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Sciences naturelles et participation L'éducation à l'environnement (EE) et les sciences naturelles sont liées et com- plémentaires. C'est le propos développé par Marco Adamina et François Gingins, (lire l'entretien p. 2). L'EE a « une perspec- tive sociétale » relève Marco Adamina, et en plus elle doit conduire à donner une signification aux phénomènes naturels et techniques au niveau de l'environnement, de l'Homme et de ses actes.
  • thèmes de sciences natu- relles sous le regard de la relation entre l'homme
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Publié le : lundi 26 mars 2012
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éducation CH
environnement
Sciences naturelles et participation
L’éducation à l’environnement (EE) et
les sciences naturelles sont liées et com-
plémentaires. C’est le propos développé
par Marco Adamina et François Gingins,
(lire l’entretien p. 2). L’EE a « une perspec-
tive sociétale » relève Marco Adamina, et
en plus elle doit conduire à donner une
signification aux phénomènes naturels et
techniques au niveau de l’environnement,
de l’Homme et de ses actes.
Ce numéro présente différentes initiati- 2/2011
ves, alliant EE, sciences naturelles et par-
ticipation. La plus-value pédagogique de Sciences naturelles et EE vont de pair
telles approches est indéniable, comme le
montrent les projets présentés en sciences
participatives. Une école secondaire au
Tessin va cependant au-delà dans la dé- FOCUS
marche en s’engageant pour le maintien
d’un biotope. Grâce à l‘implication des EE et sciences naturelles – Entretien avec
élèves, ce lieu a été classé zone proté- F. Gingins et M. Adamina 2
gée cantonale. Différents organismes
visent à faciliter l’intégration de l’EE et
des sciences naturelles et participent à ECOLE
la concrétisation de tels processus. Par
exemple, avec la collaboration de GLO-
Apports et exemples de projets participatifs 4BE, le centre de compétence CCES de
l’EPFZ a lancé d’importants travaux de
vulgarisation à l’intention du secondaire.
Le réseau d’échanges et de formation
ECOLESWiSE, quant à lui, met l’accent sur le
partage d’expériences entre écoles et
enseignants. Enfin Service-Learning se CCES@School : pont entre la recherche
concentre sur le travail de collaboration et l’école 8
avec les communes dans une perspective
de développement durable.
RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT
Cette palette d’outils et d’inspiration s’offre
à vous pour réaliser de véritables projets SWiSE, un réseau d’échange et de formation 10
participatifs alliant EE et sciences naturelles.
Profitez-en !
Anne Monnet |||||||| FOCUS
SCIENCES NATURELLE ET ÉDUCATION À L’ENVIRONNEMENT
Complémentarité de deux approches
François Gingins de la HEP du canton de Vaud et Marco Adamina de la HEP du canton de Berne ne sont
pas seulement connus dans le cercle des didacticiens. Tous deux ont participé, dans le cadre d’HarmoS, à la
conduite du consortium sciences naturelles + et tous deux entretiennent un rapport étroit aussi bien avec
les sciences naturelles qu’avec l’éducation à l’environnement. Nous leur avons demandé ce qui rapproche
et distingue l’EE des sciences naturelles.
Marco Adamina et François Ging- qui est à l’origine de l’éducation à dessert l’éducation à l’environnement,
ins, qu’est-ce qui vous relie aux l’environnement. basée sur une approche interdisci-
sciences naturelles et à l’éducation MA : Pour moi c’est une questi- plinaire. En Suisse allemande, des do-
à l’environnement ? on de perspective. L’enseignement maines interdisciplinaires font partie du
François Gingins : Je me suis for- des sciences naturelles étudie les programme jusqu’à la fin du secondaire
mé comme enseignant de biologie, phénomènes en soi, les lois, les appli- I et la spécialisation se fait beaucoup plus
avec une orientation en botanique cations. L’éducation à l’environnement tard.
et géologie. Au cours de ma forma- apporte une perspective sociétale. MA : Ça c’est ce qui est écrit sur le
tion, mon intérêt était concentré sur Que signifient ces phénomènes pour papier… En pratique, l’enseignement
l’éducation scientifique. C’est la pra-
tique qui m’a amené à l’éducation à
l’environnement. Je ne voulais pas
uniquement transmettre des connais-
sances, mais également apporter à
mes élèves un enseignement innova-
teur et actif.
Marco Adamina : Déjà enfant, j’étais
fasciné par les phénomènes naturels.
Plus tard, au gymnase, c’est la construc-
tion des autoroutes qui m’a sensibilisé
aux questions environnementales. A cet-
te même époque, nous discutions inten-
sivement sur le rapport du Club de Rome.
