L'Hôpital des enfants rajeunit!

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LE MAGAZINE DES HUG PREMIER HÔPITAL UNIVERSITAIRE DE SUISSE WWW.HUG-GE.CH Dossier 11 › 18 septembre - octobre 2011 L'Hôpital des enfants rajeunit ! Actualité 4 › 5 Genève a son centre du sein Décodage 8 › 9 Le génie da Vinci Junior 24 › 25 Pourquoi les sodas font-ils grossir ?
  • hug-ge
  • fondation genevoise pour l'innovation technologique
  • bienvenue au centre ambulatoire de l'addictologie
  • problème de san- té mentale
  • hug
  • siège du centre collaborateur de l'organi- sation mondiale de la santé
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Publié le : mardi 27 mars 2012
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WWW.HUG-GE.CH
LE MAGAZINE DES HUG septembre - octobre 2011
PREMIER HÔPITAL UNIVERSITAIRE DE SUISSE
Actualité 4 ›5
Genève a son
centre du sein
Décodage 8 ›9
Le génie da Vinci
Junior 24 ›25
Pourquoi les sodas
font-ils grossir ?
Dossier 11 ›18
L’Hôpital des
enfants rajeunit !Ce matin, Chloé a récité son poème
devant toute la classe.
Pourtant,
Chloé est hospitalisée.
Notre concept de visioconférence
hôpital-école permet aux jeunes patients
de conserver le lien avec leur classe.
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concept : HUGSommaire septembre - octobre 2011 Pulsations 3
Septembre & octobre
Actualité Vécu Le renouveau
Pr Dominique Belli,
4›5 Genève a son centre 19 Avec l’organe
Chef du département
du sein de l’autre
de l’enfant et de l’adolescent
6 Toutes les addictions 19
au Grand-Pré
7 Itinéraire confiance
Décodage
8›9 Le génie da Vinci
Interview L’Hôpital des enfants fête ses
50 ans. Belle occasion pour
10 Devenir entrepreneur : jeter un regard rétrospectif et
un choix de vie Reportage mesurer le chemin parcouru.
Dans son jeune âge, le bâtiment
20›21 L’aide-soignante,
était occupé tout entier par la 4 au cœur des soinsDossier pédiatrie pédiatrie générale. Puis, avec
l’augmentation des connais-
Les meilleurs soins sances théoriques et tech-15
près de chez vous niques, sans oublier le virage
ambulatoire, les spécialités
12›13 Hôpital cinq étoiles pédiatriques tant secondaires
pour les enfants que tertiaires se sont frayé leur
chemin. Avec le temps, le bâ-
14 Poupée high-tech timent a vieilli. Il devint néces-
saire de lui imposer un lifting
14 Un chez-soi important, tout en conservant
temporaire ses qualités esthétiques.
Au cours d’une première phase,
editeur responsable
Bernard Gruson 15 La déco, la salle d’opération, les ur-
Responsable des publications aussi un soin ! gences et la radiologie ont
Séverine Hutin
été reconstruites. Maintenant,
Rédactrice en chef 22›23 Texto
Suzy Soumaille 16 Champions de c’est au tour de l’accueil, de
p u l s a t ion s - hu g @ h c u g e . c h
la greffe de foie XXS la policlinique, du service de
Abonnements et rédaction
Direction de la communication pédopsychiatrie et de l’onco-
et du marketing
Rue Gabrielle-Perret-Gentil 4 17 Offensive hématologie ambulatoire de
CH-1211 Genève 14
Tél. +41 (0)22 305 40 15 anti-leucémie subir des travaux d’impor-
Fax +41 (0)22 305 56 10
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cardiopédiatrie une épreuve difficile pour les
Régie publicitaire 24›25 Pourquoi les sodas
Imédia SA (Hervé Doussin) collaborateurs contraints de
Tél. +41 (0)22 307 88 95 font-ils grossir ?
Fax +41 (0)22 307 88 90 18 Le blues des jeunes travailler dans un chantier ou-
hdoussin@imedia-sa.ch
vert. Mais ces efforts ne sont
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Tirage
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Actualité septembre - octobre 2011 Pulsations 4
Genève a son centre
du sein
Installé à la Maternité, il garantit
aux patientes une prise en charge
pluridisciplinaire et une parfaite
coordination des soins.
