L INTRODUCTION II. LE CONTEXTE ECONOMIQUE ET ...

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VILLE DE NOUMEA SECRETARIAT GENERAL DIRECTION DES FINANCES DV NOTE EXPLICATIVE DE SYNTHESE N°2011/245 OBJET : Débat d'orientations budgétaires 2012 P. J. : 1 projet de délibération L INTRODUCTION Conformément à l'article L 212-1 du code des communes de la Nouvelle-Calédonie, un débat d'orientations budgétaires doit avoir lieu dans les deux mois précédant le vote du budget primitif de l'exercice à venir. Celui-ci a pour objectif d'annoncer les orientations générales du prochain budget.
  • participation communale au financement
  • évolution structurelle des charges
  • baisse des taux des prêts immobiliers
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Publié le : mardi 27 mars 2012
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VILLE DE NOUMEA
N°2011/245
SECRETARIAT GENERAL
DIRECTION DES FINANCES
DV NOTE EXPLICATIVE
DE SYNTHESE
OBJET : Débat d'orientations budgétaires 2012
P. J. : 1 projet de délibération
L INTRODUCTION
Conformément à l'article L 212-1 du code des communes de la Nouvelle-Calédonie, un débat
d'orientations budgétaires doit avoir lieu dans les deux mois précédant le vote du budget primitif de
l'exercice à venir. Celui-ci a pour objectif d'annoncer les orientations générales du prochain budget.
Dans le présent rapport, il sera fait un exposé du contexte économique et financier local, un rappel
de la situation financière de la Ville de Nouméa au travers du compte de gestion 2010, l'énoncé des
perspectives et les orientations budgétaires pour l'année 2012.
II. LE CONTEXTE ECONOMIQUE ET FINANCIER LOCAL
Même si le début d'année a été un peu difficile, partagé entre la dépression tropicale forte Vania qui
a tiré les prix à la hausse et un contexte politique instable, la demande intérieure et les échanges
commerciaux sont restés dynamiques. L'organisation des Jeux du Pacifique en septembre, la
construction de l'usine du Nord et la montée en charge de l'usine du Sud contribuent à la bonne
tenue de l'économie calédonienne.
Après un pic en février 2011 à 12,82 USD/lb, le cours du nickel au London Metal Exchange (LME)
s'établit à 10,16 USD/lb en juin 2011 contre 8,79 USD/lb un an avant. Depuis le dernier trimestre
2010, la livre de nickel n'a cessé d'augmenter pour redescendre quasiment au même niveau à la fin
du premier semestre 2011, avec une moyenne de 10,88 USD/lb sur un an. Rapportée en F/CFP, la
livre de nickel s'établit à 843 F/CFP en juin 2011 contre 859 F/CFP en juin 2010.
Malgré des intempéries, l'extraction minière se maintient à un bon niveau à la fin du l er trimestre.
Néanmoins, comparée au ler semestre de l'année précédente, elle recule de 14 % : 3,5 millions de
tonnes humides extraites de janvier à juin 2011, contre 4 millions en 2010. Ce recul est à relativiser
car les résultats de 2010 étaient exceptionnels, après des années 2008 et 2009 marquées par une
récession économique mondiale et donc par une baisse de la demande de nickel.
Globalement, la production métallurgique progresse par rapport au 1' semestre 2010 : elle s'élève à
29.500 tonnes de nickel contenu produites entre le l er janvier et le 30 juin 2011, contre 26.800 sur
la même période de 2010. Cette progression est toutefois uniquement tirée par le NHC (Nickel
Hydroxide Cake) dont 3.700 tonnes sont sorties des fours de l'usine du Sud.
Selon Eramet, les perspectives sont moins favorables pour le nickel au début de
1e' semestre 2011. Malgré cela, les stocks atteignent des niveaux record et 2e111e semestre 2011 qu'au
le cours du nickel pourrait être moins favorable d'ici la fin de l'année. Néanmoins, à moyen et long
terme, le marché du nickel reste bien orienté, tiré par la croissance des pays émergents, notamment
la Chine.
/ 2
Sur les échanges extérieurs, les ensembles industriels nécessaires à la construction de l'usine du
Nord continuent de doper les importations au ler trimestre 2011 dont le cumul s'élève à
156,5 milliards de F/CFP, soit une augmentation de 29 % par rapport à l'année dernière (+ 35
milliards de F/CFP), creusant ainsi le déficit de la balance commerciale.
