφρόντισε͵ καὶ τῇ ὑστεραίᾳ
παραταξαμένων τῶν Ρωμαίων͵ ὅπερ που
καθ΄
ἡμέραν
ἐποιοῦντο͵
ἀντεπεξήγαγε
.
Καὶ
αὐτοὺς
ἐκεῖνοι
προϊόντας
ἐκ
τῶν
σκηνωμάτων ἰδόντες οὐχ ἡσύχα σαν͵ ἀλλ΄
ἐξᾴξαντες
οὔτε
συντάξασθαί
σφισιν
ἀκριβῶς
ἐπέτρεψαν͵
καὶ
τὴν
ἀκόντισιν
αὐτῶν͵ ἐφ΄ ᾗ ἐς τὰ μάλιστα ἐθάρσουν͵
δρόμῳ
μετὰ
βοῆς
προσπεσόντες
ὑπετέμοντο͵
καὶ
οὕτω γε
ὁμόσε αὐτοῖς
ἐχώρησαν ὥστε σφᾶς μήτε τοῖς κοντοῖς
μήτε
τοῖς
ξίφεσι
τοῖς
μα
κροτέροις
χρήσασθαι
.
ὠθίζοντό
τε
οὖν͵
καὶ
τοῖς
σώμασι τὸ πλεῖον ἢ τοῖς ὅπλοις ἐμάχοντο͵
ἀνατρέψαι
τε
τὸν
προσκείμενον
καὶ
καταβαλεῖν
τὸν
ἀνθεστηκότα
ἀγῶνα
ποιούμενοι
.
Κ
αὶ
πολλοὶ
καὶ
τῆς
τῶν
48. Les armées étaient déjà en présence,
lorsque les femmes des Barbares, après
avoir interrogé l'avenir, leur défendirent
d'engager le combat avant la nouvelle
lune. Arioviste avait pour elles la plus
grande déférence, quand elles faisaient de
semblables prescriptions : il n'attaqua
donc pas de suite les Romains avec toutes
ses forces, malgré leurs provocations. Il
n'envoya contre eux que sa cavalerie avec
les fantassins qui lui étaient adjoints, et les
inquiéta vivement. Dès lors, plein de
mépris pour les Romains, il tenta de
prendre une hauteur, qui dominait leurs
retranchements, et s'en rendit maître :
ceux-ci, de leur côté, s’emparèrent aussi
d'une hauteur. Arioviste n'engagea point
le combat, quoique César eût tenu jusqu'à
midi son armée en ordre de bataille hors
du camp ; mais les Romains s'étant retirés
vers le soir, Arioviste tomba sur eux à
l'improviste, et peu s'en fallut qu'il ne prît
leurs retranchements. Après ces succès, il
n'eut plus grand souci des prédictions des
femmes : le lendemain, les Romains
s'étant rangés en bataille, comme ils le
faisaient chaque jour, il marcha contre
eux avec son armée.
49. Les Romains, ayant vu les Germains
sortir de leurs tentes, ne restèrent point
tranquilles : ils firent un mouvement en
avant, ne leur donnèrent point le temps de
se mettre en ordre de bataille, fondirent
sur eux, en criant, et prévinrent ainsi la
décharge des traits dans laquelle ces
barbares plaçaient toute leur confiance.
On en vint aux prises de si près, que les
Germains, ne pouvant se servir leurs
piques, ni de leurs épées longues, se
pressaient contre leurs adversaires et
combattaient
plus
avec
leurs
corps
qu'avec leurs armes ; s'efforçant tantôt de
repousser celui qui les attaquait, tantôt de
culbuter
celui
qui
leur
tenait
tête.
Plusieurs, privés même de l'usage de leurs
épées courtes, combattaient avec leurs
βραχυτέρων ξιφῶν χρήσεως στερηθέντες
ταῖς τε χερσὶ καὶ τοῖς
στόμασιν
ἀντ΄
ἐκείνων
ἠγωνίζοντο͵
κατασπῶντες
τοὺς
ἀντιπάλους͵ δάκνοντες͵ σπαράττοντες͵ ἅτε
καὶ τῷ μεγέθει τῶν σωμάτων πολὺ αὐτῶν
ὑπερέχοντες
.