Pendant mes études, je me suis beauco-
up intéressé à la pensée systémique de
Vester. Dans mes cours de géographie,
j’abordais les thèmes de sciences natu-
relles sous le regard de la relation entre
l’Homme et la nature, entre la société et l’environnement, pour l’Homme, pour et la formation des enseignants du se-
son environnement naturel. ses actes ? D’ailleurs, chez HarmoS condaire I sont déjà très disciplinaires,
sciences naturelles+ certains thèmes mais ceci peut varier d’un canton à
Quelles sont les points com- sont davantage abordés par les scien- l’autre.
muns/ les différences entre ces naturelles et d’autres plutôt par
l’enseignement des sciences l’éducation à l’environnement. De tou- Pourrait-on imaginer un ensei-
naturelles et l’éducation à te manière, les liens entre les deux sont gnement qui combine de ma-
l’environnement ? très étroits, tout comme il existe aussi nière optimale les objectifs des
FG : Il y a surtout beaucoup de points des relations très étroites entre les scien- sciences naturelles avec ceux de
communs. Les compétences transmi- ces naturelles et la santé, ou l’EDD. l’éducation à l’environnement ?
ses sont quasi identiques. Je vois une MA : Oui c’est possible. Il existe déjà
différence au niveau de la transmis- Constate-t-on des différences ré- différents moyens d’enseignement,
sion des connaissances, davantage gionales ? comme les Lernwelten Natur-Mensch-
mis en avant dans l’enseignement des FG : Des différences régionales exis- Mitwelt ou les séquences d’HarmoS
sciences naturelles. Nous pourrions tent par le fait qu’en Romandie, sciences naturelles+ qui le font.
nous poser la question si l’éducation l’enseignement disciplinaire com- FG : Ces moyens d’enseignement sont
e1scientifique ne serait pas une par- mence déjà en 4 primaire, ce qui en effet visionnaires. Ils n’existent mal-
tie de l’éducation à l’environnement. heureusement pas encore pour la Ro-
Probablement. D’un point de vue his- mandie.
1 etorique, c’est l’éducation scientifique 6 année HarmoS.
2 éducationenvironnementQu’en est-il des projets de „scien- le Lehrplan21. Ces dernières sont
ces participatives“, où les élèves tributaires d’une intégration dans
récoltent des données scienti- les domaines disciplinaires, et en
fiques ? Qu’apportent-ils aux sci- particulier celui de Natur-Mensch-
ences naturelles, à l’éducation à Mitwelt (NMM). Ce domaine est-il
l’environnement ? vraiment disposé à accueillir l’EE et
2FG : GLOBE est un bon exemple de l’EDD ? Comment cela s’est-il passé
l’apport des sciences participatives à en Romandie avec le PER ?
l’éducation à l’environnement. Pour les MA : C’est une question complexe !
3élèves, il ne s’agit pas uniquement de L’initiative MINT a une autre origine.
récolter des données, mais également Elle souhaite en premier lieu pallier au
d’interpréter leur signification pour la so- manque (dont elle est en partie respon-
ciété. Ce dernier aspect est très important sable) d’étudiants en sciences. Quant à « L’enseignement des scien-
pour les programmes de GLOBE euro- l’EDD, plusieurs causes sont à l’origine
ces naturelles étudie les péens (moins marqué aux Etats-Unis). de ses difficultés d’intégration dans le
phénomènes en soi (…). Lehrplan21. Les compréhensions de
l’enseignement-apprentissage de l’EDD L’EE apporte une perspective
et de l’orientation par compétences di- sociétale. »
vergent. Aussi, l’environnement politique M. Adamina
actuel n’est pas favorable aux innova-
tions dans le domaine de la formation.
Par contre, de nombreux collègues qui
travaillent au sein du groupe Natur- MA : Dans le Lehrplan21, l’EE et l’EDD
Mensch-Gesellschaft pour le Lehr- iront certainement au-delà d‘une inté-
plan21 ont un lien étroit avec l’EDD, ce gration de façade, mais ils n’aboutiront
qui augmente ses chances d’intégration. certainement pas à l’idéal souhaité par
Mais l’EDD ne peut pas uniquement être les experts en la matière.
déléguée à NMM, elle doit également FG : Dans le PER, l’EE et l’EDD n’ont « Nous pourrions nous poser
transparaître dans les autres domaines pas dépassé, malgré un travail consé-la question si l’éducation
disciplinaires. quent des fondations FEE et FED, le sta-
scientifique ne serait pas FG : Les plans d’étude sont toujours le de de l’intégration de façade. C’est la
une partie de l’éducation à résultat de négociations. Le PER est lui mise en œuvre, avec la formation aux
l’environnement. » aussi un compromis. L’EDD y est inté- enseignants et l’introduction des nou-
grée de manière bien trop aléatoire veaux moyens d’enseignement qui sera F. Gingins
et peu systématique dans le domaine maintenant déterminante.
