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03/11 septembre 2011 Sécurité au travail en SuiSSe Problèmes de déPendance Programme de Prévention Pour une détection Précoce et un traitement oPtimal Yeux Prévenir les blessures avec des lunettes de Protection exemple pratique un système de sécurité bien établi dans les établissements de la ville d'uster
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  • sécurité au travail
Publié le : lundi 26 mars 2012
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Source : arbeitssicherheitschweiz.ch
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03/11
septembre 2011
Sécurité au raail en Sui SS
Yeux
Prévenir les blessures
avec des lunettes de
Protection
Problèmes
de dé Pendance
Programme de Prévention
Pour une détection
Précoce et un traitement
o Ptimal
exemple
pra tique
u n sstème de sécurité
bien ét abli dans les
établissements
de la ville
d’u sterp
p
p
Sommaire magazine Sécurité au Travail en Suisse, septembre 2011 2
t hème
10
Des collabo-
rateurs en
bonne 04
santé sont
plus motivés
sécurité au travail Les yeux représentent l’organe et plus
des sens le plus sensible chez l’homme. Le port performants.
systématique de lunettes de protection permet d’éviter Les mesures
les blessures. de promo-
tion de la
santé dans
l’entreprise
créent 06 08
la base d’un
environne-rotection de la santé Les problèmes de ratique L’hygiène et la sécurité professionnelles
ment de dépendance ne portent pas atteinte uniquement aux sont hautement considérées dans les établissements
intéressés et à leurs proches. Ils représentent également (EMS) de la ville d’Uster. travail sain.
un déf important au poste de travail.
oints essentiels r ubriques
4 sécurité au travail Pour la plupart des personnes, la perte de la vue 3 c’est l’affaire du chef Pour Heidi
représente l’un des plus terribles handicaps corporels. une protection Grau, membre de la municipalité
effcace des yeux n'en est que plus importante. de Zihlschlacht-Sitterdorf, les
mesures de sécurité au travail et
6 Protection de la santé de 5 à 10% des employés ont des problèmes de de protection de la santé sont
stupéfants. Grâce à un programme de prévention, les entreprises peuvent aussi une manière de respecter ses
créer les bases d'une reconnaissance précoce et d’une maîtrise des collaborateurs.
problèmes.
12 droit La consommation d’alcool
8 Pratique l es établissements de la ville d’uster ont un système de et d’autres stupéfants peut mettre en
sécurité bien établi. l a mise à jour de l’analyse de dangers leur permet de danger la sécurité au travail.
maintenir cette situation. Employeurs et employés sont soumis
à des obligations.
10 t hème l a santé des collaborateurs est un facteur économique
essentiel pour chaque entreprise. c’est pourquoi un environnement de 13 dessin humoristique,
travail promoteur de santé est important. mention d’impression, aperçue ncadrement magazine Sécurité au Travail en Suisse, septembre 2011 3
l ’a PPétit vient en
mangeant
c ’est à reculons que nous avons abordé dans notre municipalité
le thème de l’hygiène et de la sécurité professionnelles.
Après un démarrage diffcile, une dynamique propre et même un
certain plaisir se sont installés.
ujourd’hui, j’en suis parfaitement consciente: ne pouvons pas protéger nos collaborateurs de cette pres-
l'hygiène et la sécurité professionnelles font par- sion. Mais nous pouvons garantir au minimum de bonnes
A tie des missions essentielles d’un employeur. conditions d’encadrement.
C'est un devoir envers nos collaborateurs, non seulement C’est justement dans le domaine des charges psy-
parce qu’elles nous sont imposées par la législation, mais chosociales que nous avons fait évoluer les choses au cours
aussi parce qu’elles refètent les valeurs que nous voulons des dernières années. Dans le domaine sécurité et rela-
apporter à nos employés. Pour moi, c’est également une tions avec les clients diffciles, nous avons également tra-
question de décence et d’ailleurs, une municipalité se doit vaillé avec la police et continué de nous former. À l’automne,
d’être un exemple. cinq municipalités effectueront ensemble un mentorat
Nos collaborateurs sont exposés à une pression de (coaching) pour environ 50 personnes – collaborateurs et
plus en plus importante dans l’administration publique et membres des administrations.
dans les centres d’entretien. Des exigences toujours plus Le fait que nous, membres des municipalités des col-
grandes, des clients sûrs d’eux-mêmes, des délais serrés: lectivités d’Erlen, Hauptwil-Gottshaus, Hohentannen, Kra-
tout ceci représente une forte contrainte au quotidien. Nous dolf-Schönenberg et Zihlschlacht-Sitterdorf, ayons joint
nos efforts pour la sécurité au travail, s'est fnalement ré-
vélé un facteur de succès pour mes collègues et pour moi.
