Intervention de Monsieur Clément DUHAIME Administrateur de l'OIF

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Seul le texte prononcé fait foi ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE 19-21, AVENUE BOSQUET, 75007 PARIS TEL. : (33) 1 44 37 33 00 - TELECOPIE : (33) 1 44 37 14 98 82e SESSION DU CONSEIL PERMANENT DE LA FRANCOPHONIE Paris (France), le 30 novembre 2011 Intervention de Monsieur Clément DUHAIME Administrateur de l'OIF
  • président de la république du niger
  • accord cadre avec le rwanda
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Publié le : mercredi 28 mars 2012
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e 82 SESSION DU CONSEIL PERMANENT DE LA FRANCOPHONIE Paris (France), le 30 novembre 2011
Intervention de Monsieur Clément DUHAIME Administrateur de l’OIF
Seul le texte prononcé fait foi
ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE 19-21, AVENUE BOSQUET, 75007 PARIS TEL. : (33) 1 44 37 33 00 - TELECOPIE : (33) 1 44 37 14 98 www.francophonie.org
Conseil permanent de la Francophonie Paris, le 30 novembre 2011 Intervention de Monsieur Clément DUHAIME Administrateur de l’OIFMonsieur le Président, Mesdames, Messieurs, ·vous remercie de me donner l’occasion de m’adresser à nouveau Je devant les membres du Conseil permanent de la Francophonie pour faire état, comme à l’habitude, du suivi de la coopération et de la gestion administrative de notre Organisation.
· Je voudrais m’arrêter un instant pour faire état des principales avancées de nos programmes enregistrées au cours de ces derniers mois.
· Tout d’abord, notre programme majeur, l’Initiative francophone de formation à distance des maîtres (IFADEM) vient de connaitre une nouvelle étape dans son développement et son déploiement grâce à l’appui accordé par l’Agence française de développement (AFD) ainsi que l’Association pour la promotion de l’éducation et de la formation à l’étranger (APEFE), notamment pour consolider les acquis enregistrés au Bénin, au Burundi, en Haïti et en République démocratique du Congo.
Les contacts avancés avec le Réseau Aga Khan de développement laissent présager des perspectives prometteuses pour IFADEM. J’espère être en mesure de vous annoncer de bonnes nouvelles au cours de notre prochaine rencontre. Par ailleurs, je me réjouis que les deux équipes de l’OIF et de l’AUF, qui forment le Comité de coordination IFADEM, soient bientôt réunies sous le même toit, à la Maison de la Francophonie. Le Recteur de l’AUF et moi-même sommes convaincus que ce regroupement permettra de renforcer les synergies entre nos deux institutions, pour le plus grand bénéfice de l’Initiative. ·profite pour mentionner que j’ai eu l’honneur, à la demande du J’en Secrétaire général, de le représenter lors des festivités organisées, à e Montréal, pour le 50 anniversaire de l’Agence universitaire.
·maintenant au volet coopération. Je m’en voudrais de ne Revenons pas partager avec vous le plaisir que j’ai eu d’inaugurer, lors de mon déplacement en République démocratique du Congo en septembre dernier, le premier réseau de neuf Centres de lecture et d’animation culturelle (Clac), tous situés dans des zones péri-urbaines et rurales. Ces nouveaux Clac portent à près de 300 le nombre de centres répartis dans 21 pays francophones d’Afrique, de l’océan Indien, de la Caraïbe et du Proche-Orient.
·8 septembre dernier, l’Agence française de développement a Le officialisé son appui, à hauteur de 4,5 millions d’euros, à la mise en œuvre de l’initiative ELAN « Ecole et langues nationales en Afrique » pour promouvoir dans huit pays d’Afrique subsaharienne francophone
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l’enseignement bilingue français/langues nationales. L’OIF joue le rôle de maître d’œuvre du projet qui – il faut le rappeler – est conjointement mené avec l’AUF, l’AFD et le MAEE. Le comité de coordination internationale vient de tenir, le 16 novembre 2011, sa réunion annuelle consacrée à la consolidation des plans d’action des pays. Une cérémonie de lancement est prévue à Bamako, en janvier prochain, où l’OIF procédera à la signature des accords-cadres avec les pays concernés. ·les projets pilotes confirmés dans la dernière programmation, il Parmi en est un qui est entièrement destiné à la jeunesse de nos pays membres. Après une première cohorte de quarante volontaires, les cinquante nouveaux jeunes volontaires de la Francophonie, pour l’année 2011, se sont retrouvés à Paris en septembre dernier pour suivre une formation de mise en route avant leur départ. Ils ont ensuite rejoint leur affectation pour une période de douze mois en Afrique, en Europe centrale et orientale ainsi qu’en Asie, dans les Caraïbes et l’Océan Indien. Comme en témoigne le très grand nombre de candidatures reçues pour la promotion 2011 (plus de 3000), ce programme a vocation à se poursuivre comme prévu avec le départ, en 2012 et 2013, de deux nouvelles cohortes de cinquante jeunes chacune.