de la Formation générale. Aussi le PER
D’un côté on souhaite renforcer n’est pas conséquent dans son appro-
l’enseignement des sciences natu- che par compétences. Sur ce dernier Association de didactique des
relles au travers de différentes ini- point, le Lehrplan21 me semble être sciences naturelles
tiatives (MINT, création d’une asso- sur une meilleure voie. Le 13 septembre 2011, s’est consti-
ciation des formateurs en sciences tuée à Berne l’association de didac-
naturelles, cf. encadré) et d’un au- Conclusion. Quelles sont les pré- tique des sciences naturelles. Cette
tre côté l’EE et l’EDD ont beaucoup visions quant au PER et au Lehr- nouvelle entité vise à renforcer la
de peine à se faire une place dans plan21 ? L’EE sera-t-elle plus didactique des sciences naturelles en
qu’une intégration de façade ? Suisse dans la formation, la recher-
che et le développement à tous les
2 niveaux de formation, dans et hors de GLOBE Suisse est partenaire du programme
l’école. Sa création a fait suite à la international GLOBE (Global Learning and
3 décision de la COHEP (Conférence Observations to Benefit the Environment), un Le Conseil fédéral a livré un rapport en
des rectrices et recteurs des HEP) de réseau de communication en ligne créé en août 2010 faisant état de la pénurie de spé-
ne pas maintenir de groupes spécia-1994 à l’initiative de l’ancien vice-président cialistes dans les domaines MINT (mathé-
lisés de didactique disciplinaire. Ren-américain Al Gore. GLOBE est un programme matiques, informatique, sciences naturelles
seignements auprès du président de mondial d’étude de l’environnement qui réunit et techniques). Suite à ce constat, un groupe
l’association, Markus Wilhelm, mar-écoliers, enseignants et scientifiques. Il contri- de travail comprenant des enseignants du
kus.wilhelm@phz.ch ou auprès de bue à la compréhension des phénomènes secondaire des domaines MINT a été créé
François Gingins, francois.gingins@naturels qui régulent la planète Terre, grâce et aboutira entre autres à la mise en place
hepl.ch.à des observations et des relevés scientifiques d’une plateforme internet (educa.MINT)
sur le long terme. (Cf. page 8 de ce bulletin) pour le matériel didactique scientifique.
éducationenvironnement 3PRATIQUES INNOVANTES
Sciences participatives : leurs apports
L’Institut de formation et de recherche en éducation à l’environnement (Ifrée, France) a publié en 2010 un
1 2livret répertoriant 60 programmes francophones de sciences participatives en lien avec la biodiversité. Il
détaille 18 projets et analyse leurs conditions de réussite. Une partie méthodologique permet de tirer parti
des expériences menées et donne des points de repère pour définir son propre projet. Annie Bauer, auteur
du livret, nous livre ici ses observations.
Quelles sont les plus-values péda- ge. Les données recueillies par les en- à destination du public scolaire à ma
gogiques de la participation à un fants sous contrôle de l’enseignant et de connaissance.
projet de science participative ? l’animateur devaient contribuer directe- C’est encore les programmes basés sur
Au dire des animateurs et enseignants ment à cet Atlas, elles ont finalement été des projets de recherche qui visent un
c’est une forme qui engendre un investis- traitées à part mais la qualité de l’action grand nombre de participants et adap-
sement beaucoup plus important de la pédagogique menée autour du recueil tent leur protocole au grand public,
part des élèves : contact avec des scienti- de données n’en est pas modifiée. comme « l’observatoire des papillons
fiques, participation à une action globale de jardins » porté par le Muséum ou
qui dépasse l’échelle de leur école, voire Certains projets réussissent pour- Capoera. Dans ce dernier programme
contribution directe par l’apport de don- tant à intégrer les données récol- le protocole est très simple puisqu’il
nées, sont les principales plus-values en tées par le jeune public. suffit de récolter les capsules d’œufs de
termes de motivation et d’apprentissage. La peur de voir une base de données raie (et de les identifier si on le souhai-
Pour les enseignants c’est l’occasion « polluée » par des données peu fia- te), ce qui permet d’avoir des données
d’approfondir un thème bien au-delà bles est récurrente dans certains pro- exploitées systématiquement. C’est une
de ce qu’ils font d’habitude à travers une grammes dont les bases de données réelle contribution à un programme
recherche en cours ou l’élaboration de ont été chèrement mises en place par même pour des élèves de primaire.
données scientifiques. des spécialistes. Ceux qui échappent à Mais pour qu’il soit réellement éducatif
cette logique sont les bases de données il faut inventer des prolongements qui
Les données récoltées par les écoles naturalistes collaboratives élaborées permettent de se saisir de la probléma-
dans ce type de projet, sont-elles tique qu’il porte (la répartition des dif-
systématiquement exploitables et férentes espèces de raies et la conser-
sont-elles vraiment exploitées ? vation des plus vulnérables) au-delà de
C’est souvent là que le bât blesse… la simple collecte de capsules.
