Disposition spécifique : Lutte contre la dengue et le chikungunya

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page 1 Contacts Presse : - Préfecture – Blandine Cloître Tél : 02 62 40 74 19 Courriel : - ARS Océan Indien – Cybèle Foolchand Tél : 02 62 93 94 13 Courriel : DOSSIER DE PRESSE Dispositif opérationnel ORSEC départemental Disposition spécifique : Lutte contre la dengue et le chikungunya 16 juin 2011
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Publié le : mercredi 28 mars 2012
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DOSSIER DE PRESSE
16 juin 2011
Dispositif opérationnel ORSEC départemental Disposition spécifique : Luttecontre la dengue et le chikungunya
Contacts Presse :  Préfecture – Blandine Cloître Tél : 02 62 40 74 19 Courriel :blandine.cloitre@reunion.pref.gouv.fr  ARS Océan Indien – Cybèle Foolchand Tél :02 62 93 94 13Courriel :cybele.foolchand@ars.sante.fr
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S o m m a i r e
Le dispositif « Organisation de la réponse de sécurité civile » (ORSEC) ORSEC : la disposition spécifique relative à la lutte contre la dengue et le chikungunya à La Réunion Point épidémiologique Réunion et international La lutte antivectorielle à La Réunion : éléments du bilan d’activité 2010 Le GIPLutte antivectorielle
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Le dispositif ORSEC (Organisation de la réponse de sécurité civile) La loi du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile a simplifié le plan ORSEC qui devient l’organisation unique chargée de gérer toutes les situations d’urgence. L’objectif du dispositif ORSEC est de mettre en place une organisation opérationnelle permanente, et susceptible de s’adapter à tout moment, pour gérer les événements touchant gravement la population. Ce dispositif est donc conçu pour mobiliser et coordonner, sous l'autorité unique du Préfet, les acteurs de la sécurité civile, mais aussi de nombreuses autres ressources audelà du niveau de réponse courant ou quotidien des services. Il permet de garantir la préparation et la mobilisation de l’ensemble des acteurs publics et privés susceptibles d’être impliqués. Chaque personne publique ou privée recensée dans un plan ORSEC est en mesure :  d’assurer en permanence les missions qui lui sont dévolues dans ce cadre par le Préfet, préparer sa propre organisation de gestion de l’événement. de Le plan ORSEC n’est pas un « document figé », c’est une organisation basée sur un dispositif qui se compose : de dispositions générales: définissant l’organisation de base capable de s’adapter à tout type de situation de dispositions spécifiquesà certains risques particuliers propres préalablement identifiés tels que le risque lié à la dengue et au chikungunya à La Réunion.
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ORSEC :la disposition spécifique relative à la lutte contre la dengue et le chikungunya à La Réunion
L’épidémie de chikungunya qu’a connue La Réunion en 2005/2006 a montré qu’il s’agissait là d’un risque majeur et spécifique à notre territoire. Ce risque est permanent, il existe de la même manière pour la dengue, et à tout moment un nouvel épisode épidémique pourrait survenir, avec les conséquences que l’on connaît.
Ce contexte sensible justifie la mise en place d’une organisation préalable des moyens de gestion de l’événement et de secours, pouvant être activée rapidement en fonction de la situation épidémiologique. Le dispositif ORSEC a été retenu car il s’adapte complètement à la préparation et à la gestion d’un événement sanitaire de type épidémique.
A l’issue de l’épidémie de 2006, un premier plan de réponse avait été rédigé pour le chikungunya. L’évolution des connaissances et des pratiques ainsi que du contexte épidémiologique international avec notamment la poussée de la dengue dans le monde justifiaient de procéder à une refonte du dispositif en intégrant désormais le risque dengue. De plus, la dengue et le chikungunya sont deux maladies pouvant être transmise par le même vecteur (Aedes albopictus) et présentant de grandes similitudes dans les symptômes, les caractéristiques épidémiologiques et la lutte antivectorielle associée. Un plan de réponse unique pour ces deux pathologies a donc été mis en place L’élaboration de ce nouveau plan de lutte a été préparée conjointement par les services de l’Agence de Santé Océan Indien (ARSOI) et de la préfecture et a impliqué l’ensemble des partenaires susceptibles d’intervenir en cas d’épidémie. Après une consultation des acteurs concernés début 2011, il a été approuvé en tant que disposition spécifique du plan ORSEC départemental pararrêté préfectoral du 18 avril 2011.
