le changement climatique

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  • cours - matière potentielle : l' ère industrielle du fait de l' amplification de l' effet de serre naturel par les activités humaines
  • cours - matière potentielle : des temps
Comprendre, atténuer, s'adapter : le changement climatique L A P L A N È T E E N Q U E S T I O N
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Publié le : lundi 26 mars 2012
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Comprendre, atténuer, s’adapter :
le changement
climatique
LA PLANÈTE EN QUESTIONComprendre, atténuer, s’adapter :
les changements climatiques
SOMMAIRE
• La machine climatique est-elle déréglée ? 3
• L’effet de serre, c’est quoi ? 4
• Pourquoi le climat change-t-il ? 7
• Le changement climatique se voit-il déjà ? 10
• Une mobilisation mondiale 15
• L’élan européen 17
• La France en action 20
• Un engagement de toute la société 22
• Aller plus loin 34
• L’ADEME 36
GLOSSAIRE
Carotte de glace : « glaçon » cylindrique prélevé dans la calotte
glaciaire par forage profond Ainsi, la « carotte de Concordia »,
prélevée en Antarctique, permet de connaître les variations de
température et de teneur en gaz carbonique des 800 000 dernières
années
Conférences des parties : « parlement du climat » dans lequel les
pays ayant ratifié la convention-cadre des Nations Unies sur les
changements climatiques (CCNUCC) se retrouvent, chaque année,
pour débattre et voter des décisions
Gaz à effet de serre (GES) : gaz présents dans l’atmosphère, qui
absorbent une partie de l’énergie réémise par la Terre
GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du
climat) : créé en 1988 par l’OMM (Organisation météorologique
mondiale) et le PNUE (Programme des Nations unies pour l’envi-
ronnement), il évalue les informations scientifiques, techniques
et socio-économiques en rapport avec les changements climati-
ques dus à l’activité humaine
Halocarbures : composés carbonés comprenant du brome, du
chlore, du fluor et l’iode
Nota Bene
Les quatre premiers chapitres de ce guide reprennent les principales
conclusions du GIEC. Le GIEC rassemble périodiquement l’ensemble
des articles scientifiques sur l’évolution du climat. Le dernier rapport
date de 2007. Le prochain est prévu en 2013.
Le GIEC n’ignore pas les points de vues qui ne vont pas dans le sens
de ses déductions, mais aujourd’hui les preuves scientifiques sont
très nombreuses et solides pour justifier ses conclusions.
2la machine climatique
est-elle
déréglée ?
La banquise fond, la fréquence des canicules aug-
mente, les déserts africains gagnent du terrain,
des espèces tropicales s’installent dans des zones
tempérées, la barrière de corail dépérit dans
le Pacifique, les phénomènes météorologiques
extrêmes semblent se multiplier en Europe et
ailleurs…
Ces bouleversements du climat sont au moins
en partie liés à un réchauffement global de la
planète dans lequel la responsabilité des activités
humaines est engagée. Nos émissions de gaz à
effet de serre, au premier plan desquels le gaz car-
bonique produit par la combustion des énergies
fossiles, sont en cause.
Ce guide n’est pas le lieu pour régler les débats
scientifiques en cours. Nous présentons ici l’état
des connaissances couramment admises, assises
sur les travaux de milliers de chercheurs, sans
ignorer l’extrême complexité des théories à la
base des modélisations et des prévisions climati-
ques, ni les incertitudes, quelquefois fondamen-
tales, qui en découlent.
Même si la hausse des températures et les pertur-
bations climatiques à venir ne peuvent être pré-
vues exactement, nous savons que leurs consé-
quences sur l’humanité et l’environnement à
court, moyen et long terme seront importantes.
Au delà de la prise de conscience actuelle, les boule-
versements écologiques, économiques, sociaux et poli-
tiques en jeu exigent la mise en œuvre d’actions qui
nous concernent tous, des États au citoyen.
3l’effet de serre,
c’est quoi ?