Mais si les données sont finalement peu C’est ce que font certains enseignants
exploitables ou pas exploitées par pré- très motivés. Un programme à des-
caution de la part des scientifiques qui tination principale du public scolaire
mènent le programme, cela influence-t- et porté par l’insectarium de Montréal
il la qualité de l’action éducative menée partage cette caractéristique. C’est
autour du programme auprès du public « Monarques sans frontières », qui pro-
scolaire ? Le plus important est de bien pose un kit d’élevage de chenilles de
définir l’objectif principal, s’il est avant monarques à chaque classe partici-
tout éducatif on se s’offusquera pas de pante. L’élevage se déroule avec des
la sous-utilisation des données produ- soins quotidiens aux chenilles durant
ites, l’essentiel étant que leur production tout le mois de septembre, contribuant
aie été éducative. C’est le cas d’une à la cohésion du groupe classe autour
opération menée auprès des écoles en de ce projet fédérateur. Une fois les
Alsace et qui s’appuie sur le programme chenilles transformées en papillon on
d’Atlas de répartition de la faune sauva- les étiquette avant de les relâcher et
on transmet une feuille au programme Observation par un jeune participant au pro-
gramme Phénoclim. avec les numéros d’étiquette pour cha-
1 que papillon vivant relâché. Là aussi Sciences participatives et biodiversité : impli-
selon les principes du nouvel internet donc peu de risques d’erreur dans la cation du public, portée éducative et pratiques
(tout le monde peut mettre ses don- « donnée » transmise, pour une vérita-pédagogiques associées. Ifrée, 2011. Ce docu-
nées en ligne, elles sont validées par ble contribution au programme de pré-ment peut être téléchargé sur : http ://ifree.asso.fr/
la communauté qui réagit à la moindre servation du Monarque en Amérique papyrus.php ?menu=80
2 donnée aberrante en interpellant son du Nord. Le principe d’un projet de science participa-
auteur pour une vérification), mais el-tive est de faire produire des données scienti-
les ne sont pas l’objet de programmes fiques par le grand public.
4 éducationenvironnement |||||||| ECOLE
PROJET DE SCIENCES PARTICIPATIVES
Phénoclim
Le Centre de Recherches sur les Ecosystèmes d’Altitude (CREA), basé à Chamonix a lancé en 2004 Phénoclim,
un programme scientifique et pédagogique qui invite le public et les écoles à mesurer l’impact du change-
ment climatique sur la végétation en montagne.
Lors de la création de son centre de re- avec celles effectuées dans d’autres
cherche, Anne Delestrade, docteur en zones géographiques, altitudes ou
écologie animale, souhaitait mener à années afin de mieux comprendre les
la fois des programmes de recherche indications que le rythme de vie des
et proposer une manière originale de
sensibiliser le grand public. La mise
en œuvre de programmes de sciences « Les observations menées
participatives est apparue comme une dans le cadre de ce pro-
réponse intéressante à ces deux ob- gramme permettent de
jectifs. C’est ainsi que les programmes réapprendre à observer la d’études phénologiques Phénoclim puis
1 2 nature environnante. »Phenopiaf1 et PhénoAlp sont nés.
Le principe arbres peut apporter sur les variations
L’idée de Phénoclim est de mettre en climatiques. L’objectif est de passer de
place un observatoire de l’impact du l’observation à l’analyse et au raison-
changement climatique fondé sur la nement scientifique.
phénologie de la végétation monta- Un dossier pédagogique téléchar-
gnarde. Ce programme s’appuie sur geable accompagne la démarche
la récolte de données effectuées par le d’observation. Il propose également
grand public et les écoles dans toutes des activités pédagogiques com-
Station de mesure de température conçue pour les Alpes et depuis peu également dans plémentaires et interdisciplinaires.
le programme.
les autres massifs français (Vosges,
Jura, Massif Central, Pyrénées, Corse). coltées sont transmises au CREA via Impacts
La collecte à large envergure de ces in- l’interface internet personnalisée de D’une façon générale, les observations
formations permet de couvrir un vaste chaque observateur. menées dans le cadre de ce programme
territoire et contribue à une meilleure permettent de réapprendre à observer la
compréhension des modifications envi- Encadrement pédagogique et nature environnante, à ne plus « regarder
ronnementales en cours et à venir. technique sans voir ». Elles sensibilisent aux con-
Des animations sont prévues pour séquences du changement climatique
Le fonctionnement du programme accompagner la démarche dans les par une approche concrète et non cul-
Les participants choisissent 3 espèces écoles ainsi qu’un encadrement tech- pabilisante. L’intérêt de participer à une
d’arbres parmi les 10 proposées et nique si nécessaire. Dans une pre- action collective qui dépasse le niveau
3 individus par espèce. Chaque se- mière rencontre, une présentation de la structure scolaire renforce encore
maine, au printemps puis à l’automne, du projet Phénoclim et des activités généralement l’intérêt et la motivation
ils s’y rendent pour noter les dates de du CREA sont proposées ainsi que des élèves. La découverte de l’univers
débourrement, feuillaison, floraison, l’accompagnement pour la définition de la recherche compte aussi parmi les
changement de couleur et chute des de la zone d’étude, l’initiation des élè- objectifs visés de ce programme pluridis-
feuilles. En parallèle, le CREA installe ves aux observations phénologiques et ciplinaire (biologie, géographie, mathé-
chez certains participants des stations à la saisie des données. Cette journée matique, citoyenneté …).