·le cadre de notre nouveau programme de développement local Dans et communautaire (PROFADEL), l’OIF a signé un Accord Cadre avec le Togo (juillet 2011) et un autre avec le Sénégal (octobre 2011) qui ont permis la tenue des ateliers de lancement et d’harmonisation méthodologique. Les activités opérationnelles devront démarrer dans ces deux pays en début d’année prochaine après la signature des
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contrats de prestation avec les organismes relais retenus. L’Accord Cadre avec le Rwanda et celui avec la République centrafricaine sont en cours de signature. Les ateliers dans ces pays sont programmés pour le mois de décembre. ·du Forum mondial de la langue française prévu en 2012, je S’agissant tiens à réitérer tous nos remerciements au gouvernement du Québec pour son précieux soutien. Monsieur Michel AUDET, Commissaire général du Forum, prendra la parole dans un instant pour vous présenter les travaux en cours pour cette importante manifestation de la Francophonie. · Comme à l’accoutumée, l’Organisation demeure activement présente lors des grands rendez-vous de l’agenda international. Comme vous le savez, se déroulent en ce moment même, deux réunions internationales d’une importance particulière. ·le début de la semaine, et encore pour une dizaine de jours, à Depuis Durban, en Afrique du Sud, notre Institut de l’énergie et de l’environnement a programmé une dizaine d’activités d’information, e d’aide à la négociation et d’échanges pendant la 17 Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique. Au cours de ces journées, une concertation ministérielle francophone est prévue sous le thème des partenariats innovants, au sein de l’espace francophone, dans la lutte contre les changements climatiques. e · Dans un autre domaine, alors que vient de s’ouvrir le 4 Forum de Haut Niveau sur l'efficacité de l'aide, à Busan, nous avons élaboré le
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diagnostic de l’Organisation dans sa mise en œuvre de la Déclaration de Paris et du Programme d’Action d’Accra pour l’efficacité de l’aide, tant aux niveaux de son engagement global que de ses stratégies et de ses actions spécifiques. ·part, nous avons également cerné plusieurs pistes de D’autre réflexion pour alimenter le débat et la présence francophone lors de ce Forum, notamment autour des opportunités pour l’aide au développement que représentent la coopération sud-sud ainsi que la coopération tripartite.
·comme je vous l’avais annoncé, la préparation de notre Enfin, mobilisation à la Conférence des Nations unies sur le développement durable, ou « RIO+20 » (juin 2012), avance à grand pas. Nous avons d’ores et déjà prévu une dizaine d’activités (ateliers et colloques) et de débats portant sur des thèmes qui retiennent l’attention particulière de la Francophonie. Le but étant de mobiliser des acteurs et des réseaux francophones afin de favoriser les initiatives de partenariat et d’identifier des convergences communes en vue de la Conférence.
·parachever les activités et manifestations francophones Pour organisées en amont, nous tiendrons un Forum international les 8 et 9 février prochain. Il sera présidé par notre Secrétaire général en présence de Monsieur Denis Sassou NGUESSOU, Président de la République du Congo, Monsieur Mahamadou ISSOUFOU, Président de la République du Niger, Monsieur Alain JUPPE, Ministre d’Etat, Ministre des affaires étrangères et européennes, Monsieur Jean-Pierre RAFFARIN, Ancien Premier ministre, Représentant personnel du Président de la République française au Conseil permanent de la
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Francophonie, Monsieur Gérard COLLOMB, Maire de la ville de Lyon, et d’autres personnalités gouvernementales, régionales et locales françaises.
La première journée, après la séance inaugurale officielle, constituera un moment important de restitution des travaux et des différentes manifestations organisées par les réseaux et communautés de pratiques francophones tandis que la seconde journée sera l’occasion de débattre autour de deux tables rondes portant respectivement sur l’économie verte et la gouvernance du développement durable, qui sont les deux thématiques à l’ordre du jour de la Conférence des Nations unies pour le développement durable. ·je voudrais évoquer avec vous le suivi du travail de refonte des Enfin, relations entre notre Organisation et les OING, ONG et autres e organisations de la société civile qui a débuté lors de la 7 Conférence générale de Genève, en juin 2010. L’objectif de ce travail est de renforcer le rôle de la société civile et de l’encourager à nous accompagner dans nos missions et activités. Le projet de directives qui sera soumis à l’adoption par la conférence ministérielle s’inscrit dans cette logique partenariale renforcée que nous souhaitons entretenir. Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, · Un grand nombre de pays traversent actuellement une des plus graves crises économiques. Les déficits publics et, dans la foulée, le
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poids des dettes souveraines, des pays du Nord mais également ceux du Sud, limitent de manière significative la marge de manœuvre des États et gouvernements. Cela a eu et aura évidemment un impact sur le niveau de mobilisation de nos ressources, tant statutaires que volontaires. Cette situation m’a amené à présenter à la Commission administrative et financière un budget rectificatif afin de tenir compte des ressources budgétaires disponibles, pour 2012. · A cet égard, je reste, avec le Secrétaire général, préoccupé par les arriérés que nous enregistrons depuis quelques mois ainsi que la baisse tendancielle des contributions volontaires. Et je salue le travail conduit, à la demande du Secrétaire général, par Monsieur Philippe SUINEN.