Je me souviens encore de nos réticences avant la première
formation destinée aux CS. À cette occasion, un expert de
Sécurité au travail en Suisse nous a donné des indications
concrètes pour aborder le sujet. La «montagne» sécurité au
travail, qui s’élevait devant nous, nous a soudain semblé
plus accessible.
La collaboration avec les municipalités voisines a
permis de développer une dynamique positive. Nous nous
motivons les uns les autres, synthétisons lors de nos réu-
nions semestrielles les questions qui se posent dans nos
communes, et pouvons profter des expériences des autres.
Un deuxième facteur de succès consiste à vraiment impli-
quer la direction dans la Sécurité au travail. Ainsi, les déci-
sions peuvent être prises sans allez-retours et confrma-
tions interminables. Et en tant que chef, il est également de
mon ressort d’insister sur le respect des directives le cas
échéant.
Hygiène et sécurité professionnelles ne peuvent être
obtenues sans effort. Mais celui-ci porte ses fruits, pas uni-
quement sur le plan fnancier, en évitant les dommages aux
personnes et aux biens, et en apportant un avantage évi-
c hez nous,
dent de motivation des collaborateurs. À la fn, il reste une
la sécurité au
certaine ferté et un sentiment agréable envers ceux-ci, qui
travail est
savent d’ailleurs apprécier ces efforts.l’afaire du
chef.
l ’a uteur:
Heidi Grau-Lanz est membre de la municipalité de
Zihlschlacht-Sitterdorf TG
Sécurité au travail magazine Sécurité au Travail en Suisse, septembre 2011 4
Lu Ne TTe S De pro Te CTio N:
Pour ménager
vos yeux
l es yeux sont les organes des sens les plus sensibles de l’homme.
ils permettent de percevoir environ 90 pour cent des impressions
sensorielles. Pour la majorité des personnes, la perte de la vue
fait partie des atteintes physiques les plus graves. u ne protection
efficace des yeux est d’autant plus importante.
— Texte: Christine Probst —
ue ce soit au poste de travail ou durant les corps étrangers dans l’oeil. Il en va de même en présence
loisirs: Porter des lunettes de protection de d’un rayonnement optique, de perles de soudure con-
Q manière conséquente permet d’éviter des lé- tenant des impuretés ou d’infuences thermiques. Dans
sions oculaires. Selon le genre de travail à effectuer, le ce contexte, il peut cependant arriver que l'atteinte ne soit
processus de travail et l’utilisation des produits de travail perceptible qu’au bout d'un certain temps.
et des matières auxiliaires, différentes mises en danger Des projections de liquides aux propriétés chimiques
peuvent survenir: ou des effets de la température sont également suscepti-
bles d’altérer l’oeil. Les solutions acides et alcalines ainsi
que les solvants organiques et la fusion des métaux en méCANique S
sont des exemples. 1 (par exemple chocs, piqûres, corps étrangers)
Les lunettes qui recouvrent totalement l’oeil, lesdites
lunettes masques, protègent des gaz, des vapeurs, des op Tique S
nuages, de la fumée et de la poussière fne. Si le visage 2 (par exemple éblouissements dû à l’arc de soudage)
et le cou sont également exposés, il faut utiliser une pro-
tection du visage.Sub STANCeS DANGereu SeS 3 (par ex. acides, lessives, solvants)
Protection contre le soleil, toujours plus
importanteTHermique S 4 (chaleur, froid)
L’effet protecteur de la couche d’ozone en régression
ainsi que les activités croissantes de loisirs et de sport en bio Lo Gique S
plein air rendent la protection contre le soleil toujours 5 (par ex. bactéries, virus, spores)
plus importante. Outre la peau, ce sont précisément les
yeux qui réagissent de manière sensibles aux rayonne-
ments riches en énergie dans la plage des ultraviolets
L’oeil est exposé à des infuences mécaniques quand, par (UV). Même quand le ciel est nuageux, la protection con-
ex., des particules dues à l’usinage apparaissent, tels que tre les UV est indispensable lors de séjours à l'air libre
copeaux, éclats, particules de mâchefer projetées ou en- prolongés et réguliers, car les nuages absorbent seule-
core des poussières. Les liquides sous haute pression, ment la lumière visible mais très peu le rayonnement UV.