Un phénomène naturel vital
L’effet de serre est un phénomène physique naturel
Présents en petite quantité dans l’atmosphère, certains
gaz comme la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone
appelé aussi gaz carbonique (CO ) ou le méthane (CH ) 2 4
retiennent une large part de l’énergie solaire ren-
voyée vers l’espace par la Terre, sous forme de rayons
infrarouges Ils maintiennent ainsi la température sur
Terre à une moyenne d’environ 15°C Sans eux, cette
moyenne descendrait à -18 ° C, ce qui interdirait le
développement de la vie
C’est le fameux effet de serre : un phénomène très
sensible aux variations de la composition de l’atmos-
phère
Les GES occupent moins de 0,1 % du volume atmos-
phérique, auxquels s’ajoute la vapeur d’eau (0,4 - 4 %)
4Celle-ci est le principal GES La température de l’at-
mosphère a augmenté au cours de l’ère industrielle
du fait de l’amplification de l’effet de serre naturel
par les activités humaines qui émettent des GES dits
anthropiques
Un phénomène déséquilibré par l’homme
■ Les activités humaines qui produisent des GES
Autres activités
(dont déchets)
4,9 GT CombustionAgriculture
6,6 GT
29 GT
8,5 GTDéforestation
Production de GES
par les activités humaines dans le monde
(en gigatonnes) - Source : rapport GIEC 2007
• Le CO2
Le charbon, puis le pétrole, sont les moteurs de notre
prospérité depuis le début de la Révolution industrielle,
eau XVIII siècle Aujourd’hui, plus de 80% de l’énergie
que nous consommons est produite par le charbon,
le pétrole et le gaz naturel Cette dépendance aux
combustibles « fossiles » devrait durer encore plusieurs
1décennies et nous en consommons chaque année
davantage L’émission annuelle de CO issu de leur 2
combustion est passée de 200 millions de tonnes en
1850 à 29 milliards de tonnes en 2007
La consommation d’énergie n’est pas seule en cause :
8,5 milliards de tonnes de CO (en 2007) n’ont pas été 2
absorbées par les végétaux du fait de la déforestation
Comme le montre le schéma page suivante, nous avons
modifié le cycle naturel du carbone, de façon faible
2(7,9 milliards de tonnes de sur une circulation
annuelle de 200 milliards de tonnes) mais suffisante
1 selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), rapport 2009.
2 rappel : 1 tonne de CO correspond à environ 273 kg d’équivalent carbone 2
5atmosphère réactions
740 Gt en 1998 (+ 3 Gt/an) biologiques
accumulation atmosphérique : 3,3 Gt et chimiques
activités humaines 7,9 Gt
respiration fermentationcombustion des
55 Gt décompositionénergies fossiles :
55 Gtpuits terrestres : 6,3 Gt 93 Gt
déforestation :2,3 Gt
1,6 Gt
photosynthèse 90 Gt
110 Gt
puits océans :
2,3 Mt
sols, tourbe,
déchets végétaux déchets CO dissous…2
1 720 Gt organiques 3 Gtcalcaire océancombustibles
38 500 Gtfossiles carbone Atmosphère
5 000 à minéral combustion des
10 000 Gt combustibles fossiles,
Schématisation des flux annuels planétaires de carbone process industriels volcans
(en gigatonnes). En gras sont indiquées les évalutions des stocks atmosphérique, photosynthèse,
océanique, de la biomasse et des sols. Source GIEC 2000. respiration et feux
déforestation,
agriculturepour augmenter tous les ans un peu plus la concentra-
tion de CO dans l’atmosphère 2
échanges avec • D’autres gaz à effet de serre (GES) proviennent direc-
les océansBiosphèretement ou indirectement des activités humaines :
- protoxyde d’azote (N O), méthane (CH )… issus de 2 4
l’usage d’engrais azotés en agriculture, du traitement, sédimentation
Sous-soldu stockage et de l’épandage des déjections animales,
Océan grand réservoir de stockage du carbonede la fermentation entérique des ruminants,
flux naturel de CO2- halocarbures (CFC, HCFC…) développés par l’indus- flux de CO lié aux activités humaines2
trie et utilisés comme propulseurs ou pour la fabrica- Le cycle simplifié du CO2
tion de mousses ou de composants électroniques Ce
sont de très puissants GES
■ Des conséquences pour la planète entière
Ces GES s’ajoutent à ceux présents naturellement dans
l’atmosphère Ce renforcement « humain » de la concen-
tration atmosphérique de gaz à effet de serre a contri-
bué à accroître la capacité de l’atmosphère à capturer le
rayonnement infrarouge émis par la Terre vers l’espace
Plus d’énergie captée, c’est plus de chaleur distribuée
dans l’atmosphère : entre 1906 et 2005, la température
1moyenne planétaire a progressé de 0,74°C
Certaines zones se réchauffent plus rapidement que
d’autres sur la planète En France, la température
moyenne a gagné près de 1° C en un siècle, rappelle
l’Observatoire national sur les effets du réchauffement
climatique (Onerc), dans son rapport de novembre
2009
1 source : GIEC - Quatrième rapport d’évaluation, paru en 2007.