Avec 69,3 milliards de F/CFP en cumul de janvier à juin, les exportations ont augmenté de 8,9 % sur
un an (+ 5,6 milliards F/CFP). Les ventes de nickel constituent toujours la plus grande partie des
exportations du territoire : 63,3 milliards FI CFP soit 91 % de la totalité des exportations. Elles sont
en hausse de 4,6 % en glissement annuel (+ 2,8 milliards de F/CFP).
Bien que les exportations soient en hausse de 8,9 %, les importations ont progressé encore plus
rapidement au cours du 1 er semestre 2011 (+ 29 %). Le taux de couverture du territoire
(exportations/importations) chute à 44,3 % ce semestre, alors qu'il était à 52,4 °A au ler semestre
2010. Le déficit de la balance commercial se creuse sur un an : 87 milliards de F/CFP en juin 2011
contre 58 milliards F/CFP l'année dernière.
En parallèle, le nombre de salariés augmente globalement dans tous les secteurs d'activité, mais la
hausse concerne plus particulièrement les services et l'industrie. Ainsi, 87.400 salariés sont
comptabilisés fin mars 2011, contre 84.300 un an avant, soit 3.100 salariés supplémentaires
(+ 3,7 %). L'emploi salarié est principalement tiré par le secteur privé (+ 2.800 salariés), qui
enregistre ainsi sa plus forte hausse depuis deux ans. Le secteur public progresse de 350 salariés
sur un an, dont les trois quarts pour des emplois de contractuels.
Concernant la situation monétaire, en décembre la masse monétaire s'élève à 517 milliards
de F/CFP. Elle est supérieure de 54 milliards de F/CFP à celle de décembre 2009, soit une
progression de 12 %. Après 9,5 °A l'année précédente, la progression de la masse monétaire
s'accélère traduisant notamment la bonne orientation de l'activité économique du territoire en 2010.
La situation par agent économique (entreprise, ménage, collectivité) s'établit comme suit :
- l'endettement bancaire des entreprises continue de croitre (+ 6 %), porté par le logement social. Son
rythme de progression annuelle reste dynamique même s'il ralentit par rapport à la période
précédente (+10% à fin décembre 2009). Dans le détail, on observe un ralentissement de la
croissance des crédits à l'investissement (+ 4 %, contre + 6 % il y a un an) et des crédits à la
construction (+ 10 %, contre + 39 % il y a un an). Les crédits d'exploitation repartent légèrement à la
hausse (+ 1 % contre - 3 `)/0 il y a un an) ;
- l'endettement bancaire des ménages s'accélère en glissement sur un an : + 10 % entre décembre
2009 et décembre 2010, contre + 7 °A un an avant. Cette accélération traduit le dynamisme de
l'investissement immobilier des ménages, dont les encours des crédits à l'habitat progressent de
11 % sur l'année, contre une hausse de 8 °A sur la période précédente. Cette évolution est pour
partie liée à la baisse des taux des prêts immobiliers. Les encours de crédit à l'habitat représentent
80 °A des concours bancaires accordés aux ménages. La croissance des crédits liés à la
consommation des ménages s'accélère également, en lien avec une consommation plus dynamique
(+ 5,1 % après + 3,7% en 2009).
- quant aux collectivités locales, elles affichent un recours accru à l'endettement (+ 34 % sur un an,
contre - 8 % un an avant), avec + 31 c)/0 pour les crédits à l'investissement, qui constituent 90 % des
encours.
Enfin sur le secteur touristique, la Nouvelle-Calédonie marque un nouveau record de visiteurs
(touristes + croisiéristes) au ler semestre 2011: 154.700 personnes contre 118.700 sur la même
période en 2010 (+ 36.000 personnes). Cette hausse est principalement due aux arrivées de
croisiéristes qui augmentent de 42,7 % par rapport à l'an passé. La part des croisiéristes reste
toujours aussi élevée : 72 °A de l'ensemble des visiteurs.
Pour l'année 2012, les projections du groupe d'experts "Amédée" indique que le secteur du nickel
devrait enregistrer une forte croissance en 2012 grâce à l'augmentation en volume des exportations
minières et métallurgiques. En revanche, les experts s'attendent à une légère baisse du cours du
nickel (9 $/lb en 2012 contre 10 $/lb en 2011).
