Le Bhâgavata purâna

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LE nHAGAVATA PURANA • ou HISTOIRE POETIQUE DE KRicH~A TRADVlT . .. . .. . ~ ~ : : : PAR M. EUGENE BURNOUF IIEIIBRE DE L'INSTITUT PROFBSSEUR DE SANSCRIT AU COLLEGB ROYAL DB FRANCB, ETC . TOME SECOND PARIS IMPRIMERIE ROYALE M DCCC XLIV • Digitized by Google
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Publié le : mardi 27 mars 2012
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LE
nHAGAVATA PURANA

ou
HISTOIRE POETIQUE DE KRicH~A
. .. . .. TRADVlT
. ~ ~ : : :
PAR M. EUGENE BURNOUF
IIEIIBRE DE L'INSTITUT
PROFBSSEUR DE SANSCRIT AU COLLEGB ROYAL DB FRANCB, ETC .
TOME SECOND
PARIS
IMPRIMERIE ROYALE
M DCCC XLIV

Digitized by Google L.E
BHAGAVATA PURANA .

T COND. ,
PREFACE.
Depuis la publication du premier volume de cet ouvrage, j' ai
eu a ma disposition de nouveaux secours que je crois necessaire
ici en peu de m' acquitte m~me
alltant plus de trouve l' occasu::m
puPliquement ma aux personnes
""lClClClCblCElClClClC Pesquelles je dOls dont je valS
Pendant son sejour a Londres en 1841, M. Gaspard GOrI'eSlO
se chargea d'acquerir pour moi un volume in-4°, d'une epaisseur
considerable, qui renferme Ie Bhagavata PuraQa, avec Ie com­
mentaire de <;ddhara Svamin, Ie tout en caracteres d~vanagaris.
Ce volume a ete lithographie avec Ie plus grand soin a Bombay,
de <;aka, 39. C'est un
VU.~ll= des presses de cette ville, si
rares en Europe, et je me regarde comme tres-heureux d'en
avoir fait l'acquisition. Outre que cette edition du Bhagavata est
preuve de de ce poeme,
P~ ne m'a pas pour la critique
',"''''"~~""''' Elle est en et correcte;
inferieure a dont j' ai II PREFACE.
Preface de monV'olume. Quoiqn merite de •
ne pas Mre copi~e sur cette edition, elie n'est pas entierement
exempte de fa~tes, et ~ne renfenne en plus d'u~ endroit des irre­
gularites grammaticales qu'on ne trouve pas dans to us les ma­
nuscrits. Cette observation merite d'autant plus d'attention, que
I'auteur du PuraQa s'est trop des regles .
de l'ecole " et qu'il S9 des licences
qui n' ont pas excuse les oaetre. C' est
meme un des sa poesie, en atteste la
date recente; Oil ilC pourrait l'efl'acer SailS supprnner un des
traits dont Ie temoignage a pour la critique Ie plus de valeur.
Mais il ne faut pas non plus l' exagerer; et entre deux le~ons dont
l'une est grammatic ale et l'autre ne l'est pas, il n'ya aucun avan­
tage a choisir la seconde. quand la premiere ne contredit ni Ie
sens ni Ie meteo9 principe qu' souvent
I'editeur bengob ne semble pas respecte
celui de Bomhee en suis pas mome till.tilement de
son texte; et S:ln'il s' est troUV€; eocc celui du
Bengale et avec nos manuscrits les plus anciens, je l'ai adopte
avec une entiere confiance .
