Histoire et Philosophie des Sciences

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Université Paris 8 Département de Mathématiques et d'Histoire des Sciences Enseignements transversaux Histoire et Philosophie des Sciences 2007 - 2008 L'histoire et la philosophie permettent d'interroger le discours scientifique. Si l'école présente ce discours comme l'état actuel de nos connaissances sur ce monde, elle l'enseigne trop souvent comme un ensemble de certitudes incontestables, qu'on prétend d'autant mieux fondées qu'elles sont mathématisées !!! La science n'est pas le fruit d'une révélation à laquelle ne seraient conviés que quelques rares génies, dont l'esprit ascétique et opiniâtre aurait permis d'atteindre à quelque absolu de la connaissance.
  • position mouvante dans la communauté des physiciens et en réaction aux changements intellectuels
  • physiciens
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Publié le : lundi 26 mars 2012
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Université Paris 8 Département de Mathématiques et d'Histoire des Sciences http://ufr6.univ-paris8.fr/lit-math/maths/sitehist.html
Enseignements transversaux Histoire et Philosophie des Sciences
2007 - 2008 Lhistoire et la philosophie permettent dinterroger lediscours scientifique. Si lécole présente ce discours comme létat actuel deno connaissances sur ce monde, elle lenseigne trop souvent comme un ensemble de certitudes incontestables, quon prétenddautant mieu fondées quelles sont mathématisées !!!
La science nest pas le fruit dune révélation à laquelle ne seraient conviés que quelques rares génies,dont lesprit ascétique et opiniâtre aurai permis datteindre à quelque absolu de la connaissance. Elle estproduction humaine, production culturelle parmi dautres, comme elle porteuse de volontés et de valeurs (trop souvent implicites). Comme toute production culturelle, elle est lobjet dincertitudes et de débats, qu participent à lélaboration dune certaine forme de représentation du monde. Si la rationalisation y joue un rôle central, elle intervienten même temps dans plusieurs domaines entre lesquelsune cohérence doit être trouvée avant quune théorie ne soit acceptée - encore ne lest-elle que provisoirement.
Pratiquer lhistoire et la philosophie des sciences, cest : - interroger le degré de certitude des connaissances acquises, - apprécier les limites de leurs conditions dapplicabilité, - analyser les interactions entre sciences et sociétés, les enjeux et rapports de force philosophico-politiques auxquels elles participent, - confronter la science occidentale à dautres cultures productrices dautres formes de représentation du monde, - acquérir sur sa propre culture le regard critique indispensable à son renouvellement.
Histoire et Philosophie des Sciences et des Techniques. Les salles de cours sont affichées au secrétariat du département de mathématiques, devant la salle A 149
Premier semestre 2007 - 2008
Mineure : Histoire et Philosophie des Sciences et des Techniques
S3 :   Introduction à lhistoire des sciences : :La révolution ème mathématique du 17siècle » Renaud CHORLAYjeudi 09h – 12h
• S3 :  Introduction à lhistoire des sciences : Mathématiques et mouvement » Marie-José DURAND-RICHARDjeudi 09h – 12h S5 :  Des lois de la pensée à l'intelligence artificielle » Marie-José DURAND-RICHARDmardi 15h – 18h S5 :  Penser les mathématiques : le discret et le continu » Sion ELBAZmardi 12h – 15h Master MAH M1-M2 : Mathématiciens et physiciens : Histoires de la relativité » Jim RITTERmardi 12h – 15h
Deuxième semestre 2007 - 2008
Mineure : Histoire et Philosophie des Sciences et des Techniques
S2 :  Conjectures et démonstrations » Benoît MARIOU
vendredi 09h– 12h
S4 :   Introduction àlhistoire dessciences : :Mathématiques et algorithmes en Mésopotamie » Jim RITTERmardi 12h – 15h
S4 S6:  Les aménagements de la vérité, entre logique et mathématiques » Sion ELBAZmardi 12h – 15h ème S6 :  Lémergence dune Analyse rigoureuse au1 9siècle : formes, conditions, étapes » Renaud CHORLAYjeudi 09h – 12h Master MAH M2-M4 : Information et codage : delart à la science, entre secret et transparence » Marie-José DURAND-RICHARDmardi 15h – 18h
Premier semestre 2007-2008
Lic e nc e:  In tr o d uct io nà lh is t o ired ess cie nc e s:Lariéovuotlnè me mat h émat iq u ed u17s iè c le»:Renaud CHORLAY
Le calcul littéral, les premières notions de calcul différentiel etde calcul des probabilités sont aujourdhui enseignés dèsle Secondaire,ils sont ainsi intégrés à la culture commune : nous visons leurmise en perspective ème historique par létude de leur émergence au17 siècle.Les notions sy donnent alors dans leur prime jeunesse, dans un mouvement derupture ou de dépassement des catégories héritésde lAntiquité: dualité nombre / grandeur, dualité analyse / synthèse, difficultéà concevoirune science du mouvement, de linfini, de lincertain. Nous chercheronsun équilibre entre la nécessaire confrontation aux textes scientifiques eux-mêmes – abordables, pour la plupart, avec des connaissances de Lycée –et les mises en perspectives. Nous nous appuierons alors soitsur des textes philosophiques des mêmes auteurs –Descartes, Pascal, Leibniz –, soit sur des analyses plus contemporaines cherchant à caractériserla nature et ème les conditions –y compris sociales – de la révolution scientifique du 17 siècle.
