La certification convient-elle bien aux petits producteurs de bois ...

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Réseau de foresterie pour le développement rural Réseau de foresterie pour le développement rural La certification convient-elle bien aux petits producteurs de bois mélanésiens ? Andrew Tolfts document du réseau 23d été 98
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Publié le : mercredi 28 mars 2012
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Réseau de foresterie
Réseau de
foresterie pour le pour le développement
développement
rural rural
document du réseau La certification convient elle bien aux
23d petits producteurs de bois mélanésiens ?
été 98 Andrew TolftsA PROPOS DE L’AUTEUR
Andrew Tolfts est Coordinateur forestier régional pour le projet d’Ecoforesterie communautaire
dans le Pacifique Sud (SPCEF) de la Foundation of the People of the South Pacific (Fondation
des Peuples du Pacifique Sud), financé par l’UE. Ce projet regroupe cinq pays (les îles Salomon,
Vanuatu, Fidji, Tonga et Kiribati) étroitement associés au marché européen du bois écologique
produit par les communautés de Mélanésie. On peut le contacter à : The Foundation for the
Peoples of the South Pacific, PO Box 951, Port Vila, Vanuatu. Courrier électronique:
atolfts@vanuatu.com.vu
ISSN 1351 3966Document RDFN numéro 23d Eté 1998
LA CERTIFICATION CONVIENT ELLE BIEN
AUX PETITS PRODUCTEURS DE BOIS
MELANESIENS ?
André Tolfts
RESUME forêts, à partir d’une technologie modeste telle
que les tronçonneuses à guide ou les scieries
La production communautaire de bois volantes, est préconisé depuis plus d’une
d’oeuvre peut constituer une source non quinzaine d’années en Mélanésie. Les
négligeable de revenus pour les communautéspremiers projets voyaient la production
de la région mélanésienne. La certification estcommunautaire de bois d’oeuvre (PCB)
un moyen potentiellement utile de s’assurer principalement comme un moyen pour les
que les petits producteurs peuvent avoir accèspopulations rurales d’avoir un revenu, en
aux marchés du bois écologique en Europe et mettant l’accent sur le développement et
en Amérique du Nord, où les prix sont souventl’amélioration d’équipements tels que les
1supérieurs à ceux des marchés locaux. Le scieries “volantes” et en dispensant une
présent document examine tout formation en gestion commerciale. On pensait
particulièrement la situation aux îles Salomonalors que la technologie utilisée minimiserait
qui accumulent les expériences en matière del’impact sur la forêt, et, par conséquent, une
production communautaire de bois d’oeuvre. formation complémentaire en matière de
Les raisons pour lesquelles la certification pargestion forestière durable n’a jamais été
le Forest Stewardship Council (FSC) convientprioritaire. Les projets ultérieurs de PCB ont
bien aux communautés des îles Salomon sontintégré une formation pour minimiser les
précisées, avant de passer à l’analyse des impacts sur l’environnement et pour informer
principaux problèmes suscités par la sur la gestion forestière durable, ceci afin
certification. Certains d’entre eux proviennent d’intégrer la conservation de la forêt et de la
des conditions requises par les Principes et biodiversité à la production de bois d’oeuvre.
Critères du FSC, tandis que d’autres sont des Cela a probablement contribué à la prise de
difficultés pratiques liées à l’alourdissement conscience vis à vis des conséquences évent
de l’administration et à la conservation des uellement négatives pour l’environnement des
données indispensables et aux coûts souvent PCB, mais de nombreuses scieries fonction
élevés de la certification. Enfin, les nent toujours en transformant essentiellement
suggestions avancées pour résoudre ces des arbres abattus pour faire de la place à
difficultés sont passées en revue. l’agriculture ou pour tout un tas d’autres
raisons pratiques et opérationnelles (par
INTRODUCTION exemple, voir Salafsky et al , 1997, pp24 25).