.r ai trouve Ie meme genre de secours dans Ie magnifique manus­
crit du Bhagavata que je dois a ramitie de M. Saint-Hubert The-
lroulde. Ce eeernplaire, qui n' ert Ie moins
precieux que ~d ait rapporte de en deva-
nagari et date de ran de Samvat 1896, c'est-a-dire de 1840. Toute
moderne qu'elle est, cette copie est d'une correction remarquahle,
qui pourrait pour irreprochrhJe copiste n'y
avait pas des syllahes ontiers. Cet
excellent manUe(~nt9 accompagne <;ridhara,
m'a etc fort avec satisfaction eapprochait III
du manuseslt 0, Ie plus ancirn
nollS posse dons a Paris. Aussi 'nc, puis-je trop vivement remercier
M. Theroulde d'av~ir bien voulu s'en dessaisir en rna faveur;je re­
grette toutefois que son desinteressement ne m' ait laisse d' autre
moyen de reconnaitre un tel service, que de lui adresser ce temoi­
nrblic de ma
i
que les moyrns un texte corrrri ont
, et je sens fa critique amI'
\ si cette edition na8. Ce n'est a
~
un edlteur a rendre teIllOlgnage de la correction du texte qu'il
publie, car l' attention la plus 80utenue a ses moments de relache,
et les fautes les plus grossieres sont ordinairement les moins vi­
sibles pour celui qui les a faites. Jen ai decouvert quelques-unes
pendant Ie cours de !'impression. et je me sens oblige ales rele-
une note 1. J' al , pour ce secood un
dont j'avais Ie premier. r
depuis la rnsiron, des' ,"VJ.k'"
c.c",c .. c.s""',,v allemand, M. Goldstuecker, arre mon
1 Voici les fautes que j'aj reconnues de­ au lieu de • Varhichads, - lisez • Varhil}.-
puis l'impression : il en est quelques-unes • chads. - Ch. XIII, st. 11, au lieu de
qui ne se trouvent pas dans tous les exem­ • Brahmi, -lisez • Bhrami. -Ch. XVI, st. 1 4 ,
plaires. Dansie texte: l.1V, ch. 1, st. 32 b, lisez: • L'autorite de Prithu s'etend sans
aulieude~,lisez~.Ch. V,St.12 b. • obstacle jusqu'a la montagne Manasa (Ma­
lisez ~. Ch. IX, nas6ttara), sur tous
,~, lisez trlfrt. Ch, eoleil eclaire de ses raynms. 0,
lisez:. C'estluiquifaisailt~'Ut.ddei lcs&a.cri· a, au lieu de Zf1'-S~, lise.:
« fices am sacrifices, couvrit de tigesde Kuc;a Ch. XXV, st. 32 b, au lieu de i!(\1R11dl( , lisez
~ c1Tt. L. V, ch. XIV, st. 10, au lieu de • dont les extremites regardaien t l' orien t, la
• surface de la terre, dont iI faisait ainsi un "&ia6!,!~f.a° lisez "ffibr~. Ch. XV HI ,
terrain consacre. - L. lieu de ~ , lisez R?j'l{li,
• Nous implorons, lieu de~,
XXIII, st. 8, au lieu , st. 2 a, au lieu d4'
Heez • Adressons. - L. st. 34, au lieu de
lieu de • des lotus 14\ traduction: I. IV,
ii. illustre et professeur , m'avait
mis en relation. lVi. Goldstuecker a relu les epreuves apres moi;
il m'a signaIe quelques fautes dans Ie texte, propose quelques_
changements pour la traduction, et il s'est acquitte de cette tache
ingrate avec une complaisance et une exactitude dont je suis
heureux de Ie remercier publiquement.
Je me suis e{)lrnne pour Ie de tra-
duire aussi cela m'a ete sellS tomher
dans l'obscurite eu devans precepte
Fenelon: u auteur parle au a aucune
u peine qu'il ne doive prendre pour enepargner it son lecteur. II
II n'y a, il est vrai, ici qu'un auteur, c'est Ie poete indien, et il
paraH bien it son ouvrage qu'il n'a pas connu Ie precepte de Fe­
nelon; mais son interprete n'en a senti que plus vivement Ie be-
lcoin d' exprimer pensee de rendre
en quelque sorse visible, quand dans les-
idllelles elle pu ~tre d:nssipees.
J' ai continue une assez gran@de au com-
mentaire de C;ddhara Svamin, qui est en general ample et
exact. Je l'ai suivi principalement toutes les fois qu'il a ete ques­
tion d'un point de fait ou de doctrine; dans les passages pure­
ment poetiques, je me suis permis plus de liherte. Ce n' est pas
due je pense devions abjurer {;ommun et la
oonnaissance acquise de la , pour
nous soumettre en aveugles aux explications souvent mesquines
et erronees des commentateurs indigenes; mais je suis d' avis que
leurs opinions toujours une partiauliere. En
dremier lieu,. de la traditien de nnde,
VUI "1 ne nous de mutiler, de fermer
A
oolontairement developpemevt itK1'ont pro-v
anciens monumanta~ ; en face de caa ~~~~~~""~~
nollS ne sommes que des commentateurs, et il y aurait peut-~tre
quelque orgueil a nous croire mieux prepares a ce rOle que les
Indiens eux-nremes.Enfin, la condescendance qu'on peut avoir
pour leurs opinions 'D' exercera jamais sur Ie progres europeen des
indiennes une influence; car
les explicatioTIf:?t sont vraief:?t
~#3>T"nnT plus tard ; ou elles et
aritique ne posseder les
Qui aurait Ie courage reprocher au digue a Jalnais
regrettable Frederic Rosen d'avoir suivi, un peu serVilement peut­
~tre, les sentiments des commentateurs indiens? et qui, d'nn
autre cote, pourrait etre blame- d'opposer a ces sentiments quel­
ques-unes de ces interpretations simples et fecondes. qui sortent
TIatuf:?tellement des- par les de
~~~~~U~'-'I::..l·~ ? Si ne possede
partion des Vedaf:?t suppositionf:?t
etre taxee f:?tera -ce quand' la
totalite de ces livres, et qu'on pourra les placer au grand jour
de la raison europeenne, sous un horizon plus vaste que celui
on se tient Ie genie brahmanique? En un mot, rien ne me parait
plus legitime, et j' ajouterai plus necessaire, que Ie travail de la
de refuter mals Je pense
, et pour Ie avf:?tntage, la critiKI (la
les connaitre et de les exposer.