l’eau dans le cas le plus simple, constituent également un Protection contre le rayonnement UV: Pour protéger
danger. L’atteinte résulte du choc ou de la pénétration de vos yeux, il ne faut pas seulement atténuer la lumière vi-




Sécurité au travail magazine Sécurité au Travail en Suisse, septembre 2011 5
sible, il faut surtout vous protéger également du rayonne- faite acuité visuelle et une adaptation ultrarapide aux dis-
ment UV invisible. tances, angles de vision et contrastes changeants.
Protection contre le rayonnement IR: Le rayonne- Si ceci n’est pas garanti, il peut y avoir des répercus-
ment infrarouge normal ne représente pas un danger pour sions outrepassant la vue. Celles-ci peuvent se traduire
l’oeil. Les verres à perméabilité IR réduite sont surtout par exemple par des contractions de l'appareil locomo-
recommandés pour les lunettes fermées destinées au teur ou encore par des douleurs à la nuque ou aux épau-
ski, l’alpinisme et l’aérostatique. les, conséquence d'une posture physique malsaine ayant
Sauvegarde de la perception visuelle: Celui qui pour but de compenser la qualité visuelle altérée. Ceci
prend la route devrait également disposer d'une percep- peut provenir de mouvements forcés à peine perceptib-
tion visuelle optimale grâce aux lunettes de soleil. Des les, tels que par exemple se pencher toujours un peu pour
lunettes de protection solaire adaptées à la circulation ne mieux voir ou s'incliner sur le côté pour éviter le refet de
doivent pas être trop sombres (18-43 pour cent de per- l’écran.
méabilité à la lumière) ni altérer la couleur des panneaux Une légère myopie ou presbytie, une déformation de
de signalisation. la cornée ou/et des écarts entre l’oeil droit et l’oeil gau-
Verres de protection de haute qualité: Le verre ne ches, avec lesquels on peut très bien vivre au quotidien,
doit pas céder à une légère pression de doigt. Pour tester peuvent se traduire par des effets négatifs lors d'un travail
la qualité d’un verre, on peut tenir les lunettes devant soi de longue durée à l’écran
et fxer un objet: Lorsque l’on balance les lunettes, celui-ci Sont particulièrement touchés les hommes/femmes
ne devrait pas se déformer. La monture ainsi que les ver- à partir de 40 ans. A cet âge, l’acuité visuelle à courte di-
res doivent porter la marque CE et présenter l’indication stance diminue; ladite presbyopie devient de plus en plus
100% UV ou UV 400nm. perceptible.
Dans ce contexte, des lunettes pour travail à l’écran
verres de sécurité correcteurs peuvent être utiles. Il s’agit de lunettes correctrices nor-
males qui permettent d’avoir une vision optimale sur les
Les lunettes correctrices personnelles pour usage privé deux yeux. Elles conviennent également aux personnes
n’ont aucun effet protecteur. Pour les travaux ne nécessi- qui ne se servent de cet accessoire optique que pour le
tant que quelques minutes, on peut porter des surlunettes travail à l’écran et qui, sinon, sont parfaitement à l’aise
sur les lunettes correctrices personnelles. Si la protection dans la vie quotidienne Les lunettes spécialement conçu-
des yeux doit être portée souvent ou de manière continue, es pour le travail à l’écran sont souvent teintes dans la
il faut utiliser des lunettes de protection corrigées. Seules partie supérieure du verre. Cette teinte atténue la lumière
celles-ci peuvent assurer une protection optimale. qui tombe dans l’oeil depuis l’écran au-dessus de la direc-
tion de visée.
c rispation à l’écran à cause d’une
vision défectueuse
a Pro Pos de l'auteur:
Celui qui travaille au bureau devant un ordinateur fait Christine probst est collaboratrice de
chaque jour 30000 mouvements oculaires entre l’écran, u nico Graber, un fabricant de protections des yeux
le clavier et le document de travail. Ceci requiert une par- (www.unicograber.com).Protection de la Santé magazine Sécurité au Travail en Suisse, septembre 2011 6
préve NTio N De S Dépe NDANCe S:
intervention
Précoce
d e 5 à 10% des employés ont des problèmes de dépendance. Grâce à
un programme de prévention, les entreprises peuvent créer les bases d’une
reconnaissance précoce pour une bonne maîtrise de ces problèmes. l es
supérieurs hiérarchiques et les collaborateurs sont également impliqués.
