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MIRELARIDAINE “ET ALICE MANGEA...” spectacle théâtral et culinaire pour petits et grands enfants
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Publié le : lundi 26 mars 2012
Lecture(s) : 34
Source : enscene.net
Nombre de pages : 13
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MIRELARIDAINE
“ET ALICE MANGEA...”
spectacle théâtral et culinaire
pour petits et grands enfantsMirelaridaine est née avec l’envie de sortir la cuisine de ses champs d’actions habituels et
de la confronter à d’autres pratiques artistiques. Ainsi la compagnie est devenue un endroit
d’expérimentations, une auscultation de la comédie humaine; une réflexion autour de la
cuisine comme pratique culturelle.
Mirelaridaine crée de la cuisine, cuisine de l’art... La recette devient genre littéraire, les
mots mettent l’eau à la bouche, les objets révèlent les sens du geste. Le spectateur est
invité à regarder, sentir, écouter, toucher, goûter... libre d’agir ou pas; il participe de cette
recherche artistique et gustative qui lie pratique théâtrale et culinaire.

Rouge muzeau s'escria contre eulx, disant à haulte voix. Feston
diène Guallefretiers, venez vous sus mon marché? Me
voulez vous houster & seduyre mes challans. Ie vous cite par
davant l'Official à huyctaine Mirelaridaine. Ie vous chiquaneray
en Diable de Vauverd. Puys se tournant vers frère Ian, à face
riante & ioyeuse luy dist. Reverend père en Diable
Monsieur, si m'avez trouvé bonne robbe, & vous plaist encores en
me battant vous esbatre, ie me contenteray de la moitié
de iuste pris. Ne m'espargnez ie vous prie. Ie suys tout & tretout
à vous Monsieur le Diable: teste, poulmon, boyaulx,
& tout. Ie le vous diz à bonne chère. Frère Ian interrompit son
propous, & se destourna aultre part. Les aultres Chiquanous
se retiroient vers Panurge, Epistemon, Gymnaste, & aultres: les
supplians devotement estre par eulx à quelque petit pris
battuz: aultrement estoient en dangier de bien longuement ieusner.
Mais nul n'y voulut entendre.
François Rabelais - Le Quart Livre - chap XVIMirelaridaine
Delphine Bailleul / Mirelaridaine
En 2000, diplômée en arts appliqués (DNSEP) des Beaux-Arts de Rennes, elle travaille avec Enrique Vargas
au sein du Théâtre National de Bretagne. Co-fondatrice de l’association l’Arrière-Boutique, elle participe à
plusieurs créations-installations notamment pour la Ville de Rennes.
Parallèlement, elle collabore à plusieurs créations de spectacles en tant que décoratrice, scénographe, et
conceptrice d’objets, notamment avec la compagnie Pupella-Noguès (Midi-Pyrénées), Théâtre à l’envers
(Bretagne) et Joël Hubaut (Bretagne).
La création d’une installation pour la pièce Chimères et autres bestioles par le Théâtre à l’envers amorce la
recherche et la réflexion sur la nourriture comme vecteur de mémoire. Le désir de continuer à expérimenter
cette voie qui mêlerait les arts culinaires et les arts plastiques l’amène à passer un CAP-BEP cuisine.
En 2002 et 2003, les projets de création autour de ces arts se concrétisent. Tout d’abord sous la forme
d’installations en partenariat avec les compagnies-amies depuis les débuts (installation au Théâtre Garonne
de Toulouse avec Pupella-Noguès), et de commande de collectivités et institutions (Education Nationale,
municipalités). Les principes fondamentaux de son travail se définissent alors : lier écriture et
cuisine, appréhender la recette de cuisine comme un texte littéraire, redéfinir la gourmandise,
mettre en scène le repas, le banquet, créer des espaces de convivialité autour de la nourriture,
inscrire le spectateur dans l’acte artistique. Mirelaridaine est née.
En 2004 et 2005, les créations-installations s’imposent et révèlent la singularité de cette démarche artistique.
La première est menée en commun avec Liliana Motta, artiste botaniste. Il s’agit de capter la curiosité du
promeneur avec un gâteau parfumé aux essences des fleurs du parc de Gasseau à Saint-Léonard-des-bois
(72). Dans le même cadre mais pour un rendez-vous différent, Delphine créée un Pique-Nique Electronique.