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>Un plan de réponse gradué
Le plan décrit l’organisation de la lutte au travers de différents niveaux de risque, en fonction du contexte épidémiologique. Il est composé de fiches actions résumant la réponse à mettre en œuvre par chaque acteur et les moyens déployés de manière proportionnée selon l’évolution de la situation épidémique. Ces différents niveaux d’intervention sont décrits dans le tableau récapitulatif ciaprès.
Niveau
1A
1B
1C
2A
2B
Situation épidémiologique
Absence de cas ou apparition de cas isolés sans lien avec une épidémie dans la zone d’échange régionale 1 Connaissance d’une épidémie d’arbovirose dans la zone d’échange régionale Signalement de cas isolés en relation avec une épidémie dans la zone d’échange régionale 2 Identification d’un regroupement de cas autochtones
Identification de plusieurs regroupements de cas autochtones distincts géographiquement
3Épidémie de faible intensité 4Épidémie de moyenne intensité 5Épidémie massive ou de grande intensité Maintien dePhase de décroissance la vigilanceRetour à une circulation virale modérée Fin deFin de l’épisode épidémique et retour à une l’épidémietransmission sporadique ou une phase de veille niveaux 1 ou 2 Le niveau d’intensité de l’épidémie est apprécié au cas par cas en fonction : du nombre de cas, du nombre de cas hospitalisés, de la sévérité des formes cliniques, de la dynamique de l’épidémie, des capacités opérationnelles mises en œuvre et de l’évolution de la stratégie de lutte antivectorielle. Actuellement nous sommes au niveau 1A. Les mesures de gestion sont adaptées selon la répartition géographique des cas, par conséquent un niveau de gestion peut être activé sur l’ensemble du département ou seulement un arrondissement. L’Agence de Santé Océan Indien met en place un comité d’experts d’aide à la décision, organise l’opérationnalité de la lutte antivectorielle sur le terrain, prévoit, en lien avec les représentants des professionnels de santé et les établissements de santé l’organisation de la prise en charge des patients tant en ambulatoire qu’en milieu hospitalier.
1 Maladie transmise par les moustiques 2 Au moins deux cas groupés, liés dans le temps et dans l’espace
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> Un plan de réponse opérationnel et multipartenarial Le plan de lutte prévoit une réponse coordonnée et graduée comprenant l’intervention de nombreux acteurs : La Préfectureorganise et coordonne la réponse dans le cadre du GIPLAV, active, si nécessaire le centre opérationnel de préfecture (COP) et les postes de commandement opérationnel (PCO), … L’ARSOIorganise et coordonne, par le biais de saDirection de la Veille et Sécurité Sanitaire, la participation de ses services au plan de réponse : Le service de Lutte antivectorielle de la Délégation de l’île de La Réunionest particulièrementconcerné dans la gestion du risque lié aux maladies vectorielles : enquêtes épidémiologiques et recherche de cas, interventions de lutte antivectorielle autour des cas et des foyers, coordination, accompagnement et formation des renforts à la lutte mécanique et chimique, mobilisation sociale, …. La Plateforme de Veille Sanitaireréceptionne et analyse les signalements via la Cellule de Veille, d’Alerte et de Gestion Sanitaire (CVAGS) et la Cire Océan Indien assure la surveillance épidémiologique via les médecins, les laboratoires, les hôpitaux, et l’analyse de la situation épidémiologique. Le Pôle Offre de Soins de la Délégation de l’île de La Réunion coordonne la mise en œuvre des dispositifs de prise en charge des patients en milieu ambulatoire et hospitalier. Les établissements de santé, médicosociaux et sociaux participent à la surveillance, mettent à jour et déclenchent les plans, organisent et adaptent les prises en charges des patients, assurent le suivi des stocks et l’information de leurs personnels, … Les professionnels de santé libérauxparticipent à la surveillance, à l’information des patients, et à la permanence des soins, … Les maires et intercommunalités mettent en œuvre des actions de lutte antivectorielle de niveau communal, organisent la gestion des déchets, assurent l’accompagnement des personnes vulnérables et la mobilisation sociale Le Conseil Général, le Conseil Régional, le SDIS, les services de police, la gendarmerie, les forces armées: ils organisent le contrôle des bâtiments, la formation des personnels, activent et déploient les équipes de renfort, … L’Education nationale informe les élèves, sensibilise les personnels, renforce les actions de nettoyage et d’entretien des établissements, … La coordination des opérations est assurée au sein du GIPLAV jusqu’au niveau 2 puis par le Centre Opérationnel de Préfecture dès lors qu’il est activé, à partir du niveau 3.