tio nI nt r od u càlh is t o ired es:s cie nc e smahéatMituqseet mouvement »DURAND-RICHARD: Marie-José
Lextrême souci de rigueur propre à lenseignement des mathématiques nourrit de nombreux clichés qui en font un discours figé, un toujours-déjà-là ». Ces mathématiques ont pourtant une histoire : larecherche sy nourrit dincertitudes, de conjectures, et dun questionnementqui concerne toute unereprésentation du monde et le statut du savoir sur ce monde. Cest ainsi que lélaboration des concepts de nombre, de limite, celle dune discipline comme lalgèbre, passent par une réflexion sur la maîtrise du continu, de lopératoire, et engage à la fois lesmathématiques, la technique, la physique et la philosophie.
 Desloisdelapenséeàlintelligenceartificielle »: Marie-Jo DURAND-RICHARD
Il sagit d'analyser les transformations d'ordre technique et conceptuel, mais aussi politique etculturel, quipermettent decomparer deux situations historiquesspécifiques :1) celle dans laquelle interviennent
Charles Babbage (1791-1871), avec sa machine analytique, etGeorges Boole (1815-1864), qui suppose queles opérations de lesprit sécrivent mathématiquement, 2)celle qui organise aujourdhui les  autoroutes de linformation », et où linformatique se donne lambition duneintelligence artificielle. Commentla production et la transformation du  matériel »a-t-elle atteint le domaine des idées ? Quen est-il du sujet et de l'esprit lorsque la connaissance devient cognition ?
 Pens e rlesmat h émat iq u es:led isc re te tlec on:t in u Sion ELBAZ
Quand, au quotidien, on compte 1, 2, 3..., on manipule, pour employer le mot savant, du "discret". Quand, spontanément, on traceune ligne, on dit, pour rester savant, qu'on vient de donner unereprésentation du "continu". On dit aussi, que l'Informatique ne traiteque du "discret", et que, peut-être, le "continu" ne seraitappréhendé qu'au sein des mathématiques. On parle encore, d'une "discrétisationdu continu"dans les sciences contemporaines, suscitée par l'essor de l'Informatique ; "discrétisation du continu" pour désigner l'approche du "continu" par le "discret",comme pour signifier : ramener le "continu" dans les proportions du calcul, dansles dimensions de la raison humaine. Ce cours invite à circonscrire les notions de "continu"et de "discret" depuis Zenon, en passant par Euclide, Aristote..., jusqu'à leurs déterminations contemporaines après être passé par Leibniz, Cantor, Poincaré, ... Ce cours, enfin, s'étayera, pour aborderson sujet, sur lagéométrie etla topologie.
M ast er  Mathématiciensetphysiciens:histoiresdelarelativité : »: Jim RITTER
Cette unité est consacrée à l'histoire des théories dela relativitérestreinte, générale et audelà. On suivra Einsteinà la trace, de ses débuts d'opposant à la géométrisation de laphysique jusqu'à ses tentatives de fonder l'idée del'unification de toutes les forces de la nature sur cette approche même.On verra comment cette évolution radicale d'Einstein ne prend sens que dans le contexte de sa position mouvante dans la communauté des physiciens et enréaction auxchangements intellectuels et sociologiques des théories scientifiques et de leurs acteurs dans cette période.