S’enchaînent alors les événements qui sont autant d’expériences: les Banquets avec le théâtre Dromesko, la
Grand’Tombola pour les Tombées de la nuit, l’ouverture de saison du Strapontin à Pont-Scorff, les
inaugurations du festival Mythos (Minotaure, Icare, Casino) et du Grand Soufflet à Rennes, le vernissage
d’une exposition au Grand Logis de Bruz ou encore la Grande Tambouille pour le TNB, la Pièce Montée pour
le théâtre de Laval et l’abbaye de Fontevraud, Icare pour le théâtre de Cornouaille à Quimper, Naissances au
musée ethonologique d’Hanoï au Vietnam, ...
Il s’agit de dispositifs “spectaculaires et culinaires” autant d’actes artistiques comme autant d’objets d’étude
des mouvements festifs et conviviaux autour de la nourriture et de l’art.
En parralèle, et tout en continuant les collaborations artistiques, Delphine commence un travail de mise en
scène en créant son premier spectacle Ebauche d’une envie, une fantaisie théâtrale autour de la soupe aux
petits pois, qui rissole mot, odeur, image et goût. Dans la continuité de ce travail, Delphine commence en
2008 les ateliers d’expérimentation pour son prochain spectacle autour de la recette du gâteau au chocolat...“ET ALICE MANGEA...”
inspirée par “Alice aux pays des Merveilles” de Lewis Caroll et Jan Svankmajer.L’ENVIE
Le point de départ de cette création est la construction d’une déambulation librement inspiré
d’Alice aux pays des Merveilles de Lewis Caroll et du film d’animation d’Alice de Jan
Svankmajer.
Il est question de l’abstraction du quotidien, enrichie par une variable du temps et de l’espace
aléatoire. Le choix s’est porté sur “Alice” car ce texte recèle de convoitise autour de la nourriture,
avec le principe qu’à chaque étape il y a digestion. Les nourritures ingérées font un pendant aux
métamorphoses d’Alice. Elle est en quête et grandit au cours de ses aventures en essayant de
préserver son jardin secret (l’imagination).
Une résidence en 2008, à l’Intervalle, centre culturel de Noyal-sur-Vilaine, ainsi qu’une
intervention à L’Aire Libre ont permis de débuter le chantier en construisant la scénographie et
de mener des expérimentations avec les comédiens et différents publics,( dans une cantine
scolaire, un centre de loisir, cours de cuisine...)
Ces premières étapes ont permis de déterminer la forme du projet.
LE PROJET
C’est la proposition d’un spectacle théâtral et culinaire sous forme d’une déambulation, avec en
préambule, la proposition d’un Atelier-cuisine, qui permet de préparer la recette du gâteau au
chocolat qui sera déguster durant le spectacle “Et Alice mangea...”
“Soyez ce que vous voudriez avoir l’air d’être; ou, pour parler plus simplement: ne vous imaginez pas être
différente de ce qu’il eût pu sembler à autrui que vous fussiez ou eussiez pu être en restant identique à ce que
vous fûtes sans jamais paraître autre que vous n’étiez avant d’être devenue ce que vous êtes.”
Lewis Caroll.COMME UN ATELIER
L’idée est de mettre le spectateur en situation dès la préparation de la recette, en créant un
moment unique, une “relation poétique”.
Cet atelier est le prétexte, autour de la recette au chocolat, co-dirigé par “Grimod” et “Tire-la-
ficelle”, pour initier la rencontre entre le texte littéraire, la cuisine, les acteurs et les spectateurs.
Entamant le dialogue entre le chapelier fou et le lièvre de mars du thé chez les fous d’Alice aux
pays des merveilles, les deux comédiens endossent le rôle de chefs cuistot, le temps
de la recette et du récit. Le jeu sur le temps et les repères commence à s’opérer dès lors...
I. Les Mesures (Mot de Rabelais) :
De la Mélasse (chocolat) : 7,5 kg
De la Freleginingue (farine) : 1,8 kg
Du Suif d’Ânon (beurre): 4,8 kg
Du Bregizollons (sucre) : 1,5 kg
De la trismarmaille (lait) : 1,5 litre
De la Mopsopige (crème) : 1,5 litre
Nécessité de construire un mur de suif d’ânon. (atelier coupe dirigé par Grimod le maçon).
