Jeudi 6 octobre

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Apprentissage BTP / CCCA-BTP Photos : Bernard Charpenel / CCCA-BTP Texte : Loïc Bestard / CCCA-BTP Maquette : Floriane Monerie / CCCA-BTP Finales internationales des 41es Olympiades des Métiers 7 octobre 2011 N°4 Jeudi 6 octobre À l'ouverture des portes de l'ExCel London, des milliers de collégiens britanniques faisaient déjà la queue aux deux principales entrées du site. Les cars arrivant de tout le pays déversaient en continu des flots de jeunes visiteurs venus à la découverte des métiers.
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Publié le : lundi 26 mars 2012
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7 octobre 2011 N°4
esFinales internatonales des 41 Olympiades des Méters
Jeudi 6 octobre
l’ouverture des portes de l’ExCel London, des milliers de collégiens britanniques faisaient déjà Àla queue aux deux principales entrées du site. Les cars arrivant de tout le pays déversaient en
contnu des fots de jeunes visiteurs venus à la découverte des méters. Les allées étaient déjà très
encombrées en milieu de matnée par des jeunes curieux et fascinés par les épreuves. Accompagnons
leurs yeux émerveillés sur le stand Peinture et décoraton.
<< Les nombreux visiteurs aux Olympiades des Méters.
Apprentssage BTP / CCCA-BTP
Photos : Bernard Charpenel / CCCA-BTP
Texte : Loïc Bestard / CCCA-BTP
Maquete : Floriane Monerie / CCCA-BTP7 octobre 2011 N°4
Pour toutes les couleurs du monde
Cete journée s’annonce sous de bons auspices
epour Xavier VINCENT, le candidat français, qui a terminé 4
au classement de la veille lors du module de vitesse pour la
pose de papier peint. Avant que la journée ne commence,
Xavier VINCENT et Éric MÉTIVIER, l’expert méter français
de la catégorie, se sont concertés pendant le quart d’heure
impart : « Cet échange est un moment important, explique
Éric MÉTIVIER. Nous discutons de la stratégie à metre en place
pour les modules du jour, des techniques à adopter. L’objectf
est toujours le même : la fn du concours. » L’épreuve au
programme de ce jeudi 6 octobre est un module de vitesse
pour la réalisaton d’une mise en couleurs à partr d’un tracé.
Le sujet n’a été dévoilé aux candidats que ce matn, après
qu’il a été désigné par un jeté de dés. Deux sujets possibles
avaient été retenus d’un commun accord entre les experts
De haut en bas : avant la compétton. Celui que le sort propose aux candidats
<< Xavier VINCENT et Éric MÉTIVIER. est une recherche de dégradés de couleurs sur une forme
<< Xavier VINCENT préparant ses couleurs de
géométrique complexe, qu’il faut réaliser de façon régulière référence pour le speed module.
et harmonieuse.
En début de matnée, les 15 compétteurs ont préparé leurs
LEs éPREu VEs couleurs. Xavier Vincent a choisi des tonalités de rose quand
d’autres ont préféré le gris. Sur son établi, Xavier procède à un
Les épreuves de peinture sont composées
subtl mélange de couleurs pour obtenir une gamme parfaite,
de cinq modules. L’ensemble représente
qu’il teste sur une feuille de papier. Elle servira de référence. 100 points.
Un groupe de supporters français posté devant Xavier est au Module 1 : applicaton d’une peinture laquée
rendez-vous pour l’encourager avec le regard comme porte-haut de gamme sur une porte (20 points).
voix, comme il est interdit de parler aux compétteurs. Xavier Module 2 : pose de papier peint lors d’une
reste imperturbable, isolé dans une bulle de concentraton épreuve de vitesse et de qualité (17 points).