1en anglais créole : Wokabaot, autrement ditLe concept de production, par la population
“portable”locale, de bois provenant de leurs propres
1
Certifications des petites productions de boisLa priorité des projets de développement sur l’intérêt du système FSC pour les petits
consiste maintenant à aider les communautésproducteurs de bois. Jusqu’à présent, tous les
engagées dans la production de bois d’oeuvreprojets certifiés de PCB ont reçu une
à tenter d’établir une PCB modèle qui assistance technique et financière lors du
pourrait, à long terme, s’adapter aux processus de certification.
circonstances locales, apporter des bénéfices
financiers substantiels à la communauté et Le présent document passe en revue les
préserver les forêts sans avoir recours expériences de certification FSC de PCB en
constamment à une assistance extérieure. UneMélanésie à ce jour et examine les difficultés
partie essentielle de cette démarche consiste rencontrées avec les Principes et Critères
à développer des mécanismes pour (P&C) eux mêmes et leur application. Les
commercialiser le bois d’oeuvre des moyens de les surmonter sont également
producteurs communautaires de la manière laconsidérés.
plus intéressante possible pour eux.
L’exportation directe à des entreprises utilisantLE CONTEXTE DE LA PRODUCTION
du bois dans les pays industrialisés est COMMUNAUTAIRE DE BOIS
potentiellement la meilleure option pour la
plupart des producteurs, mais la petite Traditionnellement, les forêts et terrains
envergure des projets de PCB en Mélanésie, forestiers avaient une importance vitale pour
ainsi que la mauvaise réputation des les populations rurales parce qu’ils
précédents projets de PCB en termes de constituaient, non seulement une source de
qualité, de continuité et de délais d’expédition,produits – matériaux de construction, fruits
rendent difficile l’établissement de leur et autres plantes comestibles, gibier, plantes
présence sur le marché. Le créneau médicinales – mais aussi une composante
commercial des bois certifiés conformes aux essentielle de leur identité culturelle, illustrée
2normes du Forest Stewardship Council (FSC) par la fréquence des places “tabous” à
est considéré par de nombreux projets de PCB caractère culturel et spirituel dans toutes les
comme l’occasion d’avoir accès aux marchésforêts de la région mélanésienne.
concurrentiels des pays industrialisés. En L’importance primordiale accordée à la
outre, le marché des bois certifiés peut propriété foncière est apparue clairement, par
apporter un supplément de prix aux bois exemple, lors de l’accession de Vanuatu à
certifiés et admettre, plus facilement que les l’indépendance. La constitution stipulait, en
marchés traditionnels, les essences effet, que toutes les terres soient rendues à la
secondaires. Plusieurs projets de PCB ont propriété indigène (Van Trease, 1987). Dans
obtenu leur certification en Mélanésie et tous les pays mélanésiens, la majorité des
d’autres sont candidats, mais il reste un doute terres sont sous un régime de propriété
traditionnelle, mais le style de vie traditionnel
2Pour un examen du FSC, consulter le des Mélanésiens, pour qui la terre est un bien
document du réseau RFDR 23b de Stephen vital, est en train de changer rapidement. Il y
Bass intitulé “Certification des forêts – le débat a peu d’endroits dans la région, s’il en reste,
sur les normes”. non encore touchés par l’économie de marché.