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Point épidémiologique à La Réunion et international L’épidémie de chikungunyaen 20052006 a eu un impact sanitaire majeur sur les îles de la zone sud ouest de l’océan Indien avec, pour la première fois, la description de formes graves et de décès. A ce jour le chikungunya circule toujours sur un mode endémique en Afrique de l’Est, Inde, Sri Lanka et plus largement en Asie du Sudest. A la Réunion 38% de la population réunionnaise a été touchée par le virus et si la situation est restée stable pendant 4 ans (seul un foyer de 5 cas a été identifié en août 2009), la survenue en 2010 d’un épisode d’ampleur relativement importante 164 cas autochtones (i.e. ayant contracté la maladie sur l’île) et de 8 cas importés a rappelé que le risque épidémique était toujours présent. En 2011, à ce jour, aucun cas de chikungunya autochtone ou importé n’a été identifié, et le dernier cas confirmé autochtone datait de fin septembre 2010) La dengue est causée par quatre virus (sérotypes Dengue 1, 2, 3 et 4) pour lequels il n’existe pas d’immunité croisée. Elle sévit dans l’ensemble des régions tropicales et subtropicales de la planète exposant à son risque 2,5 milliards de personnes, selon l’OMS et serait responsable de 70 à 500 millions de nouveaux cas par an, 2 millions présentent des formes graves et plus de 20 000 décès. La première épidémie décrite à la Réunion a eu lieu en 19771978 (sérotype DEN2 suspecté). Plus récemment, en 2004, une épidémie due au sérotype DEN 1 (228 cas cliniques) a été rapportée, et en 2007 puis 2008, deux épisodes de cas groupés de faible ampleur sont survenus en fin de saison des pluies dans une même zone, (également liés au virus DEN1). Depuis ces épisodes et jusqu’en 2010, aucune circulation active du virus n’a été clairement identifiée sur l’île. En 2010, deux cas confirmés autochtones (non typés) sont identifiés, et une recrudescence du nombre de cas importés est constatée (n=24). En 2011, à ce jour, seul un cas confirmé importé d’Indonésie à été identifié. Cette identification de nombreux cas importés témoigne de l’introduction constante du virus de la dengue via des voyageurs infectés. Hormis la dengue et le chikungunya, d’autres virus transmis par les moustiques (du genreAedes ou autres) circulent dans la zone océan Indien et représentent donc une menace sanitaire pour la Réunion (épidémies d’ampleur parfois majeure dans les différents pays de la zone d’échange régionale (Madagascar, pays de l’Afrique de l’Est et d’Asie du SudEst notamment). La croissance du trafic aérien facilite également le transport rapide des virus du le monde entier. Avec la présence toute l’année de moustiques en nombre suffisants et capable de transmettre différentes arboviroses, couplée à l’introduction régulière des virus via des voyageurs infectés, la Réunion est confrontée à un risque épidémique permanent. Les épidémies passées ainsi que l’apparition de plusieurs foyers épidémiques plus modérés, rappellent la nécessité de maintenir une vigilance constante face au risque lié aux arboviroses transmises par les moustiques vecteurs.