· En attendant les résultats concrets auxquels ne manquera pas d’aboutir – j’en suis convaincu – les recommandations du groupe de travail conduit par Monsieur Philippe SUINEN, je voudrais cependant signaler – comme j’ai eu l’occasion de l’indiquer devant la Commission administrative et financière, mais également à la Commission de coopération et de programmation – que nous avons
veillé, dans le cadre du budget réajusté, à maintenir la cohérence de la programmation quadriennale, par le maintien des actions stratégiques et structurantes, et en différant, à chaque fois que cela a été possible, seulement les actions qui pouvaient l’être. · Cet exercice a été amplement facilité par la mise en pratique de la méthode de gestion axée sur les résultats. En effet, la revue de programmes – que j’ai effectuée avec toutes les équipes – a permis un suivi plus méthodique de la mise en œuvre des projets et de la
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mesure de l’atteinte des objectifs qui leur sont assignés. Et en conséquence, nous avons soumis à votre appréciation une programmation réajustée au niveau des ressources prévisibles, tout en maintenant – autant que possible, une cohérence d’ensemble. · Parallèlement, cela signifie également que nous allons poursuivre les efforts engagés pour identifier les niches d'économies possibles au niveau des frais de gestion et de fonctionnement. Cet exercice nous amènera à prendre un certain nombre de mesures, pour lesquelles le soutien de votre Conseil nous sera déterminant. ·étant, dans la mesure où ces postes de dépenses sont Cela pleinement maîtrisées, le passage à une programmation réajustée peut se révéler une opportunité si nous l’inscrivons comme un prélude à la réflexion stratégique que nous initierons prochainement. Une réflexion qui devra permettre d’élaborer les orientations d’une nouvelle programmation quadriennale fondée sur de nouveaux choix et de nouvelles priorités en fonction du potentiel de mobilisation effective des ressources. · C’est dans cette perspective que nous avons initié, à votre demande, un travail de renouvellement de notre stratégie, respectivement, en direction de la jeunesse et dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. Ce travail qui a mobilisé nos équipes ainsi qu’un large éventail d’expertise de notre espace, a abouti au dépôt de premières analyses qui feront l’objet d’échanges plus approfondis au cours des prochaines réunions de la Commission de coopération et de programmation, et dans la perspective du débat général stratégique qui aura lieu l’année prochaine.
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· Dans le cadre de ces réflexions, j’ai d’ores et déjà tenu à associer les responsables des structures nationales chargées de la Francophonie que j’ai réunis à Paris en septembre dernier. Cette rencontre a été précédée de six réunions régionales qui a permis de mieux éclairer les voies d’une coopération renforcée au triple plan régional, institutionnel et francophone, permettant de situer l’Organisation en dehors de la logique de bailleur de fonds et de s’inscrire davantage dans une relation solidaire et responsable où chaque Etat et gouvernement membre est conçu comme un acteur majeur et à part entière de la Francophonie.
Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,
· Pour être à la hauteur des objectifs que nos chefs d’Etat et de gouvernement nous ont assignés, nous recherchons les modalités permettant d’étendre ou d’intensifier nos projets « phare ». Ainsi, comme je l’ai déjà mentionné, les programmes CLAC, IFADEM ou encore l’enseignement des langues nationales, attirent, quant à eux, un intérêt financier de partenaires bi ou multilatéraux (AFD, ACDI, etc.) ou privés. · C’est cette logique qui a présidé à la tenue des deuxièmes journées du Plan de gestion stratégique consacrée à la thématique des partenariats innovants.
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· Ces journées ont réuni près de 250 participants, dont de nombreux représentants de nos États et gouvernements membres, des représentants d'organisations internationales et régionales avec lesquelles nous collaborons, des représentants des coopérations bilatérales, des représentants des opérateurs de la Francophonie ainsi que des acteurs de la société civile et du secteur privé. Le colloque a été l’occasion de rechercher la meilleure complémentarité possible avec des acteurs partageant avec la Francophonie des
engagements convergents. · De manière générale, et comme il a été largement souligné lors des journées du Plan de gestion stratégique, le partenariat apparait comme un pilier indispensable pour la coopération au développement à double titre. D’abord en tant que nécessité pour favoriser la rencontre des acteurs, l’enrichissement et la mutualisation des moyens financiers, du savoir-faire, de la méthodologie et de la crédibilité. Ensuite en tant que possibilité de généraliser ou de décupler les effets levier des programmes de l’Organisation pour toucher davantage les cibles de son action au plan quantitatif ou territorial. · C’est pour avancer ensemble dans cette direction que je sais pouvoir compter sur votre appui.
·vous remercie de vous aimable attention. Je
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