2Document RDFN numéro 23d Eté 1998
L’argent est nécessaire pour les frais de surcroît, les prix des transferts et les faux
scolarité, les dépenses de santé, les comptes rendus sur les essences et la taille des
déplacements personnels et les dons aux grumes ont contribué à réduire les bénéfices
églises, ainsi que pour acheter des produits à provenant des exportations de grumes, réalisés
usage personnel. Les offres d’emploi en par les gouvernements et les détenteurs de
milieu rural sont rares et les gens doivent ressources. Des dommages et dégradations
compter sur eux mêmes pour obtenir des sévères de la forêt résiduelle accompagnent
revenus par l’agriculture, la pêche ou souvent l’abattage pour l’exportation qui est
l’exploitation des ressources forestières. généralement effectué comme une opération
“minière” sans se préoccuper de la
La richesse des ressources forestières dans une régénération de la forêt ou des ressources de
grande partie de la Mélanésie a attiré les subsistance. Autre méfait couramment
sociétés étrangères d’exploitation du bois. Desconstaté, la dislocation sociale provoquée par
accords ont été conclus avec ces un afflux soudain de sommes d’argent
entreprisescar, à première vue, l’abattage relativement importantes dans les
commercial à grande échelle était la meilleurecommunautés rurales et sa disparition après
façon de tirer profit de leurs forêts. Le rythme quelques années seulement. Finalement, la
de cette exploitation s’est accéléré à partir des corruption a trop souvent accompagné
années 1980, lorsque les exportations de l’allocation des concessions d’exploitation
grumes d’autres pays comme l’Indonésie, la forestière aux compagnies étrangères.
Malaysia et la Thaïlande furent, d’abord,
contingentées puis interdites. Les exportations C’est dans ce contexte que la PCB est apparue
de grumes sont donc devenues une source comme une voie alternative de
importante de devises étrangères pour les paysdéveloppement, promettant une création de
mélanésiens car les taxes qui les frappent revenus plus permanents (bien que plus
constituent des revenus non négligeables pourmodestes) ; avec des emplois en milieu rural
les gouvernements. Pourtant, si les qui consolideraient les structures sociales
exportations de grumes sont importantes pourexistantes, au lieu de les fragiliser ; le retour du
les gouvernements, les bénéfices revenant auxcontrôle des ressources aux propriétaires
propriétaires des ressources étaient, et sont fonciers ; des prix plus élevés pour les arbres
toujours, relativement modestes. D’une abattus ; et un impact minimal sur
manière générale, ils perçoivent environ 10 l’environnement et les autres ressources
15 % de la valeur des grumes sous forme de forestières. Beaucoup de personnes doutent
royalties, tandis que les gouvernements que la PCB puisse apporter les bénéfices
prennent entre 5 et 30 % par le biais de tax escomptés. Pes ar exemple, les études et rapports
et autres impôts. Cependant, dans tous les montrent que de nombreuses tronçonneuses
pays, les sociétés d’abattage font régulièrementet petites scieries ne sont pas utilisées de la
environ 30 % de “super bénéfices” par rapport manière prévue, bien que l’abattage sélectif
à la valeur des grumes, c’est à dire en plus du soit couramment pratiqué (FSP/PNG, 1995).
profit normal qu’une compagnie est en droit Wyatt (1996) a remis en question les avantages
d’attendre (Blakeney et Davies, 1995). De sociaux des projets de PCB qui ont tendance
3
Certifications des petites productions de boisFigure 1 Volume de grumes exportées des îles Salomon 1982 96
800
600
400
200
0
1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996
3)(La ligne en pointillé représente la “possibilité de coupe annuelle” soit 286 000 m
Sources : Banque mondiale (1995) et Banque Centrale des îles Salomon (1997) sauf les chiffres de 1994, estimes Duncan
(1994)
à engendrer des litiges fonciers ou à raviver rythmes d’exploitation ont largement dépassé
3d’anciennes querelles. Il n’empêche que la le quota annuel de coupe fixé à 286 000 m
persistance des ventes de matériel de coupe depuis 1990 (voir figure 1) et les effets négatifs
aux populations locales indique qu’elles sur le plan environnemental et social des
considèrent la production de bois à petite exportations de grumes, ainsi que la perte
échelle une manière viable et abordable d’autres ressources forestières consécutive à
d’utiliser leurs ressources forestières. Le défl’ei xploitation commerciale, ont suscité un
que les projets de PCB devront relever intérêt croissant à l’égard de l’alternative
consiste à faire en sorte que ce potentiel puisse proposée par la PCB. Par ailleurs, à la suite
se réaliser et à s’assurer que la PCB fonctionne de la crise économique en Asie, depuis fin 1997,
3dans la pérennité sur le plan écologique, un excédent de grumes estimé à 590 000 m
économique et social. s’est accumulé et de nombreuses compagnies
exportant des grumes ont cessé leurs activités
La situation dans les îles Salomon sert de base sur le terrain. Cela a de sérieuses répercussions
au reste du présent document car elle possède sur les communautés rurales devenues
de nombreuses caractéristiques de la foresteriedépendantes des revenus tirés de l’abattage.