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La lutte antivectorielle à La Réunion : éléments du bilan d’activité 2010> Des conditions météorologiques très favorables au développement des moustiques L’année 2010 a présenté des conditions météorologiques très favorables au développement des moustiques avec un été et un hiver austral doux et pluvieux. Les indicateurs issus du contrôle de 73 600 cours et jardins confirment des densités vectorielles près de 2 fois plus élevées que la moyenne (20072009). 96 800 gîtes à moustiques ont été identifiés21% des terrains contrôlés et dans détruits. > Deux évènements majeurs L’année 2010 a été marquée par deux évènements majeurs que sont :  l’apparition de foyers de transmission de chikungunya  la mise en œuvre du plan préfectoral de contrôle des ravines. En effet, après un premier cas de chikungunya identifié sur StPaul le 17 mars 2010, plus de 200 signalements de cas se sont suivis jusqu’au mois de juillet. Même si les densités de moustiques relevées étaient faibles, la transmission était active et 112 cas confirmés de chikungunya ont finalement été enquêtés. La bonne réactivité des services communaux a favorisé l’exhaustivité des actions de lutte avec un entretien complet du milieu urbain limitant d’autant l’extension du foyer à d’autres communes. Devant le risque sanitaire associé à ces premiers foyers de chikungunya, le Préfet a lancé, le 03 mai 2010,un vaste de plan de contrôle des ravines,ces zones étant considérées comme très favorables à la prolifération des moustiques en milieu urbain. Avec500 contrats aidésà la disposition des communes et le soutien mis des communes, intercommunalités, Conseil Général et Conseil Régional, les chantiers ont commencé à s’ouvrir dès le mois de juillet 2010 pour une première phase de 2 années. Ces évènements ont grandement orienté les actions de lutte du GIPLAV en 2010 (concentration des actions de traitement sur StPaul et accompagnement des équipes dans les ravines), et ont démontré l’excellente collaboration avec les partenaires sur le terrain pour mener rapidement des actions permettant l’élimination de situation à risque vectoriel. Audelà des actions de prévention et de lutte mécanique ou par insecticide menées par l’ARSOI, certaines communes se sont imposées comme un acteur essentiel de lutte anti vectorielle par leur pouvoir de police de salubrité.
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Le GIPLutte antivectorielle > Le GIP, une structure de coordination Le GIPSPR (Groupement d’Intérêt Public – Service de prophylaxie renforcé) a été créé en octobre 2006 dans les suites de l’épidémie de chikungunya afin de coordonner efficacement l’action des partenaires en cas de reprise épidémique. Si la reprise épidémique redoutée en 2007 n’a pas eu lieu, la situation épidémiologique internationale et l’apparition en 2010 d’un foyer actif de chikungunya à Saint Paul nous rappelle l’intérêt de coordonner la lutte antivectorielle, c’est pourquoi, le GIP a gardé tout son sens et son intérêt. Actuellement, le GIPLAV est une structure qui s’appuie sur des effectifs permanents (les agents du service de lutte antivectorielle de l’ARSOI) complétés par des moyens mis en œuvre par les collectivités. Présidé par le Préfet et dirigé par l’ARSOI, ce GIP vise à coordonner les actions des différents partenaires qui interviennent de façon directe ou indirecte dans la lutte contre les moustiques vecteurs. Il constitue, en cas d’épidémie, la structure de réponse pour les actions de démoustication et d’éducation sanitaire à l’échelle du département. Les membres du GIPLAV sont :  l’Etat,  l’Agence de Santé Océan Indien,  le Conseil Régional  le Conseil Général,  l’association des maires,  les communes,  les Etablissements publics de coopération intercommunale (EPCI). >Le GIPSPR devient GIPLAVEn septembre 2010, le GIPSPR «Service de prophylaxie renforcé» est devenu GIPLAV «Lutte AntiVectorielle».En effet, la dénomination « Service de prophylaxie renforcé » était une appellation de plus en plus désuète, faisant référence aux anciens services de lutte contre le paludisme et contre tous types de nuisants (rats, parasites…). Elle était source de confusion pour les partenaires et le public. Il a donc tout naturellement été proposé d’utiliser la terminologie «Lutte Anti Vectorielle», désormais largement partagée. >Ses missions Assurer une surveillance entomologique et contribuer au recueil des données épidémiologiques,  Conduire les actions de lutte biologique, mécanique et chimique contre les moustiques vecteurs de maladies,  Mener les enquêtes épidémiologiques et le dépistage de nouveaux cas.  Mettre en œuvre des actions de mobilisation sociale et d’éducation sanitaire pour impliquer la population dans la lutte préventive contre la prolifération des vecteurs.  Elaborer et coordonner la mise en œuvre de plans de lutte antivectorielle  Participer techniquement et matériellement aux actions de coopération régionale.
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