.1 3
Par ailleurs, si le secteur du BTP craint la fin d'un certain nombre de grands chantiers (Jeux du
Pacifique, aérogare de la Tontouta, etc.) et l'augmentation du prix des matières premières, le secteur
public devrait continuer de soutenir et relancer cette activité avec notamment le médipôle de Koutio,
l'hôpital de Koné, la quarantaine animale et végétale, les travaux d'infrastructures routières.
Enfin, les experts prévoient une légère augmentation du PIB hors nickel (+ 1,9 %) et de la
consommation des ménages (+ 1,8 %). Le PIB total augmenterait quant à lui de plus de 2 %.
Sur le plan économique, la Nouvelle-Calédonie n'a été que très peu affectée par la crise financière
mondiale, ce qui permet d'envisager une croissance économique soutenue au cours de l'année 2012.
Cette conjoncture économique favorable se traduit par une prévision de rentrées fiscales en hausse
de l'ordre de 7,58 % (hors taxes affectées), qui bénéficie à l'ensemble des collectivités qui voient leurs
dotations ainsi augmenter.
III. LA SITUTATION FINANCIERE DE LA VILLE DE NOUMEA
A - L'analyse financière du compte de gestion
Sur la base du compte de gestion 2010, les principaux constats sont les suivants :
les produits de fonctionnement courant ont repris une courbe ascendante : + 9 c'/0 entre 2009
et 2010 (+ 1,390 MF) constatée sur :
o les ressources fiscales + 899 millions,
o des dotations et participations + 96 millions.
Le choix de la collectivité d'utiliser le levier fiscal a permis de dégager des ressources
supplémentaires à hauteur de près de 900 millions supplémentaires sur le dernier exercice.
• les charges de fonctionnement courant continuent à progresser à un rythme rapide en 2010:
+ 9,7 % par rapport à 2009 (+ 1.189 MF). Les principales augmentations ont porté sur :
o les charges de personnel, premier poste de dépenses de fonctionnement courant, ont
évolué un peu moins rapidement que les charges dans leur ensemble : + 374 millions
(+ 6 %) ;
o les achats et charges externes, après une évolution plus lente en 2009, retrouvent un
rythme de croissance beaucoup plus élevé que les charges courantes de
fonctionnement : + 834 millions (4. 16,9 %) ;
sur la période 2006-2010, seule l'année 2008 n'a pas subi d'effet ciseau. Ce dernier a donc D
un caractère structurel dans l'évolution des charges et des produits de la collectivité, bien
que le phénomène soit plus modéré en 2010 qu'en 2009, grâce à_ des recettes fiscales
complémentaires ;
l'évolution des charges et des produits permet à la collectivité de stabiliser son niveau D
d'autofinancement brut à un niveau inférieur à celui de la période 2006-2008:
2010 En milliards 2006 2007 2008 2009
CAF 3 3,4 4,5 2 2,2



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A titre d'information, 100 francs encaissés ont été utilisés comme suit :
Postes 2009 2010
39 F 38 F Charges de personnel
Subventions et participations 12 F 12 F
Charges financières 2 F 1 F
Autres charges 34 F 36 F
Epargne ou autofinancement 13 F 13 F
100 F Total 100 F
D après deux années (2008 et 2009) quasiment stables en termes de dépenses d'équipement, la
Ville de Nouméa a accru de manière substantielle ses investissements en 2010 : 4,9 milliards
(I- 14,37 %). Les restes à réaliser amplifient cette hausse de 1,369 milliard.
D l'endettement reste une marge de manœuvre pour la Ville de Nouméa mais elle doit en
permanence arbitrer entre les charges générales, les intérêts et les investissements.
Cependant, elle enregistre des tensions sur son autofinancement. L'adéquation entre
l'évolution des charges et des produits de fonctionnement demeure une nécessité pour
conserver une réelle autonomie dans le financement des investissements.
B — Une autonomie financière très limitée
En matière de ressources, la Ville est fortement dépendante des redistributions de dotations de l'Etat
(DGF) et de la Nouvelle-Calédonie (FIP) représentant 44,19 % des recettes et du produit des cinq
centimes additionnels représentant 29,13 °A des recettes.