• Les passages touchant lesquels je pourrais me repentir d' avoir
faciiement cede a r aommentateur~ . res-
moms, nl uombreux. II en
Je regretterais afl'ranchi,
par des .... v.'4v ....... "~~'"~"""""~"U ctrvngeres, si la vI PREFACE.
M. Lebrun, Ilmprimerie donne Ie
moyen de comger une erreur que Ie tirage des premIeres feuilles
avait rendue irreparable. n s'agit de la genealogie de l'ancien. sage
U~anas, dont Ie nom, comme on sait, a ete transporte a fa planete
Venus. Notre PuraI,ul Ie fait descendre du patriarche Bhrlgu, par
Vidhatrl, deuxieme fiJ~ de Bhrlgu et pere de Pd 3 quj eut pour Il
ills Ie solitaire Jusque-Ia cette t qui d'ail-
leurs n'est pas tous les pas diffi-
eulte; Ie texte fCJUe <;rldhara meme
pas. Arrive a v (. IV, ch. I, st. ), continue
ainsi: t4,QII'(W:I(1 ~: I CfiPct& .. ,.Fcil QN ... ,01'13(' .. ,: t(n: , ce
qui interprete litteralement, signifie: II De PraQa [est ne] Veda­
« ~iras Ie solitaire, et Kavi Ie Bhargavide, dont Ie bienheureux
« U~anas fut Ie fils. I) Tel fut en effet Ie sens qui s'ofl'rit Ie premier
moi lorsque ee passage, et celui
qu'adopte C;ridhere son commentaire Ie diction-
naire de Radhi}.Jao et celui de traduction
VichQu par ce savant ces noms
propres, je devais consulter ces livres, et VOlCI les renseigne­
ments que j'y trouvai et dont je crus longtemps qu'on devait se
servir pour l'interpretation du texte en question.
Premierement , Radhakant Deb et Wilson 3 donnent Ie nom de
Kavi, non comroe sage distinct rntus comme
(:elui d.'U~anas " on Ie sait, encore <;u-
kra. Une fois Kavi devenu synonyme d' Upanas, ce mot n' etait
1 Wilson. The Vish,}'1 Partb].a. pag. 82. importante De se trouve pas dans l'edition
note 1. du Bengale l'edition litho­
2 Voici Sa glose: graphioo de
~ g: ~: :m:tT: • II ...,avaafffl,iipUfifffffiffffff I. pag. 514.
c'est-a-dire Ie u .. "\. ... ~U,3~ 204. col. I, ~n~~~ptible d'un de celui de CI
q inspire, D qu'il a dans tous les monuments de la litMrature sans­
crite, et je devais en faire une epithete du nom d'U~anas. Se­
condement, M. Wilson developpant dans une note speciale la ge­
nealogie des descendants de Bhrl'gu, s'exprime ainsi: CI V~da~iras
1W''W'''''''''~ Pivarl, et en d'enfants, qui
nu tribu brahmamqua lShargavas, fils
d'entre eu~ 1 Ie precepteur
Ie Bhagavala de V~da~iras
ayu PurA1}a dit fils de Pauloml, et qu'il naitre
If dans un autre age). II Les mots. suivant Ie Bhdgavala, etaient de­
cisifs; il me parut evident que M. Wilson avait eu sous les yeux
Ie passage qui nous occupe, qu'il y avait vu qu'U~anas etait fils
de V~daqiras, et qu'ainsi il ne fallait pas chercher dans Kavi un
"'~"""""'~'" distinct donc ce
qda~iras, de
chantre . de Bhrl'gu
,~~,~~, ... ~ fut Ie fils.
Dans tout ceci je cedais evidemment a l'influence qu'exer~ait
sur mon esprit une grande autorite europeenne, celle d'unhomme
qui a sur nous tous l'incontestable avantage d'avoir puise la con­
naissance qu'il possede de nnde ancienne a la source encore vive
brahmam(qJa, voir maintenant
texle se p~te. mteapretation differe~re
jugera s'il ne vaut pas beaucoup mieux Ie suivre ici servilement,
et se soumettre a l'autorite, si souvent contestable d'ailleurs, de
Ie Vichnouvite nassionne.
~
l'interpreteh4J'il du vers est
sens. Le erai, ne s' explique
The Vilh~a Puraf}.a,

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