Deuxième semestre 2007-2008 Lic e nc e:
 Co nje c tu r ese tt r at ion s»d émo ns:
Benoît MARIOU
Nous tenterons de rendre plus explicites deuxaspects des mathématiques qui sont habituellement négligés dansleur enseignement, une négligence dont on peut penser qu'elle contribue pour beaucoup àles rendre mystérieuses et rébarbatives : comment unesituation problématique peut-elle être traduiteen langage mathématique? Comment avance-t-on dans l'élaboration des propositions qui permettent la solution d'un problème et prennent la forme d'une théorème ?
 In tr o d uct io nàlh is t o ired esie nc e ss c:Mathémat iq u ese t alg o rit h me se n»o po t amieM és:Jim RITTER
Les mathématiques ? Quel est leur rôle dans le développementgénéral des sciences et dans celui des sociétés humaines? Nousmettrons en perspective les différents points de vuequi tententde répondreà ces (vastes) questions, dans le but de mieux appréhender limportance sociale des mathématiques tout à la fois évidentes et mystérieuses.
Lesaménagementsdelavérité»:
Sion ELBAZ
La  vérité », dans la réception que nous en avons dans notre chambre décho culturelle, ne souffre daucun relativisme, daucune concurrence. Elle semble par ailleurs devenue le domaine exclusif dela science, seule à même par un rigoureux traitement den rendre raison.Il ny aurait quune Vérité et à larigueur lesdébats quelle suscitentlui sont subordonnés comme de simples moyens permettant sadécouverte. Pourtant ces moyens qui sont lobjetde débats houleux,sont les procès par lesquels simpose lavérité. Cest à dessein que nous usons de ce mot  procès » pour faire appel au domaine qui fut sansnul doute le promoteur de la vérité : le droit (la justice).Pour ce dernier, outre le fait que procès (dans ce quil fait valoir ladministration dela preuve)et vérité sont inextricablement mêlés, la vérité est  instituée » et fédère depuis une autorité jamais désavouée.
A partir dun parcours detextes philosophiques et scientigiques, nous prétendrons que la vérité desphilosophes a toujours été tributaire de ses montages juridiques.
è me  Lémer ge n c ed u n eAnal yse»r igo u r eu ys eau19:s iè c le f or mes ,c ond it io ns,é tap es»:Renaud CHORLAY ème A la fin du 4millénaire, l'écriture et les mathématiques sont nées -ensemble – endeux sociétés distinctes : l'Egypte et le Proche-Orient. Nous étudierons cette année le cas de l'Egypte ancienne pour déterminer les facteurs pertinents qui ont préludé à cette élaboration. Master  In fo r mat ione t:c odage sd el'ar tàlas cie nc e ,e nt r es ec r et e t»t ran s p ar en c e:Marie-José DURAND-RICHARD
L'informatique et la cryptologie ont une histoire assez récentepour que les interactions qui se mettent en place lors de leur constitution en tant que disciplines scientifiques soient encorevisibles. Ellessont d'abord manifestes auxlieux même où se matérialisent les besoins d'une nouvelle puissance de calcul, du laboratoire scientifique audomaine militaire, avant de rejoindre ledomaine civil, scellant une nouvelle alliance entre sciences et techniques. Ces interactionstouchent aussi le contenu des disciplines concernées. Les relations entre informatique et logique concernent l'organisation dela machines avant même celle des logiciels.Et la cryptologieoffre un exemple récent dela façondont lathéorie desnombres s'est trouvée investie et enrichie par sa mobilisation àdes fins plus tangibles, depuis l'invention du système de chiffrage à clé publique, dont le développement influence en retour les recherches en théorie des nombres. Au delà de lacryptologie, la notion scientifique d'information, tout comme les systèmes de codage, à l'œuvre dansles ordinateurs,supposent une rupture entre procédure et signification. Cette rupture, ainsi que l'automatisme des calculs, interrogent l'image d'unescience traditionnellement porteuse d'unefonction detransparence quant àla lecture du monde qu'elle propose, et pose aujourd'hui laquestion de savoir comment gérerla question des libertés individuelles dansce nouveau contexte, en maintenant lesexigences d'une société démocratique.
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