de mesure de température conçues est surtout l’occasion d’ancrer le travail
pour le programme. Les données ré- que les élèves effectuent toute l’année Floriane Macian
dans la réalité et de montrer en quoi Responsable du réseau Phénoclim
leurs observations vont servir au monde
scientifique. Dans un deuxième temps, Informations sur le projet : 1 Projet sur l’observation du retour printa-
il est prévu de faire un retour sur les ob- www.creamontblanc.org/phenoclim nier de 5 espèces d‘oiseaux migrateurs à
servations menées pendant l’année et Témoignage d’un enseignant valaisan travers les Alpes.
d’initier les élèves à la démarche scien- participant au programme avec ses 2 Projet européen sur l’impact du change-
tifique. C’est aussi l’occasion de les classes : www.educ-envir.ch/fileadmin/ment climatique sur les végétaux et les ani-
amener à comparer leurs observations user_upload/resources/educ_12_09.pdfmaux et leurs interrelations.
éducationenvironnement 5PROJET DE SCIENCES PARTICIPATIVES
La chasse aux noisettes
La répartition du muscardin en Suisse est mal connue. Son étude exigerait des moyens en temps et en argent
conséquents. En mobilisant les classes dans un projet de sciences participatives, Pro Natura a ainsi pu couvrir
une grande partie de la Suisse. Les résultats obtenus permettront d’améliorer la situation de ce rongeur.
Le muscardin est un animal ravissant mais
on n’a guère l’occasion de l’apercevoir.
C’est un grand timide qui ne sort que la
nuit et comme tous les représentants de
sa famille (les gliridés) il hiberne durant
plusieurs mois. On dispose uniquement
de données ponctuelles concernant sa
présence sur le territoire suisse. Mais ces
données sont anciennes et dans bien des
régions personne n’a jamais recherché
spécifiquement l’animal.
Afin d‘en savoir plus sur la localisati-
on du muscardin en Suisse, Pro Natu-
ra a lancé en 2010, dans le cadre de
sa campagne « Biodiversité : la vie, ma
vie », une action à l’échelle nationale
baptisée « A la chasse aux noisettes ! ».
Ecoles primaires et groupes de jeunes
naturalistes ont été invités à partir sur équipe de chercheuses et chercheurs qui représente plus de 4300 enfants.
les traces du muscardin. en herbe et couvrir une grande par- Du point de vue de la recherche plus
tie de la Suisse. Les résultats obtenus de 40‘000 noisettes supposées avoir
Le truc de la noisette sont significatifs et tout à fait utilisables été grignotées par le muscardin ont été
Le muscardin se délecte de noisettes. pour améliorer la situation de ce ron- envoyées à Pro Natura. Parmi elle 842
En automne il en mange de grandes geur. Elle a permis aussi de sensibiliser ont été identifiées comme étant l’œuvre
quantités. Ne restent alors plus que des et de mobiliser les enfants aux enjeux d’un muscardin. Grâce aux efforts des
coquilles vides portant des traces de environnementaux et de participer à classes, la présence du muscardin a pu
rongement propres au muscardin. En une « vraie » recherche scientifique. Les être attestée dans 100 sites de Suisse
les observant, on peut déterminer si un enseignants ont, de leur côté, profité en l’espace de trois mois seulement.
muscardin est passé par là. de ce projet pour approfondir de fa- A titre de comparaison : « seulement »
çon concrète et pratique des objectifs 400 observations de traces signalant
Les bénéfices de la participation du plan d’études comme par exem- la présence du muscardin ont été faites
En mobilisant les classes, Pro Natura ple l’observation d’un milieu naturel au cours des cent dernières années. Si
a pu ainsi s’appuyer sur une grande ou l’approfondissement de notions de les résultats de l’opération sont satis-
description et de faisants, il n’en est pas de même pour
classification pour le muscardin car en comparant les ob-
déterminer par qui servations faites par les classes avec
les coquilles ont été d’anciennes observations on constate
rongées. Certaines que l’espèce était naguère présente sur
classes ont même une grande partie du Plateau, ce qui
abordé à partir de n’est plus le cas.
là le régime alimen-
taire d’autres ani- Pierre-André Varone,
maux, leur façon de Pro Natura
manger, leur dentiti-
on, etc. Un dossier pédagogique prévue en
soutien à la démarche est disponible
Les résultats sur www.pronatura.ch/education > A la
221 classes ou chasse aux noisettes !
groupes ont pris part Résultats de la recherche de traces. La carte se base sur les découvertes
des classes et groupes ayant participé à l’action. à cette opération, ce
6 éducationenvironnement
Photo Sven BüchnerPROJET SCOLAIRE PARTICIPATIF
Une école s’engage pour le maintien d’un biotope
C’est la rainette verte, ou plutôt sa présence sur la liste rouge des espèces menacées, qui a donné l’impulsion
au projet de l’école secondaire de Barbengo qui s’est engagée à sauvegarder un milieu pour cette espèce
sur le site de son école.