6Pourquoi le climat
change-t-il ?
Le climat varie naturellement
Les causes naturelles des bouleversements climatiques
constatés au cours des temps sont multiples :
• astronomiques, tout d’abord :
- la modification de la révolution de la Terre autour du
soleil accroît la quantité d’énergie solaire reçue par la
terre à certains moments de l’année ;
- l’inclinaison de la Terre change légèrement (tous les
40 000 ans environ), ce qui peut changer le contraste
entre les saisons ;
- la Terre ne présente pas toujours le même hémisphè-
re au soleil au moment du solstice d’été, ce qui influe
sur la quantité d’énergie solaire qu’elle renvoie dans
l’espace ;
- la quantité d’énergie que nous envoie le soleil varie
régulièrement en fonction de ses périodes d’activité
Tous ces phénomènes expliquent la succession de pério-
des chaudes et de périodes glaciaires qui se succèdent
sur de très longues durées
• géologiques aussi L’éruption du volcan philippin
Pinatubo (1991) a rejeté des volumes considérables de
cendres et de particules En obscurcissant l’atmosphère,
elles ont réduit de 10% la quantité d’énergie solaire
absorbée par la terre Conséquence : la température
moyenne planétaire a diminué de 0,5°C durant deux à
trois ans, avant de retrouver son niveau antérieur
Les éruptions volcaniques sont un facteur de perturbation du climat.
Image courtesy of the Image Science & Analysis Laboratory, NASA Johnson Space Center,
http://eol.jsc.nasa.gov
7Le changement actuel est-il naturel ?
On n’a aujourd’hui trouvé aucun phénomène naturel
(ou ensemble de phénomènes naturels) susceptible
d’expliquer l’ampleur et la vitesse du changement
climatique actuel
Il est donc légitime, à l’aune de nos connaissances
scientifiques, d’attribuer ce changement climatique à la
concentration des gaz à effet de serre émis par l’activité
humaine Ce phénomène permet en effet de bien expli-
quer le réchauffement observé
Les carottes de glace de la station Concordia
Près du pôle Sud, les glaciologues européens ont extrait des
carottes de glace de plus de 3 km de long Leur analyse a per-
mis de reconstituer l’évolution « naturelle » du climat de ces
800 000 dernières années
Ces travaux ont confirmé la corrélation existant entre la
concentration de gaz à effet de serre (CO et CH notamment) 2 4
dans l’atmosphère et la température moyenne sur Terre et les mers
Les autres conséquences de ce réchauffement
du climat
L’augmentation de la température moyenne globale
accroît l’évaporation de l’eau, à certaines latitudes
Cette évolution modifie le régime des précipitations
dans de nombreuses régions
8La circulation des masses d’air est perturbée par le
réchauffement global, ce qui modifie le régime des
vents et le climat à l’échelle de régions entières
La majorité des modèles climatologiques conclut que
la pluviométrie va augmenter aux hautes latitudes
tempérées et diminuer dans les contrées tropicales de
l’hémisphère nord Le dérèglement des saisons et le
déplacement des masses d’air pourraient, à long terme,
accroître le nombre d’événements climatiques extrê-
mes Ainsi, des canicules analogues à celles de 2003
pourraient devenir beaucoup plus fréquentes
9le changement
climatique :
se voit-il déjà ?
Les premières conséquences du changement climati-
que sont d’ores et déjà visibles. La plus évidente est,
bien sûr, la hausse de la température. L’Organisation
météorologique mondiale a signalé fin 2009 que la
décennie 2000-2009 a été la plus chaude jamais enre-
gistrée.
Un réchauffement global mais pas uniforme
L’augmentation des moyennes des températures ne se tra-
duit pas tout le temps et partout par des températures plus
élevées ! En revanche, elle s’exprime par la modification des
équilibres climatiques que nous connaissons et donc des boule-
versements auxquels il va falloir faire face
Des effets spectaculaires
Même si elle n’atteint pas partout la même amplitude,
cette hausse des températures provoque quelques
effets spectaculaires Ainsi, la surface minimale (obte-
nue en septembre tous les ans) de la banquise arcti-
2que est passée de 8,5 millions de km dans la période
21950 - 1975 à 5,5 millions de km en 2010, soit une
décroissance moyenne de 11 % tous les 10 ans
10

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