Οὐ μέντοι καὶ μεγάλα τινὰ ἐκ
τούτου σφᾶς ἔβλαψαν· συμπλεκόμενοι γὰρ
αὐτοῖς οἱ Ρωμαῖοι ἰσόρροποί πως τῇ τε
ὁπλίσει καὶ τῇ τέχνῃ ἐγίγνοντο
.
Καὶ τέλος
ἐπὶ
μακρότατον
τοιουτοτρόπῳ
μάχῃ
χρησάμενοι ὀψέ ποτε ἐπεκράτησαν· τά τε
γὰρ ξιφίδια καὶ σμικρότερα τῶν Γαλατικῶν
ὄντα καὶ τὰς προσβολὰς χαλυβδικὰς ἔχοντα
χρησιμώτατά σφισιν ἐγένετο͵ καὶ αὐτοὶ τῷ
αὐτῷ πόνῳ ἐπὶ πλεῖον συσχεθέντες μᾶλλον
τῶν βαρβάρων ἀντήρ κεσαν͵ ἅτε οὐχ ὅμοιον
ταῖς ὀξύτησι τῶν ἐφόδων τὸ διαρκές σφων
ἐχόντων
.
διὰ μὲν οὖν ταῦτα ἡττήθησαν
ἐκεῖνοι͵ οὐ μέντοι καὶ ἐτράποντο͵ οὐχ ὅτι
οὐκ ἠθέλησαν ἀλλ΄ ὅτι οὐκ ἠδυνήθησαν
φυγεῖν ὑπ΄ ἀπορίας τε ἅμα καὶ ἐκλύσεως
.
συστρεφόμενοι οὖν κατὰ τρια κοσίους καὶ
πλείους
καὶ
ἐλάττους͵
τάς
τε
ἀσπίδας
ἁπανταχόθεν
σφῶν
προεβάλλοντο͵
καὶ
ὀρθοὶ ἱστάμενοι ἀπρόσμικτοι μὲν ὑπὸ τῆς
συγκλείσεως
δυσκίνητοι
δὲ
ὑπὸ
τῆς
πυκνότητος
ἐγίγνοντο͵
καὶ
οὔτε
ἔδρων
οὐδὲν οὔτε ἔπασχον
.
Οἱ
οὖν
Ρωμαῖοι͵
ἐπειδὴ
μήτε
ἐκεῖνοι
ἀντεπῄεσάν σφισιν ἢ καὶ ἔφευγον͵ ἀλλ΄ ἐν
ταὐτῷ
μένοντες
ὥσπερ
ἐν
πύργοις
εἱστήκεσαν͵ καὶ αὐτοὶ τά τε δοράτια κατὰ
πρώτας εὐθὺς ἅτε μηδεμίαν χρῆσιν ἔχοντα
ἀπετέθειντο͵ καὶ τοῖς ξίφεσιν οὐκ ἐδύναντο
οὔτε συστάδην μάχεσθαι οὔτε τῶν κεφαλῶν
αὐτῶν͵ ᾗπερ καὶ μόνον ἁλωτοὶ οἷά που
γυμναῖς
αὐταῖς
μαχόμενοι
ἦσαν͵
ἐφι
κνεῖσθαι͵ τάς τε ἀσπίδας ἀπέρριψαν͵ καὶ
προσπίπτοντές σφισιν͵ οἱ μὲν ἐξ ἐπιδρομῆς
οἱ δὲ καὶ ἐγγύθεν͵ ἐνήλλοντο τρόπον τινὰ
καὶ
ἔκοπτον αὐτούς
.
Κἀκ τούτου πολλοὶ
μὲν εὐθὺς ἅτε καὶ μιᾶς ἐπι κοπῆς ὄντες
mains et avec leurs dents ; renversant leur
adversaire, le mordant et le déchirant ; ce
qui leur était facile, parce qu'ils étaient
beaucoup plus grands. Mais, en se battant
ainsi, ils ne firent pas beaucoup de mal
aux Romains, qui, dans cette lutte corps à
corps, balançaient par leur armure et par
leur adresse la force des Barbares. Après
avoir
longtemps
combattu
de
cette
manière, les Romains eurent enfin le
dessus,
mais
bien
tard.
Leurs
épées
courtes, plus petites que celles des Gaulois
et dont la pointe était en acier, leur furent
très
utiles.