L’annonce d’une tumeur fait Si le canton de Genève détient
toujours l’effet d’un coup de le triste record de la plus haute
tonnerre dans un ciel serein. incidence du cancer du sein au
Pour soi, pour les proches, pour monde – plus de 500 cas par
les amis. an – il peut se targuer en re-
vanche d’enregistrer l’un des
plus faibles taux de mortalité
 Le centre du sein a été inauguré le 22 juin dernier.
liée à cette maladie. Moins de
20% des patientes en décè- mieux qu’ailleurs et leur inté- et souvent régler ses relations
dent (60 à 70 par an). « C’est grité corporelle est davantage avec son entourage. Au moins, 500 le résultat d’un dépistage pré- préservée. elle peut oublier les problèmes
nouveaux cas coce et d’une prise en charge d’intendance. Le centre coor-
de cancer du sein de haute qualité », indique la Pre Itinéraire simplifié donne tout, dès le début : inter-
par an sur le canton Monica Castiglione, directrice Reste que le cancer du sein exige ventions et intervenants. Ouf…
de Genève du centre du sein. une prise en soins complexe. On la malade peut se concentrer sur
Plus encore, la cité de Calvin imagine mal le nombre de profes- l’essentiel : sa guérison.
affiche le taux le plus élevé de sionnels qu’une femme va croi- « La pluridisciplinarité et la coor-
Suisse de chirurgie conserva- ser tout au long de son parcours. dination constituent bien enten-
trice, une intervention qui per- Du sénologue au psychologue, du les caractéristiques premières
met de garder le sein. Au final, en passant par l’oncologue, le du centre du sein. L’autre bé-
les Genevoises s’en sortent radiologue, le pathologue (un néfice attendu est un meilleur
spécialiste de l’analyse des tis- contrôle des indicateurs de qua-
sus), le gynécologue, le chirur- lité, par exemple des délais de
gien plastique, le généticien, prise en charge », relève la Pre Dépister pour guérir
les infirmières spécialisées, Monica Castiglione.
Attention, le cancer du sein est généralement indolore. Plus les physiothérapeutes et par- L’objectif pour les HUG ? Que
il est détecté tôt, mieux il est soigné. Il est recommandé aux fois même un assistant social. les quelque 250 patientes trai-
femmes de 50 à 69 ans de pratiquer une mammographie de C’est ici que la création d’un tées chaque année obtiennent
dépistage tous les deux ans. Celle-ci est remboursée dès l’âge centre, inauguré le 22 juin der- un délai maximum de deux à
de 50 ans. L’examen dure environ 20 minutes. Les doses de nier, prend tout son sens. Aux trois semaines entre la première
rayons utilisées sont faibles. prises avec le cancer, la patiente consultation et l’intervention.
Pour en savoir plus : www.depistage-sein.ch A.K. doit gérer ses émotions, digé-
rer une pléthore d’informations André Koller
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JULIEN GREGORIO / PHOVEARadio-
thérapie
innovante 1
La radiothérapie intra-opéra-
toire est une mini-révolution.
Effectuée pendant l’opéra-
tion du sein, elle permet
de diminuer le nombre des
séances d’irradiation après
une chirurgie conservatrice.
Dans certains cas, la patiente
peut même se passer com-
plètement des rayons post-
opératoires.
La radiothérapie est utili-
sée pour diminuer le risque
de récidive (10% avec la
radiothérapie, contre 30%
sans). Après une opération,
une femme suit une séance
de radiothérapie par jour
pendant cinq semaines en 2
moyenne. « Avec le nouvel
appareil, installé d’ici la fin
de l’année, nous pourrons
réaliser des irradiations intra-
opératoires avec des pa-
tientes sélectionnées. Pour
ces dernières, cela signifie
l’économie d’une dizaine
de séances », indique le Dr
Georges Vlastos, PD, méde-
cin adjoint agrégé, respon-
sable de l’unité de sénologie
chirurgicale.
A.K.
3
De haut en bas :
1. Image anatomique, obtenue avec une IRM.
2. Image fonctionnelle, prise avec un PET. Elle met en évidence les zones d’activité
métabolique importante comme le myocarde et le cancer du sein gauche (en orange).