Le projet Raganella (la rainette verte en contrées au fil des saisons. C’est ainsi Questions à Marco Martucci
italien) a débuté il y a cinq ans dans le qu’en 2007, ils ont eu l’agréable surprise
quartier luganais de Barbengo, sur un de rencontrer la rainette verte, menacée Quel est l’impact du projet sur
2terrain vague de 4000m , ancien en- d’extinction en Suisse. l’enseignement, la classe et
trepôt d’une entreprise de construction. l’école ?
Heureuse coïncidence, le terrain vague C’est alors devenu sérieux ! Journaux, Le biotope fait maintenant partie inté-
se trouvait sur le site de l’école secon- radios et télévision ont été mobilisés grante du programme en sciences de
e1daire de Barbengo et abritait déjà de et le projet a reçu son nom officiel de la nature, en particulier pour la 6 .
nombreux aménagements utiles à la « Progetto Raganella ». Elèves et en- Les élèves ont la possibilité de vivre la
réalisation d’un futur biotope : haie na- seignants se sont associés pour écrire biodiversité en direct, en plus à deux
turelle, étang, mare, prairie, bois mort, une lettre aux autorités cantonales pas de l’école ! Les initiateurs du pro-
graviers, pierriers, etc. Un vrai trésor, et Marco Martucci a fait marcher ses jet ont maintenant quitté l’école, mais
qui, moyennant quelques petites inter- contacts auprès du département de les contacts que j’ai gardés avec ces
ventions, s’est rapidement transformé anciens élèves montrent qu’ils ont tou-
en lieu d‘excursion privilégié de toutes jours un profond attachement à ce lieu
« Le biotope et sa biodiver-les classes de l’école. Le biotope et sa et au projet. Pour l’école, le biotope
sité sont devenus le centre biodiversité sont devenus le centre des est perçu comme un énorme enrichis-
préoccupations ! sement et l’établissement s’affiche de des préoccupations ! »
plus en plus comme « école de la bi-
Pris lui aussi dans cette vague odiversité ».
d’enthousiasme, Marco Martucci, ens- protection de l’environnement. Le pro-
eignant et journaliste scientifique, a jet a été présenté au Festival « Science Comment les élèves ont-ils réagi
souhaité approfondir la découverte de on stage » à Grenoble et au congrès au rôle politique ? Quelles taches
ce biotope avec sa classe et aller plus « Nature » à Bâle. Il a obtenu le prix ont-ils dû accomplir ?
loin dans sa démarche en impliquant les du WWF pour la biodiversité, doté de Ils ont très bien réagi. Ils ont appris
élèves dans un processus de mise sous 100‘000 francs. Coup final : le lieu a comment faire passer des idées et at-
protection du lieu. En effet, un projet de été mis sous protection et déclaré site teindre des objectifs. Les élèves ont
goudronnage de la zone était à l’époque pour la reproduction des batraciens joué un rôle-clé dans le domaine des
en discussion pour permettre au car d’importance cantonale. Les élèves ont relations publiques. Ils ont dû appa-
postal de faire demi-tour. Les élèves ont maintenant leur propre zone protégée raître en public et convaincre les gens
observé le milieu, inventorié, photogra- dans l’enceinte de l’école ! pour leur projet. Ils ont également ap-
phié et dessiné les diverses espèces ren- pris à travailler en groupe.
Quelle est la suite prévue ?
Classé zone protégée cantonale, le site
est maintenant pris en charge par le
département pour la nature et le pay-
sage. Un panneau d’information, une
collection de photos, une vidéo et une
procédure de reconnaissance par la
Fondation Nature et Economie sont en
cours de réalisation.
1 e 8 année HarmoS.
éducationenvironnement 7CCES@SCHOOL
Pont entre la recherche et l’école
« Instaurer un dialogue entre le monde de la recherche et celui de l’école », tel est l’objectif que s’est fixé
le CCES, centre de compétence „Environment and Sustainability“ (Environnement et durabilité) de l’EPFZ
(www.cces.ethz.ch ). GLOBE Suisse est partenaire de ce processus. Les documents pédagogiques issus de
cette collaboration ont pour but de sensibiliser les jeunes au questionnement scientifique, de les familiariser
avec la recherche en sciences de la nature et au développement durable et de les inciter à devenir actifs.
Depuis sa création il y a cinq ans, le met également
CCES a mis en œuvre d’importants son réseau et son
projets de recherche interdiscipli- site internet à dis-
naires. Le dernier en date, le CCES@ position.