STRUCTURE DES RECETTES DE FONCIONNEMENT 2012
Autres produits
Produits des (Financier,
services et du atténuation de
Autres produits de
domaine charges)
gestion courante 8,06% 0,09%
6,10%
Centimes
additionnels
29,13%
Dotations et
participations
44,19%
Autres impôts et
taxes
12,44% 5
EVOLUTION DES PRINCIPALES RECETTES DE FONCIONNEMENT
MF
8 000
7 000
Impôts & taxes 6 000
--a— F IP
5 000 DGF
—X-- Autres
4 000
3 000
2 000
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Au regard des courbes, on note la faible évolution des "autres" recettes confirmant ainsi sa
dépendance aux dotations et recettes servies par l'Etat et la Nouvelle-Calédonie.
C - Les perspectives pour l'année 2012
1) - L'évolution des ressources
La Nouvelle-Calédonie devrait connaître une croissance économique soutenue au cours de l'année
2012. Cette conjoncture économique favorable se traduit par une prévision de rentrées fiscales en
hausse de l'ordre de 7,58 % (hors taxes affectées), qui bénéficie à l'ensemble des collectivités qui
voient leurs dotations ainsi augmenter.
a) - les dotations et participations
La Dotation Globale de Fonctionnement devrait stagner en 2012 à 2,7 milliards alors que la dotation
initiale du Fonds Intercommunal de Péréquation devrait évoluer de 5 % soit environ 5 milliards. C'est
ainsi plus de 7,7 milliards des recettes globales qui sont attendues.
Par ailleurs, comme en 2011, lu Ville a obtenu de la province Sud la reconduction de la mise à
disposition de 55 PPIC dont la présence contribue fortement à accroitre les actions de proximité
auprès des administrés, aux abords des écoles et dans les transports en commun.
Enfin, sont attendues, au titre de la tranche 2012, les participations de l'Etat et de la province Sud,
au titre du fonctionnement du Contrat d'Agglomération 2011-2015, pour un montant de 229
millions.
b) - l'assiette des recettes fiscales en progression
Les produits fiscaux devraient évoluer globalement de 3 %. Ainsi sur la base d'une fiscalité
constante, les recettes fiscales proposées en 2012 sont évaluées à 7,4 milliards dont 5,3 milliards au
titre des centimes additionnels (4- 7 %), 1 milliard pour la taxe sur l'électricité (+ 3 %), 530 millions
pour la taxe sur les jeux (- 1 %) et 350 millions pour la Taxe Communale d'Aménagement (TCA).
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c) - les autres recettes
Pour 2012, le produit des services et les revenus du domaine, regroupant la redevance d'enlèvement
des ordures ménagères, les redevances versées par les fermiers et concessionnaires et les locations
domaniales, sont attendus pour 1 milliard.
*
Globalement, ces projections indiquent une progression des recettes de fonctionnement limitée à
3 % par rapport au BP 2011.
2) - L'évolution structurelle des charges
En 2011, les charges ont augmenté de près de 7 °A par rapport à 2010. Afin de préserver la capacité
d'autofinancement de la Ville, cette évolution a été contenue à 4 %.
a) - les charges de personnel
Principales dépenses du budget de fonctionnement avec 42 % des dépenses réelles de
fonctionnement, les charges de personnel sont évaluées à 6,9 milliards pour 2012, soit une
progression limitée à 3 % contre 5 % en 2011.
En matière de créations de postes, elles ont été limitées aux seules créations incontournables pour le
bon fonctionnement des services municipaux.
b) - les dépenses de gestion
Deuxième poste de dépenses avec près de 40 % des dépenses réelles de fonctionnement, elles
regroupent les dépenses de fonctionnement des services ainsi que celles relatives à l'entretien du
patrimoine et à la propreté urbaine.
Elles ont connu une progression rapide de près de 8 % en 2010 et 2011. En revanche pour 2012,
elles n'évoluent que de 2,6 % et sont estimées à 6,4 milliards, grâce aux efforts de rationalisation et
d'optimisation opérés par les services.
Ainsi, les dépenses de propreté urbaine n'évoluent que de 1,6 % (2,8 milliards) alors que les
dépenses d'entretien du patrimoine communal progressent de 16,7 % (953 millions). En revanche,
les autres dépenses reculent de près de 2 % (2,6 milliards).
c) - les subventions et contributions
Pour 2012, elles sont évaluées à 2,5 milliards dont 1,8 milliard de subventions et 742 millions en
contributions.