3. Grâce au PET-IRM des HUG, le premier en Europe, les images 1 et 2 sont réalisées
en une séance. Leur parfaite corrélation autorise une meilleure appréhension de la maladie.
DRActualité septembre - octobre 2011 Pulsations 6
Toutes les addictions
au Grand-Pré
des médicaments, des drogues
de synthèse (ecstasy, GHB, am-
phétamines). L’addiction n’est
pas forcément liée à une subs-
tance. Il s’agit parfois d’une dé-
pendance à Internet, aux jeux
vidéo ou de casino. Autres carac-
téristiques : la mono-consomma-
tion a cédé la place aux mélanges
Un seul lieu de substances ; les adolescents
et jeunes adultes sont de plus en pour traiter
plus concernés. « Tous peuvent
les problèmes venir dans ce lieu et bénéficier
du coup des différentes ap-d’alcool,
proches des spécialistes (mo-
de cannabis tivationnelle, pharmacologique,
cognitivo-comportementale, ou encore
etc.). Ces derniers en tirent aussi
 Le joueur doit prendre conscience que c’est le comportement qui pose problème.de dépendance des avantages : en confrontant
2Deux étages. Quelque 2000 m partement de santé mentale et leurs opinions variées, ils se à Internet et
de surface. Des locaux neufs et de psychiatrie : la consultation nourrissent mutuellement »,
aux jeux. lumineux. Bienvenue au centre Rue Verte, la consultation et hô- relève le Dr Zullino, qui insiste
ambulatoire de l’addictologie ! pital de jour des Acacias, l’hôpi- sur un point : « Aujourd’ hui, l’ob-
Sis à la rue du Grand-Pré 70 C, tal de jour Les Crêts. jectif final n’est plus forcément
à deux pas des organisations Le Dr Daniele Zullino, médecin- l’abstinence, mais la qualité de
internationales, il est ouvert de- chef du service d’addictologie, vie des patients. Pour tous, da-
puis le 8 juillet dernier. Ce lieu s’en réjouit : « C’est bien plus vantage que le produit, c’est le
regroupe trois anciennes struc- qu’une fusion géographique. comportement qui pose pro-
tures extrahospitalières du dé- C’est la volonté d’offrir un bel blème. Il faut qu’ils en prennent
endroit, qui soit attractif, à des conscience pour changer. »
patients comme les autres, qu’il Autre atout du centre ambula-
Collaboration avec l’OMS ne faut pas considérer comme toire de l’addictologie : le nombre
Du domaine de Belle-Idée à… la rue du Grand-Pré, il n’y a qu’un les parias de la société. En of- de places de l’hôpital de jour a
pas. Le département de psychiatrie de l’Université de Genève l’a frant une porte d’entrée unique, plus que doublé (50) et il est
franchi pour installer le siège du centre collaborateur de l’Organi- dans une structure non stigma- désormais ouvert 7 jours sur 7.
sation mondiale de la santé (OMS) pour la recherche et la forma- tisante, nous donnons un meil- Le but est d’intensifier la prise
tion en santé mentale. « La proximité géographique avec l’OMS leur accès aux soins aux gens en charge sur une journée et,
ne peut que renforcer nos relations », se réjouit le Pr Benedetto souffrant d’un problème de san- par conséquent, de diminuer
Saraceno, directeur du centre collaborateur. Les axes de collabo- té mentale. » les hospitalisations. De plus,
ration portent sur trois domaines et sont menés conjointement l’équipe mobile se déplaçant
avec les HUG : l’abus de substances (Dr Daniele Zullino), la santé Le comportement d’abord dans le réseau social a égale-
mentale des jeunes mères (Pr François Ansermet), la démence De qui s’agit-il ? De personnes ment été renforcée.
et la maladie d’Alzheimer (Pr Pandelis Giannakopoulos). G.C. consommant de façon compul-
sive de l’alcool, de la cocaïne, Giuseppe Costa
JULIEN GREGORIO / PHOVEAActualité septembre - octobre 2011 Pulsations 7
Itinéraire confiance
Promu par la fondation Artères,
Quand un accident de la route, avec son feu – ainsi qu’un jar-ce projet offrira aux personnes
un accident vasculaire, une af- din thérapeutique.