— Texte: Évelyne Frey —
dépendance ne constitue pas uniquement des mesures de prévention et de traitement des problèmes
un problème pour les intéressés et leur en- de dépendance. La prévention s’applique au comportement l a tourage. Elle représente également un déf individuel, mais aussi aux structures de l’entreprise. Les
notoire au poste de travail. Productivité et sécurité en sont programmes de prévention de la dépendance prennent ceci
affectées, de même que bien souvent l’ambiance dans en compte, et font donc partie d’une politique moderne de
l’entreprise. gestion du personnel. Dans l’idéal, ces programmes de-
Les supérieurs et les collègues sont d’une grande aide vraient s’intégrer à un concept de promotion de l’hygiène et
pour la personne concernée et pour eux-mêmes lorsqu'ils de la santé dans l’entreprise.
réagissent rapidement et effcacement. Simultanément, ils
apportent leur contribution à la sécurité de l’entreprise. Dans le cadre d’un programme de prévention de la dépen-
dance, la position de l’entreprise doit être présentée de
manière transparente. Des accords sont conclus, et des l es programmes de prévention
règles fxées. Ces règles doivent apporter, entre autres, des
de la dépendance peuvent réponses aux questions suivantes:
apporter beaucoup à l’entreprise
– Est-il interdit de boire de l’alcool pendant le
La responsabilité envers les employés, les considérations temps de travail?
économiques et le souci de la sécurité dans l’entreprise in- – Qu’en est-il avant de commencer à travailler et
citent de plus en plus direction et administration à prendre pendant les pauses?
r econnaître le risque de dépendance
(e.F.) De nombreuses per- Les crises ou le danger de Les domaines dans Comportement: apathie, "
sonnes consomment à cer- dépendance sont révélés agitation, manque de concen-lesquels des signaux
tains moments, en quantités en général par des signaux sur tration, de fabilité, de recul, peuvent apparaître
plus ou moins grandes, des diférents plans. Si plusieurs erreurs fréquentes, suractivité,
substances stupéfantes sans manifestations sont observées r elations: repli social, régimes sévères, boulimie, "
pour autant avoir des difcul- pendant une longue période opposition systématique, pro- nervosité
tés ou devenir dépendantes. dans diférents domaines, vocation, mensonges, omis- Signes corporels yeux "
La maladie ne survient pas de ce peut être un indice de pro- sions rougis, cernes, transpiration
manière soudaine, lʼévolution blème, notamment un risque émotions: perte de la joie excessive, apparence peu "
est progressive. de dépendance. de vivre, manque d’intérêt, soignée, gain ou perte de
susceptibilité, angoisses poidsb
Protection de la Santé magazine Sécurité au Travail en Suisse, septembre 2011 7
interlocuteur
Conseil pour les Coll aborateurs:(red.) Sécurité au travail en Suisse conseille ses
membres dans tous les domaines de la sécurité
au travail et de la protection de la santé, et les ien observer etmet en contact avec des organisations spéciali-
sées. Les services régionaux ou cantonaux de
prévention de la dépendance, ou les services a gir à tem Ps
d’hygiène et de santé apportent un soutien sup-
plémentaire pour les informations, les formations
et l'élaboration de concepts. pour toute question
(e.F.) Les collaborateurs peuvent concernant l’attitude à adopter avec les personnes ad-
être dépassés lorsqu’ils soupçonnent dictives, il est possible de consulter les services locaux de conseil pour
la dépendance et la drogue. un collègue proche de consommer
de manière excessive des substances informations complémentaires
engendrant la dépendance. beaucoup La Suva propose diférents moyens d’information sur ce thème
craignent de s’adresser à cette per-(www.suva.ch). Le guide destiné aux professionnels du service de pré-
vention des dépendances du canton de Zurich «Consommation de sonne, de peur qu’elle ne se sente at-
stupéfants - détecter rapidement les risques et agir!» (www.suchtprae- taquée ou critiquée. pourtant, détour-
vention-zh.ch). Le site web www.alcoolautravail.ch se consacre ner les yeux n’est utile à personne.
spécialement au sujet de l’alcool sur le poste de travail.