Au titre des subventions, plus de 1,1 milliard sont affectées aux deux établissements publies
communaux : la Caisse des écoles et le Centre Communal d'Action Sociale, respectivement pour 629
millions et 482 millions. Le reste (691 millions) est à répartir entre les secteurs culturel, sportif,
scolaire et social. Il est précisé que les crédits relatifs aux subventions évoluent de près de 19 % par
rapport à 2011, en raison de l'augmentation de la participation de la Ville au fonctionnement de la
Caisse des Ecoles suite à l'ouverture des cantines dans les écoles maternelles.
Quant aux contributions, 742 millions seront versés au titre de la participation de la Ville au
fonctionnement des différentes structures intercommunales et mixtes telles que : 7
- le Syndicat Mixte des Transports Urbains (SMTU) qui comprend les dépenses de transport
scolaire ainsi que les dépenses relatives aux transports urbains pour 512 millions,
- le Syndicat Intercommunal du Grand Nouméa comprenant le volet intercommunal inscrit
au contrat d'agglomération 2011-2015 pour 163 millions,
- l'Aquarium des Lagons pour 67 millions.
d) - la dette
Le niveau d'endettement de la Ville reste stable à 4 % avec un encours de dette s'établissant à plus
de 6 milliards et une annuité évaluée à 910 millions pour 2012. La Ville conserve donc ses marges
d'endettement mais elle devra être attentive à préserver sa capacité de remboursement des
emprunts.
3) - L'autofinancement ou épargne brute
Avec une évolution limitée de ses produits de 2 % contre une progression de ses charges de 4 %,
l'épargne brute de la Ville en 2012 s'établit à 2 milliards soit une baisse de 183 millions par rapport
à 2011.
Bien que cette situation soit fragile avec un taux d'épargne s'établissant à 11,16 °A au regard du taux
plancher fixé à 15 `)/0, elle reste néanmoins correcte car elle permet à la Ville d'assurer le financement
partiel de son programme d'investissement.
La Ville a donc le souci d'éviter une dégradation de son taux d'épargne pour pouvoir maintenir son
programme d'équipement et se doit donc d'être vigilant sur l'évolution de ses dépenses de
fonctionnement par rapport à celle de ses ressources.
4) - Le Contrat d'Agglomération 2011-2015
Pour la 2eine tranche de ce Contrat d'Agglomération 2011-2015, les opérations proposées pour l'année
2012 s'élèvent à près de 699 millions de crédits d'investissement pour la réalisation d'équipements
publics structurants et près de 481 millions de crédits de fonctionnement relatifs aux actions
d'insertion, de prévention et d'animation.
IV. LES ORIENTATIONS 2012
Elaborées dans le cadre des objectifs de la mandature, les orientations données par l'Exécutif
municipal pour le budget 2012, sont présentées par thématiques comme suit :
1) - Le renforcement de la sécurité au quotidien
Le projet d'extension de la vidéo-protection urbaine débuté en 2011 et financé dans le cadre du
Contrat d'Agglomération 2011-2015 se poursuivra. Evalué à 120 millions, sa mise en oeuvre s'étalera
sur 3 ans avec l'implantation de 20 caméras supplémentaires afin de renforcer dans d'autres
secteurs de la Ville, la prévention des effets de l'alcool, des violences urbaines et des caillassages, la
réduction de l'insécurité routière et la lutte contre le délaissement des mineurs.
Par ailleurs, afin d'étendre la présence d'une police de proximité, une base "banalisée" sera implantée
dans un quartier pour y installer des équipements nécessaires pour des interventions de proximité
de policiers municipaux. Cette base complète les dispositifs déjà mutualisés par convention entre les
polices nationale et municipale contribuant aux missions de police de proximité auprès des
populations. 8
Sur la sécurité routière, la Ville installera 3 radars pédagogiques afin de sensibiliser les
automobilistes et contribuer à réduire les accidents souvent occasionnés par des excès de vitesse en
agglomération.
En matière de lutte contre les incendies, si le Centre Intercommunal d'Incendie et de Secours à
Normandie entrera en service au cours du ler semestre 2012, l'extension du Centre de Secours
Principal Lucien Parent se poursuit avec notamment la création d'une unité de proximité à Katnéré.