en rééducation une dernière fection dégénérative (sclérose Mené par Dominique Monnin,
en plaques, Parkinson) ou sim- responsable recherche/qualité station avant leur retour
plement le grand âge frappent et en physiothérapie, et le Pr Armin
à la vie quotidienne. laissent des séquelles, le chemin Schnider, médecin-chef du ser-
à parcourir pour se réapproprier vice de neurorééducation, et fi-
Monter dans un bus, descendre son corps et récupérer son au- nancé par Artères grâce à un don
un escalier, passer d’une surface tonomie est, au propre comme de la Fondation Hans Wilsdorf,
goudronnée à des pavés. Dans au figuré, semé d’embûches. Le ce projet plantera ses premiers
le monde des biens portants, projet « Itinéraire confiance » pro- pavés à Beau-Séjour fin 2011.
c’est si facile qu’on n’y pense posera un cadre protégé, mais
pas. Pour les patients faisant concret où les patients s’exer- Retour au quotidien
face à des problèmes neuro- ceront à maîtriser ces écueils : inquiétant
moteurs ou à une diminution quatre pistes de marche avec Comme l’explique Dominique
de leur mobilité, chacune de différentes surfaces de sol et Monnin, « c’est un outil de tra-
ces activités constitue un obs- des obstacles – dont les portes vail qui se situe en dernière
tacle et autant de défis à relever. d’un bus et un passage piéton phase de rééducation ». Les
problèmes vitaux ont été ré-
glés, les patients ont récupéré
leurs capacités de base. « Mais
ce n’est pas suffisant pour re-
tourner à la maison. Avec ce
parcours fonctionnel, nous ras-
semblons dans un même espace
tous les problèmes auxquels les
patients seront potentiellement
confrontés dans leur quotidien,
de manière à ce qu’ils puissent
s’y exercer. » Pas seulement en
cabinet, mais en situation réelle.
« Et au travers d’activités qui ont
du sens pour eux. »
Dans un contexte de fragili-
sation qui risque d’enfermer
les patients dans le cercle vi-
cieux du déconditionnement
physique, le projet « Itinéraire
confiance » est un espace pri-
vilégié, dernier sas avant de
réintégrer la société trépidante,
sa population galopante, ses
transports publics inquiétants,
ses trottoirs querelleurs et ses
pentes ardues.
 Le projet « Itinéraire confiance » offre un environnement protégé où les patients s’exerceront à maîtriser les mille
et un obstacles de la vie quotidienne. Barbara Muller
JULIEN GREGORIO / PHOVEADécodage septembre - octobre 2011 Pulsations 8
Le génie da Vinci
Les HUG disposent de deux robots da Vinci
pour opérer à distance. Leaders mondiaux dans
ce domaine, ils pratiquent des opérations en
chirurgie viscérale, urologique, gynécologique,
cardiovasculaire et thoracique.
L’anesthésiste conserve le
rôle important qu’il a durant
l’intervention bien que le
Les têtes flexibles des bras,
robot ait modifié sa façon
auxquelles divers instru-
de travailler car il occupe
ments peuvent être fixés,
une partie de sa place.
permettent des mouve-
ments à 360°. Elles sont in-
troduites à l’intérieur du
corps via une minuscule in-
cision (2 cm) et gainées de
plastique afin de garantir une
stérilité totale.
Depuis 2006, rien que pour la chirurgie viscérale, plus de
500 patients ont été opérés avec le robot da Vinci avec de
nombreux avantages : réduction des complications postopé-
ratoires (hémorragie, infection, lâchage de sutures internes,
etc.) et de la durée d’hospitalisation, diminution de la douleur,
récupération plus rapide, aspect esthétique de la cicatrice.
TeXTe GIUSEPPE COSt A PHOTO JULIEN GREGORIO / PHOVEA RÉFÉReNT PR PHILIPPE MOREL9
Le génie da Vinci
L’assistant est un chef de
clinique. Il veille au chan-
gement des instruments
et au bon positionnement
des bras. Son rôle est très
important.
A quelques mètres de la table
d’opération, le chirurgien cale
sa tête dans deux mini-écrans
cylindriques pour une vision
en 3D grossissant jusqu’à 10
fois l’image du champ opé-
ratoire.