Module 3 : créaton artstque originale au que rien ne vient éclater. Parmi les supporters se trouve
choix du candidat (10 points). Ludovic DUREL, médaillé de bronze aux précédentes fnales
Module 4 : reproducton d’un dessin en lien internatonales de Calgary en 2009.
avec le Royaume-Uni, avec une mise en cou-
leurs et la réalisaton d’un letrage (36 points). Mélanie BARBIER, fnaliste lors des fnales natonales à
Module 5 : sujet surprise autour d’associa-
Paris en février 2011 et qui a suivi une parte des stages de
ton de couleurs lors d’une épreuve de vi-
préparaton de Xavier, est aussi là : « Il est bien préparé pour tesse (17 points).
gérer le stress de ce type d’épreuve », glisse-t-elle. Mélanie, qui 7 octobre 2011 N°4
dirige aujourd’hui Pigment rouge, l’entreprise de peinture et
décoraton qu’elle a créée en région Haute-Normandie, vient
pour la première fois à une fnale internatonale : « C’était
important pour moi d’être là pour soutenir Xavier, explique-
t-elle. C’est aussi très intéressant de voir les diférentes
techniques qu’utlisent les candidats. Le Coréen, par exemple,
réalise ses tracés avec de la fcelle pour marquer ses points.
Quand on n’est pas habitué à cete technique, c’est tout
simplement illisible ! Mais lui se repère. » Les Olympiades sont
aussi pour Mélanie Barbier l’occasion de découvrir des outls
que l’on n’utlise pas en France : « Certains sont diférents des
nôtres mais ont le même usage. S’enrichir des pratques des
autres et voir des nouveautés est important pour moi comme
pour toutes nos entreprises. »
un peu plus loin, un groupe de supporters suédois s’est
agglutné devant le poste de travail d’Andreas Gärdin Hytsten,
qui prépare également sa peinture pour l’épreuve de vitesse.
Les paires d’yeux braqués sur lui à moins d’un mètre de l’établi
ne le distraient pas. Tête baissée et tout enter à son afaire, il De haut en bas :
<< Un compétteur préparant fait f de ne pas voir.
ses teintes pour le speed module.
<< Mélanie BARBIER, fnaliste
natonale des Olympiades 2011.
HIsTo IRE d’o LyMPIAd Es
Xavier Vincent, formé au CFA-BTP de Reims, n’a pas commencé dans la peinture mais l’électricité !
Étudiant en classe préparatoire, il doit arrêter son stage quand son patron est contraint de fermer son
entreprise. Ne retrouvant pas d’entreprise pour poursuivre son apprentssage, Xavier se tourne vers un
CAP, puis un BP Peintre et Poseur de Revêtements. Aujourd’hui, il passe son diplôme de TSRCB (Technicien
Supérieur Responsable des Chanters du Bâtment). Plus tard, Xavier souhaite ouvrir sa propre entreprise.
Quand un ancien candidat lui parle des Olympiades des Méters, Xavier tombe amoureux du concept : lui
aussi souhaite partciper pour valoriser sa flière ! En 2009, il ne dépasse pas les sélectons régionales mais,
déterminé, Xavier retente sa chance l’éditon suivante et se retrouve aujourd’hui en fnale internatonale.7 octobre 2011 N°4
ENTRETIEN AVEC JEAN-Lu C sETHI, PRésId ENT du CCCA-BTP
Jean-Luc SETHI est venu encourager l’Équipe de France des Méters.
Après avoir assisté à la cérémonie d’ouverture, Jean-Luc sETHI a passé, mercredi 5 octobre,
premier jour des compéttons, de longs moments dans les allées du pôle Bâtment et
Travaux Publics, accompagné de Marcel MALMARTEL, secrétaire général du CCCA-BTP,
daniel MuNoZ, secrétaire général adjoint et directeur de la formaton, et de Jean-Pierre o RIo,
responsable du service Conseil formaton réseau.
<< De gauche à droite :
Jean-Pierre ORIO, Jean-Luc SETHI,
Marcel MALMARTEL et Daniel MUNOZ.
Quel est votre sentment sur la compétton ?
J-L. s. : Je suis très impressionné par l’organisaton de ces Olympiades et par l’importance
des moyens déployés pour assurer la réussite de cet événement. Je le suis surtout par la
qualité et le professionnalisme des jeunes qui concourent. Leur déterminaton et la passion
qui les animent dans l’exercice de leur méter se lisent sur leur visage.
Quel mot pourrait défnir les candidats français du pôle BTP ?