D'ailleurs,
plus
faits
à
supporter longtemps 1a même fatigue, ils
tinrent ferme bien mieux que les Barbares,
qui avaient moins de persévérance que
d'élan dans le premier choc. Voilà ce qui
causa la défaite des Germains : cependant
ils ne prirent point la fuite, non parce
qu'ils ne le voulurent pas ; mais parce
qu'ils ne le purent point, ne sachant à quoi
se
résoudre
et
sentant
leurs
forces
épuisées. Réunis par groupes de trois
cents, tantôt plus tantôt moins, s'abritant
sous leurs boucliers et se tenant debout,
inaccessibles, parce qu'ils étaient comme
enfermés sous ces boucliers ; mais ne se
mouvant
qu'avec
peine,
parce
qu'ils
étaient pressés les uns contre les autres,
ils ne purent rien faire ; mais ils n'eurent
rien à souffrir.
50. Les Romains, voyant que les Barbares
ne s'avançaient pas contre eux et ne
prenaient pas non plus la fuite ; mais qu'ils
restaient immobiles à la même place
comme dans des tours, posèrent d'abord
leurs javelots, qui ne leur étaient d'aucun
secours : puis, comme ils ne pouvaient
combattre de près avec leurs épées, ni
atteindre la tête des Barbares (la seule
partie de leur corps qui fût alors exposée
aux coups, parce qu'ils combattaient la
tête découverte), ils jetèrent aussi leurs
boucliers. Assaillant les Germains, les uns
en prenant leur élan, les autres de près, ils
sautaient en quelque sorte sur eux et les
frappaient. Plusieurs tombaient à l'instant
même, parce qu'un seul coup suffisait
ἔπιπτον͵
πολλοὶ
δὲ
καὶ
πρὶν
πεσεῖν
ἀπέθνησκον· ὑπὸ γὰρ τῆς πυκνότητος τῆς
συστάσεως καὶ τεθνηκότες ὀρθοὶ ἀνείχοντο
.
Τοῦ μὲν οὖν πεζοῦ τὸ πλεῖστον οὕτω καὶ
ἐκεῖ καὶ πρὸς ταῖς ἁμά ξαις͵ ὅσον γε καὶ
ἐξωσθὲν ἐς αὐτὰς ἐτύγχανε͵ σύν τε ταῖς
γυναιξὶ
καὶ
σὺν
τοῖς
παισὶν
αὐτῶν
ἐφθάρησαν· ὁ δὲ Ἀριόουιστος μεθ΄ ἱππέων
τήν τε χώραν παραχρῆμα ἐξέλιπε͵ καὶ πρὸς
τὸν Ρῆνον
[
παραχρῆμα
]
ὁρμήσας ἐπεδιώχθη
μέν͵ οὐ κατελήφθη δέ
.
ἀλλ΄ ὁ μὲν ἐπὶ
πλοίου προεξέφυγε͵ τῶν δ΄ ἄλλων τοὺς μὲν
οἱ Ρωμαῖοι ἐς τὸν ποταμὸν ἐσβαίνοντες
ἀπέκτειναν͵
τοὺς
δὲ
καὶ
αὐτὸς
ἐκεῖνος
ὑπολαβὼν ἀπήνεγκεν
.
pour les abattre : beaucoup d'autres
mouraient avant de tomber ; car ils étaient
tellement serrés les uns contre les autres,
qu'ils se tenaient debout, même quand ils
étaient morts. Ainsi périrent, avec leurs
femmes et leurs enfants, la plupart des
fantassins
;
ceux-ci
sur-le-champ
de,
bataille, ceux-là près de leurs chariots, où
ils s'étaient réfugiés. Arioviste s'éloigna
incontinent avec la cavalerie et se dirigea
sans délai vers le Rhin. Les Romains le
poursuivirent,
mais
ils
ne
purent
l'atteindre : il s'échappa sur une barque.
Quant
aux
soldats
qui
l'avaient
accompagné, les Romains en tuèrent une
partie au moment où ils entraient dans le
Rhin. Le reste fut reçu dans le fleuve et
emporté par les eaux.
Traduction E. Gros (1850)
http://users.skynet.be/remacle2/Dion/livre38.htm
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