« Gestion des déchets et cuisson solaire »

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  • cours - matière potentielle : montage
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« Gestion des déchets et cuisson solaire » Tours, Samedi 11 juin 2005 Réunion proposée par Centraider et le Réseau Afrique 37 dans le cadre de la Commission « Afrique » CENTRAIDER – le 1er août 2005 1
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  • gestions
Publié le : mardi 27 mars 2012
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« Gestion des déchets et cuisson solaire » Tours, Samedi 11 juin 2005 Réunion proposée par Centraider et le Réseau Afrique 37 dans le cadre de la Commission « Afrique »
er CENTRAIDER – le 1août 2005
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GILLES DOUBLIER, généraliste en matière d’appui aux collectivités locales. 39 ans d’expérience auprès des collectivités locales d’Afrique subsaharienne Actuellement consultant indépendant et ancien agent des Ministères français des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Equipement, Gilles DOUBLIER a exposé, de façon succincte, la gestion et valorisation des déchets en Afrique subsaharienne. A partir d’une expérience menée à N’Djamena, au Tchad, M. DOUBLIER a présenté la mise en place d’une filière de gestion des déchets et des possibilités techniques de valorisation. Présentation N’Djaména, capitale du Tchad, ville en pleine croissance, compte plus d’un million d’habitants sur un territoire qui couvre 7000 ha. Les indicateurs urbains et de population montrent qu’en 2015 ces chiffres doubleront, avec une forte expansion de la ville vers les quartiers Est inondables. Les problèmes spécifiques de cette ville 9Elle produit près de 800 tonnes de déchets par jour. Du fait de la faiblesse des moyens techniques et financiers, la municipalité ne peut évacuer qu’une très faible partie. Les conséquences sont désastreuses pour la santé des habitants et la qualité de leur environnement. 9Un budget communal de 3 000 FCFA par an et par habitant. 9Un matériel roulant insuffisant, obsolète et où la mairie ne s’engagera pas à un renouvellement du matériel, faute de moyens financiers. 9Des bailleurs de fonds non disposés à appuyer l’acquisition de ce matériel. 9L’incapacité de la municipalité à évacuer plus de 40% des déchets produits par les ménages et les marchés de la ville. 9L’absence de décharge finale. 9Le manque d’informations pour une population qui dépose ses déchets «de façon sauvage». Par conséquent, consciente de ces difficultés techniques et financières, la mairie a élaboré un plan de gestion des déchets et d’assainissement. Des structures de concertation et de suivi ont été mises en place – les comités d’assainissement. Il en existe 30 et fournissent un service minimum à la population. Prenant en charge un territoire laissé vierge par la municipalité, les comités d’assainissement offrent aux usagers abonnés, moyennant une redevance pour service rendu, le transport des ordures ménagères de chaque concession à une décharge de transit, assurant ainsi la pré-collecte. Fonctionnement de la filière 1.Opérateurs = Les comités d’assainissement collectent les déchets chez les particuliers et les transportent jusqu’à des décharges de transit, moyennant une redevance. Ces comités d’assainissement sont apparus, de manière unanime, comme les opérateurs privilégiés de la municipalité en matière de pré-collecte, du fait de leur expérience, de leur connaissance du terrain et de leur proximité avec les habitants. 2.Principe d’intervention = du particulier à la décharge de transit La Mairie évacue les déchets des décharges de transit jusqu’à la décharge finale. Mais il est à souligner que le principe d’intervention de pré-collecte repose exclusivement sur l’activité des comités d’assainissement, seuls interlocuteurs actuellement désignés par la Mairie pour assurer cette activité. La faiblesse du pouvoir public 9Faiblesse des ressources financières 9Manque de moyens roulants 9Déchets des décharges de transit et marchés partiellement évacués 9Déchets stagnants 9Risques importants de pollution pour la santé et l’environnement Implication de la société civile : la prise de conscience Pour que la population puisse être impliquée efficacement dans la politique de gestion des déchets, elle doit pouvoir disposer d’une information de base facilement accessible, dans un premier temps, et ensuite l’impliquée dans un planning de gestion de déchets.