School (www.cces.ethz.ch/ccesatschool/),
a pour objectif de réunir des expériences Quatre grands
réalisées pour les mettre à disposi- objectifs
tion de l’école et de l’éducation à Le matériel réalisé
l’environnement. Des documents seront intègre les princi-
produits et accessibles aux élèves du pes et les contenus
secondaire I et II afin qu’ils puissent du programme
aborder et comprendre la complexité de GLOBE. Il ren-
l’environnement, découvrir des pistes force par ce biais
motivantes pour une utilisation durable l’implémentation
des ressources naturelles et être sensi- de GLOBE en Suisse et répond l’EPFZ. Les premiers projets issus de la
bilisés à un comportement respectueux aux quatre principaux objectifs de sélection 2010/11 seront testés et re-
de l’environnement. l’association, à savoir : travaillés pour être disponibles à partir
de 2012 sur la page internet de GLO-
Le rôle de GLOBE 1.) Renforcer les connaissances natu- BE. Ils aborderont, entre autres, les
Dans le souci de répondre aux exi- ralistes et environnementales à tous les observations phénologiques au moyen
gences pédagogiques et didactiques degrés scolaires, de manière discipli- de caméras fixes, les mesures de revi-
de l’école, les documents sont éla- naire et interdisciplinaire en percevant talisation des cours d’eau, ou encore
borés par un groupe constitué à la fois la Terre comme un système. l’utilisation future de l’énergie.
de scientifiques et de formateurs des
HEP. Bien que le défi organisationnel 2.) Développer une génération de fu- La seconde étape de sélection de pro-
soit de taille, cette forme de partenariat turs chercheurs à l’esprit ouvert et en- jets aura lieu début 2012.
s’est avérée jusqu’à présent très enri- gagés en faveur du développement
chissante pour toutes les parties impli- durable. Juliette Vogel (GLOBE) et
quées. Nikolaus Gotsch (CCES, ETH)
3.) Développer la compréhension des
liens complexes agissants au niveau du Pour plus d’information :« CCES@School a pour
système Terre. GLOBE Global Learning and Observa-
objectif de réunir des expé- tions to Benefit the Environment
riences réalisées pour les 4.) Encourager la volonté d’agir en fa- 1. www.globe-swiss.ch
veur de notre environnement. 2. www-swiss.ch/de/Angebote/mettre à disposition de
CCESatSchool (dès la fin 2011)l’école et de l’éducation à
Lorsqu’un projet se trouve en marge du 3. www.cces.ethz.ch/ccesatschool/l’environnement. »
champ d’action de GLOBE, il est alors
1accompagné par le centre MINT de
Dans ce projet, GLOBE tient à la fois
un rôle de coordinateur et d’expert. Le
1comité de GLOBE élabore les critères Le centre MINT vise l’amélioration de
de sélection des projets, conseille sur la l‘éducation en sciences dans l’objectif
mise en place du partenariat avec les d’orienter davantage d’étudiants vers des
HEP et jette un œil d’expert thématique études et professions en sciences et techno-
et pédagogique sur la réalisation des logie. Le centre MINT fait partie du centre de
contenus. Pour la diffusion des informa- compétences d‘ETH pour l‘apprentissage et
tions et des offres, l’association GLOBE la formation, EducETH.
8 éducationenvironnement
Photo : V. Luyet, Swiss Experiment Education Program |||||||| RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT
DÉVELOPPER LA PARTICIPATION
Un défi pour l’école de demain
L‘automne est une des trois compétences clés énoncées par l’OCDE. La participation des élèves contribue
de manière significative à son acquisition. Elle apporte également un plus au niveau de la qualité de
l’enseignement et de l’identification des apprenants avec l’école.
Au travers du projet DeSeCo, l’OCDE teindre les objectifs fixés ; rend des formes de participation très
a défini trois compétences clés déter- de tirer des leçons des expériences diverses : jeux, organisation libre du
minantes pour faire face aux défis po- passées pour mieux prévoir les résultats travail, influence sur les contenus et
sés aux futurs citoyens : agir de façon futurs ; méthodes choisies, etc.
 autonome, se servir d’outils de manière de surveiller l’avancée des étapes et Les élèves prennent toute la res-
interactive et agir dans des groupes hé- d’entreprendre, si nécessaire, des me- ponsabilité pour la planification et la
térogènes. En ce qui concerne la pre- sures de corrections en cours de projet. mise en œuvre des projets, au niveau
mière, l‘OCDE dit : « Pour agir de façon des contenus et méthodes de tra-
autonome, les individus doivent être Différentes formes de participation vail, comme des conditions cadres de
capables de gérer leur vie de manière Pour acquérir les compétences citées, l’école. Si le temps et les objectifs sont
réflexive et responsable, ce qui passe les élèves doivent pouvoir prendre part définis au départ, les élèves décident
de manière active à certains proces- eux-mêmes de l’organisation du tra-
sus décisionnels. L’éventail des formes vail.
