hoiry situé la limite nord du canton de Montfort est un petit village qui occupe hectares de pentes douces hésitant entre divers reliefs petites vallées cultivées au nord de Villarceaux et coteaux boisés dans la traversée du bourg L'altitude varie entre les mètres de la plaine au nord ouest des Vignettes et les mètres du point culminant au sud de Villarceaux

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22 hoiry, situé à la limite nord du canton de Montfort, est un petit village qui occupe 709 hectares de pentes douces, hésitant entre divers reliefs : petites vallées cultivées au nord de Villarceaux et coteaux boisés dans la traversée du bourg. L'altitude varie entre les 125 mètres de la plaine, au nord-ouest des Vignettes et les 188 mètres du point culminant, au sud de Villarceaux. Cette situation n'a pas manqué d'attirer un peuplement attesté depuis la plus haute antiquité. De nombreux sites préhistoriques ont été prospectés à la fin du siècle dernier sur le territoire de la commune, couvrant les périodes paléolithiques et néolithiques, du Chelléen au Robenhausien avec une forte prédominance de Magdalénien : 6000 pièces, outils ou parures préhistoriques, y ont été découvertes ainsi que des restes d'éléphant (elephas primigenus) et de rhinocéros laineux (tichorhinus), aujourd'hui disséminés dans des collections particulières. Plusieurs voies antiques d'importance diverse, romaines ou plutôt gallo-romaines, sillonnaient le pays, dont deux au moins touchaient au territoire de Thoiry : la voie de Chartres (Autricum) à Beauvais (Caesarodunum) par Marcq et Andelu, celle qui reliait Paris à Evreux (Mediolanum Aulercorum) via Thoiry,Villarceaux et Saint-Martin-des-Champs, un diverticule reliant proba- blement Jumeauville et Villiers-le-Mahieu via Petitmont, enfin l'itinéraire qui joignait Arnouville par Andelu, un peu au nord.

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Publié le : mardi 19 juin 2012
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THOIRY L A GRANDE HISTOIRE D’UN PETIT VILLAGE oiry, situé à la limite nord du canton de Montfort, est un petit village q ccupe 709 hectares de pentes douces, hésitant entre divers reliefs : p allées cultivées au nord de Villarceaux et coteaux boisés dans la traver u bourg. L’altitude varie entre les 125 mètres de la plaine, au nord-ou es Vignettes et les 188 mètres du point culminant, au sud de Villarcea Cette situation n’a pas manqué d’attirer un peuplement attesté depui plus haute antiquité. De nombreux sites préhistoriques ont été prospectés à la fin du siècle d sur le territoire de la commune, couvrant les périodes paléolithiques et néolithiques, du Che au Robenhausien avec une forte prédominance de Magdalénien : 6000 pièces, outils ou p préhistoriques, y ont été découvertes ainsi que des restes d’éléphant (elephas primigenus rhinocéros laineux (tichorhinus), aujourd’hui disséminés dans des collections particulières. Plusieurs voies antiques d’importance diverse, romaines ou plutôt gallo-romaines, sillonna le pays, dont deux au moins touchaient au territoire de   : T lha oviroyi e de Chartres (Autricum) à Beauvais (Caesarodunum) par Marcq et Andelu, celle qui reliait Paris à Evreux (Mediolan Aulercorum) via Thoiry,Villarceaux et Saint-Martin-des-Champs, un diverticule reliant pro blement Jumeauville et Villiers-le-Mahieu via Petitmont, enfin l’itinéraire qui joignait Arnouvi par Andelu, un peu au nord. De nombreuses trouvailles (surtout au siècle dernier) faites à l’extrémité ouest de Thoir lieu-dit Petitmont, ont fait croire qu’il avait pu exister ici un «camp romain» : monnaies du I III° siècle, vestiges de