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La Mairie appuie le bon fonctionnement des espaces de concertation, les actions de communication et de sensibilisation, et le volet social (les plus défavorisés et les enfants de la rue). Exemples d’actions de communication pour le changement de comportements 9la communication de porte à porte menée par des animateurs avec l’appui de boites à image 9le théâtre forum 9la radio trottoir 9les expositions 9les affiches 9les concours 9les journées portes ouvertes, etc. D’autant plus que pour renforcer les outils de sensibilisation, un personnage symbole a été imaginé de toutes pièces par voie de concours auprès de la population. Il s’agit de «Baba», représenté par un hippopotame, fonceur et puissant, aux solutions radicales, mais tempérées par «Nana», l’aigrette, sa compagne dont les suggestions sont plus nuancées. Valorisation des déchets Donner une valeur aux déchets. Les considérer comme une ressource : 9Les terres et sables servent de remblais ; 9Les déchets verts deviennent des composts ; 9Les papiers et cartons servent de bûchettes combustibles, après macération dans de l’eau, moulage et séchage ; 9Les plastiques sont transformés en matériaux de construction, après fusion et adjonction ou non de sable ; 9: bûchettes de papier, pavés de sol, dalles de sol, ardoises pourExemples de produits valorisés écolier, linteau, dalle de latrines, dalle de caniveau, pavé en cours de montage. Débat avec les participants Les sachets en plastiques, très fins pour la plupart, jetés en pleine nature, sont devenus un spectacle familier aussi bien dans les agglomérations qu’à la campagne. Des sacs en plastiques qui bloquent les tuyaux de canalisation et les égouts, et polluent le sol au fur et à mesure qu’ils se décomposent. Il faut donc penser et continuer à un accompagnement à long terme tant au Sud qu’au Nord, où la sensibilisation et l’éducation au développement durable a encore du chemin à faire ! Par ailleurs, l’idée de transformer les déchets en artisanat local pourrait être une solution parmi d’autres pour la valorisation de matière.
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EMMANNUEL BLONDEAU « BOLIVIA INTI = BOLIVIE SOLEIL »
Bolivia Intia été fondé par Robert et Marie Jeanne CHIRON, en octobre 1999. Militants du soleil depuis une trentaine d'années, leur maison est équipé d'un système de production d'électricité par photopiles relié au réseau EDF. En cas de surproduction, l'excédent est envoyé sur le réseau et le compteur tourne à l'envers. Inversement, en cas de production solaire insuffisante, c'est le réseau qui prend le relais. Ils possèdent également un capteur solaire pour l’eau chaude, une éolienne qui alimente les appareils audio-vidéo, et tous les modèles réalisables de cuiseurs solaires.
Bolivia Intiorganise, en France, des stages de formation à la pratique de l'ENERGIE SOLAIRE. Très sollicitée, de nombreuses associations s’inscrivent, en vue d’un transfert de compétences et d’expériences vers les pays du Sud, là où elles interviennent. Depuis 2001,Bolivia Intiorganisé 26 stages qui ont permis à 350 a personnes de se familiariser avec l’énergie solaire et la pédagogie deBolivia Inti. Des suite à ces stage ont vu le jour, en Asie, en Afrique, en Amérique latine…