Ainsi, ces trois sites permettront à terme d'améliorer la réactivité d'intervention des sapeurs
pompiers sur l'ensemble du territoire de la commune.
Par ailleurs, seront reconduits au titre des actions :
- la participation communale au financement de l'Association Médicale de Lutte contre
L'Ivresse Publique et Manifeste en partenariat avec l'Etat et le gouvernement de la Nouvelle-
Calédonie, afin d'accroître les permanences des médecins pour traiter et résorber les ivresses
publiques et manifestes et pour lutter contre la délinquance de voie publique,
- le recours à 27 régulateurs scolaires aux abords des écoles afin d'assurer la sécurité des
enfants aux heures d'entrée et de sortie des écoles, pour un coût évalué à plus de 22 millions.
Enfin, une étude du plan lumière sera menée en 2012 permettant d'effectuer un état des lieux du
réseau d'éclairage de la commune qui déterminera ensuite les zones d'ombres à éclairer pour les
rendre plus sécurisées. En attendant les résultats de cette étude, une enveloppe de 95 millions sera
consacrée au programme annuel de renforcement et d'amélioration de l'éclairage public : mise en sécurité
des réseaux, fourniture et équipement en matériel d'éclairage.
2) - Une circulation plus fluide
Autre priorité majeure de la mandature, plus de 1,4 milliard y seront consacrés en 2012 pour
poursuivre l'amélioration de circulation sur le réseau routier de la commune au travers des
opérations suivantes :
a) - Le réaménagement du rond-point Berthelot
Après le carrefour Patch mis en service en 2011, c'est au tour du rond point Berthelot d'être
réaménagé afin de résorber le trafic routier aux heures de pointe à l'entrée de la Ville. Ainsi, un
partenariat inter collectivités sera conclu avec la Nouvelle-Calédonie et la province Sud pour le
financement de ce programme évalué à plus de 1,2 milliard.
b) - La réalisation de la liaison Olhen-Teyssandier De Laubarède
Démarrés en 2010, les travaux de liaison entre les rues Armand Ohlen et Teyssandier De Laubarède
se poursuivent afin de relier les quartiers des Portes de Fer et de Montravel pour fluidifier la
circulation dans cette zone très fréquentée. Le coût du projet réévalué à 220 millions s'étale sur 4
exercices pour une mise en service en 2013.
c) - La réfection de la rue Guy Chapuis
La réfection de la rue Guy Chapuis qui longe le squat de Sakamoto et permet de relier les quartiers
de Magenta, Haut Magenta et des Portes de fer à la Vallée du Tir et au centre-ville se poursuit
également. Axe routier également très emprunté, sa réfection permettra de la mettre aux normes
urbaines et d'accueillir une piste cyclable, des trottoirs ainsi qu'un éclairage public. Financée au titre
du Contrat d'Agglomération 2011-2015, cette opération est évaluée à 230 millions et sera livrée en
2012. 9
d) - La voie médiane de Ducos
En 2012, la Ville versera à la province Sud, qui en assure la maîtrise d'ouvrage, la dernière tranche
de sa participation pour la réalisation de la voie médiane de Ducos à hauteur de 120 millions. C'est
ainsi une contribution globale de 180 millions apportée par la Ville sur 3 ans pour la réalisation de
cette liaison reliant les ronds-points FOREST et AMPERE pour désengorger le trafic routier dans ces
secteurs.
e) - Réfection de chaussées
Sur le programme annuel de réfection de chaussées, seront notamment engagées en 2012 les
réfections des rues Philogène Lalande DESJARDINS à l'entrée de la S.L.N. pour 65 millions, du
Docteur SCHWEITZER à Logicoop pour 64 millions, Pierre BERGES à la Vallée des Colons pour 170
millions et Eugène LEVESQUE à la Rivière Salée pour 273 millions.
f) - Aménagements de trottoirs
Depuis 2010, la Ville a mis en oeuvre un programme pluriannuel d'aménagement de trottoirs dans
différents quartiers de la Ville évalué à 466 millions afin d'améliorer et sécuriser les déplacements
pédestres.