N’essayez pas de protéger votre collègue
de conséquences négatives, en réparant ses
– Qui discute avec les collaborateurs dont le erreurs ou en cachant ses défaillances.
comportement laisse supposer une consommation posez des limites, et ne vous impliquez pas
excessive d’alcool, de cannabis, de cocaïne trop dans les problèmes de la personne
ou d’autres substances ? concernée.
Dans la pratique, différents instruments se sont révélés Ne négligez pas vos propres charges et
effcaces pour la mise en œuvre de programmes de préven- soucis, et évoquez-les clairement.
tion de la dépendance, et ils s’adressent aussi bien aux
supérieurs hiérarchiques qu’aux collaborateurs. On peut Tentez de parler à la personne concernée.
mentionner: Dites-lui que son comportement attire l’atten-
tion. vous devez lui transmettre le message:
– Les guides de procédures en cas de «je suis inquiet pour toi, car j’ai l’impression
comportements inhabituels que tu ne vas pas bien.» évoquez votre
– La défnition de mesures pour la reconnaissance
point de vue et contentez-vous d’indiquer vos
précoce et l’intervention rapide, ainsi que de moyens
observations. il n’est pas nécessaire d’insis-
d’observation et d’évaluation
ter sur le problème, par exemple la consom-
– La formation des responsables du personnel
mation d’alcool.
– Les cours pour les formateurs professionnels
– Les réunions d’information pour le personnel
N’hésitez pas à avertir vos supérieurs si
– Le rôle d’exemple des supérieurs hiérarchiques
vous pressentez que votre collègue n’est pas
en mesure de prendre des responsabilités,
Ces programmes permettent, lors d’une consommation à
notamment de piloter des machines dange-
risques des collaborateurs, de réagir très tôt et d'intervenir
reuses.
effcacement sur les problèmes de dépendance au poste de
travail. Ils contribuent à lever les tabous sur ce sujet. Les
Discutez avec un supérieur hiérarchique,
employés susceptibles de développer une dépendance, ou
si rien ne change après avoir parlé avec votre
qui sont déjà concernés peuvent être incités rapidement à
collègue, et si vous sentez une charge
se faire conseiller. Ces programmes sont en outre l’ap-
croissante sur vos épaules. vous n’êtes pas
proche la plus effcace pour atteindre une grande partie de
obligé de mentionner votre soupçon concer-
la population adulte avec des mesures de prévention de la
nant d’éventuels problèmes d’alcool, mais
dépendance.
vous pouvez aborder son comportement sur
le poste de travail ou ses performances.
l ’a uteur:
évelyne Frey est superviseur bSo et spécialiste en extraits de: www.alcoolautravail.ch
développement d’organisations. elle travaille
au «samowar», le bureau de prévention des dépendances
pour le district d'Horgen.y
d
Pratique magazine Sécurité au Travail en Suisse, septembre 2011 8
t est
de santé
Pour
le
orsque David Huber a accepté, il y a un an, la une activité très intéressante. Il y a en permanence de nou-
mission de chargé de sécurité (CS), il a trouvé une veaux aspects à aborder», estime David Huber. La plupart l organisation en bon état de marche. Le directeur du temps, il s’agit de réagir immédiatement. «Alors, il est
technique des établissements de la ville d’Uster faisait déjà indispensable d’être créatif.» Pour les adaptations impor-
partie, en tant que chargé de sécurité de domaine (CSD) et tantes, les coûts correspondants doivent être inscrits au
responsable de la prévention incendie, de l’équipe de sécu- budget. Les affaires urgentes, notamment certaines me-
rité, et connaissait donc bien le sujet. Il appréciait les struc- sures de transition, exigent a contrario une recherche de
tures existantes, qui facilitaient le travail. Cependant, avec moyens à court terme. Grâce à la direction, toujours atten-
le temps, de nouveaux problèmes sont arrivés, et il a fallu tive aux sujets liés à la sécurité au travail, les nouvelles
les traiter, souvent parmi les tâches quotidiennes. «C’est demandes sont en général bien prises en compte.