L’infirmière instrumentiste,
qui suit une formation spé-
cialisée pour ce mode opéra-
toire, connaît le déroulement
de l’intervention et anticipe
les demandes du chirurgien
en préparant les dispositifs
médicaux nécessaires. Elle
gère également le plateau
médico-technique.
Le chirurgien est installé à
la console en position as-
sise ergonomique. Il ma-
nipule à distance les trois
bras du robot et la camé-
ra, avec deux manettes et
deux pédales. Les joysticks
permettent de reproduire
une amplitude complète de
mouvements des doigts et
des poignets d’où l’extrême
précision des gestes. Les
pédales actionnent le zoom
de la caméra.Interview septembre - octobre 2011 Pulsations 10
Devenir entrepreneur :
un choix de vie
Chaque année, ce sont plus Qu’est-ce que la Fongit ? reste cependant à améliorer les as-Pour Pierre
de 50 projets spécialisés dans C’est un lieu pour favoriser l’inno- pects liés aux informations finan-
Strübin, il est la haute technologie qui atter- vation et la transformer d’abord cières et aux études de marché.
rissent sur le bureau de Pierre en produit, puis en société. Nous difficile pour
Strübin, directeur général de épaulons les inventeurs afin de Qu’est-ce qui est le plus
un médecin la Fondation genevoise pour cibler le marché. Actuellement, difficile pour un médecin ?
l’innovation technologique 18 start-up bénéficient d’aides. Soit vous êtes un entrepreneur, de troquer sa
(Fongit), fondation soutenue soit vous ne l’êtes pas. C’est
blouse contre par l’Etat de Genève. Au final, Concrètement, dans la tête. La personne doit
seuls quelques-uns décrochent quel est votre apport ? avoir la ferme volonté de porter une casquette
le Graal : une place dans les En tant qu’incubateur, nous son idée jusqu’au bout pour en
2de chef 1700 m de l’incubateur, situé sommes une structure d’accom- faire un produit qu’elle va déve-
au Centre de technologies nou- pagnement de projets en termes lopper, fabriquer et vendre.d’entreprise.
velles à Plan-les-Ouates. Ren- d’hébergement, de conseil, de fi-
contre avec un sexagénaire nancement, d’étude de marché, Garder un pied dans
alerte, éclectique et friand d’in- de management, de ressources la clinique tout en créant
novation. D’ailleurs, il remettra humaines. Condition sine qua une société ?
cette année encore le non : le projet doit être commer- Je n’y crois pas même s’il y a
prix de l’innova- cialisable et source d’emplois. On des contre-exemples. Créer une
tion des HUG à se concentre sur des innovations société est difficile. C’est une
l’occasion de la qui vont déboucher sur des so- activité qui doit se faire à plein
e enthousiasme et volonté 5 Journée du ciétés, des produits. temps. Devenir entrepreneur
inébranlable sont essentiels, même nom, le est un choix de vie.
selon Pierre Strübin, 19 octobre. Depuis 2007, vous
pour porter un projet participez aux journées Dans un autre registre,
jusqu’au bout. de l’innovation des HUG. que pensez-vous de
Qu’avez-vous constaté ? la science ?
Il y a un décalage total entre la C’est le moteur du progrès.
qualité et la nouveauté des tra-
vaux scientifiques effectués aux Une découverte qui a
HUG et la transformation de ces changé le monde ?
travaux en société économique L’électricité.
créant de l’emploi. C’est frustrant.
Celle que vous attendez ?
Y a-t-il eu malgré tout Une nouvelle source d’énergie
des changements ? renouvelable.
L’hôpital a bien réagi en créant un
bureau de l’innovation. Il y a de Giuseppe Costa
plus en plus de projets présen-
tés aux journées de l’innovation.
Les derniers étaient excellents. Bio Ì
Au fil des ans, il y a eu un com-
portement beaucoup plus ven- 1950 : naissance à Genève.
deur qu’au début. 1975 : ingénieur en électro-
nique (EPFL) ; entrée à BBC-
Qu’est-ce qui manque aux Sécheron.
projets hospitaliers ? 1988 : International Electro-
La partie scientifique est souvent technical Commission.
meilleure que dans les projets 1993 : MBA en management.
émanant des milieux de l’indus- 2000 : directeur général de la
trie. La propriété intellectuelle est Fongit.
souvent correctement traitée ; il
JULIEN GREGORIO / PHOVEA

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