« Les élèves doivent pouvoir de participation est large, allant de la
prendre part de manière simple opportunité à donner son avis Effets positifs
sur certains problèmes et émettre des Les recherches dans ce domaine mon-active à certains processus
pistes de solutions jusqu’à la partici- trent que la participation des élèves décisionnels. »
pation active aux engagements de la aux processus décisionnels améliore le
société. Nous distinguons trois formes contact avec l’enseignant et la quali-
par la maîtrise de leurs conditions de de participation : té de l’enseignement. Les élèves à qui
vie et de travail. Les individus doivent Au moyen de travaux de groupes, l’on donne le droit de s’impliquer et
agir de façon autonome pour pouvoir de questionnaires, d’interviews ou de qui se sentent respectés dans leurs dé-
participer efficacement au développe- forums de discussion en classe, les en- cisions, réalisent de meilleurs résultats
ment de la société et se sentir à l’aise seignants invitent les élèves à s’exprimer scolaires et ceux qui s’étaient démo-
dans leurs différents milieux de vie, sur la vie à l’école, sur ses formes tivés de l’école montrent à nouveau de
dont leur milieu familial, professionnel d’enseignement et d’apprentissage. l’intérêt à s’impliquer.
et social. » Les enseignants analysent ensuite les
Les apprenants sont par exemple capa- résultats et en tirent les conclusions né- Peter Posch -Prof. emer. et
bles de : cessaires. Senior Advisor du réseau ENSI
  d’élaborer un projet et d’en définir Accompagnés de leur enseignant,
les ressources nécessaires ; les élèves prennent eux-mêmes en Pour en savoir plus : Posch, P. & das
 de fixer des objectifs et mettre des main certains travaux de recherche, ENSI-LehrerInnen-Team (2006),
priorités ; d’interprétation et de retransmission 9 x Partizipation –
 de mobiliser des ressources pour at- de données. Cette catégorie comp- Praxisbeispiele aus
der Schule, Wien.
éducationenvironnement 9SWISE-SWISS SCIENCE EDUCATION
Un réseau d’échanges et de formation en sciences
L’inititative SWiSE offre de nombreuses possibilités de combiner les objectifs d’une éducation aux sciences
naturelles et techniques avec ceux d’une éducation à l’environnement.
Soutenue par six hautes écoles péda- Liens étroits avec l’éducation à Ecoles SWiSE
gogiques de Suisse alémanique et le l’environnement
Technorama de Winterthur, l’initiative SWiSE se réfère au concept de „scien- Peter Labudde, qu’est-ce qui
SWiSE offre un programme de forma- tific literacy“, fréquemment traduit par vous a motivé à créer les éco-
tions varié aux enseignants de l’école culture scientifique de base compre- les SWiSE ? Quelles sont vos at-
obligatoire en sciences naturelles et nant différents éléments qui permettent tentes ?
techniques. Outre l’apport de con- d’établir des liens étroits entre éducation Les écoles SWiSE peuvent s’inspirer
naissances disciplinaires et interdisci- scientifique et technique et éducation à les unes des autres, collaborer et se
plinaires et de savoir-faire didactique, l’environnement. Parmi les objectifs for- soutenir dans le développement de
SWiSE souhaite également promouvoir mulés on trouve ainsi au même niveau le leur enseignement des sciences na-
l’échange entre enseignants au-delà développement d’un sentiment de proxi- turelles et techniques. Nous espérons
des degrés scolaires et des frontières mité avec son environnement naturel, la aussi que ces efforts se répercutent
cantonales et développer l’éducation capacité d’appliquer des points de vue sur d’autres écoles.
aux sciences naturelles et techniques à scientifiques à un contexte sociétal ou
plus large échelle. encore l’acquisition de connaissances Quel soutien concret est offert à
sur les possibilités et limites de la pen- ces écoles ?
48 écoles impliquées sée scientifique. La formulation large des Une décharge d’une heure hebdo-
En janvier 2012, SWiSE entre dans une objectifs sous-entend une volonté et une madaire est attribuée à deux ensei-
nouvelle phase avec son projet „Eco- conviction d’offrir à chacun une éduca- gnants. Ces personnes constituent le
les SWiSE“, soutenu par des fondations tion scientifique qui englobe les déve- noyau du projet SWiSE de l’école.
privées. Les 48 écoles SWiSE consti- loppements de la société et les change- Elles bénéficient d’une offre de for-
tueront un terrain d’expérience qui ments de l’environnement naturel. mation continue spécifique et peu-
pourra être mis à profit d’autres écoles. vent faire appel à un conseiller. Nous
L’initiative SWiSE laisse la possibilité aux Matthias von Arx et Peter Labudde, offrons également certains cours de
écoles d’orienter le projet en fonction Centre de la didactique des sciences formation continue pour l’ensemble
de leurs besoins, allant par exemple de naturelles et technniques, Haute Ecole de l’établissement.
la création d’une mallette expérimen- Pédagogique Nordwestschweiz
tale, à la promotion de l’apprentissage Quel est pour l’heure l’intérêt
situé jusqu’au lancement de projets en Informations complémentaires sous pour ce projet ?
éducation à l’environnement. www.swise.ch. La promotion vient de commencer et
quelques inscriptions nous sont déjà
parvenues. 300 personnes ont parti-
cipé aux journées « Innovations » qui
seront désormais reconduites cha-
que année. Huit écoles pilotes dans
les cantons d’Argovie et de Soleure
commenceront en 2012 et 40 autres
suivront sur l’ensemble de la Suisse
alémanique. Nous planifions égale-
ment une extension à l’échelle natio-
nale.
10 éducationenvironnement

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