e n symbiose avec la protection
de la santé
L’organisation de sécurité, outre le CS, dispose de onze
CSD. Dans le quotidien des établissements, la sécurité au
travail est souvent étroitement liée au sujet de la protection
de la santé. «Nous travaillons main dans la main», précise
David Huber. Chaque département dépêche au minimum
un CSD et un membre à la commission d’hygiène où David
Huber, comme la plupart des CSD, sont représentés. L’en-
semble est intégré dans le processus de gestion de la qua-
lité des établissements.
Les directives de sécurité de la gestion de la qualité sont
accessibles ouvertement à tous les collaborateurs dans la
banque de données correspondante. Par exemple, com-
ment se comporter en cas de blessure perforante, et com-
ment les éviter, ou bien encore quelle attitude adopter face
aux virus ou bactéries résistantes. À ce sujet, il s’agit de
savoir d’une part comment le personnel peut se protéger
d’une contamination lors des soins et d’autre part, com-
ment éliminer les déchets médicaux dans les règles de l’art.
sstème de
sécurité
l es établissements de la ville d’u ster ont un système de
sécurité bien établi. La mise à jour de l’analyse de dangers leur
permet de pérenniser cette situation.
— Texte et photos: Lukas Portmann —
e la créativité,
s.v. P. !
David Huber,
chargé de (la) sécurité (CS)b
Pratique magazine Sécurité au Travail en Suisse, septembre 2011 9
Formation aux situations
d’ urgen Ce
se forger
une onne base,
et l’ améliorer
en Permanence
C’est là que les services techniques entrent en jeu pour __ Les établissements de la ville d’u ster
assister l’économie domestique. l es accordent une grande importance à la
formation aux situations d’urgence. u ne mise en œuvre décentralisée ét ablisse-
Tous les nouveaux collaborateurs re-Une grande partie de la sécurité au travail se joue dans les ments
çoivent, lors d’un cours de deux heures, départements. Les CSD sont donc également responsables de la ville
une initiation au comportement en cas de la formation des collaborateurs. C’est le cas notamment
d’uster d'urgence et à la prévention des incen-dans la cuisine, après l’acquisition de nouveaux appareils,
ou lors des soins pour manipuler des installations médi- dies. Ces nouveaux venus doivent sa-
Les établisse-cales. À chaque début d’année, les CSD informent les CS voir où se trouvent les dangers, où les
ments de la des cours prévus et la présence est contrôlée. feux se déclarent et comment ceux-ci
ville d’u ster Les formations aux premiers secours sont organisées peuvent être évités. il est primordial
comprennent chaque année de manière décentralisée dans les départe- que les manques soient mentionnés au les deux sites ments. Par contre, les nouveaux collaborateurs suivent un
service technique. Les collaborateurs «Dietenrein» et cours d’introduction centralisé (voir encadré).
doivent connaître l’utilisation de l’alarme «im Grund» ain- Un sujet important relatif à la protection de la santé lors
incendie, les moyens d’informer correc-des soins concerne les contraintes exercées par le levage si qu’un groupe
tement les pompiers et la procédure à et le transport. Des formations sont assurées également décentralisé de
suivre lors d’une évacuation.dans ce domaine. Une instructrice interne est responsable logements de
de ces cours. C'est la direction des soins, et non le CS qui soins. Les éta-
__gère ces aspects, tandis que le service du personnel s'oc- Les éléments essentiels du cours de blissements
cupe aussi de certaines actions liées à la protection de la base sont répétés lors des sessions de proposent difé-
santé. La direction peut aussi lancer des projets et les dif- formation continue annuelles. vient s'y rents types
fuser dans les départements par l’intermédiaire des cadres. d’accueil pour ajouter chaque année un sujet impor-
les personnes tant diférent. C’est ainsi que les colla-
Il faut confrmer cette excellente âgées, et des borateurs présents pendant plusieurs
situation ofres pour les années peuvent accumuler de larges
personnes né- connaissances.L’hygiène et la sécurité professionnelles jouissent d’une
cessitant des
haute considération dans les établissements de la ville
soins, ainsi que __ Dans le domaine des premiers se-d’Uster, constate David Huber. Ceci ne l’empêche pourtant
des lits de va-pas d’effectuer une analyse de risque globale. «Elle permet cours, les collaborateurs peuvent suivre
cances. Les 350 une vue d’ensemble, et dans le meilleur des cas une confr- des cours chez un prestataire spécialisé,
collaborateurs mation que l’on est sur le bon chemin», ajoute-t-il. Par ail- auprès duquel ils peuvent mettre en pra-
s’occupent leurs, elle indique les interventions nécessaires. tique leurs compétences dans des simu-
d’environ 250 Lors d'une consultation initiale auprès de Sécurité au lations. ils participent avec plaisir à ces
pensionnaires. travail en Suisse, la procédure a été schématisée. Pour cours, constate David Huber. Car ce
l’analyse de risque, la solution de branche électronique a C’est la ville
sont des compétences dont ils peuvent
été mise en œuvre, et David Huber a suivi une formation d’u ster qui gère
profter en dehors du travail.