J-L. s. : La concentraton. Je les ai observés et j’ai pu constater combien les jeunes étaient
concentrés, comme dans une bulle, tout à leur sujet. C’est impressionnant ! Les jeunes ont
été très bien préparés au cours de ces derniers mois. Ils vont aujourd’hui récolter le fruit de
leur investssement grâce à cete préparaton de haut niveau. 7 octobre 2011 N°4
Avez-vous constaté des diférences sur la manière de réaliser les épreuves entre les pays ?
J-L. s. : Assurément, oui. J’ai échangé avec les experts méters sur les diférents sujets des
épreuves. Ils sont complexes. Ce qui est intéressant, c’est de voir les jeunes de tous ces pays
exercer un même méter, en avoir la même parfaite maîtrise, et en même temps utliser des
méthodologies de travail diférentes pour réaliser une même épreuve, avec des outls qui
peuvent également être diférents. C’est aussi cela richesse de nos méters et de nos savoir-
faire, qui évoluent sans cesse.
Les o lympiades des Méters sont aussi une belle vitrine pour l’apprentssage…
J-L. s. : L’apprentssage est une voie de formaton d’excellence. Les jeunes qui composent
l’Équipe de France sont d’ailleurs dans leur grande majorité en apprentssage dans des en-
treprises. Cete excellence, on la trouve ici, dans ces Olympiades. Cinq jeunes en compét-
ton sont issus de notre réseau natonal de CFA du BTP. C’est la meilleure preuve de la qua-
lité de l’apprentssage pour réussir, dans lequel les professionnels du secteur ont toujours
beaucoup invest.
Quels autres concurrents ont atré votre atenton ?
J-L. s. : Les jeunes venus d’Asie sont très bien préparés à la compétton. Ils sont même for-
matés pour elle. Nous ne sommes pas dans cet état d’esprit. Il nous faut préserver celui que
nous promouvons, à savoir faire des jeunes que nous formons de véritables professionnels.
Car c’est bien dans la formaton que nous leur donnons que l’on trouve la graine de cham-
pions, pas dans le formatage de jeunes préparés exclusivement pour le concours.
Aux termes de cete première journée, avez-vous un pronostc sur la suite de la compétton ?
J-L. s. : À la fn de cete première journée, il est prématuré de faire un pronostc, car les tra-
vaux ne sont pas encore sufsamment abouts pour être signifcatfs. Cependant, j’ai suivi
les jeunes Français. Je suis passé d’un poste de travail à un autre et j’ai ainsi pu observer
les autres concurrents, confronter mes impressions… Je pense que nos jeunes sont dans le
peloton de tête. Mais seul compte le passage de la ligne d’arrivée. Rendez-vous dimanche
pour les résultats !7 octobre 2011 N°4
The make it Happen Exhibiton
En marge de la compétton mais au cœur des
pôles méters où concourent les jeunes, des animatons
sur les savoir-faire et les méters sont organisées pour les
nombreux collégiens en visite aux Olympiades. Dans un des eux ateliers proposés, les jeunes visiteurs peuvent
s’initer aux mélanges des couleurs, avec la réalisaton de
pochoirs. Dans une autre allée, deux jeunes flles s’essaient
à la pose de carrelage avec la reproducton du drapeau
britannique. L’exercice consiste à assembler sur un support
de bois les 36 carreaux bleus, blancs et rouges de diverses
tailles qui composent le motf.
des stands des nombreuses entreprises partenaires
de l’événement, fournissant la matère d’œuvre et les
équipements nécessaires au bon déroulement des
épreuves, ont également été aménagés. Elles y présentent
leurs nouveautés et les valeurs sûres de leur catalogue.
De haut en bas :
<< Atelier de découverte des méters
de la peinture et décoraton.
<< Atelier de découverte des méters
du carrelage.