des autres pays de la région. Les exportations
de grumes à grande échelle ont été très De plus, aux îles Salomon, il y a un certain
importantes récemment, représentant 55,8 % nombre de projets en cours de réalisation dont
du total des exportations en 1996 (Banque chacun a aidé plusieurs groupes de
centrale des îles Salomon, 1997), la plupart à producteurs et continue à leur apporter une
destination du Japon et de la Corée. Les assistance technique et commerciale. Parmi
4
3
Volume (‘000m)Document RDFN numéro 23d Eté 1998
Tableau 1 Profitabilité de la production de bois écologique à la tronçonneuse aux îles Salomon
3Poste IS$/m
budgétaire
Coût de production :
1. Huile et carburant
essence, 13,5 litres 31,20
1 litre de mélange 2 temps 12,40
Huile de chaîne, 9 litres 30,00
2. Pièces de rechange (estimation basée sur l’expérience, par 100,00
3 exemple, une nouvelle chaîne tous les 11 m )
3. Main d’oeuvre 5 personnes x 4 jours, (20 Jours Hommes 200,00
@ $10/jour pour délimiter, aménager la forêt, abattre, débiter
et transporter)
4. Amortissement (pour le remplacement des machines) 67,00
5. Coûts d’aménagement et de logistique (travaux de suivi et de 52,00
vulgarisation, transport du personnel, nourritures, indemnités)
6. Fret d’îles en ville (moyenne sur différentes îles) 150,00
7. Frais de transport local et d’exportation (charges sur les 50 % 112,00
exportables, y compris le fret au port/marchand, calibrage,
empilage et emballage)
Coût total 754,60
Revenus :
Ventes de bois écologique
3 3 0,5 m exporté @ $1500/m 750,00
3 3 0,4 m vendu sur le marché local @ $700/m 280,00
3 3 0,1 m vendu au village @ $300/m 30,00
3 Revenu total par mde bois produit 1 060,00
3Profit pour 1 m de bois écologique débité à la tronçonneuse SI$ 305,40
3Profit annuel (1 tronçonneuse @ 2m /semaine pendant 40 semaines) SI$ 24 432,00
N.B. SI$4,80 = US$1,00
Source : Rosoman et al. (1998). Cette analyse présume que la forêt appartient à ceux qui produisent le bois et que les
arbres sont à leur disposition sans frais. N’ont pas été inclus, les intérêts sur les emprunts contractés pour acquérir les
équipements.
5
Certifications des petites productions de boiseux on citera : le Isabel Sustainable Forest Dès lors que les exportations de bois vers
Management Project (ISFMP) ; Solomon l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Australie ou
Islands Development Trust’s EcoForestry Unit la Nouvelle Zélande sont un objectif de la
(EFU) ; Soltrust ; and Solomon Western Islands PCB, la certification représente un enjeu
Fair Trade (SWIFT). important. Bien qu’elle ne soit pas encore une
condition requise, la certification est plus ou
C’est aux îles Salomon, plus que partout moins perçue comme désirable par les clients.