toutes sortes... Il s’agit donc bien d’un site gallo-romain important qu’on puisse en préciser la nature exacte : probablement un établissement agricole ou com (relais de poste impériale, par exemple) particulièrement bien situé : pentes au sud propic vigne et à toutes cultures céréalières, carrefour d’une voie moyenne et d’une autre d’intérê enfin la proximité de la grande voie de Lutèce vers l’Armorique par Trappes (Trabo), Jo (Diodurum), Houdan et Dreux (Durocassio) sur le tracé qui est à peu près celui de notre act RN 12. O RIGINES Les possessions de l’Abbaye de Saint-Germain-des-Prés, telles qu’elles sont connues p "Polyptyque *   d’Irminon" (entre 813 et , 8  é2t9a)t des biens abbatiaux établi en détail sur l'ordre d l’abbé en personne, montrent une occupation privilégiant les vallées de la Vaucouleurs, Flexanville et celle de la Mauldre. De grandes entités administratives, * ,leasvafiisecnst peu à peu remplacé l’ancien comté de Madrie et permettaient aux religieux une gestion plus ratio des biens de l’Abbaye, fruit des dons innombrables faits aux moines par les rois méroving Entre le fisc d B e i  sconcell ( a B  éconcelle) qui inclua V i i t ll  arcelli  s (Villarceaux)  e V t illare (aujourd'hui Villiers-le-Mahieu, cité pour 9 mans, e6s 3 bonnier * sde terre, 6 arpen * t  dse vignes et 74 serfs) et * celui de Mantul  a (Maule), il n’est fait nulle mention de Thoiry, probablement encore inexistan cette époque. Vers l’an mil, Guillaume de Hainaut, investi des terres et forêts d’Yveline par le roi Robe Pieux, fonde la maison de Montfort. Et, vers 1100, Amaury III de Montfort  concède  ldese dîmes * Thoiry à l’Abbaye de Clairefontaine qui fondera, quelques années plus tard, un prieuré à l’ori de la paroisse (puis commune) de Thoiry. * Tous les mots ainsi marqués sont analysés dans le glossaire p. 54 et 55. 22
u  abudéut iè sid-xd sthT eyrioommunaux et lieunad sec ehimsnc Pl
d .
23
ecl
Le village primitif se trouvait au nord dBeriaires (Bruyères) de Petitmont (son sceau por-l’église, incluant la totalité du cimetière ac t ue elune fleur de lys en champ). On trouve vers et une partie du "Clos de la Croix Buissée" ; 1d2e5s0 un S  imon de Thoiry, en 1268 S  imon  et habitations s’y trouvaient déjà depuis lon G g u -illaume de Thoiry . En 1283 G , uillaume de temps, d’après le nombre et l’antiquité ap T p h a o -iry place sa M  aiso  n sous la protection de la rente des tessons de tuiles et poteries diveCrsoemstesse Béatrix de Montfo l r e t,   m " ardy après trouvés là. La paroisse, fondée en ,   1re1g1r0ou-les brando " n ( s 1). La seigneurie passe ensuite, pe plusieurs hameaux : les Bruyères, la ferme de la Concie (Concita en 1106, fief du comtév edres 1300, R à o  bert de Maizela , n puis vers 1357 Montfort) et Villarceaux (Villarcella ou Villarà- Germain de Thoir . y Aux alentours de 1390, cellis). on trouve P  ierre de Garencièr  e e s t Jeanne de Maizelan, en 1394 P , hilippot Ballu . Le village, avant d’être Thoiry, a d’abord été Toreio en 1150 T , oriacum en 1230 T , o  rreium ou Se succèdent ensuite : en 1 Je 4 h 4 a 8, n   de la Torim  dans un pouillé *  du XIII° siècle, vers Chaussé , e  en1472, Marc de la Chaussé , e ne-1250, T  hoiri en 1415 T , ouéry en 1590 T , hoiry , veu de Phili  ppot Ballu. En 14 J 8 a 9 c , quet de la déjà en 1650 T , h  ouary  en 1703 pui T s oiry  ou Chaussée " , noble homm e e s " t cité comme co-sei-Thoiry . L’origine est peut-êt T re o  riacum , an-cien domaine gallo-romain dun certain Torigunseur de Thoiry, dans un acte de bornage, avec ou un latin torus (du pré-latin tor-, renflemeé E n t p i to e u n x n  e d  e DJ  alalnenneo y  ds