<< Stand d’une entreprise partenaire.7 octobre 2011 N°4
Flash back… Préparaton de l’épreuve
Peinture et Décoraton
Après un premier stage de préparaton technique
et professionnelle pour les fnales internatonales au
CFA de la peinture – GPPF Formaton à Pantn (Île-de-
France) en mars, Xavier VINCENT, médaillé d’or au niveau
natonal a rejoint le CFA pour une nouvelle session du
4 au 8 juillet 2011. Ce stage, encadré par Éric MÉTIVIER,
l’expert méter français des Olympiades en peinture et
décoraton, accueillait également Alexandre GRIMAUD,
médaillé d’argent à Paris et Fanny HEUVRARD, qui a obtenu
la quatrième place. À ce quatuor s’est joint Ludovic DUREL,
médaillé de bronze en 2009 sur le podium internatonal de
Calgary, qui apporte pendant quelques jours ses conseils et
son expérience de fnaliste et de médaillé.
« La première matnée de ce stage a été consacrée
à la présentaton des sujets et des règles des fnales
internatonales, explique Xavier VINCENT. Avec Alexandre De haut en bas :
<< Xavier VINCENT en stage de et Fanny, nous nous sommes ensuite atelés à notre premier
préparaton à Pantn.sujet. L’épreuve de papier peint sera un « speed module »,
<< Fanny HEUVRARD en stage de
ce qui n’était pas le cas lors du concours natonal. » préparaton à Pantn.
Cete préparaton est indispensable pour projeter Xavier
dans les conditons techniques et psychologiques de la
compétton, avec la nécessité d’apprendre à gérer son
temps pour réaliser les ouvrages dans les délais imparts
à chaque épreuve. Le stage comprenait 24 heures
d’entraînement répartes sur quatre jours soit six heures
de travail par jour. « C’est une semaine très dense qui, à
son terme, doit nous apporter une parfaite maîtrise des
diférents sujets, jusqu’au prochain stage qui aura lieu en
septembre, poursuit Xavier. D’ici là, je vais m’entraîner
chez moi, à Châlons-en-Champagne, afn d’améliorer ma
technique, ma rapidité, mon aisance, ma concentraton et
mon endurance. » 7 octobre 2011 N°4
Cete semaine de stage permet aussi à Xavier de comparer
ses techniques avec celles d’Alexandre GRIMAUD, d’échanger
leurs trucs et astuces, de se donner mutuellement des
conseils pour bien appréhender les sujets. « Au cas où je
ne pourrais pas concourir, il est nécessaire qu’Alexandre
soit en mesure de me remplacer ; nous nous devons d’être
à un niveau d’excellence comparable. Il est actuellement
salarié dans une entreprise de peinture à Châtellerault
et son employeur lui permet, lui aussi, de suivre cet
entraînement. Cete formaton simultanée nous motve et
<< Alexandre GRIMAUD en stage nous enrichit, elle nous permet de nous dépasser et de nous
de préparaton à Pantn. stmuler mutuellement. Nous sommes, en quelque sorte, en
compétton avant la compétton. Quant à Fanny qui prépare
son épreuve de BP qu’elle passera au mois d’octobre, elle
représente le jeune espoir susceptble d’être sur le podium
d’ici deux ans. Elle se prépare tout autant que nous sur les
sujets de l’épreuve et bénéfcie de cete formaton qui lui
servira pour sa partcipaton à la prochaine compétton
dans deux ans. »
Cete motvaton et cet enthousiasme ravissent éric MéTIVIER :
« Ces jeunes sont très motvés et s’entraînent avec applicaton
et sérieux dans une parfaite ambiance. Il est important de
maîtriser la technique mais aussi d’afronter les épreuves
minutées avec autant de précision que de rapidité. Le mental
joue un rôle essentel dans cete préparaton. Nous espérons
un résultat à la hauteur de nos ambitons. Ce sont mes
troisièmes fnales internatonales en tant qu’expert méter.
Je m’occupe des sélectons régionales depuis 1996 au sein
du CFA de Pantn où je suis formateur. Je suis bénévole et
j’ai la chance de bénéfcier de réelles facilités pour partciper
aux Olympiades, car cet investssement demande beaucoup
de temps. » 7 octobre 2011 N°4
Speed couleurs
15h25. Stand Peinture et décoraton. L’après-
midi est dédié à l’épreuve de vitesse, dont les compétteurs
ont découvert le matn même le sujet. Le chef expert
suédois organise un briefng dans l’allée centrale des stands,
réunissant au grand complet tous les experts méters et les
compétteurs, pour rappeler à tous les règles de l’épreuve,
en insistant sur l’obligaton d’avoir un espace propre à la fn
du module. Chaque compétteur rejoint alors son poste de
travail pour atendre le top départ.
devant son établi, Xavier VINCENT est concentré, le
regard fxé vers le chef expert juché sur une courte échelle,
chronomètre en main. Devant lui, l’expert méter suisse
tent une cloche, qui sert de signal sonore. Sur son échelle,
le chef expert s’assure des dernières vérifcatons et d’un
hochement de tête indique que le top départ peut être donné.