dans un premier temps pour en tirer proft. Par la suite, les les établisse-
différents utilisateurs sont mis au courant et formés. Ceci ments.
leur permet ultérieurement d’effectuer cette analyse de
risques pour leur domaine.
établissements
«im gr und »t hème magazine Sécurité au Travail en Suisse, septembre 2011 10
promo Tio N De LA SANTé DANS L’e NTrepri Se:
u n investisse-
ment rentable
l a santé des collaborateurs est aussi un facteur
économique essentiel pour chaque entreprise. il est donc
important de créer un environnement de travail sain,
contribuant à une bonne atmosphère et à une meilleure
efficacité des employés.
— Texte: Heinz Metzler —
es collaborateurs en bonne santé sont plus collaborateurs. Une condition préalable essentielle à une
motivés et plus efficaces. Un employé qui se sent PSE durable consiste à prendre en compte la santé dans d protégé par son employeur et qui peut compter tous les processus de décision, et à vérifier régulièrement
sur son assistance en cas de maladie ou d’accident, s’im- leur efficacité. Les entreprises qui investissent dans la PSE
plique plus fortement, s’identifie à l'entreprise, et s’absente jouissent en général d’une bonne image, ce qui en soi est
plus rarement. un avantage sur le marché.
Les mesures de promotion de la santé dans l'entreprise
(PSE) favorisent un environnement sain. La PSE optimise en l es efforts ne sont pas
permanence les facteurs agissant sur le poste de travail, et insurmontables
encourage la responsabilité des collaborateurs au niveau
de la sécurité. Les dirigeants de PME considèrent souvent que les me-
sures de promotion de la santé sont onéreuses et de-
mandent trop d'efforts d’organisation. Pourtant, en pra-l a PSe est également
tique, la PSE peut être plus simple à mettre en œuvre dans un avantage sur le marché
les petites entreprises que dans les grandes sociétés. Les
Pour que la PSE puisse être mise en œuvre avec succès contacts entre les dirigeants et les collaborateurs sont plus
dans l’entreprise, il est important que la direction participe étroits. C’est ainsi que le chef est rapidement informé de
aux activités concernées, et reconnaisse que celles-ci ren- problèmes de santé, et peut aider ses collaborateurs. Un
forcent à long terme la satisfaction et la motivation des dirigeant veillant à sa propre santé peut être un exemple
Prévention et promotion de la santé
u ne autre vision de la santé
(réd.) Contrairement à la sécuri- les mesures légales de préven- d’occurrence et/ou l’étendue ment les connaissances ac-
té au travail et à la protection de tion. éventuelle des dégâts à un quises sur les facteurs positifs,
la santé, il n’y a pas d’obliga- La prévention considère que niveau acceptable. et en créant un environnement
tions de l'employeur concernant la santé des êtres humains est La promotion de la santé de travail et de loisirs sain.
la promotion de la santé. mais menacée par des dangers s’intéresse au contraire à ce
elle s’appuie cependant sur extérieurs. La santé est préser- qui préserve la santé des
la réalisation préalable de toutes vée en réduisant leur probabilité hommes, en appliquant notam- (Source : www.svbgf.ch)

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