1 D’autre part, l'ADEMERégion Pays de Loire soutientBolivia Intiune convention spécifique pour ces par stages.
Emmanuel BLONDEAU, de l’associationLa Saharienneen tant qu’ancien stagiaire de etBolivia Intila sur pratique de l’énergie solaire, nous a exposé brièvement les principes et les matériaux utilisés pour la fabrication d’un cuiseur solaire. Le cuiseur solaire (type boîte) est une boîte isolée avec double vitrage et une tôle noire au fond pour produire l'effet de serre. Il est simple à construire de par sa composition car il est fait à partir de matériaux que l'on trouve partout: bois, contreplaqué, aluminium ménager, verre et laine de mouton (pour l'isolation). On peut atteindre une température autour de 130° C avec un modèle simple. En résumé, c’est un outil simple pour une efficacité maximale ! L'énergie solaire aide et protège les hommes. Elle peut fournir une cuisson des aliments, de l’eau chaude, de l’eau potable, du chauffage et de l’électricité.
Les avantages d’une cuisson solaire
1.ENVIRONNEMENT :
9réduit le déboisement et l'érosion des sols 9diminue l'émission des gaz à effet de serre (CO2) 9la biomasse, herbes et bouses restent utilisables en tant qu'engrais naturels pour enrichir le sol
2.ÉCONOMIE :
9réduit les dépenses de combustible (bois, charbon, gaz, kérosène) 9la fabrication des cuiseurs crée de l'emploi local
3.LIBERTÉ :
9les femmes et les enfants sont "libérés" de 15 heures par semaine de la corvée de bois 9ce temps est utilisable pour l'éducation, la formation, les soins à la famille
1 Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie er CENTRAIDER – le 1août 2005
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Pour plus d’informations sur le déroulement et le programme des stage en France, ses conditions et le suivi du projet, consultez le site web deBolivia Inti:http://boliviainti.free.fr Coordonnées SUD SOLEIL – BOLIVIA INTI 1 rue Julien Grolleau 44200 NANTES Contact : Daniel JARDIN Tél. : 02 51 86 04 04 e-mail : courrier@sud-soleil.org site internet: http://boliviainti.free.fr
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STRUCTURE STAJ TOURAINE
STAJ TOURAINE
TOURAINE BURKINA ECHANGES
COMITE DE JUMELAGE CHATEAUROUX-BITTOU
COMITE DE JUMELAGE CHATEAUROUX-BITTOU LES AMIS DE MESSAMENA
GREF
GREF
LA SAHARIENNE
LA SAHARIENNE
CONSULTANT INDÉPENDANT
CENTRAIDER
LISTE DES PARTICIPANTS
REPRESENTANT SANDRA REZEAN SORAYA MZÉ
NICOLE AUDEBERT
JEAN-YVES CHAUVEAU
GÉRARD DAVID PAUL DESTRUEL
ANDREE JOUGENSEN
JEAN-CLAUDE MARQUET
EMMANUEL BLONDEAU
G. MOMMAERTS
GILLES DOUBLIER
CARLA GUISURAGA
COORDONNÉES 02 47 65 46 16 06 66 77 59 60 STAJ TOURAINE 5 RUE LOUIS BRAILLE 37000 TOURS 02 47 05 06 82 interculturel-touraine@staj.asso.frTOURAINE BURKINA ECHANGES LE PETIT MORON 37300 JOUE LES TOURS 02 47 67 90 02 touraineburkina@aol.comCOMITE DE JUMELAGE CHATEAUROUX-BITTOU 34 RUE DE NOTZ 36000 CHÂTEAUDUN 02 54 07 49 56 02 54 27 50 16 AMIS DE MESSAMENA MAIRIE 37250 MONTBAZON destruelpaul@aol.comGREF 12 RUE DES CHATAIGNERS 72210 LA SUZE 16 PLACE RICHEMONT 37550 SAINT AVERTIN 02 47 28 92 62 jcmarquet@wanadoo.frLA SAHARIENNE 26 RUE PAUL SABATIER 37300 JOUE LES TOURS 02 47 53 00 71 02 47 53 20 18 145 CHEMIN DES MÛRIERS 38510 MORESTEL gillesdoublier@free.fr doublier.gilles@wanadoo.frcontact@centraider.orgwww.centraider.org
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