Simultanément, Tirelaficelle chante la comptine et chapeaute du haut de l’escabeau la promenade des 120 Ptydumtys.
Chute de Humpty Dumpty qui fait écrouler le mur de suif.
Tirelaficelle : Je vous avais bien dit que le suif ne vaudrait rien pour le mécanisme !
Grimo : C'était du suif d’ânon de la meilleure qualité existante. : Oui, mais des miettes ont dû s’y mélanger. Vous n'auriez pas dû appliquer le suif avec le couteau à pain.
Grimo : C'était, croyez-moi, du suif d’ânon de la meilleure qualité qui fût.
Tirelaficelle : Il nous faut donc préparer un cataplasme pour le soulager.
Mettre lait crème beurre dans un rondeau et le chauffer à petit feu.
ET ALICE MANGEA...
Derrière les portes se cache...
Un parcours théâtral et culinaire qui amène le public sur les traces d'Alice, au pays de l'étrange,
au pays des délices...
Il y a l’image d’Alice, nous serions prêt à la sentir, à apercevoir son ombre mais elle n’est pas là
au moment présent; elle fait partie du passé, d’une autre histoire qui n’est pas tout à fait celle
d’aujourd’hui. Tout cela se traduit dans la scénographie mais aussi dans la musique crée pour
ce spectacle, réminescence des boucles, de cet enfance perdue et retrouvée et de la passion
d’Alice pour le Tango (pourquoi pas?).
Dans la première chambre, le spectateur est l’invité du Thé chez les fous (extrait d’Alice
racontée aux petits enfants). Univers étrange aux variations d’échelle menées par le rythme d’un
train qui ne cesse de tourner. Elle est la représentation de ce tiraillement à grandir, à décider
cette métamorphose et accepter que l’on fait partie d’un tout et d’un cycle.
Dans la deuxième chambre, le spectateur pénètre dans le jardin merveilleux, un milieu propice
à la délectation qui met tous nos sens en éveil. C’est l’endroit où notre inconscient peut encore y
loger ses secrets et l’intention du possible. Une vidéo nous révèle comment Alice s’est
accaparée sa gourmandise et qu’elle a croqué à pleines dents dans ses envies. C’est son
jardin secret.LES INGRÉDIENTS
Les Comédiens
Bien que s’appuyant sur des extraits de texte de Lewis Caroll, il ne s’agit pas de représenter les
personnages d’Alice aux pays des merveilles. Les comédiens poursuivent la construction
dramaturgique qu’ils ont acquis au sein de Mirelaridaine. Ainsi le personnage de Tire-la-ficelle
s’inscrit dans la continuité du travail mené dans le spectacle Ebauche d’une envie, comme au
cours des installations Casino et prend naturellement sa place dans Et Alice mangea...
Les comédiens sont personnages et portent dans chaque nouveau spectacle leur vécu au sein
de la compagnie. Il y a ce travail sur la mémoire, sur le passé, un travail d’assimilation, de
digestion.
Les comédiens évoluent alors dans un espace-temps qui leur est propre. Le travail avec les fait partie d’un élément de la recette au même titre que la scénographie et le texte,
c’est un ingrédient à définir et à modeler.
“La plupart de mes films sont né de la conséquence psychologique de ma passion de collectionneur. Certains
objets me semblent si parlants que j’ai l’impression qu’ils n’ont pas dit tout ce qu’ils savent dans le rôle que je leur
ai attribués dans un film, c’est ainsi que je les utilise à nouveau dans d’autres films.”
Jan Svankmajer.
La scénographie
La forme déambulatoire de ce spectacle est venue logiquement en lisant Lewis Caroll: Alice se
perd continuellement dans les méandres de son imagination, ouvrant à chaque phase, une
porte de son inconscient. La symbolique de la porte et de son idée de passage reste forte tout
au long de la lecture. Alice est un personnage qui vacille entre son enfance et une adulte en
devenir, ou moment emprunt d’ une forme de mélancolie.
Le point de départ, le lieu de passage et de transition, le lieu d’abondon des repères, le terrier,
est matérialisé par la chambre des portes où l’ouverture de chacune d’entre elle signifiera
chacune des étapes dramaturgiques.