Décomptant « Five ! Four ! Three ! Two ! One ! Start ! », l’expert
méter suisse agite la cloche. Les 15 compétteurs savent
ce qu’ils doivent faire. Tous prennent une longue règle de
métal ou de bois et entament sans hésitaton les premiers
tracés pour reproduire le sujet, une forme géométrique
comportant un efet d’optque, avant de coller de fnes
bandes de scotch pour délimiter les zones à peindre.
De haut en bas :
<< Lancement du speed module peinture
L’épreuve durera plus de deux heures, devant des par les experts suédois et suisse.
supporters suivant de prêt les avancées de leurs champions << Xavier VINCENT réalisant un tracé
lors du speed module.respectfs et passant d’un poste de travail à l’autre pour
comparer et engager quelques pronostcs. Les techniques
utlisées par les candidats pour réaliser l’épreuve sont
parfois si diférentes qu’il est difcile dans les premiers
quarts d’heure de marquer la diférence.
À 16 heures 40, le Finlandais Aku Korhonen est le premier
à sifer, signifant ainsi qu’il a terminé. Au poste de travail
voisin, Renate Lässer de l’équipe autrichienne pose encore
des bandes de scotch sur les partes basses du panneau où 7 octobre 2011 N°4
il a tracé la forme à peindre. La parte haute est réalisée.
Pour fxer la peinture plus rapidement, il a installé un porte-
micro transformé en porte sèche-cheveux, qui soufe un air
chaud. De l’autre côté de l’allée, A DUONG TRINH de l’équipe
de Hong Kong utlise lui aussi un sèche-cheveux qu’il agite
frénétquement sur les partes déjà peintes, comme pour
combler un retard dans l’exécuton de l’ouvrage.
Quatre autres compétteurs ont déjà sifé la fn de leur
épreuve quand Xavier VINCENT fait les fnitons. La tension
est palpable chez Éric MÉTIVIER, resté à l’écart : « Il faut
qu’il fnisse maintenant ! », confe-t-il. Il reste du scotch au
pied du panneau que vient d’achever Xavier. Le coup de
sifet ne pourra être validé que si le poste de travail est
propre. Va-t-il s’en apercevoir ? Alors qu’il prend en main
le pett sifet qu’il porte autour du cou, son regard se porte
vers le sol. Il aperçoit les bandes de scotch restées au sol,
laisse retomber le sifet sur sa poitrine, se baisse, ramasse
De haut en bas : les petts déchets collants passés presque inaperçus et d’un
<< A DUONG TRINH de Hong Kong préparant
geste rapide les jete dans la poubelle. Le coup de sifet son tracé lors du speed module.
<< Xavier VINCENT à l’issue du speed module. salvateur retentt à peine qu’un autre se fait entendre. Un
expert méter vient vérifer et lève la main pour valider
la fn de l’épreuve. Xavier VINCENT, l’emportant d’une
courte tête sur cet autre compétteur, peut afcher un
pett panneau sur lequel est inscrit « I fnished the speed
module » (« J’ai terminé le module de vitesse »). Xavier, qui
eesquisse un sourire de soulagement, fnit 6 de l’épreuve,
ce qui lui rapporte 2,75 points pour la vitesse. Les autres
points seront atribués plus tard, quand les experts méters
évalueront l’intégrité du travail, en partculier la précision
des motfs et du dégradé de couleurs utlisé. Il reste encore
l’épreuve de design, qui est la plus difcile. Elle est la plus
longue et la plus difcile de tous les modules. Elle est aussi
celle qui permet de remporter le plus de points.

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