Ainsi, pour 2012, c'est une enveloppe de crédits de 108 millions qui est proposée dont 28 millions pour
l'aménagement de trottoirs de la rue Arnold Daly et 80 millions pour les aménagements rues Koening,
Auguste Mercier-boulevard extérieur, Ernest Ma ssoubre, Auguste Benebig, Félix Broche,
d'Entrecasteaux, Pierre Artigue, Auer, Eugène Mametin, Gustave Lods, Lamartine.
3) - Un urbanisme maîtrisé
a) Etudes urbaines
Dans la continuité du schéma directeur du front de mer, des études urbaines préalables sont
proposées à hauteur de 30 millions pour mettre en oeuvre une zone d'aménagement concerté sur le
front de mer qui permettrait ainsi un développement et une valorisation du périmètre identifié. Il va
s'agir de réaliser un dossier d'étude d'impact nécessaire à la procédure de création de ZAC, de définir
une programmation urbaine, la morphologie urbaine, d'organiser des relations conceptuelles avec la
maitrise d'oeuvre (notamment sur la durée du projet) et de gérer les relations avec les
promoteurs/investisseurs.
Parallèlement et compte tenu de l'enjeu de cette opération, il sera mis en oeuvre une procédure de
gouvernance définissant la concertation avec les autres institutions : Nouvelle-Calédonie, province
Sud et Port Autonome permettant la réussite du projet du front de mer du centre-ville.
b) - Réalisation de cœurs de quartier
Démarrés en 2011, la réalisation des coeurs de quartiers de Magenta et de Kaméré, financés dans le
cadre du Contrat d'Agglomération 2011-2015 respectivement pour 658 millions et 220 millions, se
poursuivra en 2012 jusqu'en 2014.
Par ailleurs, le quartier du Faubourg Blanchot serait susceptible d'accueillir également un coeur de
quartier. A ce titre, des études préalables sont proposées à hauteur de 2 millions.
•/ 10
Il est rappelé que ces cœurs de quartier doivent être au centre des différents équipements sportifs,
sociaux et culturels déjà présents sur site afin de redynamiser ces quartiers et offrir aux habitants
un panel d'activités socio-éducatives et de services de proximité visant à renforcer la cohésion
urbaine et sociale dans chaque quartier.
4) - Une proximité et une solidarité pour tous
a) - Des équipements de proximité
En milieu scolaire •
Plus de 508 millions seront consacrés aux équipements scolaires en 2012 afin de renforcer l'accueil
des enfants et des enseignants dans des équipements conformes et adaptés à leur scolarité, dont
l'achèvement de la construction de l'école de Tuband 2, la poursuite du programme d'équipement en
cantines dans les maternelles pour près de 198 millions et divers travaux d'amélioration sur
l'ensemble des écoles tels que les mises en conformité, les peintures, les sanitaires, etc. pour près de
279 millions.
• En milieux culturel et socio-éducatif
Des crédits de 352 millions sont destinés à ce secteur avec 2 principales opérations : la réalisation
2nde Guerre Mondiale et la protection du patrimoine architectural colonial. du Musée de la
1 Guerre Mondiale 2 dc En partenariat avec la province Sud, les travaux de réalisation du Musée de la
débuteront en 2012. Evalué à 165 millions, ce musée devrait ouvrir ses portes en 2013 afin de
présenter au public, dans la demi-lune américaine aménagée en espace muséographique, l'histoire
de la Nouvelle-Calédonie durant la 2nde Guerre Mondiale et l'enga.gement des calédoniens dans ce
conflit, notamment au travers des collections de la Ville et de la province Sud.
Par ailleurs, une enveloppe de crédits de 150 millions est prévue pour l'acquisition de bâtiments
anciens afin de préserver le patrimoine architectural colonial de la commune en voie de disparition
au profit de constructions modernes et contemporaines.
• En milieu sportif
Après les XIVèmes Jeux du Pacifique, les besoins en matière d'équipements sportifs sont moindres
puisque seule une enveloppe de crédits de 212 millions est prévue.
Est ainsi proposée la réalisation d'une structure urbaine et sportive à Kaméré pour 30 millions, d'un
plateau multisports rue Artigue et au stade Edouard PENTECOST pour 44 millions et la réfection du
terrain de football de Logicoop pour 18 millions.
Par ailleurs, sont proposées des études pour la rénovation de la piscine municipale Jacques
MOUREN au Ouen-Toro construite en 1966 pour 25 millions, qui devraient être suivis de travaux à
partir de 2013.

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