q e u l e a   l’ C o h n a r u e s t s r, é o f e uilvlee , deen  J1ac4-95, de terrain). e quet de la Chaussée, cité comme seigneur de L ES  SEIGNEURS  DE  THOIRY Thoiry. En 1495 M , arguerite de la Chauss  é e e t Jean de Franc . e En 152 J 3 e  an d’Allenais , fils On peut penser que, très tôt, un proche dduEtienne. En 152 J 3 e , a  nne d’Allenai . s En 1535 seigneur de Montfort représenta les intérêts J  e d a e n d’Allenais . celui-ci à Thoiry et fonda une longue lignée dont le premier représentant formellement connu Eens t,1548 R  obert de Thoir , y en  1552 J  ean d’Alle-en 1230 A , maury de Thoir  y - cité comme vassal nais "le jeune , " enfin  Jean d’Allenais "l’aîné" du comte de Montfort pour Thoiry et Auteuiql,ui participe en 1556 à la rédaction de la coutu-biens pour lesquels il devait deux mois de gmare- du comté (   2  c)omme noble homme et sei-de à Montfort. gneur de Thoiry. En 1557 sont c G it u é y s   d’Al-lenais et Marie de Bare . n En 1576, les descen-Il relaie donc, aux remparts, les sires de d B a a n t t o s n d -e J  ean d’Allenais et de Marie de Guin-ceau, de Boissy-sans-avoir, de Chanteloup, d c e h F e le u x x , a l n e -urs enfant G s i  lbert, Guyon, Geneviè-ville, de Grosrouvre, de Marcq, de la Queue, v d e  e q S ui e é p-pous J e .  Lemarchand e  t Marie qui épou-teuil et du Tremblay ; c’est le service de "l’ s e e s J  t e a a g n e  " Cotty , seigneur de la Bate. En 15 A 7 n-7, qui dure comme à la guerre une quarantaine t d oi e n j e o  u o r u s  , Anthonie du Mesnil-Simo , n seigneur mais ici répartis sur plusieurs saisons. C’éta d i t A l’ u o t c o -uillet, de l’Aulnay (château de Villiers-casion pour les familles de tous ces nobles g l e e n -ti M l a h h o i m e -u) et du Mesnil-Simon, chevalier des mes de se rencontrer, de festoyer, ce qui o é r ta d i r t e  s b  i d e u n Roi (mort en 1584). On peut voir sa rare le reste du temps. Une maison leur était p r i é e s rr e e r  v t é o e mbale au centre de l’église de Villiers. dans la "basse-cour" du château, et d’autres I , l   d re a n ns d  i l t e  hommage à François, comte d’Anjou bourg, destinées à recevoir leur suite. et de Montfort, p " our sa terre et seigneurie, chast et justice d’Autouillet et de Thoiry, mouvant du En 1243, G  eoffroy de Petitmont f , i  ls d’Hu-comté de Montfort". gues de Mézela ,  nest cité comme seigneur des (1)  Les brandons : désigne le 1er dimanche du Carême, jour où, traditionnellement, on parcourait les camp avec des brandons incandescents servant à allumer des feux de joie sur les places des villages, autour d s’exécutait la "danse des brandons". Par extension, désignait aussi la semaine qui suivait. (2) La Coutume de Montfort fut rédigée en octobre 1556 par des juristes renommés sous le contrôle d’une blée exceptionnelle des trois ordres de l’Election ; ces magistrats étaient Christophe de Thou, président au ment de Paris, Barthélémy Faye et Jacques Viole, conseillers au Parlement. 24
Raoul Moreau - Secrétaire du Roi, Trésorier En 1629 G , uillaume de Maresco , t fils de Mi-de son Epargne, plus tard chevalier, Conseilclherel de Marescot, descendant de la branche ca-du Roi en son Conseil, issu dune famille de rodbeette de la famille Marescotti de Bologne éta-possédant des attaches à Montfort, épouseb lieen en France à la fin du XV° siècle, se qualifie 1556 Jacqueline Fournier, fille de Jacques Foduer -seigneur de Thoiry (en partie). Michel, son nier, de Maulle , et de Philippa de la Villeneuvep,ère, avait fait une très brillante carrière comme dame de Marcq et de Petitmont, devenant aipnrsoifesseur de Philosophie et de Théologie à la le beau-frère