Le thé chez les fous est l’une des scènes d’interaction où Alice participe à un simulacre de
rituel. La chambre du thé : c’est la chambre du temps, de toutes les notions du temps et de ces
différentes interprétations. Les échelles sont subjectives, décrivent différents cycles dans
lesquels les spectateurs pourront se retrouver.
Il y a ces moments de transition qui sont le retour au terrier, quitter une certaine forme de réalité
et s’en abstraire pour pouvoir en retrouver une autre.
Le jardin merveilleux est la dernière chambre, celle de l’enfance oubliée, enfouie, un eden
personnel et secret. C’est l’endroit de la liberté, où l’on peut agir à sa guise, être curieux, où l’on
peut rêver à un temps suspendu.
“Si vous ne fermez pas les yeux, vous ne pouvez rien voir
Jan Svankmajer.La nourriture
Ce projet s’est orienté vers le jeune public car les enfants portent en eux la notion du passage,
ils quittent différents mondes pour en rejoindre d’autres, c’est comme cela qu’ils grandissent,
en étant sûr qu’ils détiennent une certaine forme de vérité .
L’enfant appréhende les événements avec moins d’empathie, il ose être dans l’intéraction alors
que l’adulte se posera la question, “ai-je le droit?”
Tout le travail résulte à faire dire autre chose à leur quotidien. Ils vont manger là des tartines de
pain mais différemment qu’ils le feraient le matin avant d’aller à l’école parce que certaines
variables ne sont pas à la même place que tous les jours. Là, la table bouge. Là, c’est un train
qui apporte le beurre.
Utiliser la nourriture pour exprimer ce quotidien, c’est aussi rendre vivant ce vieil adage “Tu es
ce que tu manges” .
Le fait de manger n’est pas anecdotique dans la dramaturgie, il en est le nœud: “je mange
donc je suis”. Les comédiens eux-mêmes mangent, car ils sont vivants. L’action de manger fait
franchir un passage, entraîne une mutation illustrée dans Alice au pays des Merveilles.
La distribution
CONCEPTION ET MISE EN SCÈNE: Delphine Bailleul
SCÉNOGRAPHIE: Delphine Bailleul
COMÉDIENS: Eric Antoine, Olivier Férec
ASSISTANT À LA MISE EN SCÈNE: Karim Kadjar
PARTICIPATION: Julie Seiller
CONCEPTION LUMIÈRE: Michel Bertrand
CONCEPTION SONORE: David Segalen
DIFFUSION/SUIVI DE PRODUCTION: ay-rOopKarim Kadjar - Assistant à la mise en scène
Formé au théâtre auprès d’Ariane Mnouchkine et à l’acrobatie par Alexandre Del Perugia, Karim
a tenu des rôles du théâtre classique, notamment Jason de Mede et Don Antonio Ubilla de Ruy
Blas mis en scène par Zakariya Gouram, a interprété des monologues dont celui du Journal
d’un monstre de Richard Matheson dans une mise en scène de Florence Lavaud ou encore
celui du Petit bois d’Eugène Durif mis en scène par Christophe Ramirez. Il travaille par ailleurs
avec Elzbieta Jeznach, Betty Heurtebise et Michel Schweizer.
Delphine Bailleul lui a confié l’unique rôle du spectacle Ébauche d’une envie, où il a commencé
à développer le personnage Tirelaficelle. Il a poursuivit ce travail dans les différents projets
“Objets d’étude” menés par la compagnie Mirelaridaine. C’est la logique de cette
construction que Karim viendra incarner assister Delphine Bailleul.
Eric Antoine - Grimod
Eric a commencé sa carrière de comédien professionnel avec le Théâtre de l’Entresort et avec
Benjamin Guyot au sein de l’Asso2 dans des pièces de Koltès, Botho Strauss, Heiner Müller, Il
travaille aussi avec les compagnies Le Scarabée jaune (Le Grand cirque, L’Affaire Magon de la
lande), le Théâtre à l’envers (Là, regards premiers, Rêve N°010104), les ateliers 415
(Correspondance à trois, Bouli Miro) et Kali&Co (Moi, Pierre rivière).
Avec la volonté d’approfondir le rapport au corps, Eric se forme à la danse auprès des
chorégraphes Loic Touzé, Thierry Bäe et a ainsi participé à la chorégraphie de Lilo avec
Alessandra Piccoli et, en tant que comédien-danseur à la dernière création de la compagnie
Ubi, Promenons-nous.

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