ailleurs dans la région, que l’industrie a le plus Dans des pays comme le Royaume Uni, elle
l’expérience de la certification. Plusieurs ouvre des perspectives de vente aux
projets de certification l’ont obtenu auprès institutions telles que les collectivités locales
d’agences accréditées par le FSC (bien que qui, auparavant, avaient cessé d’acheter du
certains ont ensuite perdu leur statut de groupebois tropical. Il y a désormais des
certifié) et d’autres sont actuellement engagésgroupements d’achat constitués, ou en cours
dans le processus de préparation et de constitution, dans 14 pays représentant la
d’inspection conduisant à la certification. plupart des grandes nations qui importent du
Parmi eux, Kolombangara Forest Products bois tropical en Europe et ailleurs (voir
Limited (KFPL), qui appartient à la encadré 1). Tous ces groupements ont
Commonwealth Development Corporation et l’objectif à court et moyen terme de veiller à ce
gère plus de 5 000 ha de plantations que leurs membres n’utilisent que du bois
3produisant 50 000 m de grumes par an sur réputé venir de forêts rationnellement gérées.
l’île de Kolombangara. Cependant, le bilan du bois “écologique”
produit dans la région, y compris aux îles
POURQUOI LA CERTIFICATION ? Salomon, est mitigé. En règle générale, le
bois des petits producteurs était acheté et
L’intérêt de la certification FSC pour les revendu par des intermédiaires qui ne se
projets de PCB aux îles Salomon tient en préoccupaient pas beaucoup d’où il venait et
grande partie à sa capacité à ouvrir des comment il avait été produit. Une grande
marchés à l’exportation de bois. La productionpartie venait d’abattages non programmés,
destinée au marché local, où le bois est acheté sans aucun plan de gestion forestière à long
3par des négociants à environ 700 $IS/m avant terme. On a même affirmé que, parfois, des
de l’exporter, est au mieux tout juste rentable.commandes ont été passées pour du bois
Alors que si le producteur est capable acheté dans des scieries gérées par les sociétés
d’exporter le bois directement, les marges d’exportation de grumes, bois qui ne peut en
bénéficiaires peuvent être tout à fait aucun cas être classé comme écologique.
intéressantes (voir tableau 1). Dans les autresAinsi, il n’y a pas vraiment de base pour
pays, on ne trouve pas une telle incitation àasseoir la confiance des consommateurs dans
exporter. Par exemple, à Vanuatu, le prix local les affirmations de production écologique de
est proche des prix à l’exportation et Salafskbois et une certaine forme de vérificationy
et al (1997) signalent que les ventes locales indépendante est donc indispensable.
assurent un profit satisfaisant aux producteurs
de Papouasie Nouvelle Guinée.
6Document RDFN numéro 23d Eté 1998
Encadré 1 Pays où les groupements d’achat pour l’environnement (ISO 14001/14004)
existent ou vont bientôt exister utilisées pour évaluer les organisations de
foresterie et leurs systèmes de gestion, mais
Allemagne elle n’a pas vraiment les moyens de certifier
Australie (en formation) les bois écologiques. Elle n’indique pas de
Autriche niveau particulier de performance à atteindre
Belgique pendant les opérations en forêt mais cherche
Brésil (en formation) à la place à faciliter un processus
Espagne d’amélioration continue. Ainsi, elle ne peut
Etats Unis pas servir de base pour déclarer que des
Irlande standards spécifiques de bon aménagement
Japon (en formation) forestier ont été atteints. De surcroît, les
Norvège normes de l’ISO sont essentiellement
Pays Bas concernées par l’aménagement de
Royaume Uni l’environnement et ne comprennent pas de
Suède (en formation) critères économiques et sociaux(Baharuddin
Suisse & Simula, 1998). C’est la raison pour
laquelle, sous sa forme actuelle, la norme
Source: FSC (1998) ISO 14001 n’est pas un outil approprié pour
vérifier les affirmations d’AFD des projets
Pour la PCB aux îles Salomon, la seule façonde PCB à petite échelle aux îles Salomon.