de Roger Fournier, seigneur Sdoerbonne puis comme recteur de la Faculté sous Marcq et de Petitmont. le règne d’Henri IV dont il était devenu le mé-decin et le confident. Guillaume, lui, fit carrière Il achète le 20 janvier 1558 le pavillon cdoumme avocat général de la Reine Marie de Tronchay à René Desprez, seigneur de MLaédicis. Queue, fait raser l’ancien manoir et entame la construction dun nouveau château, sous la di-En 1643, messir M e i  chel de Maresco , t " con-rection d’un des célèbres frères de l’  (O3r) . me seiller du Roy p " l , us tard "maître des requêtes de En 1581, Raoul Moreau fait aussi édifier d s e o s n hôt " e  l conseiller du roi au Parlement de Nor-halles à Thoiry (hélas incendiées en 1793) et mcraénedie, chevalier, est dit seigneur de Thoiry, un marché qui durera jusquen 1897.  Il devideen tMarcq et du Mesnil-Durant (près de Lisieux). successivement seigneur du Tronchay et de LBal a-mort de son frère lui apportera les deux tiers hier en 1559, puis dAuteuil et de Boissy en 1d5u6 7d,omaine qui lui manquaient depuis 1632. Il enfin de Thoiry proprement dit en 1580. Il déép-ousa Adrienne de Maupeou. cède en 1583, après avoir servi cinq souverains de François Ier à Henri III. Moreau affection- En 167  7, Gilles-Michel de Marescot, m  aré-nait Thoiry qui, de simple résidence campagncahr-al-général de la cavalerie légère de France de, en 1556, au moment de son mariage, desvoiunst les ordres du prestigieux Turen c n h e e , v " a-un véritable château. lier, seigneur haut et bas justicier de Thoiry, colo maître de camp d’un régiment de cavalerie L’une de ses filles, Marie, épouse en 15 m 9 a 6 reschal général des logis de la Cavalerie de Fr Nicolas Harlay de Sancy, qui sera baron c d h e evalier de l’ordre de St-Louis, de Notre Dam Maule en 1602, issu, lui aussi, d’une grande M fa o -nt-Carmel et de St-Lazare de Jé " r  u e s t a  l s e ei m -mille de robe, ministre et diplomate . gneur de Thoiry, Marcq et autres lieux, obtient de Louis XIV des lettres paten * t  lesa utorisant En 1583 N , icolas Moreau  , son fils, chevalier,à faire dresser le terri * e rd e ses terres et sei-Trésorier de France vers 1572, lui succède agvn e curies de Marcq et Thoiry (1707). Il épousa plus ou moins de bonheur comm se e i  g " neur châ-Angélique d’Appouguy, décédée en 1705, deux telain d’Autheuil et seigneur de T L h e oi s r  y g " u . er- jours après avoir mis au monde leur fille uni-res de la Ligue, à laquelle il appartenait, conqtur e  Angélique-Claude de Maresc . o  I t l meurt le futur Henri IV le ruinèrent et il fut contraiennt 1714. de céder sa seigneurie... Il dut l’aliéner au pro-fit de François Brissonnet en 1609 et, par la suitEen, 1714, A  ngélique Claude de Maresc , ot amoindrir la terre de Thoiry des fiefs des Pderé-cédée à Paris en 1791, plus connue sous le no rons, de Blahier, de Lanrouillé et en partie ddee Comtesse de Vasta ; n   elle sera trois fois celui dHeudelimay, vendus en Cour du Parlem-ariée et trois fois veuve... épousant successi-ment le 6 septembre 1609 au profit de Guillauvemmeent : de Marescot, réduisant son domaine aux fiefs du Tronchay, de la Cour, de Thoiry, de 1) son cousin germai A n, d  rien Claude de Villarceaux et d’Andelu. Il mourut vers 1619 B . aussan , chevalier, écuyer ordinaire du Roi, " escuyer de Sa Majesté, seigneur de cette paroi (3) Philibert de l’Orme (1515-1570) et/ou l’un des membres de la même famille, moins connus : Pierre et Tou Philibert a souvent travaillé dans notre région, notamment à Beynes, au château-neuf de St-Germain-en-Lay célèbre château d’Anet (1549). 25
 
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