réaliste de vérifier que le bois d’oeuvre vendu
est effectivement écologique est de le certifier• Le système FSC présente plusieurs
dans le cadre du système FSC, pour les raisonsavantages : il était en place avant les autres,
suivantes : il a donc des protocoles établis et un bilan
connu ; il a une meilleure image de marque
• Le Gouvernement des îles Salomon sur les marchés car il s’est engagé à
n’appartient pas à l’OIBT, il ne peut donc promouvoir son label en conjonction avec
pas bénéficier de leur programme de les groupements d’achat des pays consom
renforcement de la capacité des mateurs ; il intègre des critères économiques
gouvernements à surveiller et faire appliquer et sociaux qui sont indispensable à la
les règlements et, jusqu’à une époque pérennité à long terme ; et il tente de
récente, il n’y avait pas de volonté politique développer des moyens de concilier les petits
en direction d’un aménagement forestier producteurs (Wenban Smith, 1998).
durable (AFD). Par ailleurs, le système de
l’OIBT ne prévoit pas de système de LES CERTIFICATION FSC AUX ILES
labellisation indiquant au marché cet SALOMON
aménagement forestier durable.
Aux îles Salomon, dès à présent, certains
•L’Organisation internationale de projets ont vu le jour. Ils sont associés à deux
normalisation (ISO) a développé des normesgroupes certifiés sous l’égide du FSC. Le
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Certifications des petites productions de boispremier était associé à SWIFT, dans le cadrependant laquelle le projet a un impact. Cela
de l’ United Church et soutenu par l’ICCO. Lepourrait dépendre de la viabilité à long terme
second était RAD Enterprises, une petite des accords passés sur la gestion du projet et la
entreprise d’exportation de bois d’oeuvre en vente de bois. Si ces accords échouent, comme
relation commerciale avec un importateur dans le cas de RAD, le statut certifié des forêts
européen. Les membres de ces deux groupesest pratiquement certain d’être annulé.
ont obtenu la certification pour la première fois
en 1996. Les certificats décernés à SWIFT ont LES DIFFICULTES RENCONTREES PAR LA
été maintenus, mais ceux attribués aux associés CERTIFICATION AUX ILES SALOMON
de RAD furent annulés avec la disparition de
RAD. D’autres groupes se sont depuis engagés Le fait que les seuls projets de PCB a avoir
dans le processus de certification et un résumé obtenu le statut d’organisme certifié,
de leurs statuts est indiqué au tableau 2. jusqu’àprésent, l’aient fait au sein d’un groupe
plus important bénéficiant d’une aide
Jusqu’alors, toutes les initiatives de extérieur, montre bien la difficulté à obtenir
certification en Mélanésie, sauf pour le KFPL,la certification. Elle nécessite des standards
ont été appuyées par des agences extérieures,élevés d’aménagement forestier, de
tant sur le plan financier que technique, documentation et de comptabilité, dont la
généralement des agences de développement vaste majorité des projets non assistés ne
traditionnelles. Du point de vue du donateur,disposent pas, sans parler du prix élevé de
les inspections continuellement effectuées l’évaluation. Même pour les groupes qui
dans le cadre de la certification, peuvent cherchent à être certifiés, il y a un certain nombre
constituer un mécanisme de surveillance de difficultés potentiellement sérieuses, dont
capable de maintenir des standards élevés encertaines proviennent des P&C du FSC et de
matière d’aménagement forestier et d’équité la manière dont ils sont couramment interprétés,
sociale, une fois que le financement extérieur a tandis que certaines sont le résultat du processus
cessé, allongeant du même coup la durée d’évaluation.
Tableau 2 Statuts des initiatives de certification aux îles Salomon
Groupe Statuts de la certification
ISFMP Pas de plans de certification à présent.
KFPL Processus engagé, évaluation complète effectuée en juin 1998,
résultats imminents.
RAD Enterprises Certification obtenue en 1996, puis annulée avec la disparition de
RAD.
SIDT/EFU Processus devrait débuter fin 1998
Soltrust Processus engagé, évaluation complète effectuée en décembre 1997,
résultats imminents.
SWIFT Certification obtenue en 1996, conservée jusqu’à présent. S’efforce
d’obtenir un statut de groupe certifié.
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